Fée-vrier, mon petit mois, s’achève déjà.

Une bougie de plus à mon actif, j’approche tran­quil­le­ment du milieu de ma vie.

Que faire du temps qui nous est imparti ? Seul l’instant T compte.

Si aucun retour en arrière est possible, comment améliorer l’avenir ? Grâce à nos décisions.

Choisis, mais choisis judicieusement.

Revue de web

Autre monde : quel bonheur de découvrir les œuvres de Lidia Kostanek, une céramiste et graveuse polonaise installée à Nantes. Ses œuvres naviguent entre rêve et cauchemar, et témoignent des réflexions de l’artiste à propos du corps humain, de l’identité féminine et de la problématique du genre.

Elle expose plusieurs œuvres à La Briqueterie, près Saint-Brieuc, jusqu’au 28 avril 2019. On peut apercevoir plusieurs de ses céramiques dans le remake récent de Suspiria. N’hésitez pas à suivre son travail sur Instagram et Facebook !

Muse : Mélusine serait-elle une sirène ? Dans la même veine : Sirens Are Actually Bird-Bodied Messengers of Death, Not Sexy Mermaids. (Via Sarah Chavez.)

En passant : Éloge de la banalité. Je veux me permettre d’écrire, même des trucs pas originaux, même des trucs pas terribles. Je veux savoir que je vais pas changer le monde et y aller quand même.

Cyber-harcèlement : La Ligue du LOL a-t-elle vraiment existé et harcelé des féministes sur les réseaux sociaux ? Hélas oui. Plusieurs victimes de ce groupe de sales petits mecs ont eu le courage de témoigner – si vous n’avez pas encore lu les témoignages ci-dessous, accrochez-vous, car c’est très violent :

Design : de nouveaux emojis représentant les personnes handicapées (en anglais) vont faire leur apparition, ce qui devrait contribuer à améliorer leur représentation dans les médias, notamment sur les réseaux sociaux. Il y aura aussi un emoji représentant les règles (une goutte de sang), et un emoji loutre !

Japon : deux endroits kitsch où aller boire un verre à Tokyo : Chamber of Raven et Christon Cafe. (Via Seraf’ et Marie.)

Langue : la véritable histoire du mot « wesh ». (Via Laélia Véron.)

Ciel ! Marion a réussi à immortaliser la belle lune rouge de janvier. Ses autres photos valent le coup d’œil !

Mise au point : Pourquoi l’« hétérophobie » n’existe pas plus que le « racisme anti-blanc ».

Biodiversité : Les insectes pourraient disparaître de la planète d’ici 100 ans. (Via Marina.)

Podcast : La discrétion comme acte de résistance. Éloge de la mise en retrait, d’un effacement qui permet de s’ouvrir à l’autre par l’écoute et de résister à une société qui valorise le paraître et la mise en scène de l’existence. (Via Béné.)

Art : j’adore les champignons de Jill Bliss (en anglais) !

Anxiété : j’ai adoré cet article de S. Elizabeth (en anglais) à propos des remèdes qui l’ont réconfortée lors de ses crises d’anxiété en 2018.

Insolite : au Québec, il existe un hôtel et une chapelle de glace ! C’est d’ailleurs l’occasion de découvrir le blog voyage d’Audrey, Arpenter le chemin. Dans la même veine : 9 igloos et hôtels de glace où passer la nuit.

Mode : Le funéraire et la mode : Depuis quand le dress code est-il all in black ? Un passionnant billet signé Le Bizarreum, dans le prolongement de l’expo Death becomes her (en anglais) qui a eu lieu au Met il y a quelques années. À ne pas manquer non plus : ce fil Twitter à propos de l’époque où la tuberculose était sexy.

Découverte blog : The Attic On Eighth, un blog collaboratif de meufs qui parlent de littérature, de bien-être, de mode, de santé mentale, de culture pop, de politique et de bien d’autres sujets. (Via The Repvblic of Letters.)

Écriture : Neil Gaiman a sorti une masterclass (en anglais), et ça a l’air vraiment pas mal (en anglais).

