Collection d’Arnell-Andréa The Bower of Despair

Cold wave

Pochette de "The Bower of Despair" de Collection d'Arnell-Andréa

Note :
4/5
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Issu de la région orléanaise, Collection d’Arnell-Andréa officie depuis déjà de nombreuses années et offrait en 2004 leur neuvième album avec The Bower of Despair. Groupe néoclassique, Collection d’Arnell-Andréa prend sur ce disque des tonalités nettement plus dark wave, voire même cold pop et rock. Mais il n’en est pas moins un délice de noirceur musicale mâtinée d’un peu de brume lumineuse !

Noirceur de l’artwork, noirceur des paroles exprimant le chagrin, la mélancolie, l’inéluctabilité du temps qui passe et conduit immanquablement à la mort… mais ici et là, la mélodie ou les phrases prennent, brièvement, un ton plus enlevé, ce qui permet à l’auditeur d’apprécier le disque sans être noyé par un sentiment de déprime mais seulement animé de ce spleen rendu célèbre par Baudelaire.

L’album s’ouvre sur From our dark side qui donne d’ores et déjà le ton : le texte mêle la blessure à la guérison, l’espoir au désespoir. Les instruments classiques se mélangent à l’électronique en toute harmonie pour nous délivrer un refrain entêtant qui ne nous quittera plus jusqu’à la fin du disque. Entre temps, nous aurons  voyagé de morceaux emplis de douce mélancolie (Wild trees) à d’autres dont les guitares et le rythme enfiévré mais paradoxalement retenu donnent un semblant de tonalité rock (Doomed to memories, The Spirits of the Dead). Partout, la voix de Chloé St Liphard se pose comme celle d’un spectre, une douce voix éthérée qui viendrait de l’autre-monde. Et quand les voix masculines de Jean-Christophe d’Arnell et Franz Torres-Quevedo lui font choeur, c’est le pays des morts qui semblent se dévoiler à nous, un pays loin d’être morbide mais possédant sa propre vie, peuplé de tous ceux ayant franchi le Styx.

The Bower of Despair, c’est une promenade musicale dans un cimetière perdu dans la campagne, un cimetière vivant où déambulent des âmes perdues, des esprits errants et des promeneurs solitaires vêtus de noir qui peuvent, parfois, arborer un sourire glacé.

Le grain de sable

Collection d’Arnell-Andréa a mêlé l’art à la musique dans son album Exposition – Eaux fortes et méandres, où chaque titre est inspiré d’un tableau.

« I need a river
to shed tears and a few words
to leave life to water
to feel how twilight hurts »
Wild Trees

Pour aller plus loin