Nine Inch Nails Biographie

NIN - Fragile line-up

La coutume veut que Nine Inch Nails soit un groupe de rock industriel.

Les novices y voient une sorte de musique expérimentale. Les puristes crachent souvent le terme pop, avec mépris.

Alors qu’en retenir ? Le fameux terme « crossover » ?

Peut-être bien.

Peut-être bien aussi qu’il est tout bonnement impossible de définir le style auquel appartient NIN. Peut-être bien qu’on peut à la fois parler de pop, de rock, d’electro et de métal. Qu’on peut même employer le terme synthétique, sans connotation péjorative aucune.

Ce son là est indéfinissable et multidimensionnel, tout au plus peut-on parler de production quasi-chirurgicale tant perfection et pureté semble être poussées dans leurs derniers retranchements. Tant les nuances paraissent infinies.

Trent Reznor va plus loin encore. Il ajoute une dimension supplémentaire à sa musique : la sensibilité et avec elle, la fragilité, la souffrance et les ténèbres. Bref, l’humanité dans ce qu’elle a de plus intéressant. Option « tripes à l’air libre ».

Comme il l’explique lui-même : « Les ténèbres et le désespoir sont manifestement ancrés en moi. Je pense que ce sont juste des états avec lesquels je fusionne. Et ça offre une grande palette de choses intéressantes à explorer, presque scientifiquement parfois. Mais, c’est une force motivante. Et je me sens plus motivé à écrire sur la peine que sur le bonheur. »

Nous lui en sommes reconnaissants.

À propos du nom du groupe

Trent explique : « Je ne sais pas si vous n’avez jamais essayé de penser à des noms de groupes, mais lorsque vous pensez en avoir trouvé un bien, le lendemain, il paraît stupide. J’en avais dans les 200. Nine Inch Nails a passé les deux semaines de test, paraissait bien une fois écrit, et pouvait être abrégé facilement. Il n’y a pas vraiment de signification littérale. Ca ressemble à quelque chose d’effrayant. Fort et viril ! (rires). C’est toute une affaire d’essayer de trouver des noms de groupes. »

Discographie

Albums officiels (les disques de NIN sont aussi connus sous le nom de « halos »)
Halo, Titre, Format, Label, Année de parution.

  • Halo 1 = Down In It (single) TVT 1989
  • Halo 2 = Pretty Hate Machine (album) TVT 1989
  • Halo 3 = Head Like A Hole (single) TVT 1990
  • Halo 4 = Sin (single) TVT 1990
  • Halo 5 = Broken (album) Interscope 1992
  • Halo 6 = Fixed (album de remixes de Broken) Interscope 1992
  • Halo 7 = March Of The Pigs (single) Nothing/Interscope 1994
  • Halo 8 = The Downward Spiral (album) Nothing/Interscope 1994
  • Halo 9 = Closer (single) Nothing/Interscope 1994
  • Halo 10 = Further Down The Spiral (album de remixes de The Downward Spiral) Nothing/Interscope 1995
  • Halo 11 = The Perfect Drug (single) Leaving Hope 1997
  • Halo 12 = Closure (video) 1997 cf Filmographie
  • Halo 13 = The Day The World Went Away (single) Nothing/Interscope 1999
  • Halo 14 = The Fragile (album) Nothing/Interscope 1999
  • Halo 15 = We’re In This Together (single) Nothing/Interscope 1999
  • Halo 16 = Into The Void ( promo single) Nothing/Interscope 2000
  • Halo 16 = Things Falling Apart (album de remixes de The Fragile) Nothing/Interscope 2000
  • Halo 17 = And All That Could Have Been / Still (double album live + cd bonus et double dvd live) Nothing/Interscope 2002
  • Halo 18 = The Hand That Feeds (single) Interscope 2005
  • Halo 19 = With Teeth (album) Interscope 2005
  • Halo 20 = Only (single) Interscope 2005
  • Halo 21 = Every Day Is Exactly The Same (single) Interscope 2006
  • Halo 22 = Beside You In Time (dvd live) 2007
  • Halo 23 = Survivalism (single) Interscope 2007
  • Halo 24 = Year Zero (album) Interscope 2007
  • Halo 25 = Y34RZ3R0R3MIX3D (album de remixes de Year Zero) Interscope 2007
  • Halo 26 = Ghosts I-IV (album) The Null Corporation 2008
  • Halo 27 = The Slip (album) The Null Corporation 2008