Lune : une lune de 81 mégapixels, après combinaison de 50 000 photos. (Via Hellgy.)

WTF : Don’t dress like a fascist WTF, un coup de gueule salutaire contre la mode gothique qui s’inspire du Troisième Reich. Quelle idée ! Dans la même veine : les sacs à dos en forme de cercueil sont stupides (en anglais).

Londres : on ne dit jamais non à un trip gourmando-gothique à Londres ! Si vous cherchez d’autres bonnes adresses inhabituelles, mes billets sur Londres devraient vous donner quelques idées.

Inspiration : øjeRum est un artiste pluridisciplinaire et autodidacte danois, qui excelle autant dans le collage que dans la musique. Son univers sombre et lyrique fait la part belle à un Moyen-Âge interstellaire, grâce auquel on rêvasse longuement.

Babooshka : fans de Kate Bush, réjouissez-vous ! Outre la publication d’un recueil de ses paroles de chansons, How to be invisible, la musicienne sort également des raretés dans un coffret 4 CDs. Mais, curieusement, aucune version vinyle n’a été annoncée. Et pour terminer, une vidéo vintage inédite de Kate Bush jouant Under The Ivy au piano. (Via Guillaume.)

Tourisme : Le tourisme noir, entre leçons d’histoire et voyeurisme macabre. (Via Arpenter le chemin.)

Audio : 16 000 effets sonores mis à disposition par la BBC, libres de droits. Ambiances, cris d’animaux, bruits de pas ou brouhaha… L’usage est réservé aux projets personnels, éducatifs ou académiques. (Via Christophe Laduron.)

Critique : L’avis des autres et moi. Rozenn explique pourquoi suivre les pseudo conseils des chroniques négatives de ses livres a été sa pire erreur d’autrice.

Écoféminisme : Féminisme et cause animale, un article de fond sur le sujet, à lire dans la toujours impeccable revue Ballast.

Liste de souhaits : mon éditeur design préféré, Victionary, sort un nouveau pavé consacré aux femmes designers, Design(h)ers. A Celebration of Women in Design Today. This book serves as a visual time capsule that not only celebrates how far women in design have come, but also reminds us of how far society has yet to go. Et en plus, le livre est violet !

Musique : une interview intéressante de Jeanne Added. On existe par le lien bien plus que par notre individualité.

Peinture : comment effacer de l’aquarelle ? (En anglais.)

Disparition : je suis triste, triste, triste d’apprendre la mort de Tomi Ungerer. Mais le documentaire qu’Arte lui a consacré m’a mis du baume au cœur. À voir en replay jusqu’au 18 mars seulement. À lire aussi : Tomi Ungerer dans la lune.

C’est pas trop tôt : L’Académie française se résout à la féminisation. Le combat mené par les immortels s’explique aussi par leur profonde misogynie. “L’historien Pierre Gaxotte a affirmé en 1980 : ‘Si on élisait une femme, on finirait par élire un nègre…’”, rappelle Maria Candea. Sur le même sujet : « Auteure » ou « autrice » ? « On ne trouve plus ces termes choquants comme dans les années 80 ».

Créativité : Gabrielle Aznar partage le making of de sa nouvelle bannière de blog, un diorama lunaire à souhait !

Podcast : un épisode d’Un podcast à soi consacré au rapport entre la foi et la lutte pour les droits des femmes. Comment être féministe tout en étant croyante, pratiquante ? Quelles sont les luttes des féministes religieuses ? Comment vivent-elles ? (Via Minute Simone.)

Londres : du 11 avril au 21 juillet 2019, ne manquez pas l’exposition Edvard Munch: love and angst qui a lieu au British Museum.

On the Waves of Love

Du balais ! Votre flux Twitter ne vous met plus en joie ? Faites du tri parmi vos abonnements grâce à cet outil en ligne (en anglais) inspiré de la méthode KonMari de Marie Kondo. Radical ! (Via Annso.)

