A chaud, mes impressions sur Big Fish de Tim Burton, que j’ai découvert ce soir alors que j’ai le DVD depuis au moins quatre ans (sic).

Synopsis de Big Fish

Big Fish raconte l’histoire drôle et émouvante d’Edward Bloom et de son fils, Will. Apprenant que son père est atteint d’un cancer, Will, qui ne lui a plus parlé depuis trois ans, vient à son chevet. Ayant entendu toute sa vie son père lui raconter ses aventures rocambolesques, Will décide qu’il est temps de séparer le mythe de la réalité, et mène l’enquête dans les souvenirs paternels, tentant de reconstituer la véritable vie de ce père fantasque.

Ce que j’en ai pensé

Que dire? Ce film est beau à chialer. C’est peut-être le film devant lequel j’ai le plus pleuré – ce qui n’est pas peu dire vu que je suis une véritable madeleine dès qu’il s’agit de cinéma. J’ai apprécié chaque moment, chaque situation, chaque personnage.

Ce conte vintage transporte le spectateur de cirque en Corée, de forêt hantée en marécage, d’hôpital en cabaret. On y croise ici un gentil géant, là des soeurs siamoises, ou encore un poisson qui ne mord qu’aux appâts en or massif. Ici, les sorcières transforment les enfants en savon, et non en pain d’épices. De l’imaginaire à l’état pur, une vraie bulle de magie, un remède anti-sinistrose.

Critique

D’aucuns diront que c’est le film le moins burtonien de Tim Burton. Qui parce que la photographie est très lumineuse – donc à l’opposé d’un Sleepy Hollow, et que cela bouleverse nos habitudes.

Qui parce que la trame est très naïve: héros mâle, blanc et hétéro, aimé de tous, tantôt golden boy ou patriote tuant des Coréens pendant que sa petite femme l’attend sagement à la maison, le tablier sur les hanches.

Pourtant, il s’agit bien d’un Burton: les plans sur Spectre, le village hystérique traversé par Edward au début du film, ne sont pas sans rappeler la banlieue rose bonbon déjà vue dans Edward aux mains d’argent. Et les sourires, pieds nus et danses des habitants, ainsi que les trognes de bédas revanchards, fourche à la main, voulant en découdre avec le géant local, sentent bon la satire sociale chère au réalisateur.

Mythe et réalité

Bien sûr, Big Fish ne plaira pas aux cyniques, aux blasés, aux gens « normaux ». Ce conte touchera en revanche les grands enfants, les doux rêveurs et les aventuriers.

En définitive, ce film génial tend à démontrer que la vie est ce qu’on décide d’en faire, et que du plus banal des quotidiens peut surgir l’émerveillement. A retenir, donc…

Et vous, qu’avez-vous pensé de Big Fish?

Marie

13 commentaires

  1. Je suis super contente de lire un avis positif sur ce film.. parce que je l’adore dès la toute première séance de ciné. Je l’ai en DVD à la maison maintenant, et je l’ai vu au moins 6 ou 7 fois. Malheureusement il y a bcp d’avis super négatifs, tout partout et ça me minait le moral parfois de lire des trucs vraiment moches, sur un film qui est l’un de mes préférés.

    Contente que tu aies passé un bon moment :)

  2. Je l’ai écouté le mois dernier, je suis moi aussi en retard dans mes films ! Et quelle beauté, quels délices pour les yeux et le coeur ! Un magnifique conte, ça aura valu la peine d’attendre si longtemps avant de pouvoir enfin le visionner (et la 2e écoute ne tardera pas autant !)

  3. I don’t remember when I bought the DVD – more recently than 4 years anyway :D – but I’ve never seen it!
    It’s time I give it a try. The few scenes I got into made me think it’s a great movie: I’ll let you know after the whole screening ;)

    Ciao

  4. Chers tous, merci pour vos commentaires rapides! ^_^ Décidément, Big Fish ne laisse pas indifférent! J’avais eu moi aussi vent de critiques assez dures envers le film, d’ailleurs c’est certainement ce qui m’a tenue éloignée de lui pendant tant de temps.

    S’il y avait un film de Tim Burton à jeter, par contre, ça serait La Planète des singes, que j’ai vraiment détesté pour le coup! :-/

  5. Je ne dirais pas que c’est mon Burton préféré (ah, Ed Wood…), mais c’est effectivement bien un film très burtonien même si comme tu dis il est très lumineux, très « conte », assez imaginatif, avec des personnages hors-normes (entre le père qui affabule, le géant, les soeurs siamoises, le directeur du cirque, etc). Je l’avais vu en VO et je l’avais bien aimé. J’avais même amené ma mère avec moi au ciné qui pourtant est assez allergique à ce qui est fantastique et qui ne connait pas vraiment T. Burton… ben, à ma surprise ça lui avait plu !