Bandes originales
(les plus significatives)

  • « Natural Born Killer » 1994 (Reznor produit cette bo, et y figure un inédit du groupe : Burn)
  • « Quake » 1996 (jeu vidéo dont Reznor réalise les bruitages et musiques)
  • « Lost Highway » 1997 (y figurent « The Perfect Drug » de NIN et « Videodrone » et « Driverdown », instrumentaux de Reznor)

Filmographie

  • Broken (aucune sortie officielle mais une officieuse – composé de sept clips du groupe inclus dans un court métrage brutal et insoutenable)
  • Closure (deux VHS dont l’une contient des enregistrements live et l’autre des clips en version non-censurée) 1997
  • And All That Could Have Been (double DVD live de la tournée Fragility v2.0 aux USA en 2000, nombreux bonus)
  • Beside You In Time (dvd live de la tournée ayant suivi la sortie de Year Zero en 2006, bonus studio de 2005)

Membres

NIN aujourd’hui…

  • Trent Reznor – chant, guitare, claviers
  • Justin Meldal-Johsen– basse
  • Robin Finck – guitare
  • Ilan Rubin – batterie


Membres à long terme

  • Danny Lohner – guitare, claviers, basse
    Intègre NIN pour The Downward Spiral.
    Quitte le groupe en 1997.
    Revient en 1999 pour The Fragile et le Fragility Tour.
    Repart bosser sur des projets solos et des collaborations (avec APC notamment)
  • Charlie Clouser – claviers (également mixeur, programmateur et ingénieur du son)
    Intègre le groupe lors de l’élaboration de Further Down The Spiral en 1995.
    Participe à tous les autres halos et tournées du groupe.
    Quitte le groupe en 2003.
  • Chris Vrenna – batterie
    Intègre NIN lors de l’enregistrement de Pretty Hate Machine en 1989.
    Membre permanent du groupe (sauf lors du Lollapalooza 1991) jusqu’en 1996, date à laquelle il forme le groupe Tweaker.
  • Jerome Dillon – batterie
    Intègre NIN en 1999 pour The Fragile puis participe au Fragility Tour.
    Membre du groupe jusqu’en 2005, il participe à une partie du With Teeth Tour avant d’être victime de troubles cardiaques et d’être « mis au repos ».
    Il bosserait sur son projet : nearLY.
  • Josh Freese – batterie
    Monsieur Batteur-pour-tout-le-monde assure l’intérim de Dillon et décide de rester un peu.
    Quitte le groupe en 2008 mais en reste assez proche.
  • Jeordie White – basse
    Good old Twiggy revient dans le giron reznorien pour With Teeth et repart après Year Zero.
    Aura fait le bonheur de centaines de groupies entretemps.

Membres à court et moyen terme

  • James Wooley – claviers
    Intègre le groupe en 1994 et est remplacé par Charlie Clouser un an plus tard.
  • Jeff Ward – batterie
    Remplace Chris Vrenna (parti chez Stabbing Westward) pour la tournée Lollapalooza de 1991.
    Meurt en 1994 (overdose d’héroïne ou suicide au monoxyde de carbone) ce qui éclaire la note : « We miss you Jeff Ward » du livret de The Downward Spiral.
  • Richard Patrick – guitare
    Intègre le groupe en 1990 pour le Pretty Hate Tour et le quitte avant l’enregistrement de The Downward Spiral pour créer son propre groupe Filter.
  • Keith Hillebrandt – ingénieur du son ?
    Apparaît sur une photo promo du groupe en 1997 alors que NIN traverse une crise et ne tourne plus.
  • Sean Beavan – ingénieur du son
    Collabore étroitement avec le groupe sur The Downward Spiral, Further Down The Spiral et Fixed.
  • Lee Mars – claviers
    Participe à la première tournée du groupe en 1990.
  • Alex Carapetis – batterie
    Batteur d’appoint à la fin 2005.
  • Alessandro Cortini – claviers
    Participe aux tournées entre 2005 et 2008.
  • Aaron North – guitare folle
    Saute plus haut que tout le monde durant les tournées entre 2005 et 2007.

