Tout le monde est dans Inglourious Basterds

Inglorious Basterds

Qui n’a pas sa place dans le prochain Quentin Tarantino Inglourious Basterds ?
Le casting s’allonge, s’allonge. Même si le film dépasse les deux heures trente la liste commence à donner le tournis. Puisque le film se déroule en France durant la seconde guerre mondiale, le casting est également très européen, avec une sélection toute particulière concernant des actrices françaises (on y trouve même Marie de Villepin).

On commence par égrainer les noms : Brad Pitt, Eli Roth, l’habituel Samuel L. Jackson en narrateur, Diane Kruger, Mike Myers, Mélanie Laurent, Michael Fassbender (vu récemment dans Hunger), Daniel Brühl, Maggie Cheung (je ne sais pas ce qu’elle fais là mais je ne vais pas me plaindre), Til Schweiger, Julie Dreyfus (qui on l’espère gardera ses bras au complet cette fois-ci), Léa Seydoux , Anne-Sophie Franck, Pau Rust, B.J. Novak, pleins de gens encore. Martin Wuttke joue au Führer, Rod Taylor à Winston Churchill, Sylverster Groth fera Goebbels.

Inglourious Basterds s’annonce comme la contribution de Tarantino au genre du film de guerre, dans sa version série B, violence et concours de scalp. Bien loin des tendances en France qui essayent toujours de garder une forme de fidélité historique (voir la surabondance des fictions et téléfilms sur l’occupation plutôt « réalistes », qui cherchent à faire « comme à l’époque »), le côté a priori très aventures d’un tel film, avec les nazis comme les grands vilains – les Huns! – et des jolies filles, rejoint également une certaine sous-catégorie de comics ou de polars très anglo-saxons qui ont beaucoup utilisé la seconde guerre mondiale comme background sans trop se soucier des événements historiques. Si traditionnellement les fictions à but humoristique sur la guerre sont relativement tolérées (de Papy fait de la Résistance au récent Mon führer, la véritable histoire d’Adolf Hitler), il n’es pas assuré que les publics européens soient sensibles à cette approche, tranchant relativement fort avec leurs habitudes.
Si des vraiment protestations s’élèvent sur le manque de respect à l’histoire Quentin Tarantino possède un improbable allié : l’année dernière à Cannes, Claude Lanzmann, documentariste du très rigoureux et dur Shoah, qui a priori pourrait, pour mille raisons, être considéré comme à l’opposé de son cinéma, a déclaré son amour des films de Tarantino. Il y a des fois où les rencontres les plus improbables arrivent.

Pour l’instant le site du film est plutôt minimal, bande-annonce dans chaque langue et liens.
La campagne de promotion commence à faire rage, après une série d’image « once upon a time in Nazi occupied France… » agrémentées de différents armes ensanglantées, des portraits du type « Brad Pitt is a Basterd », déclinées à l’envi, font maintenant le tour du net. Avec Cannes et les vacances d’été, le rythme devrait s’intensifier. Sortie annoncée en août.