Dans cette vie, il y a deux choses que j’aime par-dessus tout : Londres et les livres.

Alors vous pensez bien qu’arpenter les librairies londoniennes et farfouiller dans des étagères plus ou moins poussiéreuses est une sorte d’apothéose du kiff, me concernant.

J’ai beau aller à Londres chaque année depuis bientôt 15 ans, j’ai toujours des papillons dans le bide quand je m’apprête à y retourner.

Cette ville réunit absolument tout ce que j’aime : des bâtiments qui font rêver, des musées foisonnants, des gens ultra cool, de la bouffe de rêve, des cimetières grandiloquents, des écureuils trop chous, et des librairies thématiques ultra chargées.

When a [wo]man is tired of London, [s]he is tired of life; for there is in London all that life can afford., dixit Samuel Johnson — qui n’est autre que cet homme à l’auguste perruque et à l’air constipé qui orne certains memes, soit dit en passant :

Du coup, vu que l’idée a eu l’air de vous plaire lorsque je l’ai évoquée dans mes stories Instagram, voici les livres que j’ai rapportés de ma dernière virée à Londres.

Étant une vile tentatrice, je complète le tout en vous disant un mot des librairies où je les ai trouvés : cela vous donnera peut-être des idées de détours à faire lors de votre prochain voyage à Londres !

Livres que j’ai ramenés de Londres

Queer Heroes

J’ai enfin poussé la porte de la Housmans, une librairie radicale, féministe et LGBTQIA+ située à deux pas de la gare de Saint-Pancras.

Je ne sais pas pourquoi j’ai mis tant d’années à en pousser la porte, mais une chose est sûre : dorénavant, il y n’y aura plus de voyage à Londres sans Housmans, me concernant.

C’est dans ce cadre idyllique que j’ai trouvé Queer Heroes. Meet 53 LGBTQ heroes from past & present!, écrit par Arabelle Sicardi et illustré par Sarah Tanat-Jones :

Quand j’ai commencé à le feuilleter, l’énergie qui émane des illustrations et de la mise en page m’a limite donné le tournis. Je n’arrivais pas à en détacher les yeux, tellement il est grand, beau et riche.

J’adore tout particulièrement l’utilisation des couleurs et des textures, l’illustratrice a créé un univers visuel admirable !

Diversité et visibilité

Aux icônes queer traditionnellement citées (Freddie Mercury, Frida Kahlo, Oscar Wilde, David Bowie, Harvey Milk, et al.) se juxtaposent des artistes, activistes et sportifs/sportives parfois moins connus.

Ce qui m’a plu, c’est que ce livre réussit à mettre en lumière une grande diversité de personnes LGBTQ (lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queer), et qu’il ne se cantonne pas au Royaume-Uni ou aux États-Unis par exemple.

Queer Heroes est un livre essentiel, qui contribue à donner de la visibilité aux personnes LGBTQI+, dans l’espoir notamment que cela inspire les jeunes générations. J’espère qu’il sera traduit en français !

Mention spéciale à la peinture située sur la façade de la librairie :

I’m proud to be different, and I wouldn’t have it any other way.

Arabelle Sicardi

El Fuego

Toujours chez Housmans, quelle joie de dénicher les trois premiers numéros de El Fuego, alors qu’ils sont épuisés sur la boutique officielle !

Rédigée à la fois en espagnol et en anglais, cette revue indépendante, éditée à Londres, est superbement mise en page, illustrée et imprimée.

Côté contenus, c’est un mélange entre musiques, arts plastiques, photographie, modifications corporelles, fetish, et histoire. Un peu comme si tous les sujets qui m’intéressent étaient réunis au sein d’une seule et même publication, ou presque.

Il y a beaucoup de visuels et beaucoup d’interviews. Lire un numéro m’a fait le même effet qu’une revue de web, en plus ciblé : des tas de notes, de trucs à lire, des albums à écouter, des comptes Instagram à suivre, de liens sauvegardés pour plus tard.

Presque un livre

C’est un magazine épais, bien écrit, soigné, qui ressemble plus à un livre qu’à un fanzine de quelques pages. Le prix est donc autrement plus élevé. Mais dans la mesure où on ne trouve pas ce genre de contenus qualitatifs dans les kiosques, cela vaut selon moi l’acquisition !

