John Marsden So much to tell you

Journal intime & initiatique

Couverture de "So much to tell you" de John Marsden

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L’argument

Marina est une adolescente devenue muette suite à un drame qui l’a laissée défigurée. Comme elle ne fait plus aucun progrès à l’hôpital, sa mère et les médecins décident de l’inscrire dans un internat, espérant que la compagnie de filles de son âge la sortira de son mutisme. Le professeur d’anglais distribue des cahiers pour que les élèves en fassent leur journal. D’abord réticente, Marina se prend vite au jeu et se livre par le biais de l’écriture.

ça commence comme ça

February 6

I don’t know what I am doing here.
Well, I do really. It’s because I was getting nowhere at the Hospital. I have been sent here to learn to talk again. Sent here because my mother can’t stand my silent presence at home. Sent here because of my face, I suppose. I don’t know.
This is my third day at this boarding school, Warrington, but today was the first day of classes. Mr Lindell, our English teacher, gave us these Journals and told us we have to write in them every night, during Homework (except that Homework here is called Prep). We have Prep every weeknight, for two hours a night. For that time we have to sit at our desks and be silent. This would suit me were it true, but of course it isn’t… people whisper, talk, pass messages, exclaim out loud when they make a mistake. They do not whisper or pass messages to me, and the words break over my desk in soft waves, white foam washing around me.

Avis personnel

So much to tell you, bien qu’étant un ouvrage pour la jeunesse , se lit avec autant d’émotion à l’âge adulte. Nous sommes touchés par le lent cheminement de cette jeune fille traumatisée, par ses réflexions pleines de justesse sur la vie, sur sa vie, par ses angoisses et ses doutes. Le récit est cependant pudique : le drame qui a bouleversé la vie de Marina n’est décrit qu’à petites touches, il ne se devine qu’en lisant entre les lignes. Il ne s’agit pas ici de faire du voyeurisme ou de la dramatisation. L’accent est véritablement mis sur la psychologie, l’émotion, sur la difficulté de surmonter les drames qui peuvent ponctuer nos vies. Et, en ce sens, nous ne pouvons que nous identifier à Marina, car ses peines et ses angoisses trouvent un écho en nous. Et c’est avec la gorge nouée et les larmes aux yeux que l’on referme le livre. Avant de l’ouvrir à nouveau à la première page, car de lecture en relecture, le portrait de Marina se dessine petit à petit, et le nôtre avec lui.

Le grain de sable

John Marsden s’est inspiré de deux personnes réelles pour le personnage de Marina : une jeune fille qui s’était murée dans le silence et une femme défigurée. La solitude de l’une, qu’il a rencontrée, et le courage de l’autre l’ont profondément marqué.

Gramophone

Dead Can Dance : In power we entrust the love advocated

Sur le mur

Mélanie Delon : En silence

Mélanie Delon - En silence

Dans la même veine

Si vous avez aimé So much to tell you, vous aimerez du même auteurTake my word for it (Pan Macmillan, 1993) et Letters from the inside (Pan Macmillan, 1992, disponible en français sous le titre Lettres de l’intérieur chez L’Ecole des Loisirs).

A propos de John Marsden

John Marsden est né en 1950 à Victoria, en Australie. Très tôt passionné par la lecture, il est encouragé à écrire par ses professeurs de collège. Il a passé plusieurs années dans une école militaire de Sydney avant d’intégrer l’université. Mais il a abandonné ses études de droit qu’il jugeait trop ennuyeuses pour se consacrer à divers petits boulots avant de découvrir l’enseignement, à l’âge de 28 ans. Ce métier lui a apporté tant de satisfaction qu’il ne l’a plus quitté. Il s’est ensuite passionné davantage pour l’écriture et a publié son premier livre, So much to tell you , en 1987. Le livre eut un grand succès et fut couronné par le Prix du Livre pour Enfant de l’Année en Australie. John Marsden a alors écrit Take my word for it (1993), ou le journal d’une camarade de chambre de l’héroïne de So much to tell you. Suivront divers autres succès, notamment une série d’ouvrages, Tomorrow when the war began, qui conte une guerre apocalyptique et les réactions d’adolescents face à cette soudaine attaque. L’intérêt de John Marsden pour l’enseignement, et, au-delà, l’éducation, ne faiblit pas : il a acquis en 1998 un vaste terrain dans le bush, au nord de Melbourne. En 2006, il y a créé sa propre école, Candlebark, pour les enfants de 5 à 14 ans. Cette école a tant de succès que les inscriptions doivent se faire quatre ans à l’avance. En France, seule la série Tomorrow(Apocalypse, J’ai Lu, 2000), So much to tell you (J’ai tant de choses à te dire, Castor Poche, épuisé) et Letters from the inside (Lettres de l’intérieur, Ecole des Loisirs, 1998) ont été traduits.

John Marsden

Références

Editions Walker Books, 2004, 149 pages

Edition française : J’ai tant de choses à te dire, Castor Poche, 1993, 193 pages

Liens et sources

Site officiel de l’auteur : www.johnmarsden.com.au