Artesia Llydaw

Heavenly voices

Note :
4/5
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Llydaw, qui signifie « Bretagne » en gallois, est le troisième opus d’Artesia. Son titre annonce la couleur, ici, la rêverie sera celte. Dans un registre heavenly, le trio évolue lentement tout au long de ces huit titres. Mélancolie, lamentation et rêverie, voici des mots qui représentent l’esprit du disque.

Les violons résonnent comme des plaintes qu’accompagne un piano languissant. Les voix d’Agathe et de Loïc sont comme des souffles dont les mots se dispersent au fil des chansons. Quelque chose d’ancestral envahit l’album, ce qui ajoute à la mélancolie des mélodies.

Malgré la beauté lointaine qui s’échappe de Llydaw, une idée de langueur s’installe au fil des titres. Car les chansons se ressemblent un peu trop, finalement ; ce qui n’enlève rien à leur beauté. Je regrette pour ma part la trop grande présence des claviers qui, n’apportant pas grand-chose mélodiquement, étouffent un peu trop les autres instruments.

Mais la guitare acoustique de Loïc (du groupe de black metal Belenos) apporte un souffle vivifiant à l’album. La sonorité du disque lui donne un son cristallin, comme sur le très beau Sous la pierre brisée ou sur Lande sauvage, où tous les instruments accompagnent à merveille la guitare.

Malgré une certaine langueur, Llydaw reste un bel appel à la rêverie féerique, comme l’illustre la pochette réalisée par ScarletGothica.

Les nuits de pleine lune, une forme livide,
Rôde en ces lieux maudits,
en chantant tristement.
Elle cause la terreur de tous les habitants,
Et leur fascination, car les cachots humides
De son sombre château, recèlent un trésor.
Et quiconque s’en approche
rencontrera la mort.
« Y Ladi Wen »

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