Biographie

Nous sommes à la fin des années 80, Trent Reznor est employé aux studios Right Track à Cleveland et y enregistre le tout premier titre de NIN : « Down In It ». Le groupe, composé d’un seul et unique membre (et pas des moindres) est lancé. Reznor choisit John Malm Jr comme manager puis signe chez TVT Records.

En 1989, sort le premier et synthétiquement sombre album : Pretty Hate Machine, produit par Reznor lui-même, John Fryer (qui a travaillé avec Cocteau Twins), Adrian Sherwood (avec Sinead O’Connor), Flood (avec Depeche Mode et U2) et Keith Le Blanc (batteur pour Living Colour, Placebo). Outre l’inscription « Nine Inch Nails is Trent Reznor » dans les crédits de l’album, une autre phrase (dans les paroles de « Head Like A Hole ») attire l’attention : « I’d rather die than give you control ». Le ton est donné. Reznor, en homme de parole, appliquera ce principe tout au long de la carrière du groupe. Rares seront les musiciens qui auront le privilège de participer à l’élaboration des albums du groupe. Reznor décide. Reznor crée. Seul. Voilà qui est dit.
Un groupe live est formé pour la toute première tournée du groupe en première partie de Jesus And Mary Chain puis de Peter Murphy (Bauhaus). Il est composé de Reznor au chant et à la guitare, Chris Vrenna à la batterie, Richard Patrick à la guitare et Lee Mars aux claviers. S’ensuit une tournée des clubs, accompagnée par Meat Beat Manifesto en ouverture.

Reznor - Lollapalooza 1991L’évènement de l’année 1991 est la participation du groupe au festival itinérant Lollapalooza. Leur prestation exceptionnelle éclipse celle du pourtant non moins talentueux et surtout plus populaire groupe Jane’s Addiction. A partir de ce moment, la scène rock US acquiert une certitude : désormais, il faudra compter avec Nine Inch Nails. Axl Rose, leader des Guns’n’Roses, leur propose même d’assurer la première partie de son groupe lors d’un prochain show en Allemagne. Très mauvais idée : le public les conspue, le groupe est vulgairement prié de quitter la scène après le deuxième morceau.

1992, NIN change de label et signe chez Interscope après des mois de batailles entre Trent et TVT Records pour des histoires de vols de royalties, de travail bâclé et de manque de liberté artistique. Broken, le deuxième album, aux sonorités hard-rock et métal, sort donc chez Interscope. Broken porte en lui la rancune de Trent envers son ancien label. Dans le morceau « Physical » (piste 98), on entend d’ailleurs Trent murmurer ces quelques mots : « Eat your heart out, Steve », remarque adressée à Steve Gottlied, patron de TVT, et dans le livret, cette phrase cinglante : « No thanks : you know who you fucking are ».