Pour savoir si un nouveau tirage va avoir lieu, suivez El Fuego sur Instagram. Les autres points de vente sont signalés sur le site.

Gender. A Graphic guide

Ah mais quelle joie de tomber sur Gender. A Graphic guide ! Il a été écrit par Dr. Meg-John Barker et illustré par Jules Scheele, comme ce fut le cas pour Queer: A Graphic History, que je possède aussi.

Je n’ai pas encore lu Gender en entier, mais je peux quand même vous en dire deux mots :

  • une page par sujet. Les explications sont claires, synthétiques, et abondamment illustrées. Cela rend le tout très digeste, même si c’est en anglais ;
  • très complet : il y est question du genre comme construction sociale, de l’évolution du concept de genre, d’intersectionnalité, de non-binarité, de fluidité de genre, de transidentités, de masculinité et de féminité toxiques, de violences, de féminismes, … le tout en 170 pages ;
  • écrit et illustré par des personnes queer, pour rester dans la veine « rien à propos de nous sans nous ».

Pour moi qui me pose beaucoup de questions à ce sujet en ce moment, cette lecture est un cadeau du ciel !

À noter d’ailleurs : il y a de très bons articles sur ces questions sur le blog de Dr. Meg-John Barker. Par exemple : Figuring out your sexuality.

#BoringSelfCare

Autre trouvaille chez Housmans : le zine #BoringSelfCare de Hannah Daisy.

Derrière ce titre se cache un profond rejet du « self care » tel qu’il est habituellement utilisé sur Internet : comme synonyme d’une activité de luxe, chère et de fait réservée à une élite.

Par exemple, acheter des boules de bain ou des pierres hors de prix ; des activités uniquement récréatives (par opposition à des activités quotidiennes qui peuvent sembler rébarbatives) ; des loisirs accessibles uniquement aux personnes minces, etc.

L’autrice en prend le contre-pied radical, et propose au contraire une « auto-préservation barbante ». Cela prend la forme de médailles imaginaires bienveillantes à destination des personnes neurodivergentes, souffrant de dépression et/ou présentant un handicap cognitif, mental ou psychique.

Par exemple Went outside, Remembered to breathe, Did not hang out with people I don’t like, Sorted my paperwork, Had a shower — autant d’activités qui peuvent sembler insurmontables pour quelqu’un qui est en dépression par exemple.

Vous pouvez voir à quoi ça ressemble sur le compte Instagram d’Hannah Daisy : @makedaisychains.

Vocabulaire

L’autrice insiste sur le fait que le hashtag #BoringSelfCare est à destination des personnes qui galèrent au jour le jour, qu’iels présentent des troubles mentaux, une maladie chronique, certaines déficiences, etc.

Elle explique que ce hashtag ne doit en aucun cas être utilisé par des personnes valides, ni par les personnes n’ayant aucun trouble mental.

#BoringSelfCare :

Inclusive. Disabled aware. Deaf aware. Neurodivergent aware. No need to spend money. Not always « nice/enjoyable » activities. Self care does not mean you have to do it yourself. Pro Black. Pro trans. Pro sex work. End pill shaming. Positive about bodies & fat people. Anti SWERF/TERF. Pro LGBTQAI+. Pro women. Occupational therapy. Pro choice. Anti ageism. Anti islamophobia & against antisemitism. Pro empathy. Asylum seekers welcome. Pro NHS & free healthcare. Pro POC. Pro access to everything.

#BoringSelfCare is simply doing the tasks you need to do each day to live.

Oh and pro cats.

@makedaisychains 2019

Créer, écrire et illustrer ce zine a nécessité trois ans de travail. Il est en vente sur Etsy au prix de 10£ / 12,50€. Pour chaque vente, 1£ est reversée à l’association caritative Hospital Rooms.

Don’t read this book. Time management for creative people

Magma est une librairie design et alternative que je fréquente depuis mon tout premier voyage à Londres. Leurs livres et nombreux magazines me rendent dingue, je n’en ressors jamais sans acheter quelque chose.

