Ce que nous vivons est une véritable catastrophe.

Je vous épargne mes élucubrations politiques, mais quand même : j’ai le seum.

Et puis tout ça me coupe la chique. J’ai beau dormir 8 à 9 heures par nuit, je me réveille chaque matin extrêmement fatiguée.

Fatiguée fatiguée fatiguée.

Sans surprise, depuis janvier, la pulsion bloguesque m’a abandonnée, chassée par des choses plus importantes.

Cela qui explique pourquoi je publie beaucoup moins, comme je l’avais pressenti dans mon dernier bilan lunemauvien.

Au quotidien, je traîne encore un peu sur Instagram, plus rapide à mettre à jour (et encore, tout est relatif). J’essaie de m’en contenter, faute de mieux pour l’instant.

Oui, on a besoin d’art. On a besoin d’inspiration. D’interprètes et de représentant.es qui nous apportent la « voix » qui parfois nous manque. C’est un prolongement de nous-même, un réconfort, ainsi qu’un moyen de se sentir moins seul.e, moins fragile.

Mais si nous avons besoin d’art, c’est finalement parce qu’on ne nous laisse pas l’occasion de nous exprimer nous-même, de libérer notre propre parole, notre propre énergie.

Zyle, L’art n’existe pas

Trève de blabla, je vous laisse avec mon best of du moment. J’espère que vous y trouverez quelques trucs pour vous changer les idées.

Musique

Jonathan Hultén – Chants from Another Place

Style musical : folk crépusculaire

La découverte d’un artiste comme Jonathan Hultén est un phénomène aussi rare que précieux. Guitariste, chanteur, auteur-compositeur, mais aussi illustrateur et animateur au talent fou, make up artist sidérant… Mon cœur n’a fait que s’emballer depuis que j’ai croisé la silhouette gracile de l’artiste dans El Fuego.

Au sein de Chants from Another Place, Hultén dévoile un univers personnel d’une grande pureté, narrant des contes de mort et de résurrection, avec pour compagnes sa voix, un piano et une guitare.

Prenant à contre-pied la musique de son groupe Tribulation, qui joue du death aux accents gothiques, le musicien délivre ici un cocon tendre, triste mais tout aussi direct, dont les arrangements, mélodies et paroles sortent nettement du lot.

Chants m’a demandé plusieurs écoutes avant de m’autoriser à passer à travers le miroir. Depuis, je m’y abreuve comme à une fontaine enchantée, naviguant entre deux mondes…

Fans de Tolkien, ne manquez pas non plus le clip de The Mountain !

Quant à moi, je me morfonds depuis l’annulation du concert de Chelsea Wolfe à Paris le 17 mars dernier, dont Jonathan Hultén devait faire la première partie. 💔

Myrkur – Folkesange

Style musical : folk scandinave qui fout les poils

Le voilà enfin, l’album folk de Myrkur. Amalie Bruun nous faisait poireauter depuis plus de deux ans avec des reprises folk, savamment disséminées au fil de l’eau sur Youtube.

Cette fois, ça y est, Folkesange est là, et il dépasse toutes mes attentes. Myrkur y livre une épopée scandinave intense, envoûtante et, par moment, belle à pleurer.

Si le premier morceau, Ella, ne vous met pas K.O., alors ce sera Leaves of Yggradesil, ou ce ne sera pas. La présence d’instruments traditionnels comme la nyckelharpa, la talharpa, et la lyre renforcent la voix elfique de la musicienne. Vinter clôt l’album non sans rappeler un certain Danny Elfman – rien que ça.

Les rageux doivent s’étrangler de rage, à voir Myrkur enchaîner les albums magnifiques, passant avec facilité d’un black metal opaque au plus ébouriffant des kulning.

Mephorash – Shem Ha Mephorash

Style musical : black metal mystique

Le morceau Sanguinem de Mephorash – et son clip – ont été une révélation. Il débute par des chœurs féminins habités, sur fond de grosses guitares qui font monter la pression. Le reste est une longue litanie mélodique et dépressive qui m’a prise aux tripes et retournée comme une crêpe. Et le reste de la galette est tout aussi goûtu.

