Vie artificielle

Ex-libris

Dans mon monde, dans ma bulle, sur mon île, au loin, quelque part, sur une autre planète, en moi-même, en dedans, rien qu’à moi, tout pour moi, je conserve et j’avance.

J’ai choisi, c’est mon choix et je ne regrette pas. Je ne me retourne pas, ne regrette pas (ou presque), j’essaie d’aller au-delà en jetant des petits cailloux qui ricochent le long de ma route.

Dans ma vie artificielle, tout est roulé en boule, consommé si envie, rejeté si besoin. Pas besoin de me justifier d’avoir quitté cet univers survolté, déchiré, qui annihile le peu de confiance que j’accordais à l’humain.

Oui, non, peut-être, je ne sais pas, j’ai pas envie, on verra plus tard, là j’ai rendez-vous avec moi-même dans mon paradis. Mon chez moi, mon cocon, mon lit, mon repère, mon mystère, un après-midi loin de l’enfer.

Moi et moi loin de l’amertume, juste bien, voilà. Histoire d’une lune blanche qui rencontre sa lune noire.