Caprice Girdenwodan (Part I)

Coup de cœur de La Lune Mauve

Caprice – Girdenwodan (part I)

Note :
5/5
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Caprice est de ces groupes, rares, qui réussit le défi un peu fou de se surpasser à chaque sortie.

J’étais totalement amoureuse de leur triptyque Elvenmusic, sorti entre 2001 et 2005, qui célébrait de manière très originale l’univers de Tolkien. Caprice avait même inventé une langue très élaborée, le Laoris, pour Elvenmusic 3 (qui est un petit bijou).

À vrai dire, je ne pensais pas que Caprice réussirait à se surpasser à ce point. Et puis, la formation russe a sorti Kywitt! Kywitt! en 2008, puis Girdenwodan (Part I) en 2012. Je ne savais plus où donner de la tête…

La musique de Caprice est une ôde à la féerie et à la littérature. Ce Girdenwodan (dont la seconde partie est en cours d’enregistrement à l’heure où j’écris ces lignes) est une œuvre de la maturité : on a affaire ici non pas à une féerie gracile et délicate, mais à une féerie rythmée, culottée même – et We Might Dance, le premier morceau de l’album, donne le ton dans ce sens.

Illustration de Marc Potts pour Caprice

Entrez dans la ronde du petit peuple, chafouin et mystérieux. Le titre Requiescat narre la mort d’une fée, et mérite à lui seul une ovation (bien qu’on pourrait lui reprocher un mix quelque peu extrême).

Harpe, hautbois, violon, flûtes et percussions sont ici acoustiques, conférant une sonorité très chaleureuse au disque, que l’on écoutera à l’envi, au choix, auprès du feu pendant les longues soirées d’hiver, ou bien en bande-son de quelques sortilèges de magie végétale proférés au royaume des feuilles mortes.

Girdenwodan (Part I) est d’une cohérence et d’une homogénéité qui forcent le respect, survolé par la voix entêtante de Inna Brejestovskaya. Ce disque a le pouvoir de vous étonner, de vous émouvoir et de vous faire danser – tout ça en l’espace de 35 minutes.

Illustration de Marc Potts pour Caprice

Pour ne rien gâcher, le disque est superbement illustré par le dessinateur anglais Marc Potts. Lorsque l’art visuel rencontre la musique, mon cœur de Lunemauvienne ne peut que battre d’autant plus fort !

Girdenwodan (Part I) est l’un des – nombreux – chefs d’œuvre de Caprice, la pierre angulaire de leur discographie, que vous pouvez vous procurer les yeux fermés, guidés seulement par la musique d’une Féerie puissante et fabuleuse.

Merci à Prikosnovénie pour leurs choix musicaux toujours étonnants et ô combien inspirants !

Illustration de Marc Potts pour Caprice

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