Si le concept derrière l’album est un chouïa abscons (cette chronique en anglais en parlera mieux que moi), la musique est tout bonnement incroyable, ultra immersive, atmosphérique, rituelle as fuck. La production est à la hauteur de l’ambition artistique du disque, ce qui rend ce groupe suédois très singulier par rapport à la masse de productions dégueulasses du genre.

Shem Ha Mephorash constitue une expérience à part, que j’oserais qualifier de transcendante. Y’en a pas des milliers, des albums de black de cette qualité…

Si ça vous intéresse, Mephorash a publié un essai (format PDF sur Google Drive) expliquant la signification des paroles et du clip.

Suldusk – Lunar Falls

Style musical : dark folk, blackgaze

Créé en 2017 par la musicienne australienne Emily Highfield, Suldusk est un projet d’une grande poésie.

Lunar Falls est une pépite mélodique et sombre qui s’écoute avec plaisir d’un bout à l’autre. C’est très mélancolique, forcément : des moments très intenses (lourdes guitares et growls) succèdent à des passages folk, parfois chuchotés, du plus bel effet.

Côté paroles, l’album fait l’éloge de la nature, servant de refuge et de guide à celles et ceux se sentant en décalage avec la société. En somme, un premier album aussi sublime que sa pochette.

Shaam Larein – Sculpture

Style musical : rock gothique, doom

Décidément, la scène musicale alternative suédoise se porte bien ! Originaire du Moyen Orient, et influencée autant par PJ Harvey que par Billie Holiday, Shaam Larein propose une épopée musicale intense, grâce notamment à sa voix de prêtresse des ombres et à celle de ses acolytes.

Sculpture s’inscrit dans la lignée du plus pur gothic rock, tout en proposant quelque chose de plus grandiloquent encore. La présence d’orgue, de piano et de différents synthétiseurs se marie fort bien avec une rythmique lourde et une guitare incisive, et confère aux sept morceaux une dimension cérémonielle. Entêtant !

Rosalie Cunningham – Rosalie Cunningham

Style musical : rock psyché-prog halluciné

Changement radical de catégorie : voici un album feel good très indiqué en ce moment ! Rosalie Cunningham, libérée de son pourtant excellent groupe Purson, vole dorénavant de ses propres ailes dans un univers multicolore et un poil barré qui file la patate.

Chanteuse, autrice-compositrice, et multi-instrumentiste, la musicienne anglaise livre ici un album pêchu et très mélodique, dont les morceaux accrocheurs, tendres et non dénués d’humour restent longtemps en tête.

Notons que c’est Cunningham elle-même qui joue guitare, basse, claviers et percussions sur ce premier album solo en tout point jouissif.

Alice Boman – Dream On

Style musical : chamber pop lacrymale

Pour terminer, échouons sur les rivages oniriques de Dream On d’Alice Boman (encore une Suédoise !). Cet album très doux se savoure à la nuit tombée.

Mais il brise un peu le cœur quand même, ce disque : la voix haut perchée de Boman susurre des paroles douces-amères sur l’amour, et chaque morceau ajoute à la charge émotionnelle provoquée par le précédent, l’air de rien.

La délicate magie de l’artiste se développe à pas feutrés grâce à une production aérienne, saupoudrant chaque nuage de chagrin d’une brume de regrets.

