Here we never die

Statue

Dans un sanctuaire céleste, les images se suivent et ne se ressemblent pas. Toujours, un sentiment de familiarité, une impression de déjà vu. On en serait presque troublé. Et puis, les vendredis se succèdent, les images aussi, autocollants virtuels d’un album Panini fictif.

Cette petite bouffée d’oxygène est un plaisir coupable à plusieurs, un rendez-vous secret entre vous et moi, une habitude nouvelle pour vous, ancienne pour moi.

Sélectionner n’est pas si facile, il faut arpenter les allées de la Toile, ouvrir des centaines de tiroirs, des tiroirs qui contiennent eux-mêmes des tiroirs, et puis fouiller, retourner, tout mettre sens dessus-dessous.

Et puis, il s’agit de trouver un fil rouge (ou plutôt, un fil mauve, ou noir, en général, bien qu’aujourd’hui il soit bleu et noir), d’agir par regroupements, de choisir, d’éliminer, de supprimer.

Et voilà. Ici, ces images ne mourront jamais, bien protégées sous notre coupole de cristal.