The Victim’s Shudder Terror Romance

Dark ambient

The-Victims-Shudder-Terror-Romance

Note :
3/5
0 votes, average: 0,00 out of 50 votes, average: 0,00 out of 50 votes, average: 0,00 out of 50 votes, average: 0,00 out of 50 votes, average: 0,00 out of 5 (0 votes, average: 0,00 out of 5)
You need to be a registered member to rate this.
Loading...

Les californiens de The Victim’s Shudder ont sorti en 2008 un étrange album, Terror Romance ; une musique ambiante faussement apaisante. Les premières notes accompagnant une voix cristalline féminine nous font croire à un rêve doux et apaisant. Mais il n’en est rien. Très vite, mais avec discrétion, les notes prennent une tournure bizarre ; nous signalant que quelque chose ne va pas. Cela prend la forme d’un cri très lointain ou de bruitages trop urbains pour faire partie de cet univers là.

Et dès le deuxième titre (Enchanting Spiral Gears), on comprend que l’on est pas en terrain sûr. Les mélodies deviennent inquiétantes, la voix se fait fantomatique, les violons se font crissants, et toujours, ces bruits urbains, qui évoquent une respiration mécanique, se font entendre dans le lointain.

Hélas, l’ambiance retombe et l’on rencontre quelques titres moins intéressants. L’inquiétude fait place à une lamentation sans réelle contenance. Le côté dark ambient est minimisé et l’on à presque à faire à des titres heavenly (The Machine Bleeds, The Sick Muse, For Francesca). Ces titres se laissent toutes fois écouter ; seulement, ils ne sont plus dans la lignée du début angoissant.

Fort heureusement, la fin du disque s’avère beaucoup plus prenante. Sur A Godless Serene, le côté dark ambient devient beaucoup plus présent, avec des bruitages mystérieux (gouttes d’eau, grincements métalliques). La voix douce, toujours faussement apaisante, se voit parfois doublée d’une autre voix étrange et angoissante. Le contraste douceur/angoisse est flagrant lorsque cette voix cristalline continue de chanter sur un fond de hurlements lointains. Non, rien ne va dans cet univers.

L’album se termine avec One Last Fatal Suite, une suite de bruits étranges qui n’évoquent rien de connu ou de normal. Et toujours, cette voix douce qui, cette fois, se voit petit à petit masquée par ces sons qui finissent par envahir tout l’espace sonore, comme pour mieux nous noyer dans cette rêverie.

Une rêverie entre inconfort, angoisse et lamentations, voilà ce que nous offre ce Terror Romance, car dans ce disque rien n’appartient au monde tangible qui nous entoure.

Pour aller plus loin