Bertrand Hottin & Tot Pandala

Bande dessinée animale

Couverture de « Pandala »

Note :
4/5
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L’argument

Un jour qu’il se promène sur l’île paisible de Pandala, le village d’un jeune pandawa -race de pandas anthropomorphes- est attaqué. Celui-ci, alors absent, sera le seul survivant de cet affrontement. Dans la main de son père, il trouve la moitié d’un médaillon de chef d’une autre tribu. Il part en quête de ceux qui sont devenus ses ennemis, déterminé à accomplir sa vengeance.

Ça commence comme ça

Avis personnel

Même lorsqu’on débarque totalement étranger à l’univers Dofus, qu’on n’a jamais joué en ligne, qu’on n’en connaît ni les règles ni l’existence, en clair, lorsqu’on est néophyte au plus bas de l’échelle, on n’a aucun mal à rentrer dans l’histoire de Pandala.

Nul besoin des détails concernant l’intégralité du monde créé par Ankama: Amakna, pour comprendre qu’on a été transporté dans un monde imaginaire habité par des créatures anthropomorphes plus ou moins pacifistes, réunies en clans d’individus de même espèce: les pandas restent avec les pandas, les léopards avec les léopards, et les moutons seront bien gardés (si je puis dire).

Pour être franche, j’ai largement préféré le premier tome. Je lui ai trouvé une force palpable. Sans doute parce que l’histoire originelle a souvent plus de poids que les aventures qui la suivent. Et parce qu’une histoire de tristesse, de solitude et de vengeance, sans un seul mot, dégage une puissance peu commune.

Cependant, loin de moi l’idée de renier les deux tomes suivants. Parce qu’après la vengeance, que reste-t-il à Pandhravan, notre jeune pandawa? Lorsqu’on l’a observé tout au long de sa quête, on a envie de le suivre encore un peu plus loin, et d’en découvrir plus sur ses compagnons de voyage, dont Leopardo, qui, dans mon esprit malade, s’est appelé Leopardo DiCaprio trois tomes durant.

Ça ôte un peu de sérieux mais on s’habitue à ce nom. On apprend finalement que Leopardo a lui aussi sa part de lourds secrets, et la fin du troisième tome nous ramène à une histoire sombre.

L’histoire aborde le thème du racisme, sans toutefois tomber dans la caricature. Les clans entre eux se regardent avec méfiance, voire mépris. Et la fine équipe se retrouvant finalement sur le chemin de l’aventure est composée de races différentes, ce qui n’entache en rien leurs liens. Les personnages se trouvent réunis par un destin cruel qui a fait d’eux des êtres seuls et perdus. Leur amitié les regonfle bien sûr de courage pour affronter vents et marées.

C’est un véritable plaisir de « lire » une histoire toute en couleur, faite de superbes dessins, de gouaches magnifiques -l’océan, la nuée de corbeaux, les catacombes- où chaque décor est travaillé avec minutie, les détails, les lumières, le design des îles qui prennent la forme des peuples qu’elles abritent (têtes de félins, de renards, …), les gros plans épatants de réalisme -les yeux de Leopardo- et les explications et flash-back tellement évidents même sans discours.

Les pages de bonus montre la réalisation de certains dessins, du crayonné à la couleur, en plus de proposer des dessins d’autres artistes esquissant leur vision de Pandala. Bref, on ne boude pas notre plaisir jusqu’à la toute dernière page!

Le grain de sable

Pandala appartient à l’univers de Dofus, un jeu de rôle multijoueurs en ligne qui a eu un tel succès que de très nombreux produits dérivés ont vu le jour depuis sa création en 2004.

Gramophone

Heart of the dragon ~ Little boat

Sur le mur

La baie d’Halong, où l’on imagine tellement bien vivre les Pandawas.

Dans la même veine

Tout autre histoire dérivée de l’univers Dofus, mais aussi les artbooks du même monde, pour retrouver le plaisir du dessin de Pandala.

A propos de Tot et Bertrand Hottin

Bertrand Hottin, dessinateur du premier volet de Pandala, en est également devenu le scénariste sur les tomes 2 et 3. Il a travaillé en freelance avant de prendre sa place sur les univers Dofus et Wakfu, chez Ankama, dont Tot, also known as Anthony Roux, est l’un des trois créateurs. Ce dernier est très impliqué dans divers domaines d’Ankama, puisqu’il il est -entre autres- graphiste, designer, scénariste, …

Références

Ankama Éditions, 3 tomes:

  1. Chapitres 1 à 7, 2007, 89 pages (96 en comptant les bonus)
  2. Chapitres 8 à 14, 2008, 87 pages (96 en comptant les bonus)
  3. Chapitres 15 à 21 (épilogue en prime), 2009, 89 pages (97 en comptant les bonus)

Liens