    Au passage, c’est aussi le film où on a commencé à parler à l’international d’une certaine Marion Cotillard (même si elle n’avait qu’un second rôle).

    Joli, le champ de jonquilles aussi de ta photo. Et touchante scène quasi-finale du film entre le père et le fils, avec le fils qui « rejoint » enfin son père dans ses doux rêves…

  6. Hello W.dd! Sympa de passer par ici ^^

    Et touchante scène quasi-finale du film entre le père et le fils, avec le fils qui “rejoint” enfin son père dans ses doux rêves…

    Ah oui, cette scène… Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai entamé mon deuxième paquet de Kleenex.

  7. Ho je l’ai pas vu depuis super longtemps! Tu m’as donné envie de le revoir :)

  8. Première fois sur le blog de Marie. J’adore la fraîcheur dans ce monde de brutes.

    Big Fish : ah, la poésie … Et certains disent que le cirque est mort ? Tous ceux qui ont vu le film ont été absorbé par le monde des forains et des saltimbanques, vous croyez pas ?

    Peut-être le plus Burtonien de tous les films de Burton, parce qu’il nous donne les clefs pour comprendre son œuvre. Comme si toutes les situations renvoyées à un de ces films. Mais oui, le gant bizarre, ce sont les mains de Edward… et des détails comme celui-là il y en a à foison !

    Vous savez ce que signifie « Big Fish » en anglais ? C’est le grand final dans les spectacles, c’est un terme de cirque au départ. Tous les artistes se réunissent et effectuent un final époustouflant.
    Big Fish est LE film-métaphore des arts du spectacle et de la création en général.

    Je l’ai toujours pas le dvd, merci Marie de me rappeler cette inexcusable négligence.

    @+
    Toudougillou

  9. Bonsoir, merci beaucoup pour ce long et chouette commentaire! :) Un fan de Burton en plus, youpi!

    Tout à fait d’accord avec toi quant à l’éloge du cirque et du divertissement pre-Hollywood. D’ailleurs je ne peux m’empêcher de tirer un parallèle entre Big Fish et Circus, le magnifique livre sorti chez Taschen il y a peu… Ahlàlà, ce livre! Si tu aimes le cirque et les arts populaires, les belles photos et affiches vintage, tu risques de craquer ^^;

    J’en reviens à Tim Burton. Ce que tu dis sur le renvoi systématique à ses autres films me donnent encore plus envie de le revoir. Oui, maintenant que tu le dis, je crois que j’ai vu le gant en question sans faire le rapprochement avec Edward!… Bon, va falloir que je le revoie d’urgence, ça va me travailler sinon.

    Au passage, ton blog a l’air énorme! Franck Zappa, Magma, des natures mortes… Mon premier passage n’est certainement pas le dernier!

  10. J’ai accroché des les premières minutes à la poésie de ce film, à la multiplicité de ses personnages, à la manière dont Burton a su, sans rien dénaturer, voire même en apportant sa touche personnelle et une cohérence impressionnante, adapter à l’écran le recueil de nouvelles de Daniel Wallace.

    Une superbe ode à la vie, à l’amour, à l’amitié, à la poésie… En bref un film qui se vit comme énorme bouffée d’air frais.

    Avec en plus une BO choisie avec un goût incroyable.

    Nan y’a pas ce film est une tuerie.

    Pis bon y’a Pearl Jam qui s’occupe du générique de fin, avec un morceau aussi poignant qu’inédit.

  11. Hello Vladkergan, c’est sympa que tu postes ici aussi! :)

    En effet, la BO est sublime – en particulier le morceau du générique de fin, qui a achevé ma crise lacrymale…

    Une superbe ode à la vie, à l’amour, à l’amitié, à la poésie… En bref un film qui se vit comme énorme bouffée d’air frais.

    Oui c’est exactement ça! D’ailleurs, aussi surprenant de Tim Burton que ce film puisse paraître, je trouve qu’il a un certain mérite de s’être frotté à un style de film moins gothique. Certes, il s’agit de l’adaptation d’un livre, mais tout de même.

  12. Sauf que là où il est très fort, c’est que les différentes nouvelles qui composent le recueil n’ont pas de lien direct.

    Non content d’injecter son univers à l’histoire, il ajoute également une sorte de fil conducteur, qui lui permet de déployer chaque histoire dans une trame commune.

    C’est trèèèèèèèèèèèèèèès bien pensé.

    Et bon Pearl Jam quoi. snirfl.

  13. Ah oui? Je ne savais pas! Mm, non content de me donner envie de revoir le film, tu me donnes également envie de lire le livre. Ah, ce prosélytisme culturel, j’adore! ^_^

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