CyLeW Not so sleeping, not so beauty

Noisy pop

Note :
3/5
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Not so sleeping, not so beauty est le premier album de Clara Djihanian, aussi douée au chant qu’à la guitare. Derrière le pseudonyme CyLeW, la musicienne distille un rock noisy, tantôt rageur tantôt désabusé, qui pourra rappeler Dolly, Jen h.ka. ou encore PJ Harvey.

Not so sleeping, not so beauty – un album moins pop qu’il n’y paraît à la première écoute : si c’est sur un chant lancinant et envoûteur que s’ouvre l’album, la voix puissante et claire de Clara se dévoile très vite, non sans rappeler une certaine Dolores O’Riordan (surtout sur Dying, l’ultime morceau). L’ambiance est heavy, et les mélodies au rythme nerveux semblent tantôt porter une angoisse, tantôt évacuer quelques blessures fondatrices. Les paroles quant à elles laissent penser que la narratrice devait régler quelques comptes sentimentaux, rendre hommage à un défunt – qui sait ? – sans jamais trop en dévoiler…

Techniquement, l’album est très bien produit, masterisé par Raphael Jonin (qui a notamment collaboré avec Indochine et les Rita Mitsoukos) , et impose d’emblée la maîtrise des musiciens entourant CyLew : Arnaud Bascunana à la basse, aux claviers, se chargeant également des arrangements, Tass à la guitare ainsi que Nicolas Tinel, chargé de la batterie et des percussions.

On regrettera pourtant l’absence d’une trame de fond marquante, de réel concept derrière l’album. Et ce ne sont pas les supports officiels en ligne de CyLeW qui répondront aux questions que l’auditeur se pose à l’écoute de l’album : un flou artistique irrégulier remplace un univers qui mériterait pourtant d’être mieux illustré et défendu.

Hormis une biographie succincte à lire sur le site officiel, votre dévouée aura bataillé pour déceler l’histoire aboutissant à ce premier opus. S’agit-il d’une volonté de brouiller les pistes, ou est-ce juste le signe de la naissance récente d’une entité musicale encore expérimentale ?

Quoi qu’il en soit, Not so sleeping, not so beauty colle à la peau, grâce à son entêtante atmosphère et au chant de Clara. On appréciera la régularité de l’album, la qualité de son mastering ainsi que les visuels l’accompagnant, qui offrent une belle promesse pour la suite !

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