Artisanat : je ne savais pas que les vidéos de restauration de tableaux étaient aussi captivantes à regarder ! (Via Amandine.)

Colère : How Mainstream Body Positivity Has Failed Us.

We need to abandon “positive vibes only” rhetoric and acknowledge the entire range of emotional, physical, psychological, and spiritual responses to the body terrorism we experience. (…) Our rage is palpable and it is righteous, an appropriate response to the systemic oppressions, institutionalized racism, and state sanctioned violence(s) that are disproportionately deployed against those with non-normative bodies.

Innovation : The Alternative Limb Project est une initiative artistique de Sophie Oliveira Barata, qui allie prothèses et créativité afin de créer de véritables œuvres d’art. En mêlant artisanat et innovation technologique, ses créations explorent les thèmes de l’image de soi, des modifications corporelles et du transhumanisme, tout en provoquant des discussions positives à propos du handicap et de la diversité physique.

Musique : « High-Tech and Hand-Made »: Peter Gabriel Shares His Recording Philosophy.

Grâce : quelle beauté que les broderies aquarellées de Sabatina Leccia ! Cette artiste française mêle fil et peinture dans de sublimes compositions abstraites. Elle anime régulièrement des ateliers de « broderie poétique » à Paris. Vous pouvez la suivre sur Instagram et sur Facebook. Et j’ajoute d’ores et déjà à ma wishlist le livre De fil en aiguille. La broderie dans l’art contemporain de Charlotte Vannier, dans lequel Sabatina est à l’honneur.

Témoignage : Sarah partage son expérience de l’avortement en bande-dessinée à travers son blog My little I.V.G. (Via La Petite Créature.)

Insomnie : je découvre l’ASMR (de l’anglais Autonomous Sensory Meridian Response, que l’on peut traduire par « réponse autonome sensorielle culminante », selon Wikipédia), et… je suis autant sidérée qu’amusée. A priori ça s’écoute au casque au moment de dormir, afin de faciliter la détente et l’endormissement. Avez-vous déjà essayé ?

Environnement : de la neige noire est tombée en Sibérie (en anglais).

Paris : la Halle Saint Pierre présente HEY!#4, exposition qui met en lumière la scène artistique alternative, grâce au travail de curation d’Anne & Julien, créateurs de la revue HEY! modern art & pop culture. À voir du 23 mars au 2 août 2019.

Psychophobie : les « malades » réclament leurs droits.

Very NSFW : attention, le lien suivant contient des images pornographiques. Assurez-vous d’être dans un environnement safe pour le consulter ! Revisiting Suck magazine’s experiment in radical feminist pornography.

Paris : si vous passez par la capitale, ne manquez pas l’exposition Chroniques de la Thanatopraxie au Musée d’Histoire de la médecine, jusqu’au 28 mars 2019. Parmi les pièces remarquables, la table marquetée fabriquée avec des restes humains, dont un pied.

Twitter : comment rendre vos hashtags accessibles ? (En anglais.) En résumé : mettez une majuscule sur chaque mot composant le hashtag, pour que les lecteurs d’écran, utilisés notamment par les personnes aveugles, restituent correctement chaque mot. Par exemple : #CeciEstUnTweet et pas #ceciestuntweet. L’absence de majuscule pour dissocier chaque mot est gênante en particulier lorsqu’un mot se termine par une voyelle et que le mot suivant commence par une voyelle.

Piou piou : Quelques astuces pour nourrir les oiseaux de son jardin (ou de son balcon).

Expo : à ne pas manquer à Paris, l’exposition La Lune. Du voyage réel aux voyages imaginaires, au Grand Palais, du 3 avril au 22 juillet 2019. Ça en fait des trucs à voir à Paname ! (Via Pimprenelle.)

Art séquentiel : La reine du manga Rumiko Takahashi a reçu le Grand Prix d’Angoulême, et le formidable Moi, ce que j’aime, c’est les monstres d’Emil Ferris a remporté le prix du meilleur album. C’est l’occasion de découvrir l’interview intégrale qu’avait accordée cette dernière à Libération en septembre 2018.

