In most people’s songs men are always potent, women never have their period, rape’s unexistant and orgasm vaginal or faked. They’re Barbie doll songs, songs without pubic hair or obvious genitals; they don’t fit anatomically. My songs come rather from my womb than from the heart. You know, there’s some fucking going on in other people’s songs, but no one ever gets into an unwanted pregnancy. I sing, ‘Boy you best pray that I bleed real soon.’

Tori Amos, Nieuwe Revu magazine,1992

La Tori Amos de cette époque-là me manque.

Aujourd’hui, on a plutôt l’impression que ses chansons lui sont inspirées par ses robes Viktor & Rolf à quatre zéros, ou qu’elles sont dues à la surchauffe provoquée par cette affreuse perruque orange piquée à Cher.

Je ne sais pas si elle en a conscience, seize ans plus tard, mais ses chansons actuelles (Sleep with butterflies, Jamaica Inn, Ribbons Undone, Amost Rosey ou encore Roosterspur Bridge, pour ne citer qu’elles) sonnent davantage comme des « Barbie doll songs » que comme des chansons qui viennent des tripes, sentent le sexe et explosent à la gueule – sinon par leur rythme, du moins par la portée de leurs paroles et de leur atmosphère.

Ne me méprenez pas: j’adore – que dis-je! – je vénère Tori Amos. Mais j’avoue que cela fait cinq ans que j’attends un album qui me ferait redire: « Personne d’autre qu’elle n’a su dire ça à ma place »

*soupir*

Fans de Tori qui me lisez, qu’en pensez-vous? Elle vous plaît à vous, la Tori édulcorée, ultra traffiquée et surproduite? Quel est le problème selon vous?

Enfin, je me console comme je peux avec ses interprétations les plus rock’n’roll de sa dernière tournée…

Marie

10 commentaires

  1. Comme je te le disais sur un autre commentaire, je suis a peu près du même avis que toi. Globalement depuis From the Choirgirl Hotel qui reste un des musts de sa discographie pour mes oreilles, je trouve qu’elle n’a plus pondu d’album véritablement transcendant, même si ca reste grandement au dessus de la production musicale internationale.

  2. Oui, c’est sûr que je préfère écouter The Beekeeper que la FM qui passe à la supérette du coin! Je suis un peu snob, quand même. Mais Tori nous a habitué à tellement immense, qu’on ne peut être que frustré de savoir qu’elle a la possibilité de composer de meilleures chansons, sans le faire vraiment…

  3. J’ai envie de dire que je suis assez d’accord avec toi. Maintenant, sa vie a évoluée depuis From the Choirgirl Hotel, ses démons se sont peut-être adoucis, peut-être envie de passer à autre chose, de plus doux, je ne sais, à l’époque de The Beekeeper, il me semble que c’est ce qu’elle disait.
    Maintenant force est de constater que je n’accroche pas avec son dernier album, que seulement 4 chansons me plaisent dans The Beekeeper et que ce sont toujours les même disques qui tournent parmi ceux que j’ai (me manque Under the Pink et Strange Little Girls), à savoir : Little Heartquakes, Boys for Pele, et From the Choirgirl Hotel. Niveau ambiance musicale, paroles, ressenti, ce sont ceux qui me correspondent, correspondent à mon vécu, à mes états d’âme. Bizarrement (ou pas) quand je me sens moins en introspection ou en souffrance, je vais plus vers Scarlett Walk ou The Beekeeper. Ca joue aussi, tu ne crois pas? :)

    Après, son look hum, je ne suis pas tellement, seule m’intéresse sa musique et ce qu’elle y raconte ;)

  4. Little Heartquakes

    C’est mignon! C’est vrai que ça aurait pu être ça aussi – je n’y avais jamais pensé! :-O

    force est de constater que je n’accroche pas avec son dernier album, que seulement 4 chansons me plaisent dans The Beekeeper et que ce sont toujours les même disques qui tournent

    Tout pareil ^_^ J’ajouterai quand même To Venus and back, qui est certes assez décalé par rapport au reste de sa discographie, mais qui contient de purs bijoux (Bliss, Josephine, Suede, 1000 Oceans qui te fait littéralement chialer dans ta bière…) et SURTOUT qui contient un live que je considère comme culte tellement il est intense, bien enregistré et émotionnel (Sugar, Precious Things, Waitress, interprétées comme jamais!).

