Jim Fitzpatrick – Erinsaga

Peintures mythologiques

Couverture de "Erinsaga" de J. Fitzpatrick

Note :
4/5
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L’argument

Jim Fitzpatrick livre dans cet artbook une rétrospective de ses oeuvres, principalement axées sur les dieux, déesses et héros légendaires d’Irlande. Peintures achevées et illustrations figurant les différentes étapes de son travail sont accompagnés de textes expliquant son parcours, l’origine de son inspiration, ses influences ainsi que des rappels des grandes lignes de la mythologie irlandaise.

ça commence comme ça

Eriu (1975)

The CELTIA series of paintings was inspired by my lifelong obsession with the Tuatha Dé Danann, a race of heroes celebrated by myth and legend reputed to have inhabited Ireland in pre-Celtic times.

My earliest childhood knowledge of the Shí, or Fairy Folk, as the Tuatha Dé Danann are now known, came to me from the bedside stories told me by my mother and great-aunt who were both from County Clare in the west of Ireland.

Avis personnel

J’ai découvert pour la première fois l’oeuvre de Jim Fitzpatrick lors d’un voyage en Irlande, sa terre natale. Une affiche informant d’un festival de musique local avait attiré mon attention par son illustration. Il s’agissait de Sadhbh, mère d’Oisín qui est un barde légendaire irlandais. Peu après, toujours au cours de mon périple irlandais, je tombais par hasard sur Erinsaga. Me souvenant de l’affiche qui m’avait tant séduite, je n’ai pas hésité à me procurer l’ouvrage. Si l’affiche en question n’y est pas présente, nombreuses sont les peintures qui m’ont coupé le souffle !

Jim Fitzpatrick reconnaît être influencé par Alfons Mucha ou encore Hokasai. Les connaisseurs de ces artistes repéreront ces inspirations dans les illustrations de Fitzpatrick, mais ceci mis à part, l’originalité de ses peintures est flagrante. Dans Erinsaga, l’artiste avoue avoir été baigné dès sa plus tendre enfance dans les mythes et légendes irlandais, il dévoile même un étrange moment de son existence qui l’a conforté dans sa vocation. Ce puissant attachement aux mythes est visible dans l’essence de ses oeuvres : colorées, ciselées à merveille par des traits noirs et épais, elles frappent par leur vivacité et, surtout, leurs sujets. Déesses posant fièrement et toisant du regard le lecteur, guerriers en pleine bataille ou prêts à se lancer dans celles-ci, tous aussi fiers, femmes séductrices, ennemis redoutables, le lecteur retrouve ici sa position de simple mortel confronté aux portraits si vivants de dieux, déesses et autres héros légendaires.

L’emploi de la couleur vive et des traits soulignant les détails peuvent rebuter certaines personnes, pour ma part il m’évoque la vivacité de ces mythes, encore si présents dans la culture irlandaise, ainsi que les influences artistique de Fitzpatrick. Cette particularité de l’oeuvre de l’artiste me semble aussi idéale pour représenter tous ces personnages de légende, aux pouvoirs démesurés et dont les aventures sont retranscrites dans des épopées magnifiques. Les frises celtiques sont nombreuses, aussi, dans ces peintures, et tout aussi superbes de par leur détail et leur délicatesse, parfaite représentation de l’art celtique traditionnel.

Erinsaga est un artbook comme on en fait peu, exposant des oeuvres de toute beauté, dédiées au monde celte et réalisées par un artiste porté par une passion sincère, qui expose les clefs de son inspiration et de sa vocation. La présentation pleine page, voire même sur double page accentuant davantage la grandeur des personnages représentés. Oserez-vous contempler les dieux et les héros de Jim Fitzpatrick?

Le grain de sable

Jim Fitzpatrick a connu la renommée après avoir fait paraître un portrait de Che Guevara, sous forme de poster.

Gramophone

Morrigan d’Omnia

Sur le mur

Un torque, une harpe ou une épée, tous celtes, bien évidemment.

Dans la même veine

Si les peintures de Jim Fitzpatrick vous ont plu, vous aimerez les oeuvres d’Alfons Mucha ou de Natalia Pierandrei. Je vous recommande également la lecture de Irish Myths and Legends de Michael Scott (TimeWarner Books, 1992) ainsi que L’épopée irlandaise de Georges Dottin (Terre de Brume, 2006).

A propos de Jim Fitzpatrick

Né en Irlande, Jim Fitzpatrick est un artiste qui s’est formé seul. Il a commencé à dessiner et à peindre dès l’enfance, qu’il a passée en étant souvent malade. Les contes qu’on lui racontait ainsi que les paysages de son pays constituent ses souvenirs les plus marquants. Durant ses études, il a été encouragé par ses professeurs à développer son talent artistique. Il a commencé à travailler dans le domaine de la publicité, en tant que dessinateur. Ce travail le frustrant trop, il l’abandonne pour se lancer en tant qu’artiste indépendant. Beaucoup de ses travaux portent sur la culture celte .

Références

Editions Dé Danann Press, 1997, 111 pages

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