Hurwitz, Aaron, Kudranski & Pearson La splendeur du pingouin

Sadique Comic

Note :
5/5
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L’argument

Oswald Cobblepot, plus connu sous le nom du Pingouin, règne sur un empire criminel au sein de Gotham City. Mais, surveillé par Batman, et tombant amoureux, les humiliations et les brimades de son passé ressurgissent, retraçant le parcours meurtrier qui fit d’un petit garçon différent, le grand patron du crime, sadique et manipulateur.

Ça commence comme ça

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Avis personnel

La ville même de Gotham City pue la détresse, la peur et le chaos. L’odeur fétide du crime qui paie, des innocents qui trinquent et des héros qui tombent. Ce n’est pas pour rien que Batman est le héros le plus sombre de l’univers DC, toujours au bord du gouffre. Il semble donc parfaitement logique que ses méchants soient particulièrement réussis, crédibles dans leur folie, difformes dans leur aspect, solitaires et dérangeants. Le pingouin ne fait pas exception.

Ce one shot centré sur le personnage d’Oswald Cobblepot, armé de ses flash-back, tangue entre les époques et l’histoire se déroulant dans le présent est prétexte à découvrir l’effroyable enfance du vilain qui n’est pas le plus connu de Gotham (mais face au Joker, la marge de manœuvre est réduite), mais a développé un style personnel -un mode opératoire oui, on peut le voir comme ça- basé sur la manipulation, la poussée au suicide. En effet, ceux qui lui déplaisent ne se voient pas purement et simplement assassinés, mais découvrir bien vite que les êtres qui leurs sont chers ont perdu la vie, que leurs maisons ont été brûlées, qu’il ne leur reste rien, que leurs yeux pour pleurer et une corde pour se pendre.

L’apparition du Batman reste anecdotique alors que certains autres personnages peu présents à l’image ont une importance oppressante, comme la mère d’Oswald. Protectrice et seule amie de son fils dans le passé, invalide et esseulée de nos jours, elle semble être la seule personne pour qui le Pingouin soit capable d’une réelle affection.

Les passages passé/présent sont très facilement repérables grâce aux couleurs générales des cases. En effet, si celles du présent sont sombres, les images du passé ont une teinte sépia identifiables au premier coup d’œil. Aucune lourdeur, aucune difficulté dans la compréhension avec ce procédé classique mais efficace.

Une réussite, et d’ores et déjà un classique dans la bat-bibliothèque.

Le grain de sable

Un chapitre supplémentaire s’ajoute à l’histoire: Rira bien… Style graphique différent, tant dans le dessin que les couleurs, pour cet add-on dans lequel le Joker, depuis sa cellule à l’asile d’Arkham, nous conte quelques moments de la vie du pingouin, sur le même principe du flash-back et du moment présent, et dont le sujet tourne à nouveau autour des femmes.

Sur le mur

Une boule à neige contenant un pingouin, la même que le jeune Oswald offre à sa mère.

Gramophone

Pour le décalage: 

  • Edith Piaf C’est lui que mon cœur a choisi
  • Casa Loma Orchestra – Happy days are here

Dans la même veine

  • Parmi les comics modernes de Batman, on retrouve un autre de ses ennemis bien connus, le Joker, dans les deux tomes de Sombres Reflets, de Snyder, Jock et Francavilla
  • La collection DC Nemesis des mêmes Urban Comics est à surveiller, pour qui aime les super-vilains.

A propos des auteurs

Gregg Hurwitz, scénariste de La Splendeur du pingouin et d’autres bandes dessinées parmi les séries La Vengeance de Moon Knight, The Punisher, et FoolKiller, est également un auteur de thrillers reconnus. Il a ainsi signé SurvivreJe te vois et Nous savons tout.

Szymon Kudranski, dessinateur de La Splendeur du pingouin, est aussi celui de la série Spawn.

Jason Aaron, scénariste de Rira bien… a aussi travaillé sur les séries Scalped, Punisher Max, et Iron Fist.

Jason Pearson, dessinateur de Rira bien… a quant à lui travaillé sur les séries Body Bags, X-Men Universe, ainsi que sur Deadpool.

Références

  • Urban Comics pour DC Comics, 2013, 144 pages.

Liens