Scandale sanitaire : Couches contaminées : « On est en train de créer des cancers à long terme ».

Afroféminisme : La nudité des femmes noires : de l’intime au public.

Aquarelle : cette vidéo de Cindy Barillet explique en détail comment lire les étiquettes des aquarelles pour comprendre leur composition et leurs propriétés, et ainsi mieux les utiliser. Elle donne aussi furieusement envie de fabriquer son propre carnet de croquis ! (J’avoue, je viens de commander le kit qui va bien pour ça. )

Publication : Valérie Rey-Robert (Crêpe Georgette) vient de publier un livre sur la culture du viol en France, qui m’intéresse beaucoup. Lucie Inland l’a chroniqué pour l’Imprimerie nocturne. Également intéressant : cet entretien avec l’autrice.

Dégoût : L’ado blanc face au vieil Amérindien, le vrai visage du trumpisme. C’est celui d’un adolescent blanc qui se moque d’un vieil Indien, sous les lazzis de ses camarades. (Via Sumitsuki.)

Festoche : Gras Politique, association de lutte contre la grossophobie, organise son premier GROS Festival, le 23 et le 24 mars 2019 au Pavillon des Canaux à Paris.

Réseaux sociaux : The Curse of the Reply Guy. Les « reply guys », ces mecs sur Twitter que vous ne connaissez pas mais qui interagissent avec le moindre de vos tweets (certains sont gentils, d’autres franchement creepy). Cet article fait partie de la série Being a woman on the Internet. (Via Chloé Woitier.)

Rance : Cartographie de l’extrême-droite française, version janvier 2019. Pour comprendre les différentes tendances et orientations de cette partie du spectre politique hexagonal.

Pott-Pott : Une boutique de geek remplie de goodies Harry Potter vient d’ouvrir en plein centre de Lyon. (Vu que ça pousse comme des champignons, je ne me souviens plus si je vous en ai déjà parlé ou pas…)

Vinyles : Anaon partage ses 10 albums préférés de 2018, et il y a ma chouchoute Anna von Hausswolff dedans.  Si vous aimez le rock progressif, vous devriez y dénicher de la bonne toune !

Parution : artiste surdoué, Yoann Lossel vient de publier Beowulf, un ouvrage de collection consacré à la légende du célèbre guerrier, et illustré de 10 planches en couleurs.

Lecture : Dangereuses lectrices, un nouveau festival de littérature féministe organisé par le CLIT (Comité de Lecture Intersectionnel et Turbulent), aura lieu les 28 et 29 septembre 2019 à Rennes, sur le thème de la figure de la sorcière. Ça promet !

Vieux mâle blanc : Stop Mourning Oppressors: Anti-Condolences For Karl Lagerfeld. Le célèbre couturier n’était pas simplement « excentrique » et « acerbe » : il a tenu nombre de propos sexistes, misogynes, racistes, grossophobes et islamophobes.

Marchandisation : N’allez pas au Burning Man, Instagram a tout gâché. (Via La Demeure du Chaos.)

Créativité : Anne partage ses astuces pour lutter contre le « gel créatif ».

Rennes : le 8 mars, verni-performance de l’exposition collective Uncensored organisée par l’asso Les Femmes Libres à la galerie espace CROUS, et qui réunit des œuvres de différentes artistes, dont ma chère Miss Pakotill ! 

Il y a un an : mes favoris de février 2018.

Si vous les avez manqués…

Pourquoi ne pas vous accorder dix minutes de plus pour lire un autre de mes billets ?

Mon billet sur le Naïa Museum va atteindre les 7000 lectures en une semaine à peine, record dû à une myriade de partages sur Facebook, dont un du Naïa Museum lui-même, et un autre de la Demeure du Chaos. C’est fou !

