Ez3kiel The Naphtaline Orchestra

Electro symphonique

Note :
5/5
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Ez3kiel est un groupe originaire de Tours qui se rit depuis toujours des étiquettes. Il a démarré avec un album orienté dub, puis a sévi avec de l’electro à tendance acoustique, ou pas, selon les opus. Avec The Napthaline Orchestra, Ez3kiel fait une de fois plus valser l’electro telle qu’on pourrait l’imaginer.

A Grenoble, les musiciens se lancent dans un projet fou : ré-orchestrer plusieurs de leurs morceaux (issus majoritairement de l’album Naphtaline mais aussi de Battlefield et Barb4ry) et les interpréter lors de concerts bien particuliers, puisqu’ils y seront accompagnés par un orchestre symphonique pour lequel ont justement été ré-orchestrés les titres. Et, devenu depuis longtemps groupe à succès, Ez3kiel n’a pas pour autant oublié ses racines.

C’est le concert qui eut lieu à Tours, joué avec l’orchestre symphonique de la ville, qui est immortalisé sur ce disque. Un concert mémorable, car le groupe a toujours eu l’habitude de mêler musique et images, Yann Nguema, son bassiste, créant les artworks mais aussi des animations imagées projetées sur écran lors des représentations. Les absents de la tournée de The Napthaline Orchestra pourront se consoler avec le DVD présent sur l’album.

L’artwork est une fois de plus très soigné. Les couleurs et les illustrations rappellent de loin celles de Naphtaline. Elles représentent des femmes, presque statues, où s’enroulent des serpents, où se dessinent des fissures. Des femmes mystérieuses autant qu’étranges qui invitent à écouter et à voir.

Quant au contenu de l’album… ah ! Si je n’y viens que maintenant, c’est que des frissons me parcourent encore la colonne vertébrale. Je n’ai pas eu loisir de découvrir ces ré-orchestrations en live, mais qu’elles sont magistrales rien qu’à l’écoute de la galette ! Les morceaux, même bien connus, gagnent de nouvelles dimensions.

Ils étaient déjà fort bien ciselés, mélancoliques ou explosifs selon les cas, mais là, avec toute la puissance et la qualité d’instruments classiques en plus, les émotions sont démultipliées. Les morceaux, re-découverts. Ré-inventés.

Il s’agit bel et bien d’une « ré-orchestration », non d’une simple adaptation. On aura beau reconnaître les mélodies bien connues du Lac des signes ou d’Adamantium, voilà que de nouveaux instruments font leur entrée et les modifient, changent la mélodie, la transforment tout en la respectant. Un véritable tour de force, une vague d’émotion musicale qui emporte tout sur son passage.

Il m’est difficile de détailler plus avant les nouveautés, de décrire avec précision quels instruments apparaissent, pour transformer tel titre. J’ai beau essayer, rien à faire : la musique m’emporte, balaie mes pensées, brouille mes idées et me percute en pleine poitrine.

Touchée à l’âme, me voilà partie en d’autres terres, portée par ces morceaux que je croyais connaître et qui me démontre que non.

C’est tellement fort que ce pourrait être la bande originale d’un film. À ceci près qu’il n’est nul besoin de film : la musique se suffit à elle-même. Elle transporte assez d’émotions pour vous faire vibrer. Profondément.

Découvrir un extrait de The Naphtaline Orchestra

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