Cette librairie me permet d’assouvir ma passion pas si secrète pour les livres de « développement créatif » (is that a thing?) et plus globalement pour le marketing. (Oui, je sais… D’aucuns trouveront ça sale. Mais c’est très intéressant, surtout quand on bosse comme moi dans le domaine des Internets. Il est tout à fait possible d’apprendre des trucs tout en conservant un esprit critique, hein.)

Cette fois-ci, j’ai acheté Don’t read this book. Time management for creative people de Donald Roos. C’est une sorte de manuel pour t’aider à mieux gérer ton temps quand tu crées des choses.

Une des méthodes proposées par l’auteur consiste à créer une « to don’t list » (liste de choses à ne pas faire). Commencez par lister toutes les choses que vous aimeriez faire, puis découpez la liste en deux après le troisième item de la liste.

Et hop, magie : vous vous retrouvez avec un focus clair de 3 tâches à réaliser. Le reste peut aller à la poubelle !

Une fois ce principe essentiel de priorisation posé, l’auteur distille tout au long des pages des conseils synthétiques pour mieux gérer son temps. Par exemple, comment mieux gérer son temps au bureau, sur Internet, avec les gens que l’on choisit de fréquenter ; comment organiser ses fichiers ; comment mettre en œuvre une routine créative quotidienne ; etc.

Une question essentielle à se poser régulièrement

J’ai particulièrement aimé le « Who gives a shit? test », que l’on pourrait traduire par : le test « Qui en a quelque chose à foutre ? ».

Voici en quoi ça consiste : sur les réseaux sociaux, lisez une publication puis demandez-vous « Qui en a quelque chose à foutre ? ». Puis lisez la publication suivante et posez-vous à nouveau la question.

Et ainsi de suite : vous allez probablement vous rendre compte que personne n’en a rien à foutre dans 99% des cas.

Du coup, fermez l’application ou le site que vous êtes en train de consulter, et faites autre chose.

Autres trouvailles en quelques mots

D’autres livres ramenés de Londres, que je m’efforce de vous présenter de la manière la plus synthétique possible, car on ne va pas y passer la journée non plus, non mais ho.

Surrounded by idiots

Trouvé chez Waterstones, le livre Surrounded by idiots. The Four Types of Human Behaviour (or, How to Understand Those Who Cannot Be Understood) de Thomas Erikson aurait dû en toute logique me donner des boutons, puisqu’il décrit une méthode qui permet de classer les êtres humains en catégories.

Ici, ces catégories sont au nombre de quatre : rouge, jaune, vert et bleu.

Cela m’a néanmoins intéressée de comprendre en quoi consiste la fameuse « formation couleurs » dont j’entends parler sur mes lieux de travail successifs.

Je n’ai pas encore terminé de le lire, mais je trouve ça assez intéressant pour le moment. J’ai surtout hâte d’arriver à la partie où l’auteur promet des solutions pour communiquer avec n’importe qui, même avec des personnes qui ont un profil complètement opposé au sien.

Think like an artist

Petit livre déniché dans un charity shop pour 1,50£ : Think like an artist… and lead a more creative, productive life, de Will Gompertz.

Bon, on est d’accord, le titre vaut ce qu’il vaut : le concept de productivité me crispe, personnellement. Maiiis le contenu m’a paru pas mal, se concentrant sur les enseignements à tirer de la vie d’artistes célèbres, avec force citations à l’appui. Un petit shot d’inspiration qui ne me fera pas de mal.

The Hamlyn Guide to Shells of the World

The Hamlyn Guide to Shells of the World, de APH Olivier et James Nicholls est un guide des coquillages, superbement illustré, et imprimé tout en couleurs, et trouvé à 1£ parmi les livres déstockés chez Treadwell’s. Je n’ai pas pu résister !

Il rejoint ma collection de livres de sciences naturelles vintage, qui constituent de bonnes références pour mes dessins.

From Japan

From Japan. Graphic design from Japan est un beau livre vraiment pas cher (10£) qui réunit des tas de graphismes japonais contemporains : affiches, merchandising, branding, …

Cela me servira de source d’inspiration pour différents projets visuels que j’ai dans les tuyaux. J’aspire en effet à un style graphique plus épuré que ce que je fais d’habitude, et cela nécessite pas mal de recherches et beaucoup de pratique pour apprendre à dire la même chose mais avec moins d’éléments.

