Des tripes, du sang et de la porcelaine

Marie-Antoinette

Madame, Monsieur,

Vous pourriez dire à juste titre que j’ai craqué. De quel droit puis-je soumettre de pareilles images à votre considération, alors que vous n’avez même pas terminé de digérer votre petit-déjeuner ?

Ce billet contient des images pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes. Oui, mais voilà, c’est tout ce que m’inspire les évènements politiques et sociaux de des dernières semaines. L’envie de pousser un hurlement, l’envie de déménager et de quitter la planète bleue, l’envie de poser mes bagages une bonne fois pour toute sur un astre plus décent.

Sortons de nos sentiers battus, faisons-nous violence, osons regarder ce qui ne peut être regardé sereinement. J’aurais pu faire pire. J’aurais pu vous conforter dans vos idées, dans vos petites certitudes. Désolée, je ne suis pas là pour ça.

À bien y regarder, c’est un mariage plutôt heureux que ce mélange de tapisseries et de sang, de tripailles peintes et de céramiques trempées. Un joyeux chaos qui me fait tourner la tête, le cœur au bord des lèvres, et l’urgence d’exprimer un inconfort croissant. Ce n’est pas de ce monde-là que nous voulons. Nous ne le voulons pas.

En vous remerciant par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à cet essai, je vous prie, encore une fois, Madame, Monsieur, d’agréer mes plus plates excuses.

– kReEs