The Gathering How to Measure a Planet

Ambient émotionnel

Coup de cœur de La Lune Mauve

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Note :
5/5
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Ce 5ème album des hollandais est un tournant dans la carrière du groupe, le passage d’une musique métal atmosphérique à une musique plus ambiante, planante, envoûtante. Centrée autour de l’émotion ; et d’une voix. Celle d’Anneke Van Giersbergen ; et quelle voix…

How to Measure a Planet est un double album, dont le 1er disque s’affiche comme un album à part entière, tandis que le second est comme un supplément, parfois expérimental, presque progressif. Un plus, comme pour laisser le rêve se poursuivre et se perdre dans les nappes de claviers du très long titre final, éponyme de l’album.

Le 1er disque s’ouvre sur « Frail (You Might As Well Be Me) », et donne le ton d’un voyage, sinon spatial, en tout cas aérien, planant, apaisant. Au rythme de la voix d’Anneke, qui accompagne les notes, lentement, toujours plus haut. Les titres s’enchaînent, avec des pics d’intensité, comme « Great Ocean Road » ou « Travel », et leurs envolées lyriques tout simplement majestueuses. Tout au long du disque, des ballades mélancoliques croisent des titres planants. On notera aussi le très bon titre rock, « Liberty Bell ».

Même si la voix d’Anneke reste un élément central, cet album ne serait rien sans la grande qualité des compositions et la beauté des instruments. Tout particulièrement les effets de guitares et de claviers, qui contribuent à donner ce côté aérien à l’album. Ce How to Measure a Planet reste jusqu’à aujourd’hui un album majeur dans le carrière de The Gathering. Il aura montré que la magie du groupe va au-delà de sa musique elle-même et d’un style musical, mais qu’elle réside dans une dimension émotionnelle, dont la beauté est le maître mot.

Deprivation of my sleep
is so bad
I need to weep
myself into a coma
And drift far, far away
From reality
– The Big Sleep –