Ça a tourné aussi

  • Remind Me Tomorrow de Sharon Van Etten : un mélange entre Weyes Blood, du vieux PJ Harvey, et toutes les bonnes vibes 90s dont on a besoin en ce moment. Il faut absolument écouter les morceaux Jupiter 4 et Seventeen.
  • Blackwater Holylight de Blackwater Holylight : si vous aimez le son seventies, les orgues, les synthés, le heavy, et que vous ne dites jamais non à un peu de shoegaze, alors ruez-vous sur les deux albums de ce quintette féminin issu de Portland !
  • Esoteric Oppression de The Moth Gatherer : du sludge hypnotique qui s’écoute en boucle et c’est pas dommage. À l’origine du groupe : des deuils compliqués et le besoin de retourner vers la lumière. J’adore !
  • Reims Cathedral, December 13th, 1974 de Nico : Nico, seule à l’harmonium, jouant dans la cathédrale de Reims en première partie de Tangerine Dream en 1974. À la nuit tombée, vêtue de noire, tremblante dans le froid glacial, elle égrènera les 11 titres d’une mémorable leçon de ténèbres, dixit Rock’n’Folk dans son hors-série sur les musiciennes rock.
  • Quiet Signs de Jessica Pratt : des rêveries duveteuses et minimalistes comme on les aime, avec une drôle de petite voix. À écouter au beau milieu de la nuit pour décoller.
  • Time de Dystopian Future Movies : bien qu’un peu répétitif, la tristesse de cet album de rock expérimental colle à la peau, comme un bon livre.
  • Pitfalls de Leprous : du metal progressif complètement unique en son genre, magnifié par le chant incroyable de Einar Solberg.

Écrans

Joker

Genre : drame schrizophrène

J’ai TELLEMENT aimé Joker.

Je m’attendais pourtant à être déçue, étant donné 1/ le nombre de critiques dithyrambiques que j’avais lues (= louche), 2/ la tendance générale qu’a Hollywood de foirer les films issus de l’univers comics (vade retro Marvel).

À la place de ça, on a un film captivant, qui fait du meilleur méchant de tous les temps l’un de nos contemporains (on pense forcément à Nolan et à son excellent Batman Begins). Le scénario et la musique montent en puissance jusqu’à la demie-heure finale, que j’ai trouvée merveilleuse.

Cela faisait un bout de temps qu’un film ne m’avait pas autant tenue en haleine. Sentir le protagoniste sur le fil du rasoir de bout en bout a été une sensation presque physique.

Par bien des aspects, j’ai toujours ressenti beaucoup d’affinités avec le personnage du Joker ; celui-ci en particulier, car il cristallise un désespoir social complètement d’actualité.

Bon, bien entendu, je rêve que ce Joker-là rencontre Batman maintenant… Mais ne venez pas me parler de Robert Pattinson s’il vous plaît, j’ai encore du mal à digérer.

The Outsider

Genre : fantastique nébuleux

J’ai beaucoup aimé la première saison de The Outsider, malgré ses défauts. Il s’agit d’une adaptation d’un roman de Stephen King que je n’ai pas lu, donc je n’avais aucun spoiler ni aucune attente.

Le pitch ? Un crime abominable d’enfant secoue une petite ville de Géorgie, et le début de l’enquête semble accuser un prof de lycée. Mais une force surnaturelle va brouiller les pistes, et ébranler les conviction du flic en chef, et d’une enquêtrice aux méthodes peu orthodoxes.

Ce que j’ai aimé :

  • l’histoire, excellente (mais bon y’avait aucun risque à ce niveau-là) ;
  • Holly Gibney, une enquêtrice extrêmement intelligente, qui n’exclut pas le surnaturel ;
  • la mise en scène, et le fait que l’on ne voit pas trop « la chose » ;
  • le début du final, une des séquences les plus tendues que j’aie vues depuis longtemps ;
  • les petites vibrations à la X Files que j’ai ressenties de temps en temps.

Étant donné que les bonnes séries fantastiques ne courent pas les rues, The Outsider est très recommandé, même si le final, bon… m’enfin vous verrez. (D’ailleurs, n’oubliez pas de regarder le générique de fin en entier.)

Note : c’est déconseillé au jeune public, il y a des images très fortes, dès le pilote.

Livres

Quelques lectures pour terminer !

Peau de Mille Bêtes de Stéphane Fert

De Stéphane Fert, je connaissais l’excellente bande-dessinée Morgane, co-créée avec Simon Kansara. Cette fois-ci, dans Peau de Mille Bêtes, Fert est seul aux manettes, se chargeant non seulement des époustouflants dessins mais également du scénario, adapté d’un conte de Grimm moins populaire que d’autres : Toutes-Fourrures.

