Estelle Valls de Gomis (dir.) Les Dames baroques

Nouvelles fantastiques autour des femmes

Note :
3/5
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L’argument

Cette anthologie de vingt nouvelles met en lumière la femme et ses aspects envoûtants, mystérieux et amoureux. Si la majorité des auteurs sont contemporains, l’anthologie se conclut avec cinq textes des 17ème et 19ème siècles.

Ça commence comme ça

C’est un corps étendu, c’est une mort enfin venue. Elle est si pâle, absente, déjà loin. Sa peau a l’éclat nacré de la perle, ses yeux entrouverts sont des émeraudes, sa poitrine est de grenat et son front est nimbé de la lumière bleutée du saphir unique. Elle est emprisonnée à jamais, elle est devenue un joyau dans un diamant de glace. Il l’a voulue, l’a obtenue un bref instant et l’a offerte à l’éternel.
« Précieuse Icône » (Carole Grangier)

Avis personnel

La pochette ainsi que la quatrième de couverture et la préface définissent une idée du contenu. Mais en réalité, l’anthologie est très variée et aborde, selon moi, les femmes de façon plus générale qu’elle n’y entend. Bien sûr, il y a des thèmes récurrents, comme l’amour, la vengeance et les bijoux, mais hélas, ils sont souvent abordés de façon prévisible. Je pense notamment au thème des bijoux ensorcelés, trop souvent rencontré et sans grande originalité.

Mais l’anthologie contient néanmoins quelques petites perles où l’imagination des auteurs est allée jusqu’au bout et offrent des textes vraiment originaux. Parmi elles, je citerais Le jour de la belladone de Justine Niogret. Gothique au possible, il met en scène une fillette, icône fêtée lors d’une cérémonie faite de rites cruels. L’auteure est vraiment allée au bout de la noirceur engendrée, jusqu’à la fin. Je citerais aussi La princesse aux lys rouges de Jean Lorrain. Pleine d’étrangeté, cette nouvelle à l’accent romantique, illustre une princesse un peu sorcière aux rites nocturnes emprunts de poésie.

Les dames baroques est donc une anthologie très variée où il n’y a pas que des femmes baroques, mais des femmes tout court. Des textes de qualité très inégale, ce qui nous permet toutes fois de trouver des perles d’imagination.

Le grain de sable

Estelle Valls de Gomis et l’éditeur ont hésité entre deux couvertures. On peut les voir sur le blog d’Estelle Valls de Gomis.

Gramophone

Un disque de Dargaard ou de The Birthday Massacre.

Sur le mur

Une bague ancienne

Dans la même veine

Puisque les bijoux sont bien présents, je dirais le n°15 d’Emblèmes des éditions de l’Oxymore intitulé Trésors, aussi dirigé par Estelle Valls de Gomis.

Références

  • Dirigé par Estelle Valls de Gomis
  • Préface de Charlotte Bousquet
  • Éditions du Riez, collection Brumes Étranges, 2010, 302 pages.
  • Couverture de Natalia Pierandrei

Liens et sources