No surprises

Noyade émotionnelle

N.B. : ce texte est une archive de mon blog personnel. Il a été initialement publié le 25 juin 2006.

J’ignore tout de l’entité invisible qui vit en moi et me pousse, nuit après nuit, à déserter mon lit.

01:23

La voix de Thom Yorke fait vibrer mes yeux embués. Je crois que j’ai assez joué, qu’il faut mettre cartes sur table. Il m’est impossible de continuer cette histoire – notre histoire, à vous et moi – sans me défaire de quelque masque que je suis habituée à porter depuis… fort longtemps.

Mon esprit pèse une tonne ce soir, et à la place d’une bougie de poète, cette rose donnée, avec le sourire, par ma mère.

Parler de ce qui me bouleverse ici est ce que j’aimerais réussir à faire sans revenir inlassablement à ces mots usés, relus et relus encore, fatalement corrigés.

Qui sème le vent…

J’ignore ce que je fais ici, si tard, sans but, simplement le besoin de me vider la tête de ces mots assassins qui fusent de toute part depuis que je t’ai lu. J’aurais, oui, préféré être blessée par le manque d’allusion à ce sang que je possède, plutôt que par tes tentatives larvées de m’ignorer.

Tout me sidère, rien ne m’étonne ; observant cyniquement les os de ta défunte compagne, je ne puis m’empêcher de ressentir à mon tour la considérable envie de vomir.

Ce n’est même pas de ma faiblesse dont j’ai aujourd’hui honte, mais de l’étrange attraction que je ressens pour la rancoeur. Et re-haut-le-coeur. Ailleurs.