Le résultat se dévore, tellement l’histoire est bien ficelée, traitant d’un sujet grave (l’inceste) avec des éléments merveilleux et des pointes d’humour bienvenues.

Le trait si particulier de Stéphane Fert, et son goût pour les couleurs inhabituelles, tout droit sorties d’un rêve (bleu, violet, fuschia…), ajoutent à la forte impression que laisse l’histoire, féministe en diable.

Sacrées sorcières de Pénélope Bagieu

À moins que vous ne viviez dans une grotte, vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu parler de Sacrées sorcières, l’adaptation en BD par Pénélope Bagieu du roman de Roald Dahl.

Je l’ai lu d’une traite, non sans frissonner devant certains passages qui glacent le sang. Le dessin de Pénélope Bagieu a atteint une grande maturité, il y a un travail très fin sur les textures, les détails, les personnages humains et non humains… C’est drôle et flippant à la fois, et ça marque longtemps !

Pour la petite histoire, j’ai eu la chance de rencontrer Pénélope lors d’une séance de dédicace à Rennes, ce qui m’a permis de lui dire quelques mots maladroits et de lui offrir un petit dessin-bricolage que j’avais fabriqué pour elle. Je n’en reviens toujours pas qu’elle l’ait partagé sur Instagram !

La Mort par les plantes de Helmut Eisendle

Quel drôle de petit livre que voilà ! Déniché totalement par hasard dans ma librairie préférée de Brest, j’ai nommé la fabuleuse Petite Librairie.

En 33 fiches pratiques et magnifiquement illustrées, La Mort par les plantes dévoile tout ce qu’il faut savoir sur les plantes toxiques : ciguë aquatique, belladone, œnanthe fistuleuse…

Noms, propriétés, effets, dose minimale, dose létale, voie d’administration, étude d’un cas : vous n’ignorerez plus rien des façons variées de faire souffrir et d’assassiner grâce aux plantes.

Comment résister à une telle quatrième de couv’, franchement ? D’autant que le livre est bourré d’humour – noir, évidemment.

L’Art macabre dans l’Yonne de Marc Labouret (dir.)

Une très chouette surprise reçue pour mon anniversaire, le mois dernier : L’Art macabre dans l’Yonne, un livre court mais très bien illustré, grâce auquel j’ai découvert des lieux dont je n’avais jamais entendu parler. Par exemple :

  • la danse macabre de la Ferté-Loupière, qui s’étend sur 25 mètres ;
  • la chapelle des Ferrand à Joigny, et ses bas-reliefs sur la résurrection ;
  • la Belle Croix de Neuvy-Sautour et ses quatre squelettes polychromés.

Enclos paroissiaux et Chapelles de Bretagne

Deux livres qui rejoignent mon interminable collection sur les curiosités bretonnes :

Enclos paroissiaux. L’héritage des siècles d’or de Hervé Quéméner et Jean-Yves Guillaume

Un gros pavé richement illustré, qui fait la part belle aux retables, ossuaires, calvaires, fontaines et autres statues bretonnes.

Les photos sont magnifiques, et j’apprécie tout particulièrement les gros plans sur certains détails placés en hauteur.

Chapelles de Bretagne. Histoires et légendes de François de Beaulieu et Hervé Ronné

On doit aux éditions Ouest France un nombre impressionnant de manuels pratiques et maniables sur les moindres recoins de Bretagne.

Celui-ci s’attache moins au decorum qu’à l’ensemble des chapelles bretonnes : architecture, symboles, ex-votos, mythes et légendes (pierres « de fertilité », notamment). Un bon complément au livre précédent !

This is the end

Dans l’hypothèse où le présent billet n’aurait pas comblé votre soif insatiable de lecture, ne manquez pas les livres, revues et zines de mon dernier voyage à Londres. (Voyage par ailleurs non documenté, faute de temps.)

Sur ce, restez calmes, ne postillonnez pas sur les gens, et lavez-vous bien les pattounes.