Reznor - Woodstock 19941994 est une année chargée pour le groupe. Chargée et charnière. En janvier, Nothing, le label de Trent et de John Malm Jr, est crée. Marilyn Manson y est immédiatement signé. Parallèlement, Trent s’installe au 10050 Cielo Drive à Beverly Hills où Sharon Tate et ses invités furent assassinés par les disciples déments de Charles Manson. Trent nie l’avoir su au moment de l’achat. C’est dans cette demeure au lourd passé que sont produits le premier album de Marilyn Manson : Portrait Of An American Family et le chef d’œuvre de NIN : The Downward Spiral. L’album évoque des thèmes d’une noirceur étouffante : l’autodestuction, le sexe violent et cru, le désespoir, la folie, l’extrême souffrance… C’est le cœur au bord des lèvres que l’on achève l’écoute de cette spirale descendante. Reznor se livre ici à une introspection effrayante. Le son est chirurgical. Cet album est une lame de couteau qui fouille les entrailles, les lacère et les découpe soigneusement. Choc énorme. Coup de poing massif. Non… la musique n’est pas que bruit et son. La musique est douleur et souffrance. La musique est vie.
Cette même année, le groupe tourne, encore et encore. D’abord au festival Woodstock où les membres de NIN apparaissent couverts de boue et exécutent leur set avec une énergie quasi-primale ; puis le désormais célèbre Self Destruct Tour en compagnie du protégé de Reznor, Marilyn Manson. Tournée célèbre pour les excès et débordements de tous ses participants. Le line-up a alors complètement changé de visage suite à la mort brutale de Jeff Ward (remplacé par Chris Vrenna qui reprend donc sa place) et au départ houleux de Richard Patrick remplacé par l’animal Robin Finck. Danny Lohner rejoint le groupe ainsi que James Wooley qui laisse rapidement sa place à Charlie Clouser.

La controversée et longtemps introuvable vidéo Broken est réalisée par Peter Christopherson. Sorte de snuff-movie, ce court-métrage est d’une rare violence. Bob Flanagan, maître du masochisme, y interprète le rôle principal d’un homme torturé (au sens propre) et obligé de regarder des clips de NIN. Insoutenable, la vidéo n’est jamais commercialisée de manière officielle.

En 1995, Trent produit la BO de Natural Born Killer d’Oliver Stone, l’EP Smells Like Children de Marilyn Manson (démentiel dans son genre…) et le premier album de Prick, groupe signé chez Nothing. Sort également l’album de remixes Further Down The Spiral. David Bowie choisit le groupe pour assurer la première partie du « Outside Tour ».
Reznor - The Perfect DrugParallèlement, Trent installe les studios Nothing dans d’anciennes pompes funèbres à La Nouvelle-Orléans. L’année suivante, y est produit le second album de Marilyn Manson (Antichrist Superstar) dans des circonstances plus ou moins chaotiques, ainsi que la BO de Lost Highway de David Lynch dont Trent est un fan absolu. La BO se révèle être à la hauteur du film : sombre, tordue et excellente.

Durant l’été 1997, Trent part un mois, seul, à Big Sur, petite ville située sur la côte californienne, pour travailler sur le prochain album. Cela se révèle être une perte de temps. Rien de ce qui est écrit là-bas ne lui convient. Cette même année, celle qui l’a élevé depuis l’âge de cinq ans, sa grand-mère, meurt.

En 1998, alors que les rumeurs vont bon train à propos du nouvel album, une note d’informations tombe : Trent Reznor et Marilyn Manson y affirment leur désaccord pour divergences de style. Tout à commencer à la sortie de la sulfureuse et hilarante autobiographie du sieur Manson. Y figurent des propos jugés calomnieux sur Reznor. Manson se permet même d’y déclarer que, sans lui et son groupe, Nothing Records aurait sans doute coulé et oublie par là même tout ce qu’il doit à son ex-mentor. Et Reznor de rétorquer que « tout ce qui (les) sépare tient à une chose : la célébrité change les gens ». Bref, l’intègre Reznor ne supporte plus la diva Manson et la rupture est consommée.

