Claire Panier-Alix Sang d'Irah

Fantasy épique

Couverture de "Sang d'Irah" de Claire Panier Alix

Note :
3/5
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L’argument

L’île Nopalep’am Brode se divise entre le Nord des Trolls lycanthropes, le Sud désertique des Orkaziens, et, au centre, le grand royaume de Nicée, dirigé par la reine Maryanor. Le prince d’Irah, vassal de Nicée, est appelé par sa reine et bien-aimée suite à l’invasion du Nord du royaume par les Trolls. Il va bientôt se retrouver au coeur de guerres et de complots politiques, au cours desquels son amour pour la reine sera mis à rude épreuve.

Ça commence comme ça

Prologue : Première année

L’odeur était suffocante, après l’air pur et glacial de l’extérieur. L’Orkazien réprima une moue dégoûtée et s’engouffra dans la grande salle que lui dévoilait le garde en soulevant les fourrures. Les lieux empestaient le suint, la viande de mouton et l’urine. Des flambeaux jetaient une lumière incertaine sur les parois de la caverne, remplissant la pièce d’ombres mouvantes et de recoins ténébreux. Des formes, tapies autour de braseros rougeoyants, échangeaient des grondements hostiles et des petits cris à la fois plaintifs et interrogatifs.

Avis personnel

A première vue, on pourrait croire que Sang d’Irah est un énième roman de fantasy épique avec à la clé amours contrariées et batailles multiples sans grande profondeur. Il n’en est rien!

Si je reproche à l’éditeur d’avoir peu judicieusement placé l’arbre généalogique au début du livre, brisant ainsi le suspense de l’histoire, je n’ai rien à redire ou presque à Sang d’Irah. Car c’est de la fantasy intelligente. Des guerres, oui, il y en a. Des amours brisées, aussi. Mais elles s’imbriquent naturellement et résultent des actes et personnalités des différents personnages principaux dont la psychologie n’est absolument pas manichéenne. Même ceux que l’on pourrait croire être les « méchants » de l’histoire se révèlent ambigus. Humains, avec toute la complexité que cela implique.

Quant aux batailles, luttes de pouvoir et autres renversements politiques, ils reflètent les mouvements d’un monde en devenir, celui de l’île, et sont eux aussi empreints de ce traitement réaliste qui fait qu’on se laisse happer par le roman.

Sang d’Irah est un excellent roman de fantasy française mêlant action et psychologie, réflexion et batailles. Il est même un peu dommage que certaines époques soient passées sous silence dans l’ouvrage, tant on aimerait mieux connaître l’histoire de cette île hors-normes.

Le grain de sable

Sang d’Irah est la préquelle des Chroniques insulaires, rédigée postérieurement mais dont les événements se déroulent avant ceux de la trilogie.

Gramophone

La chevauchée des Walkyries de Wagner.

Sur le mur

La carte de Nopalep.

Dans la même veine

Si vous avez aimé Sang d’Irah, vous aimerez aussi sa suite, la Chronique insulaire (3 vol., 2001-2004, Nestiveqnen).

A propos de Claire Panier-Alix

Née en 1969, Claire Panier-Alix a étudié l’histoire médiévale et a enseigné l’histoire en lycée. Elle a rédigé des articles sur J.R.R. Tolkien avant de se lancer dans l’écriture. Après avoir fait paraître des nouvelles dans divers fanzines et revues, elle publie en 2001 son premier roman L’Echiquier d’Einär (Nestiveqnen). Il s’agit du premier tome d’une trilogie qui comporte également La clé des mondes (2002, Nestiveqnen) et Le roi repenti (2004, Nestiveqnen). Cette trilogie, appelée Chronique insulaire, se voit ajouter un volume supplémentaire en 2005, Sang d’Irah. Claire Panier-Alix s’est aussi essayée au roman jeunesse avec Les songes de Tulà (2008, Mango).

Références

Editions Le Pré aux Clercs, collection Fantasy, 2010, 489 pages.

Liens et sources

  • Le blog de Claire Panier-Alix