Johnny Hollow Dirty Hands

Dark wave

Note :
4/5
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Nous avions laissé Johnny Hollow sur ces terres étranges mouillées d’électro pop  : la lancinante petite musique a mûrie depuis, les racines ont grandi, et Johnny Hollow a planté ses griffes dans ce monde comme le curieux gentlemen poupin qui campe sur la pochette de Dirty Hands, environné de colibris, de fleurs maladives, de champignons nucléaires et de ciels d’apocalypse.

Depuis, le groupe canadien nous donne des nouvelles du monde, ce monde fantastique, fantasmagorique, étrange violent et pathétique qu’est le nôtre : les territoires obscures ont définitivement fusionnés avec notre réalité dans une symphonie mécanique _un orchestre vibrant comme la domestication des chuintements et grincements des insectes _ , la bande son d’un film d’anticipation aux tonalités oniriques, nostalgiques et fantastiques.

Dirty Hands cultive le goût de l’amertume et de la sucrerie. Du sucre avec les agaçantes petites comptines, les voix très douces, éthérées, les sons de la nature, la manie du chuchotement et des respirations ou l’étonnante nostalgie cristalline de Stone Throwers. De l’amertume avec ces cordes grinçantes, ces personnages féminins plus qu’inquiétants (la vengeresse de Boogeyman, la pyromane de Worse Things), ce goût pour le crescendo, le roulement de tambour et l’explosion finale.

Dirty Hands fond sur la langue au choix comme cette poudre acide et sucrée qu’affectionnent les enfants ou comme un tampon d’acide, pour mieux nous dessiller les yeux : nous, nous partageons bien notre monde avec le Boogeyman et toutes ces créatures sœurs; nous en sommes.

« Once, when i was all alone, i coud no find the téléphone…so instead i burned your pretty home to the ground, to the ground, to the ground. » Worse Things

Johnny Hollow ?