Peaches I feel cream

Electroclash

Note :
4/5
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Merrill Beth Nisker, plus connue sous son nom de scène Peaches, nous revient avec un nouvel album qui pourrait laisser penser de prime abord que la Canadienne s’est assagie. C’est mal connaître Peaches…

Dans ses précédents opus, la chanteuse nous présentait de l’electroclash mâtiné de rock où les chansons évoquaient le sexe avec crudité, pour mieux brouiller les genres et prôner l’égalité homme/femme. Provocante tant dans sa musique que sur scène, Peaches fait aussi preuve de second degré. Avec I feel cream, surprise : l’electro est léchée, la voix de la Canadienne se fait harmonieuse sur certains titres alors qu’elle nous avait habitué à son timbre rocailleux, le sexe n’est plus le sujet principal des textes. Peaches, qui a désormais franchi la barre de la quarantaine, se serait-elle rangée ?

Eh non ! Elle s’est simplement entourée d’autres artistes, a fait évolué sa musique. Partie d’une batterie d’instruments limitée, Peaches offre cette fois une vaste gamme de rythmes et de sonorités. Quand aux sujets abordés, si la provocation se fait moindre, elle est toujours là et Peaches balaye de la main les éventuelles remarques acides sur son âge avec des titres comme Show Stopper. Par ailleurs, le titre I feel cream qui a donné son nom à l’album est des plus explicites… Quant aux autres titres, il y a de quoi dire ! Musicalement et textuellement.

Serpentine nous présente une Peaches telle qu’on la connaît. Rythmique basique, voix basse et provocante. Avec Talk to me, qui prend des accents rock, la chanteuse se demande d’un ton rageur pourquoi on ne lui adresse pas la parole. Lose You surprend. Peaches y supplie quelqu’un de ne pas partir, parce qu’elle ne veut pas le perdre. Sa voix prend des accents désespérés et l’auditeur est surpris d’entendre ainsi chanter la bête de scène si indépendante et provocante ! On retrouve d’ailleurs cet aspect du personnage avec Billionaire – qui pour le coup prend des teintes hip-hop assez marquées. Dans Mud, Peaches évoque ceux qui sont traînés dans la boue, salis par les rumeurs.

I feel cream, c’est une étape de plus dans l’évolution musicale de Peaches. Loin de se défaire de ses instruments des débuts, elle y ajoute d’autres sons pour former des harmonies. Loin aussi de quitter ses habitudes provocatrices et féministes, elle infuse de nouveaux sujets (l’âge, la perte, la réputation qui peut nuire, etc), révèle d’autres facettes du personnage. Oui, il y a de quoi être surpris. Mais être déçu ? Non. Peaches reste Peaches, peut-être plus nuancée, avec des sons plus léchés qu’à l’ordinaire, mais elle est – et sera toujours – cette Peaches des débuts, celle qui ose dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas. Avec second degré, toujours, et cette voix forte et provocante. En un mot : jouissif !

Regarder le clip de « Mud »

hand in the tub of opportunities
get caught your taught to run
stand in the thrill of all immunity
the fix its quick for some
slammed to grill of all the scrutiny
too late for fate it comes
brand to be feelin all the infamy
it be and quit its done

Le grain de sable

Fuck the pain away, présent sur son premier album, a été utilisé par Sofia Coppola dans la bande son du film Lost in Translation.

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