Aubrey Beardsley

Trouvé au fin fond d’un charity shop Oxfam, Aubrey Beardsley. Sixty selected drawings contient de nombreux dessins du célèbre illustrateur. L’impression n’est pas extraordinaire, mais bon pour 0,50£, je n’allais pas chipoter…

Victorian picturial borders

Victorial picturial borders est la seule trouvaille que j’ai faite chez Judd Books, cette grande librairie d’occasion située dans le quartier de Bloomsbury à Londres.

C’est un manuel qui contient des tas de gravures et d’illustrations anciennes que l’on peut scanner et réutiliser dans ses propres projets plastiques. J’ai déjà plusieurs livres de ce type, sur différents sujets, et c’est assez pratique à la longue ! Surtout pour 1£…

Livres sur la Watts Chapel

Lors de mon dernier voyage à Londres, j’ai enfin pu visiter cette merveille qu’est la Watts Chapel, à Guildford. C’est un rêve de longue date qui est devenu réalité !

Un passage par la librairie locale m’a permis d’acquérir Watts Chapel. A Guide to the symbols of Mary Watts’s Arts and Crafts masterpiece ainsi que A guide to Watts Gallery artists’ village. Cela me fera bien plaisir de m’y replonger quand j’écrirai mon billet sur la Watts Chapel et Mary Watts !

Wonderful Things de Tim Walker

Enfin, un mot sur deux catalogues d’expositions que j’ai vues et adorées. Le premier, c’est Wonderful Things de Tim Walker, cet immense photographe anglais dont les photos ont bercé toute ma post-adolescence.

L’expo au V&A est somptueuse, et a poussé Walker à créer des tas de nouvelles photos spécialement pour l’occasion. Pour cela, il s’est inspiré de nombreuses œuvres déjà présentes dans le musée. Quand l’art nourrit l’art…

Note : parallèlement à Wonderful Things, qui ne contient que les photos créées pour le V&A, un autre ouvrage consacré à l’art de Tim Walker est sorti au mois de septembre, Shoot for the moon. Bien sûr, mon cœur le désire ardemment !

Pre-Raphaelite Sisters

Pour terminer cette sélection de livres ramenés de Londres, le catalogue de l’exposition Pre-Raphaelite Sisters qui a eu lieu à la National Portrait Gallery jusqu’à fin janvier.

Dirigé et co-écrit par Jan Marsh, historienne de l’art experte du pré-raphaëlisme et de Williams Morris, et à qui l’on doit déjà de nombreux livres sur le sujet, cet ouvrage est à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre d’un tel évènement. Il contient notamment de nombreux essais sur chacune des femmes auxquelles s’intéresse l’expo, le tout richement illustré et imprimé.

À côté des célébrissimes Jane Morris et Elizabeth Siddal, j’ai eu le plaisir de découvrir ou de re-découvrir des femmes dont les visages hantent mes rêves depuis des années : Maria Zambaco, Christina Rossetti, Effi Gray Millais, Evelyn de Morgan, mais aussi Fanny Eaton, la seule femme noire du cercle, qui est aussi celle ayant été identifiée le plus récemment (1988). En savoir plus sur Fanny Eaton (en anglais).

Comme l’écrit Jan Marsh sur son blog à propos de l’expo : I hope that it will stimulate more interest, more research and more exhibitions. There are more Pre-Raphaelite Sisters to meet.

The end is the beginning is the end

Youpi, j’ai terminé ! Je peux vous dire que ramener tous ces bouquins depuis Londres jusqu’à Rennes a été un moment fort désagréable. Mais bon, on ne laisse pas les bébés dans un coin !

Si vous avez des remarques sur ces livres-là, ou bien des conseils à me donner sur d’autres lectures dans la même veine, n’hésitez pas ! Je suis, comme toujours, très friande de vos recommandations littéraires.

Marie

Déjà 20 commentaires

  1. Olalalala la je me suis empressé de lire cet article que j’attendais tant ! Tu as ramené tellement de merveilles. Je ne saurai te dire lequel me tente le plus!

