Therion Secret of the Runes

Metal mythologique

Note :
5/5
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Avec cet album, Therion nous invite dans un univers métal mêlé de classique ; le tout forme une œuvre magistrale et singulière. Son nom nous dit que cet album sera scandinave. Effectivement, les onze titres traitent de l’univers mythologique nordique. Neuf titres sont consacrés aux neuf mondes soutenus par Yggdrasil, l’arbre-monde. Les deux autres titres font office de prologue et d’épilogue.

Comme le dit Christofer Johnsson (le leader), Richard Wagner, qui traita aussi la mythologie germano-nordique dans ses œuvres, est une grande influence musicale pour le groupe. C’est pourquoi, l’aspect lyrique de Secret of the Runes a été largement mis en avant. En effet, de nombreux choristes et solistes, mais aussi musiciens (instruments à cordes et à vent) apportent un souffle magistral et épique à l’album. Ils lui confèrent aussi un côté singulier, étant bien plus proche de la musique classique que d’autres albums de métal symphonique.

Le disque s’ouvre sur le prologue, Ginnungagap (le vide originel). Un titre sombre qui possède un côté mystique et chaotique. Les guitares très riffées sont lourdes ; les voix créent une puissance en adéquation avec l’esprit du morceau. Dans la même ambiance, on retrouve le titre Jotunheim (le monde des géants), avec sa fin sombre et une puissance conférée par les voix masculines. Le titre Nifelheim (monde glacial où résident les morts de maladie et de vieillesse) est lui aussi remarquable. Il alterne passages lumineux et passages sombres, le tout dans un mélange de voix alto, soprano, basse et ténor. Les instruments à cordes et à vents amplifient la majesté qui se dégage du morceau.

Mais le point culminant se trouve à la fin du disque. D’abord avec le titre Helheim (le monde des morts, d’où l’on ne revient pas), où les mélodies, tant des guitares que des chœurs, sont tout simplement magnifiques. Puis, avec l’épilogue Secret of the Runes, très proche du prologue chaotique dont j’ai parlé plus haut. Il nous conte la quête d’Odin de la connaissance des runes.

Enfin, à noter, les deux titres bonus qui sont des reprises très étonnantes, dans le même esprit musical que le reste de l‘album. Crying Days de Scorpions, repris sous un tout autre jour. Les orchestrations offre un titre magnifique. La deuxième reprise est Summernight City d’ABBA, elle aussi avec un rendu très réussi !

Riding on the rainbow and they’ll pass the gate of Heimdal
Open up Gladheim and the Walhall!
In the house of Odin the fallen one is standing
With all Einherjar, ready for war.
« Asgard »

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