    BREF :) Je n’en ai pas fini avec Tori, même si c’est vrai, ce billet révèle mon insatisfaction de ne pas pouvoir me mettre quelque chose d’un peu plus costaud émotionnellement sous la dent parmi ses productions récentes.

    Et je re rejoins complètement quand nos propres états d’âme influent sur notre façon de ressentir la musique… Par exemple, je pourrais apprécier Cars and guitars quand l’envie me prend d’aller rouler des mécaniques aux Halles le samedi après-midi. Mais comme cela n’arrive jamais… lol

    Sur Beekeeper, j’adore Sweet the sting, Original sinsuality et Marys of the sea. Pour moi, Marys of the sea complète parfaitement le parcours musical et spirituel de Tori, c’est une sorte d’apothéose dans sa fascination pour les deux Maries et la religion chrétienne dans ce qu’elle a de sensuel et d’ambigu. Dans une moindre mesure, j’apprécie aussi un petit Hoochie woman, Parasol, Toast… Mais par rapport à la longueur extrême de cet album, ça fait peu.

    Enfin, il te FAUT Under the pink! Cet album est vraiment génial, dans la lignée de Little Earthquakes, mais en moins brut de pomme et en plus raffiné.

    Par contre, Strange little girls, ne l’achète que si tu le trouves à moins de 5€ chez Gibert ou autre! Comme c’est un album de reprises, ça n’a pas le dixième du charme d’un album original de Tori Amos.

  5. C’est mignon! C’est vrai que ça aurait pu être ça aussi – je n’y avais jamais pensé! :-O

    Mouarf! J’ai même pas fait attention, lapsus révélateur :-p

    Ha! Mais j’ai po To Venus and Back!!! Je l’avais oublié celui là dis donc^^’
    Sur The Beekeeper je te rejoins sur la longueur, c’est vrai qu’il est long, et pas assez varié je trouve. Pour ma part, les plus écoutées sont Sweet the Sting (mon père l’adore celle là, j’ai fait acheter du Tori à mon père, tu te rend compte!^^’ Je soupçonne qu’il comprenne pas un mot de ce qu’elle raconte! lool), Original Sinsuality, Parasol, Ireland. Marys of the sea, je la réécouterais mieux après ton comment, c’est vrai que je me suis jamais trop attardée dessus.

    J’aime le côté brut de Little Earthquakes moi ;-) Mais oui Under the Pink est dans le panier amazon depuis un moment en fait^^’
    Strange, j’ai pas aimé les extraits que j’ai entendu…<_<

  6. Je ne suis pas surprise que ton père aime The Beekeeper, c’est un album très accessible, qui plaît beaucoup aux « non initiés » dirons-nous :) ça reste néanmoins l’album qui s’est le moins bien vendu de sa carrière (à Tori, pas à ton père :-P)

    Quant à Under the Pink, redonne-lui sa chance! Il est vraiment très beau. Il est en écoute intégrale sur Deezer, ça peut valoir le coup?

  7. Nan je parlais de Strange little girl pour les extrait pas aimé ;)
    Under the Pink, vais surement l’acheter oui, en attendant, un ptit tour sur deezer pour l’entendre en entier fait pas de mal ^^

  8. Ah oui, au temps pour moi, avais pô compris. C’est clair que Strange Little Girls, bah c’est pas tout à fait du Tori, quoi. Y’a des reprises qui sont bien pensées, mais c’est tout. Je ne l’écoute pour ainsi dire jamais…

  9. Je suis, hélas, bien d’accord avec vous … sans que cela ne change en rien en l’admiration que j’approuve pour elle …mais je crois tout simplement que Tori est plus heureuse et cela peut à mon sens donner un debut d’explication à l’émoussement des affects présents dans ses morceaux.. mais bon, un peu de violence ne fait pas de mal de temps en temps! Allez tori! Mets toi en colère que diable!

  10. Bonjour Manon, bienvenue par ici :)

    Espérons que le prochain album de Tori Amos, prévu pour le printemps, sera en effet plus remonté (et pas forcément plus rock’n’roll: ADP était rock’n’roll, musicalement parlant, je ne l’ai pas adoré pour autant).

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