The Libertines The Libertines

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The Libertines - The Libertines

Oh what became of the Likely Lads ?
What became of the dreams we had ?
Oh what became of forever ?
We’ll never know.

Les Libertines sont LA réplique anglaise au mouvement revival rock impulsé par les américains de The Strokes. D’une sincérité et d’une simplicité rafraîchissantes, ils s’imposent rapidement comme une référence incontournable du genre, emportant avec eux des centaines de kids subjugués. L’idée est simple et fait rapidement son chemin : « If you get tired of hanging around, pick up a guitar and spin a web of sound ». Des douzaines de groupes se fondent dans leur sillage.

Lorsque sort cet album (leur deuxième et semble t-il ultime), le groupe est en pleine déliquescence. La mythologie Libertines est alors à son apogée. Et le groupe, bravache, décide de tout raconter. Vider son sac, faire fi des critiques et peut-être… garder la tête hors de l’eau. Comme une plaie béante, cet album expose tout : trahison, amour, drogue, désespoir, pardon. Rancoeurs et passions, chevillées au corps, tripes à l’air libre. Rock’n roll et autobiographique.

Sur cet album, de manière bien plus flagrante que sur Up The Bracket, l’alchimie entre Peter Doherty et Carl Barât (les deux front-men du groupe) fonctionne à merveille. Duels de guitares furieux et voix entremêlées, le dialogue, pourtant rompu depuis plusieurs mois, s’installe de nouveau entre les deux hommes. En résultent des compositions d’une élégance rare, pleines de vie et de sentiments contradictoires, habilement captées par Mick Jones, producteur du disque. De la bluette désenchantée au punk furibard, The Libertines est bien plus qu’une saga, c’est aussi un grand album, avec de vrais morceaux de rock et de poésie dedans.
Et il faut bien le dire, des types capables de fonder des couplets entiers sur l’unique palabre « shoop shoop, shoop de-lang de-lang » sans être ridicule, c’est la classe internationale.

On connaît désormais la fin de l’histoire, on sait de quelle manière s’achève « What Became Of The Likely Lads ? ». Leur quête a échoué. Pourtant ce disque, véritable ode à l’espoir, à l’amour et à la musique (à… l’Arcadie), prouve à quel point ils y ont mis toutes leurs forces. L’absolu. Le paradis perdu. Ne jamais renoncer, c’était ça l’idée. Ecouter ce disque, c’est se le rappeler.