Ah, et surtout, restez chez vous dans la mesure du possible.

This too shall pass. Courage !

Marie

Déjà 20 commentaires

  1. Coucou Marie,
    Suite à l’un de tes posts, on a regarde The Outsider… et ça faisait longtemps que j’avais pas vécu une série aussi intense. Mais petit bémol sur le « final » qui m’a un peu déçue sinon chaque épisode était vraiment bien ficelé. Et une mention spéciale pour Holly !
    Merci pour la recommandation !

    Répondre

    1. Coucou Delphine !

      Ah oui Holly est un super personnage ! J’ai hâte de lire le bouquin car elle est sans doute encore plus détaillée et subtile sous la plume de Stephen King.

      Cela me fait toujours bien plaisir quand mes recommandations servent, merci beaucoup pour ton petit m(ia)ot !

      Répondre

  2. Hello Marie,
    Je l’ai déjà dit ailleurs mais je le redis ici : mille mercis pour la découverte de Jonathan Hultén ! Dès la première écoute, j’ai littéralement été envoûtée ! Entre le son et le visuel, le coup de coeur a été immédiat. C’est tellement évocateur, tellement porteur d’un univers construit, personnel, que c’est bien la première fois que je suis incapable de faire quelque chose d’autre si la musique est lancée : elle requiert toute mon attention !
    Il y a de bien belles pépites dans cette sélection (livres compris), je n’ai pas encore tout exploré mais m’est avis que je vais tomber sur d’autres artistes qui vont soit combler ma soif de nouvelles découvertes, soit titiller ma Muse, si sensible à l’Art des autres (en particulier musical).
    Peau de mille bêtes est dans ma wishlist depuis que j’ai lu (et adoré) Morgane, entre le trait et le texte, quelle merveille ! (et puis en plus c’est une reprise de conte, et j’aime les réinterprétations de contes) Ton avis me conforte dans l’idée de me jeter chez mon libraire pour l’acquérir, lorsque le confinement sera terminé.

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    1. Je vais seconder Lullaby : c’est vraiment exceptionnel Jonathan Hultén.

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      1. Ah ça me fait tellement plaisir que vous vous soyez rué·es dessus et que l’on découvre son univers à peu près en même temps :)

        Répondre

    2. Merci beaucoup Lulla pour ton super comm’ ! C’est clair que Hultén c’est quelque chose, et je trouve que cet album s’inscrit très, très bien dans la mouvance de nos grandes découvertes artistiques lunemauviennes collectives. Quel bonheur de tomber sur de telles pépites !

      La BD devrait te plaire je pense, c’est très original… En plus elle est touffue, ce qui est très agréable (je trouve les BD fines très frustrantes !). D’avance bonne lecture :)

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  3. Comme déjà dis ailleurs, je me rajoute à la liste des personnes te remerciant pour la découverte de Jonathan Hultén !

    Sinon la seule chose qui me démange vraiment de dire c’est VIVE LES PLAFONDS BLEUS BRETONS ! Hum, pardon, mais c’est <3 <3 <3 entre eux et moi (bon peut-être surtout à sens unique mais détail détail…) ;-)

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    1. Ah mais c’est tellement chouette toute cette ovation pour Jonathan Hultén ! Cela me fait plaisir, car j’ai eu un gros coup de cœur sur ce disque. Pour moi c’est l’archétype du projet à partager sur l’astre pourpre, et voir que la balle est saisie au bond ça me conforte dans la pertinence de continuer à suivre cette voie en dépit des années qui passent (cette phrase est interminable pardon).

      Et sinon, je crois que je n’avais jamais entendu parler des PLAFONDS BLEUS BRETONS avant, ni jamais remarqué spécialement… Si tu as une lecture synthétique à me recommander, je prends ! :)

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      1. Pour être honnête concernant les plafonds bleus, je n’ai jamais creusé (comme pour tant de choses), mais simplement constaté la présence dans de nombreuses églises ou chapelles en Bretagne d’un magnifique bleu clair. Souvent sur du lambris il me semble, cela doit outre la déco, faire office d’évocation du ciel pour le symbole (vu les étoiles parfois dessus) et peut-être aussi avec une fonction protectrice de la couche de peinture pour être plus prosaïque. Peut-être n’est-ce pas spécifiquement du coin, peut-être est-ce une pratique bien plus récente que je me plais à l’imaginer. Esthétiquement en tout cas j’adore !