    Et je ne connaissais pas le #BoringSelfCare, je vais creuser ça un peu plus …

    Merci Marie de prendre le temps de nous faire de si beaux articles bien écrit! 💜

    Répondre

    1. Mais ce commentaire est beaucoup trop mignon ! Merci à toi Candice d’accueillir à bras ouverts mes perversions bibliophiles depuis des années déjà 💜

      Répondre

  2. Oh my, j’adore cet article ! J’ai craqué illico sur Queer Heroes (certes, ça a moins de charme de l’acheter en ligne plutôt que de le découvrir en boutique mais il a l’air trop beau !). D’autres ont l’air super chouette ! Je rêverais de voir comment ta bibliothèque est organisée ! (Une idée d’article peut être 😇)

    (Au fait, je fais bientôt un voyage en avion avec pleins de livres – passion littérature jeunesse et cadeau de naissance pour ma bébé nièce qui vit à l’étranger – des conseils pour survivre ??)

    Répondre

    1. Ah je suis bien contente que mon billet t’ait convaincue d’acquérir Queer Heroes, c’est vraiment un très beau et bon livre… J’espère qu’il te plaît !

      Je note ta suggestion éditoriale ! :-p Comme un déménagement se profile, ça pourrait être l’occasion.

      Pour ce qui est de la tannée de trimballer des livres en voyage, je n’ai hélas pas de conseil magique à te donner. Perso je porte tout sur mon dos, comme une mule… 

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  3. Comme Candice j’attendais ce billet avec impatience, et quel régal !

    Queer Heroes a l’air super réjouissant, Gender: a graphic guide et #BoringSelfCare me font bien de l’œil aussi.

    Merci 1000 fois pour ces belles découvertes <3

    Répondre

    1. Coucou Aline ! Ah bah votre enthousiasme bibliophile à Candice et à toi me fait bien plaisir ! En plus à chaque fois que j’écris ce type de billet je me dis « mais nan personne ne va lire ça jusqu’au bout, c’est trop long »… Mais c’est sans compter sur mes meufs sûres 💜

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  4. Oh la la ! TOP :)
    Il me faut absolument « Don’t read this book. Time management for creative people », même si mon travail n’est pas top creatif, j’ai l’impression que les méthodologies devraient m’aider à avancer :)

    J’ai hâte de ton retour sur  » The Four Types of Human Behaviour » selon le dernier test que j’ai fait (il y a plusieurs années) je serais jaune – créatif – à tendance rouge – émotionnelle – sous stress :D)

    Bonne journée Marie !

    Répondre

    1. Merci pour ton mot ! Oui il faut que je finisse ce livre, je l’ai laissé un peu en plan alors que j’arrivais sur la partie la plus intéressante : comment gérer chaque type de personnalité…

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  5. Vanessa (pivoine onirique)

    11 février 2020

    ohlala que de découvertes! bon je ne suis encore jamais allée à Londres (à mon grand désarroi!), mais je sais que cette ville me plairait, elle m’attire depuis mon adolescence où je voulais passer une année en Angleterre pour mes études (et je le regrette, déjà j’aurai un meilleur niveau d’anglais!) bref!
    je serai curieuse de voir ta bibliothèque! à moins que tes livres ne soient rangés ça et là…
    Du coup, j’achète très rarement de livres en anglais (je dois en avoir 2!) de peur de ne pas arriver à les comprendre!
    merci de nous emmener dans tes valises déjà lourdes (ahah!), et de détailler autant tes trouvailles! j’ai encore appris plein de choses !

    Répondre

    1. Merci Vanessa ! Nul doute que Londres te plairait ; moi qui déteste les grandes villes, je me sens à Londres comme un poisson dans l’eau, curieusement. À part Oxford Street qui est un crime contre l’humanité tellement il y a de monde, il y a plein de quartiers très cool où l’on ne se marche pas dessus.

      Pour l’anglais, je comprends très bien, et en effet c’est triste d’avoir des livres que l’on ne comprend pas. D’un autre côté, se forcer à lire en anglais, et regarder des films et séries en version originale sous-titres, aide bien à progresser.

      Tu es la deuxième personne à me poser des questions sur ma bibliothèque, je note pour un potentiel prochain billet :)

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  6. Que de beaux bouquins ! J’aime tant les atmosphères de librairies spécialisées, je n’ose imaginer ton ravissement dans ce genre d’endroit …
    Il y a plusieurs livres qui me font du pied, dont « Surrounded by idiots », cela fait quelques temps que j’en entends parler.

