Geoff Johns Blackest Night

Super-enterrement en bulles

Note :
4/5
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L’argument

William est un petit garçon fasciné par la mort qui, en grandissant, devient La Main Noire, funeste super-criminel, suite à sa rencontre avec Atrocitus, un super-vilain, lors d’une ballade au cimetière.

Un beau jour, il rentre au funérarium familial et abat toute sa famille avant de se donner lui-même la mort. Se faisant, un anneau noir apparaît et le ramène à la vie. Dès lors, il n’a plus qu’une seule ambition : lever une armée de super-héros morts-vivants afin d’annihiler toute existence.

Ça commence comme ça

Prmeière page de « Blackest Night »

Si l’image n’est pas suffisamment lisible, un lien est disponible en bas de page.

Avis personnel

Blackest Night est un superbe cross-over en deux parties (dans sa publication française en tout cas). Le scénariste n’hésite pas à tuer à qui mieux-mieux des super héros qui ont fait leurs preuves, ressuscitant au passage ceux qui avaient déjà passé l’arme à gauche dans leur propre « série » pour créer une armée maléfique absolument redoutable.

Avec le ténébreux Black Hand à la tête de l’armée des morts, il s’agit clairement d’un combat opposant les ténèbres, l’armée noire composée de morts-vivants, à la lumière, les différentes couleurs du spectre, et donc par extension, les corps des « Lanterns » dont les plus connus sont certainement les « Green Lantern ».

Là, en tant que néophyte concernant l’histoire et les aventures de ces super-héros en particulier, j’ai eu un peu l’appréhension de ne rien comprendre à ce qui allait se dérouler sous mes yeux innocents de lectrice de Batman. Mais en réalité, aucune crainte à avoir, quelques astuces rendent la chose très claire, comme certaines pages en fin de chapitres présentant les différents corps de Lantern.

On y découvre à quelle émotion est lié chaque groupe, ainsi que sa planète, ses points forts et faibles, ses pouvoirs et ses principaux membres. Tous ne sont pas de francs représentants du bien mais s’allier semble la seule échappatoire, les « Black Lantern » semblant à eux-seuls (un peu plus nombreux à chaque mort tout de même) largement aussi puissants que tous les autres corps réunis.

Le corps des « violets » ne se fait pas appeler Purple Lantern mais Star Sapphire. Uniquement composé de femmes, ce groupe n’est pas sans rappeler les magical girls de notre enfance, vêtues de justaucorps sexy en diable, d’une couleur qui tire sur le rose et accessoirisées d’étoiles brillantes. Là, au moins, elles sont adultes, ce qui fait tout de suite moins pervers que de regarder s’agiter des pré-ados dont on voit tout le temps la culotte. (Même si certaines ont la peau bleue et pas de nez.)

À l’intérieur du bouquin, c’est une explosion de couleurs et de ténèbres, et on a un peu l’impression qu’une licorne vomit un arc-en-ciel face à l’Ankou déchaîné.

La multiplicité des personnages n’est même pas un frein à la bonne lisibilité des dialogues, puisque de petites choses comme la couleur des bulles, leur contour ou le logo du héros qui s’exprime assure une parfaite compréhension de l’histoire sans alourdir les images.

Du premier tome, il ne me reste qu’une seule question : que faisait un biscuit Oreo sur la planète Mars ?

L’Armée des ténèbres, le second tome, quant à lui, se lit très vite. Plus besoin de faire connaissance avec tous les personnages (pour les néophytes dans mon genre qui les découvraient dans Debout les morts), plus qu’à trouver la solution pour se débarrasser de Black Hand sur fond de questionnement sur la mort, les héros ressuscités ne réagissant pas tous de la même manière : ceux qui se posent des questions et d’autres beaucoup moins.

Au final, un peu déçue de n’y avoir pas croisé Batman autant que je l’aurais souhaité. Mais la raison à cela est expliquée justement au dénouement de l’histoire.

Véritablement axée sur les corps de Lantern, la couverture du premier m’avait fait miroiter plus de chauve-souris. Mais tout de même, ça se laisse bien lire. De plus, on termine comme on a commencé, par le journal de William, toujours aussi malsain et fascinant.

Le grain de sable

Blackest Night a été publié  alors que ce qui le précède, le retour de Hal Jordan, raconté dans les albums Geoff Johns présente Green Lantern, est toujours en cours de publication en France.

Sur le mur

Des anneaux de couleur, des anneaux noirs.

Gramophone

Chopin – La Marche funèbre

Dans la même veine

  • Le Magasin des suicides de Jean Teulé. Ce n’est certes pas un comic book, et c’est très différent, mais on retrouve le thème central de la mort (de manière un peu trop gentillette, je vous l’accorde). Il se laisse lire.
  • Brightest Day, du même Geoff Johns et Peter J. Tomasi, premier tome de ce qui se déroule après Blackest Night (sortie prévue en juin 2013).
  • Geoff Johns présente Green Lantern, toujours du même auteur, trois albums publiés à ce jour en France (d’autres à venir), qui se déroule donc avant Blackest Night.

A propos des auteurs

Geoff Johns est né en 1973, à Détroit. Il déménage à Los Angeles dans les années 90 et devient l’assistant de Richard Donner, un réalisateur et producteur de cinéma, avec qui il travaillera pendant quatre ans avant de se consacrer à l’écriture à plein temps.

Il débute chez Marvel avant de devenir un scénariste vedette de DC Comics. Il est l’auteur, entre autre, de Stars and S.T.R.I.P.E.S. et Infinite Crisis.

Il a également travaillé sur des histoire mettant en scène Hal Jordan (le plus célèbre Green Lantern), Superman et Flash pour les comics, Smallville, Blade et La ligue des justiciers pour la télévision, et DC Universe Online pour l’univers des jeux vidéos.

Références

  • Urban Comics sous licence DC Comics, 2013 pour la version française
  • Collection DC Classiques: Les grands récits et sagas DC de 1986 à 2011
  • Deux tomes : Debout les morts (296 pages) & L’armée des ténèbres

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