Antidotes

  • Découvrir des restaurants véganes à Londres
  • Marcher pieds nus sur le parquet
  • Rêver en pensant à Wistman’s Wood
  • Mes rouleaux de masking tape Sailor Moon, ramenés du Japon par des ami·es
  • Fêter mon anniversaire au bord de l’océan
  • Manger de la glace à la fraise en février
  • Les illustrations de Felicita Sala
  • Nos échanges par stories interposées
  • Ranger mon bureau
  • Que Julie se remette à la couture
  • Être enfin chez moi après plusieurs semaines de vadrouille
  • La Petite Librairie, à Brest
  • Faire des crêpes
  • Les premiers vide-greniers de l’année
  • Les souris qui dorment dans des tulipes
  • Le livre J’ose créer de Marie Boudon (autrice du blog Les Tribulations de Marie)
  • La robe-smoking qu’a portée Billy Porter aux Oscars
  • :Of The Wand And The Moon:
  • Ralentir

Marie

À l’écoute : Evi Vine – Black // Light // White // Dark

Déjà 30 commentaires

  1. Déjà merci pour ton partage de mon diorama! 💜

    Ensuite, voilà j’ai envie d’aller voir la tombe de Mary Shelley à Londres (merci le trip gourmando-gothique à Londres).

    Au sujet du tourisme noir, j’ai appris lors d’une conférence que les guides de voyages (Michelin) avaient été créés pour les touristes anglais qui adoraient visiter les champs de bataille de la 1er guerre mondiale.
    Ils étaient venus aussi en force à Paris pour voir les ruines du Palais des Tuileries.
    C’est comme ça que le tourisme de masse a commencé.
    Sans oublier la visite familiale de la morgue de Paris qui était un must pour les parisiens.

    Bref rien de nouveau finalement, l’être humain sera toujours fasciné par la mort, mais de savoir que le « tourisme » avait commencé comme ça, je trouve ça dingue.

    Par contre le touriste qui se met dans la peau d’un migrant, je trouve ça vraiment abjecte et c’est ma limite.

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    1. Et j’oubliais : j’ai mes billets pour l’exposition Munch! 😍

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      1. Oh, cool !

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    2. Tiens, je ne sais pas que le tourisme de masse avait commencé à cause de la curiosité macabre liée à la Première Guerre mondiale ! Tu m’apprends un truc.

      Comme toi, je trouve le côté « jeu de rôle » pour se mettre dans la peau d’un migrant à vomir, je ne comprends même pas comment on peut avoir une idée pareille… Cela vient peut-être d’une bonne intention (sensibiliser, tout ça), mais dans le fond c’est très problématique (de riches occidentaux blancs qui vont « jouer au migrant » par curiosité mal placée, je suppose).

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  2. Ravie de parcourir ça de bon matin dans le bus (quelques difficultés à me réveiller, ça adoucit). J’ai encore fait de jolies decouvertes ! Et heureuse de savoir que tes billets ont du succès !

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    1. Merci Irène ! J’aime bien l’idée que La Lune Mauve t’accompagne pendant tes trajets du matin !

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  3. Encore plein de chouettes références, ravie de t’avoir apporté le podcast mais plus encore de tout ce que tu nous fait découvrir ! Merci !

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    1. Merci à toi pour tout ce que tu partages sur Twitter ! C’est précieux !

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  4. Ouh là, tellement de liens intéressants que je crois que je ne vais pas pouvoir commenter tous ceux qui m’ont sauté aux yeux ! ^^ »

    L’article sur la potentielle disparition des insectes d’ici 100 ans fait froid dans le dos. ça n’est qu’une goutte dans le vaste océan mais ça me conforte dans mon intention, au printemps, de poser davantage de plantes en pots malgré mon mini-espace. Un copain a fait un hôtel à insectes pour son jardin, s’il en existe en petit format, je vais voir pour en faire un aussi.

    L’article sur la discrétion m’a beaucoup plu (et parlé) aussi. Je ne sais pas si c’est mon côté introverti ou timide, mais ça m’a soulagé de découvrir que la discrétion pouvait aussi être une qualité (je devrais retrouver mes profs pour leur donner, eux qui, pendant toute ma scolarité, me mettaient dans les observations négatives que j’étais trop discrète !). C’est fou comme on peut se voir négativement parce qu’on n’est pas dans le mouvement de la plupart des autres. ça fait toujours du bien de se rendre compte que d’une, d’autres personnes peuvent aussi être à contre-courant, de deux, non, ça ne veut pas dire que c’est négatif. Surtout à notre époque !

