Christina Bothwell Doux cauchemars

« When the Body Sleeps, the Spirit Travels » de Christina Bothwell

Les sculptures de Christina Bothwell m’évoquent à la fois le rêve et la mort : impossible de ne pas faire le lien avec les objets en verre posés sur les tombes chrétiennes.

À l’aide de verre, d’argile, de bois, de peinture et d’objets trouvés, l’artiste choisit comme sujets des personnages vulnérables : bébés, enfants et animaux.

Des personnages dont les têtes sont souvent rabougries, comme en voie de décomposition, grâce à l’argile noircie au raku. Des corps luminescents, réalisés en verre, sans qu’on y voit vraiment clair. Le spectateur nage en eaux troubles, face à des sculptures dont l’absence d’émotion, le sommeil et l’apathie se révèlent inquiétants.

Les travaux récents de Christina Bothwell se concentrent sur la métamorphose : des figurines plus petites se trouvent figées dans le corps de figurines plus grandes, notamment à l’aide d’éléments empruntés à la taxidermie. Sorte d’anamorphose de soi : I think of these pieces as souls, each being pregnant with their own potential, giving birth to new, improved versions of themselves.

Une forme poétique de la laideur, avec un petit quelque chose en élévation, doux mais dérangeant.

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