    Merci pour ce joli billet !

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    1. Merci Marion pour ton mot ! Oui les librairies spécialisées c’est un des endroits où je me sens le mieux au monde… Des livres cool par milliers + personne pour te faire ièch en plus… Le bonheur à l’état pur ahah

      Répondre

  7. Première chose que je me suis dit en voyant la photo des livres réunis : « quelle galère ça a dû être de ramener tous ces bouquins ! »

    Je plussoie un commentaire du dessus, j’adorerais voir ta bibliothèque. (première chose qui m’a traversé l’esprit en voyant la couverture de Queer Heroes : « quel rose pétant… je me demande comment elle range ses livres… par couleur ? Par auteur ? Par thème ? »)(la mienne est rangée principalement à base de « mhh le dos de ce livre irait bien à côté de celui là », du coup je ne sais que faire des rares couvertures aux couleurs flash que je possède)

    Que de questions de la plus haute importance qui me traversent l’esprit ;p

    Répondre

    1. Alors là oui ça a été très douloureux de ramener tout ça, et encore je me suis bien calmée par rapport à mes voyages précédents… Mais il y a toujours ce moment de gênance absolue le dernier soir quand je dois préparer mon sac pour le départ et où je me rends compte que, hé merde, j’ai 15 kilos de bouquins à dispatcher dans mes sacs…

      Pour ma bibliothèque : fut un temps où je rangeais mes livres par couleur, car j’avais vu l’effet arc-en-ciel sur des photos et je trouvais ça absolument magnifique. Mais à la longue ce n’est pas très pratique car je ne m’y retrouvais jamais…

      Maintenant j’ai opté pour un système assez classique, par grande catégorie. Mais je me heurte à plusieurs problèmes :

      • admettons que je consacre 3 cases de mes étagères à telle catégorie : quid quand les 3 cases sont remplies, et les cases adjacentes aussi ? Je suis censée tout déplacer et refaire ? La flemme, un peu. Du coup j’entasse les livres en plus par dessus ceux qui sont bien rangés… Ça finit vite par être dégueulasse ;
      • je ne les trie pas par ordre alphabétique, du coup même s’il y a le rangement par catégorie, j’ai parfois du mal à retrouver du premier coup tel ou tel bouquin.

      J’ai commencé à inventorier mes livres car mine de rien j’en ai beaucoup. Je me sers de la méthodologie Dewey. Mais pour bien faire il faudrait que je les numérote comme les bibliothécaires… L’ampleur de la tâche me tétanise pour le moment.

      Du reste, comme je vais bientôt déménager, j’aurai l’occasion de réinstaller ma bibliothèque et d’en profiter pour faire un billet dédié si j’ai le courage :D

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  8. Oh, ce livre sur les bordures victoriennes <3 <3 <3

    En lisant ta description de Queer Heroes, je me demandais justement s'il avait été traduit. Je vois que ce n'est pas le cas non plus pour Don't read this book de Roos, je viens d''en parler à mon éditeur chouchou chez qui j'ai traduit "Don't show your work", d'Austin Kleon, dans la même veine. N'hésite pas à me toucher deux mots des livres qui méritent une traduction, on ne sait jamais ;)

    Répondre

    1. Oh, ce livre sur les bordures victoriennes <3 <3 <3

      Oui, hein ? Il était tout seul dans un bac de soldes, je ne pouvais pas le laisser seul :D

      N’hésite pas à me toucher deux mots des livres qui méritent une traduction, on ne sait jamais ;)

      Oh c’est super chouette !! Je note :)

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  9. Mais quelle sélection inspirante ! J’ai super hâte d’avoir tes impressions sur « Surrounded by idiots » 😛

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    1. Merci ! Héhé oui il faut que je le termine :)

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  10. Oh, quelles belles trouvailles ! :) Merci de les partager avec nous !
    Etant grande fane du mouvement pré-raphaélite, j’ajoute aussi sec à ma wishlist Pre-Raphaelite Sisters !

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    1. Merci Lulla ! Oui ce livre est une merveille… J’ai beau posséder beaucoup de livres sur le sujet, celui-là sort du lot je trouve.

      Répondre

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