    Needful Things m’a aussi mis du baume au coeur. Je n’en parle pas beaucoup sur les réseaux, mais je suis une anxieuse chronique (avec un autre trouble lié, mais si peu connu que je dois expliquer à chaque fois que j’en parle en quoi ça consiste. Pour l’instant cet autre trouble me fiche la paix, mais fut une période où il m’a littéralement empêchée de vivre comme je le voulais). C’est tellement mal compris, le fait qu’on ne peut *pas* passer outre nos crises d’angoisse que chaque fois que je lis des témoignages comme celui-ci, ça fait du bien ! :) Et n’empêche, S. Elizabeth a raison : s’entourer de belles et inspirantes choses, ça apaise beaucoup.

    Les oeuvres de ojeRum sont magnifiques ! Merci pour cette découverte ! :)

    J’applaudis ta recommandation de l’usage des majuscules dans les hashtags !

    Il me reste encore des liens à explorer mais c’est encore une belle revue Web ! :) Merci à toi pour ces découvertes (et joyeux non-anniversaire ! ^^)

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    1. Merci pour ton rebond, Lulla ! Je suis désolée d’apprendre que les profs étaient sur ton dos et te gavaient d’injonctions à agir contre ta nature. Cela a dû être très pénible !

      C’est fou comme on peut se voir négativement parce qu’on n’est pas dans le mouvement de la plupart des autres. ça fait toujours du bien de se rendre compte que d’une, d’autres personnes peuvent aussi être à contre-courant, de deux, non, ça ne veut pas dire que c’est négatif. Surtout à notre époque !

      Oui ! C’est ce que j’ai toujours aimé sur le net, d’ailleurs : rencontrer des freaks comme soi. Car finalement on est toujours le ou la freak de quelqu’un… en particulier quand on est introverti·e, qu’on ne roule pas des mécaniques et qu’on ne la ramène pas sans arrêt.

      Avec le temps qui passe, et les années d’expérience qui s’accumulent, je me rends compte que « j’ai raison » d’être comme je suis, et qu’il n’y a rien de pire que les faux-semblants (qui est une forme d’hypocrisie, non seulement vis-à-vis des autres mais aussi et surtout vis-à-vis de soi-même).

      Bref, il faut garder la tête haute, « bien faire et laisser braire » comme on dit… !

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  5. Que d’heures de lecture en perspective, merci :)
    Je rebondis juste à chaud et livre un extrait qui me touche énormément :

    Si femmes et animaux partagent une proximité historique et matérielle de fait, c’est avant tout qu’elles et ils partagent un adversaire commun : le patriarcat, ce dernier les assignant à une place spécifique dans l’ordre du monde. Indissociable du suprématisme humain et de l’idéologie humaniste, le patriarcat polarise les individus selon une hiérarchie de valeurs qui place en haut de la pyramide des êtres l’humain mâle, blanc, adulte, maître de lui-même et en pleine capacité de ses moyens physiques et intellectuels.

    BAM, voilà.
    Ça fait du bien de découvrir ton article avec le premier café du matin.

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    1. Cet article a également trouvé un profond écho en moi, aussi je suis contente que, de tous, ce soit celui-ci qui t’ait interpelée en premier !