NIN - Fragile line-upSeptembre 1999, l’album tant attendu sort enfin. The Fragile est un double-album difficile à définir. Tantôt limpide, tantôt marécageux… toujours étonnement doux. The Fragile porte bien son nom. Le mal être y prédomine. Reznor n’est Dieu que dans l’esprit des autres (fans et presse spécialisée). Pas dans le sien. Nouvelle introspection, moins rageuse cette fois, quasi résignée… Nouveau voyage dans les méandres obscurs et tortueux d’un esprit rempli de doutes, de douleurs… et de ténébreuse beauté.
Selon Interscope, l’album est un échec commercial. Pas de singles accrocheurs à jeter en pâture aux radios, ni de vidéo clips aguicheurs pour MTV… Reznor n’est pas adepte du tapin. Ce soi-disant échec n’empêche pas la presse spécialisée de saluer une fois encore le génie créatif de Reznor et de louer cet album aux mille nuances de gris
A noter que le clip de la chanson « Starfuckers, Inc » (directement adressée à Marilyn Manson) est réalisé par Manson lui-même qui y joue d’ailleurs le rôle d’une prostituée blonde pendue aux bras de Trent. La réconciliation est parachevée par l’apparition surprise de Manson sur scène aux côtés de Reznor lors du concert de NIN au Madison Square Garden lors du Fragility Tour pour interpréter « Starfuckers, Inc » et « The Beautiful People ».
Cette tournée sera d’ailleurs immortalisée sur les sublimes DVD et album live qui sortent sous le nom de And All That Could Have Been.

NIN - With Teeth line-upS’en suit une longue, très longue éclipse. Si longue que l’on se demande bien si on aura un nouvel album de NIN un jour. Et en 2005, la sentence tombe. L’album s’appelle With Teeth et rompt avec tout ce que le groupe avait fait jusqu’à présent. 13 titres rock, pas de concept particulier, un album simple et direct. Faiblard même pour beaucoup. Reznor qui, entre temps, a fait une overdose, une cure de désintoxication et un procès à son manager, semble plus serein que jamais. Il sort même de son éternel cocon égocentrique pour brailler des méchancetés à la figure de son président. Pas à dire, la sobriété change un homme.
Est alors venu le temps de s’entourer de musiciens pour la tournée qui s’annonce. Robin Finck a déserté le navire depuis quelques années, Lohner est en disgrâce, Clouser dieu seul sait où. A la surprise générale, le nouveau second sera Jeordie White (plus connu sous le nom de Twiggy Ramirez, l’ancien bras droit de Marilyn Manson). Les autres sont de quasi-inconnus (au grand dam de la majorité des fans). Il n’y a que Jerome Dillon qui reprend sa place à la batterie (et pas pour longtemps, car victime de problèmes de santé, il sera remplacé par Josh Freese puis par un sombre inconnu, Alex Carapetis).

Puis, Reznor est pris d’une sorte de frénésie. En trois ans, il décide de sortir Year Zero et son traditionnel album de remixes, Ghosts (quadruple album instrumental) et enfin The Slip, les deux derniers sortant d’abord sur le net, Rezzo se trouvant en guerre avec le business musical. Mais ces efforts ne convainquent qu’à moitié (et je me situe dans la moitié vide personnellement – musique gratuite : cool, mauvaise musique gratuite : pas cool). Les tournées s’enchaînent à l’unisson, plus réussies que les disques, le point culminant se trouvant être le Lights In The Sky Tour à laquelle nous, pauvres européens, n’auront pas droit.

Parallèlement, ces dernières années, Reznor a décidé de se rapprocher de ses fans. Une véritable communauté (The Spiral) est crée sur le net et quelquefois Dieu sur terre (kind of) daigne y descendre (aah, souvenons-nous l’épisode du fan-club tout sauf gratuit pour les true uber fans). Un peu de magie, de distance et de mystère, et désolée de le dire : un peu de génie, se sont perdus en route. Moi avec probablement.

Alors quand Reznor annonce récemment son envie de quitter le devant de la scène pour un moment. On soupire de soulagement.
Pars loin et prends ton temps. Certains d’entre nous savent encore attendre et se souviennent à quel point autrefois ça valait le coup.

Le site officiel de NIN