First Aid Kit The Big Black and The Blue

Pop folk mélancolique

Pochette de « The Big Black and The Blue »

Note :
4/5
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Les Suédoises Klara and Johanna Soderberg livrent sur The Big Black and The Blue, leur premier album, une pop folk qui fait frisonner, peuplé par des mélodies charmantes et une pureté juvénile.

L’album s’ouvre sur In The Morning, presque tout a cappella, qui fait office de sort lancé par les deux frangines, qui font sonner à l’unisson leurs voix pleines et convaincues. Les ballades se suivent, comme les pièces d’un puzzle gentiment mélancolique.

Car il ne s’agit pas ici d’un album obscur, ni d’un album crypté : First Aid Kit livre une pop folk douce, toute en rondeur, et terriblement entêtante. À l’écoute de la guitare acoustique, des cordes de piano pincées et du tambourin, ce sont les parfums boisés et la lumière du froid soleil nordique que vient évoquer l’œuvre.

The Big Black and The Blue est un disque chaleureux. Sans doute que la sororité des deux musiciennes, et le fait que l’album soit co-produit par leur père, Benkt Soderberg, y sont pour quelque chose.

Si la tonalité n’est pas franchement triste, les paroles déposent un voile pudique sur une mélancolie sous-jacente : rupture amoureuse (le solennel Ghost Town, Winter Is All Over You), les voyages et les départs (Heavy Storm, A Window Opens), et autres métaphores poétiques (I Met Up With The King).

Les voix de Klara et Johanna sont belles, mais elles atteignent des sommets de grâce lorsqu’elles s’enroulent l’une autour de l’autre dans des harmonies vocales douces-amères où elles semblent soudain jumelles. C’est bien là le pillier de l’album, qui se distingue par une certaine forme de minimalisme. Pas d’effet de fou furieux, pas d’instruments par dizaines, juste le strict nécessaire – ce qui pourrait passer pour le point faible de l’album lui confère au contraire sa singularité.

En somme, un album doucement mélancolique, à l’esthétique virginale, qu’on se plaît à écouter entre deux rêveries solitaires…

Faites-vous une idée, écoutez « Ghost Town »

And I remember how you told me all you wanted to do
That dream of Paris in the morning or a New York window view
I can see it now you’re married and your wife is with a child
And you’re all laughing in the garden and I’m lost somewhere in your mind

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