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  6. Mon petit chouchou dans la liste c’est le Beowulf *_* il a l’air d’être le genre de livre que je rêve de feuilleter tous les hiver au coin du feu dans mon manoir imaginaire…

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    1. Il a l’air chouette ton manoir, je peux venir feuilleter des livres aussi ? :-p

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      1. Oui, mais pense à apporter tes chaussons et ta tasse préférée pour le thé/chocolat chaud. Ils ne sont pas fourni par la maison :)

        Le casque audio est également recommandé pour préserver la tranquillité des lieux en cas de brouilles sur le fond musical approprié quand le feu ne crépite plus assez fort…

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  7. Onelittleredfox

    27 février 2019

    Oh merci pour le partage ! Ça a été mon premier sourire ce matin! ❤️
    Pour l’ASMR, j’ai découvert il y a peu aussi et franchement en tant que très grande insomniaque depuis des années, ça a changé ma vie.
    Si tu veux essayer je te conseille cette vidéo en particulier (toutes celles de ce monsieur sont très bien) c’est un mélange d’ASMR et d’hypnose

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    1. Cool, merci pour ta recommandation ! Je suis curieuse de voir un gars à l’œuvre, car pour le moment j’ai été un peu interloquée par le fait que ça soit systématiquement de très jolies jeunes-femmes qui créent ce type de vidéos.

      Et je t’en prie pour le partage, je suis ton travail depuis si longtemps et je l’aime toujours autant qu’au premier jour !

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  8. Merci pour les mentions :) Je suis ravie de compter parmi une telle revue de presse ! Je découvre avec joie la boutique Harry Potter à Lyon, ce n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde pour ma prochaine visite ;)

    L’ASMR est assez spécial. Je m’en sers, au choix, pour me concentrer en guise de bruit de fond, ou pour me détendre en dessinant. Je n’aime pas tout (les chuchotis me crispent, tout comme les tapotements) mais je tourne avec deux-trois chaînes que j’aime, comme Ppomo ou Hatomugi, des youtubeuses respectivement coréenne et japonaise.

    Je vais suivre le C.L.I.T. de près !

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    1. Merci pour tes recommandations de chaînes ASMR, Audrey ! Il faudra que j’aille essayer tout ça, pour continuer à me faire une idée.

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  9. Bon beh je sais ce que je vais en mars et en avril… Aller voir deux superbes expos sur Paris !

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    1. Super ! Profite bien ! :)

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  10. Bien ravie que je t’ai permis de faire découvrir oejerum et attic on eighth! Pour ma part, l’apocalypse des insectes fait peur, surtout par le fait que je sais très peu des insectes et de leur importance dans l’écosystème, je ne crois pas que je réalise pleinement l’ampleur de cette catastrophe. Mon école a une ruche communautaire, je crois m’impliquer pour commencer quelque part!

    Répondre

    1. Ça, c’est un chouette projet ! Les abeilles sont des insectes si fascinants, et beaux, en plus.

      Merci encore pour les découvertes que tu m’as permis de faire !

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      1. Merci de me fournir un prétexte pour partager une oeuvre qui m’a émerveillée récemment.

        Une des premières (1625) représentation d’abeilles dont les détails sont observés grâce à l’arrivée des loupes et microscopes !

        Cela me rend tout chose d’imaginer que ce monde qui lentement mais surement s’agrandissait de plus en plus par la conquête du globe et l’astronomie s’est d’un coup trouvé surement à nouveau bouleversé sous les yeux surement d’un artiste se rendant compte que le pendant à l’infiniment grand est l’infiniment petit…

        Hum… sinon vive les ruches scolaires et autres approches du vivant autres que derrière un écran pour les enfants !

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  11. 7h du matin et déjà 9 onglets d’ouvert un Samedi ?
    Evidemment puisqu’il y a une revue de Web o/

    Je commence avec les sculptures de Lidia Kostanek, qui sont à la fois étranges et envoûtantes. Grâce à toi et tes sélections, chaque mois je m’ouvre un peu plus à l’art, qui était jusqu’à là un domaine qui ne m’intéressait pas, je crois que je ne t’en remercierai jamais assez !

    Amusant l’article de Laélia Véron sur l’origine du mot « wesh » ^^

    J’avais déjà vu passer la vidéo sur l’hétérophobie, c’est très bien qu’elle soit diffusée plus largement, c’est totalement nécessaire ! J’ai d’ailleurs vu ensuite des YouTubeurs qui critiquaient celle-ci sans aucune argument, toujours un plaisir … Bref.

