Lucie Chenu Les Enfants de Svetambre

Nouvelles humanistes et écologiques

Couverture des « Enfants de Svetambre » de Lucie Chenu

Note :
4/5
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L’argument

Une source sacrée (La Source), des chats despotes (Le Village-aux-chats), un théâtre où se joue d’étranges ballets chocolatés (Le Théâtre de Barbe-Bleue), des souhaits aux prix élevés (Les Trois souhaits de Clara), une orangeraie interdite (La Malédiction du Gardien), des épées qui prennent vie (Trois Sabres)… Vingt-six textes d’imaginaire.

Ça commence comme ça

Les Aigles de Valmy

Valmy surplombe des coteaux de vignes étagés entre Pyrénées et Méditerranée, à deux battants d’ailes d’Argelès-sur-Mer. Pays de vin et de soleil, où le tourisme voisine avec l’accent rocailleux de la Catalogne comme la mer vient lécher les pieds des montagnes.

Ce jour-là, il faisait beau sans chaleur excessive et nul orage ne menaçait la Côte Vermeille. Le flot bigarré des vacanciers s’égayait en attendant qu’on l’appelle.

Avis personnel

J’avais pu, au détour d’une anthologie, goûter à l’écriture de Lucie Chenu. Je connaissais aussi son travail de directrice d’anthologie, et l’avait apprécié. Ce recueil qui lui est consacré me permet enfin de goûter pleinement à sa plume! Car c’est bien l’une des impressions qui m’est restée lors j’ai refermé Les Enfants de Svetambre : celle d’avoir parcouru tout un éventail de nouvelles différentes d’un unique auteur.

Mon autre impression est celle d’une grande variété. Diversité des décors, des personnages, des situations. En vingt-six textes, pas un ne se répète ni dans l’ambiance ni dans sa structure! Et pourtant, plusieurs nouvelles à chutes ont leur place mais on se fait surprendre à chaque fois. L’imagination dont Lucie Chenu fait preuve est admirable : entre les dragons de Choeur de dragons, la fraîcheur montagnarde et légendaire de La Source ou encore le conte asiatique Trois Sabres, on se régale!

Variété, aussi et surtout, des émotions. Rire, larmes, tendresse, pitié, effroi, colère, frisson… C’est toute une palette qui s’invite à nous au fur et à mesure que l’on parcourt le recueil. Du Guide de métamorphose animale à l’usage des sorciers débutants, très drôle malgré sa brièveté (preuve qu’un bon texte ne doit pas forcément s’étaler sur plusieurs pages), à l’uchronique Le Sang du temps, du poignant Fille-Mère à Ulates, imprégné de mythes celtiques, c’est tout l’univers de Lucie Chenu qui se déploie devant nous. Certaines nouvelles m’ont accrochée plus que d’autre, affaire de sensibilité sans doute, mais toutes m’ont prise et surprise, emmenée ailleurs.

Le grain de sable

« Svetambre » est le pseudonyme qu’utilise l’auteur pour son blog.

Gramophone

La reprise d’Imagine par A Perfect Circle.

Sur le mur

Un kaléidoscope.

Dans la même veine

On pourra lire les anthologies L (CDS éditions, 2009), Chasseurs de fantasmes (Griffe d’encre, 2009), (Pro)Créations (Glyphe, 2007) ou encore Flammagories (Argemmios, 2010). Lucie Chenu y apparaît comme auteur ou anthologiste, mais l’ambiance, la variété et l’émotion des textes contenus me semblent rappeler à merveille le recueil.

A propos de Lucie Chenu

Née en 1960, Lucie Chenu est très active dans le domaine de l’écrit et plus particulièrement celui de l’imaginaire. Anthologiste : elle a dirigé des ouvrages tels que (Pro)Créations (Glyphe, 2007) ou De Brocéliande en Avalon (Terre de Brume, 2008).  Directrice de collection : Lucie a co-dirigé la collection Imaginaires des éditions Glyphe entre 2007 et 2009. Chroniqueuse : pour des sites Internet tels que Noosfere ou Univers & Chimères. Auteur : nombre de ses nouvelles ont été publiées en fanzines, revues et anthologies. Mais Lucie est aussi co-exploitante agricole, elle élève des chevaux et a suivi une formation en chimie-biochimie et génétique. Les enfants de Svetambre est son premier recueil, rassemblant des textes déjà parus et d’autres inédits.

Références

Editions Rivière Blanche, 2010, 297 pages.

Liens et sources