        Un de mes coups de cœur de ce côté fut la chapelle de Saint-Herbot.
        Il y avait un café juste en face qui m’a laissé (je ne me souviens plus pourquoi, peut-être l’ambiance ou le bâtiment un peu étonnant) un bon souvenir au passage ;-) J
        En même temps, j’ai eu la chance d’y entrer avec un brin de soleil à l’extérieur et du coup des nuances de lumières sont venues agrémenter le tout.

        Vue un peu générale utilisée ici :
        Un brin plus « arty »  :
        )

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        1. Chouette, merci beaucoup pour tes explications ! Je retourne de ce pas baver devant la belle voûte de la chapelle du château de la Verrerie.

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  4. C’est toujours un plaisir de te lire.
    Merci pour toutes ces intéressantes recommandations !!! <3
    Jonathan Hultén et Suldusk, surtout.

    Je t'embrasse,
    Mona

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    1. Merci beaucoup pour ton mot, Mona, cela me fait plaisir ! Bisous bretons !

      Répondre

  5. L’album de Myrkur <3 J'ai hâte de trouver le vinyle dans la boite aux lettres de mon studio quand je pourrai retourner chez moi.
    Je n'ai pas eu d'autre coup de coeur aussi intense que pour Leaves of Yggdrasil, mais il est quand-même d'une beauté qui fout la chair de poule.

    J'avoue que je me suis décidée à écouter Jonathan Hultén en voyant tout le monde en parler dans les commentaires. Je vois complètement pourquoi il aurait du faire la première partie de Chelsea Wolfe ! J'étais un peu sceptique au début mais quelle voix envoûtante.

    La Mort par les plantes était déjà dans ma liste après ton partage en story ! Quel joli petit bouquin, j'ai hâte de pouvoir me le procurer.

    Et il faut VRAIMENT que je regarde le Joker.

    Répondre

    1. L’album de Myrkur <3 J'ai hâte de trouver le vinyle dans la boite aux lettres de mon studio quand je pourrai retourner chez moi.
      Je n'ai pas eu d'autre coup de coeur aussi intense que pour Leaves of Yggdrasil, mais il est quand-même d'une beauté qui fout la chair de poule.

      Même pas le refrain de Ella ? ^^

      J’avoue que je me suis décidée à écouter Jonathan Hultén en voyant tout le monde en parler dans les commentaires. Je vois complètement pourquoi il aurait du faire la première partie de Chelsea Wolfe ! J’étais un peu sceptique au début mais quelle voix envoûtante.

      Je comprends ! Je n’ai pas tout de suite eu de coup de cœur, ça m’a demandé pas mal de temps avant d’apprécier. C’est toujours très étrange les albums comme ça… Bon, je garde quand même espoir que la tournée de CW pourra être reportée… snif…

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      1. Il est magnifique et tout l’album avec lui, mais il y a quelque chose qui m’a touchée quand j’ai entendu LOY, c’était viscéral !

        Oh et tant que j’y suis, petit conseil musical : Slift, un groupe toulousain de rock-psyché de l’espace. Leur dernier album Ummon est un vrai voyage (et ceux qui le précèdent sont géniaux aussi, en un peu moins sombre).

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        1. Ouais, ça m’étonne pas, LOY m’a également foudroyée, et j’ai beau l’avoir déjà écoutée un nombre considérable de fois, j’ai encore tendance à la remettre sitôt écoutée.

          Merci beaucoup pour ton conseil sur Slift, je vais m’empresser d’écouter ! Je suis encore plus gloutonne de musique en ce moment, ça m’aide à tenir des journées chez moi devant mon ordi sans pouvoir m’aérer la truffe dehors.

