Palmarès du 62e Festival de Cannes

Charlotte Gainsbourg va te manger

La dernière édition du Festival de Cannes vient de se finir, clôturé comme il se doit – le contraire aurait été étonnant! – par la grande cérémonie de remise des prix.

Et la Palme d’Or est pour Michael Haneke.
Déjà honoré en 2005 pour sa mise en scène de Caché, le voici aujourd’hui honoré pour Das Weisse Band (le Ruban Blanc), film qui, justement, est en blanc et noir.

Le Grand Prix, qu’Haneke avait d’ailleurs reçu pour La Pianiste, a été cette année attribué à Un Prophète de Jacques Audiard. Dans la continuité de ses films précédents on annonce un film noir, un noir de polar et de prison.

On continue dans l’obscur avec le prix d’interprétation féminine attribué à Charlotte Gainsbourg pour sa prestation dans Antichrist, le dernier Lars Von Trier. Prestation des plus sauvage semble-t-il d’un film qui ne l’est pas moins – au point d’être probablement distribué en deux versions, dont l’une est annoncée « plus soft ». Charlotte est toute mignonne quand elle remercie tout le monde, en finissant par son papa, qu’elle espère avoir réussi à choquer.

Nouvelle raison d’attendre Inglorious Basterds : Christophe Waltz et son prix d’interprétation! (je ne sais pas si c’est pour lui signifier qu’il fait bien le nazi, vu qu’il ne l’a pas mal pris c’est qu’il doit y avoir un peu plus que ça).
A noter le double prix du Jury pur Fish Tank d’Andrea Arnold et Bak-Jwi du coréen Park Chan-Wook.

Et Nuits d’Ivresse Printanière de Lou Yé qui avait fait son petit effet lors de sa présentation, film clandestin en Chine, tête d’affiche à Cannes est récompensé par le prix du scénario.

A noter un prix spécial, tout à fait pas prévu, pour Alain Resnais. A priori pas tant pour les Herbes Folles, son dernier film en compétition, que pour l’ensemble de son œuvre. Reste l’exception, et les lunettes de soleils quoi qu’il arrive.

Et mon petit favori pour la fin, le prix de la mise en scène pour Brillante Mendoza et son nouveau film, Kitanay. L’année dernière l’étonnant Serbis était un des bonheurs cinématographique, du genre qui arrivent sans prévenir, non pas une bouffée d’air frais mais un souffle d’air moite et humide, enfiévrant, celui de la vie bordélique d’un cinéma érotique aux Philippines. Incroyable ; des nouvelles bientôt.

Dans les autres sélections, le grand gagnant d’un certain regard est Doogtooth de Yorgos Lanthimos et la Caméra d’Or est pour Samson and Delilah de Warwik Thornoton.

Cannes c’est pas fini, c’est même pas dans un an, ça commence vraiment avec les sorties des films qui vont s’éparpiller ces prochains mois. D’ailleurs, combien sont allé voir le dernier Almodovar?

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