    Je suis chaque fois effondrée lorsque je lis que les insectes risquent de disparaître totalement, cela me fait vraiment peur. Malheureusement, vu l’inaction de nos gouvernements, je vois difficilement comment nous allons faire pour éviter cela, c’est dramatique.
    Je tente de les faire venir et rester chez moi en semant moutarde et bourrache entre mes plantes potagères, tout en laissant des hectares de praires naturelles autour, mais comment agir à petite échelle lorsqu’on arrache chaque minute des hectares de forêts dans le monde ?

    L’hôtel de glace près de la ville de Québec est … Stupéfiant !! Il me faut absolument y aller un jour, c’est décidé !
    Je découvre également le joli blog de Arpenter le chemin, il entre directement dans mes favoris :)

    La photo de la lune en 81mpx est si belle … De mon côté, j’attends de pouvoir m’offrir un doubleur de focale afin de mieux avoir les détails lors de mes photos lunaires.

    Je prendrai le temps d’aller voir l’expo lunaire au Grand Palais d’ailleurs, hors de question de louper cela !

    L’article de Onirography est à la fois super et déprimant car on ressent toute la douleur de l’autrice lorsqu’elle s’est retrouvée perdue à écouter tout.e un.e chacun.e.
    Cela me fait penser, dans un autre registre, aux gens qui critiquent les corps : on sera toujours trop grande, trop petite, les cheveux trop longs, trop sombres, les seins trop petites, les fesses trop … bref, si on doit suivre les « avis » de tout le monde, on ne fait plus rien, que ce soit dans l’écriture ou dans la vie !

    J’ai parcouru brièvement l’article de la Revus Ballast sur les liens entre féminisme et cause animale mais il faut que je m’y penche plus sérieusement afin d’assimiler correctement les données.
    En tout cas, ce que je peux dire c’est que de mon côté, toutes les causes sont liées : je suis passée de l’écologie à la cause animale et de la cause animale au féminisme, chaque lutte renforçant ma conviction sur les précédentes … :D

    Cool l’article de Libé sur la nourriture des passereaux, il est chouette ! C’est un plaisir pour ma part de voir mésanges, rouge-gorge et pinsons se disputer les restes de compost et les graines sous mes fruitiers …

    A très bientôt Marie, merci pour ton travail, ton implication et tes revues !

    Répondre

    1. Merci pour ton retour détaillé, Marion ! Évidemment, cela serait plus pratique de pouvoir discuter de tout cela de vive voix, mais je suis déjà très contente que ce type d’échange soit possible sur le net.

      Un passage en particulier m’a fait réagir :

      Grâce à toi et tes sélections, chaque mois je m’ouvre un peu plus à l’art, qui était jusqu’à là un domaine qui ne m’intéressait pas, je crois que je ne t’en remercierai jamais assez !

      Tu n’as pas idée à quel point cela me fait plaisir de lire ça ! J’ai la sensation que mon travail porte ses fruits, et cela me motive énormément à continuer à mettre en lumière des démarches artistiques atypiques.

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  12. Hmmm je profite d’un dimanche un peu tranquille pour rattraper mon retard de chroniques, et je ne repars jamais bredouille :-) J’adore notamment le travail de la brodeuse Sabatina Leccia, merci pour la découverte !

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    1. Merci d’être venue faire un tour sur l’astre pourpre, Claire ! Je suis heureuse que tu y trouves ton bonheur.

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  13. Sara Hasard

    7 mars 2019

    Fouyaha l’ASMR c’est comme la méditation, un truc qui a l’air de faire du bien à la plupart des gens mais qui me trigger des belles crises d’angoisse.
    Pour la méditation je soupçonne que l’aphantasie n’y est pas pour rien (même si je connais des aphantasiques anxieux qui méditent, donc your mileage may vary j’imagine), pour l’ASMR je ne sais pas trop…

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    1. Je comprends, c’est assez particulier ! Est-ce que tu ressens ça pour tous les types d’ASMR, ou bien y a-t-il un type qui te crispe plus que les autres ?

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