          Répondre

  6. Bon choix ;-)
    J’adore ces histoires de découvertes fortuites style « oh arrête d’abîmer le mur et récite tes ave maria en sil… mais…mais il y a un truc en dessous ! »

    Répondre

  7. Merci beaucoup pour la découverte de l’album de Myrkur, c’est si beau !! <3

    Ton avis enthousiaste à propos de "Joker" m'intrigue et éveille ma curiosité. J'ai préféré éviter le film en raison de l'engouement des masculinistes pour le personnage, je lui donnerai peut-être quand même une chance histoire de me faire mon propre avis.

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  8. Je suis bien en retard pour commenter tous tes billets Marie, je n’ai pas du tout pris le temps de me pencher sur les blogs des copines (ni même sur le mien ahah) ces dernières semaines – il faisait si beau que j’en ai bien profité pour rester dehors …

    Mais je rattrape enfin et avec quel plaisir <3

    La chanson de Jonathan Hultén … j'adore, vraiment c'est si doux et puissant ! Coup de coeur réel, cela m'offre plein de pistes.
    La voix de Myrkur est incroyable ! Vraiment pas le style de musique j'écoute généralement mais … idem, je suis subjuguée. Je pense que je passe à côté de bien des merveilles en ne sortant pas de mon confort habituel de styles musicaux. J'apprécie d'autant plus d'être déstabilisée par tes propositions !
    Quant à Mesphorash, clairement j'aime moins mais je me suis fait happée par le clip, je pense qu'il faudrait que j'y revienne.
    La chanson Lunar Falls me rappelle, bizarrement, un des sous-thème de Serj Tankian, cette espèce de tension, douce et "désespérée", je ne sais pas si je m'exprime bien.
    Si je n'apprécie pas trop Shaam Larein, j'ai bien accroché avec Rosalie Cunningham. J'irai écouter les morceaux qu'elle a composés avec son ancien groupe !

    J'ai gardé ta page en favori pour déguster le reste de ce que tu proposes, puisque j'admets que tu me fais vraiment m'ouvrir à plein de sonorités inhabituelles :)

    Bon côté film, je n'aime pas le cinéma et je n'arrive pas à me poser devant un film mais tu narres bien, ça donne envie.

    La BD de Stéphane Fert semble ouf ! J'adore, elle a l'air d'être si belle et agréable à parcourir …
    Hum, "La Mort par les Plantes" sera sûrement sur une prochaine liste, c'est typiquement le genre de bouquins que j'adore ! J'en ai déjà un dans le style et je suis heureuse d'avoir dans mon jardin l'une des plantes les plus mortelles de France, mais c'est clairement le genre de lecture super sympa et rigolote :)

    Bref, encore merci pour ton travail !
    A bientôt :)

    Répondre

  9. Philippe

    8 mai 2020

    Bonjour Marie :)

    Cela faisait un moment que j’avais mis ce lien de côté, j’ai enfin l’occasion de le lire.
    Merci pour la découverte de Jonathan Hultén, le genre de musique qui me donne envie de me préparer une boisson chaude et de regarder le monde par la fenêtre. Et les clips, c’est whoua.

    Comme tu dis, beaucoup de choses ont été annulé ces dernières semaines et cela pourrait être épuisant de se les remémorer, d’essayer de luter contre ces contrariétés contre lesquelles on ne peut pas grand chose… Mise à part « faire avec ».
    Je sais que cela prête à sourire, que c’est très facile à dire, mais autant utiliser cette énergie à faire autre chose plutôt que d’essayer d’empêcher la marée de monter.

    Je suis très content pour toi que tu ais pu rencontrer Pénélope Bagieu et lui offrir ton cadeau. J’imagine un peu ce que tu ressens pour avoir eu la chasse de la rencontrer lors d’une dédicace de la Page Blanche.

    Les choses vont reprendre doucement, un peu différemment, mais au moins on avance. C’est comme sentir une légère brise alors qu’on est sur un voilier à la dérive, le bateau reprend vie.

    Répondre

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