Tellement de choses, de rencontres, d’expériences et de visions géniales ces derniers temps, ça fait VACHE de bien.

J’ai adoré aller à Lyon, j’ai adoré me refaire tatouer par Dwam à Nantes, j’adore me remettre à lire L’Assassin Royal, j’adore pouvoir porter ma grosse veste d’hiver, j’adore n’avoir rien à faire…

Je continue ma promenade personnelle dans le non-Internet, et j’y trouve toujours de plus en plus de sources d’émerveillement et de satisfaction.

Prendre enfin le temps de faire les choses pour moi, de m’écouter, de me reconnecter à mes envies profondes, de laisser s’exprimer mon enfant intérieur, de mettre le nez dehors – ou pas –, ne plus me forcer du tout à rien, passer mon temps à créer et non plus à produire, savourer tout ce temps non marchant dont je dispose, être enfin une individue créative, et plus seulement un rouage dans un système mercantil, m’être totalement libérée des sources de nuisance émotionnelle qui m’empêchait de rêvasser tranquillement, tout cela me fait un bien FOU, et je suis ravie de voir qu’au bout de deux mois d’intense déconnexion à Internet / aux autres, et d’intense reconnexion à moi-même et à mes muses, je me sens bien plus heureuse que je ne l’ai jamais été.

La Lune Mauve n’avance pas aussi vite que je le voudrais, j’ai moins d’idées et je suis moins inspirée qu’il y a quelques semaines ; voir ce que font les autres blogueuses me tétanise, j’ai l’impression comme souvent que je ne rentre dans aucune case et que ce que je pourrais proposer a toutes les chances de tomber à plat.

D’un autre côté, c’est précisément les univers déglingos, anormaux, singuliers, individualistes, hyper créatifs, bénévoles, méconnus, obscurs, indépendants, irrévérencieux, tâtonnants, discrets, émotionnels, explosifs, curieux, inspirants, différents.

Perso, je n’ai pas envie de « faire ma blogueuse », c’est à dire d’empiler tous les clichés du genre, qu’il s’agisse de clichés éditoriaux ou de clichés graphiques. Je n’ai aucun calendrier éditorial et je m’en fous. Mon but n’est pas de gagner ma vie avec mon blog, donc je me fous des partenariats et des bandeaux de pub. Je me fous aussi d’être validée / likée / approuvée / adoubée / reconnue par la masse ; moi du moment que j’ai mon petit clan, ça me va. Je n’ai pas besoin de plus.

Et je ne suis pas triste de savoir qu’il sera plus difficile de découvrir mon univers. J’ai été largement abordable pendant près de quinze ans, toutes les portes et les fenêtres de ma maison virtuelle étaient ouverte en permanence, donc j’en referme certaines et certaines même à double tour, et c’est totalement mon droit. Tant pis pour les occasions manquées ; il fallait agir le moment voulu. Quand c’est pas l’heure, c’est pas l’heure, et quand c’est plus l’heure, c’est plus l’heure.

Du reste, je ne me fais pas d’illusion sur l’importance de mon blog et de mes publications ; en six mois, seules deux personnes m’ont dit que mes publications leur manquaient ! Silence radio total pour les autres, même sur Twitter, où j’ai pourtant un paquet de followers et où j’avais pourtant un sacré débit.

D’un côté ça me chagrine (vieux restes de cette addiction à l’approbation et à l’attention d’autrui, je suppose), de l’autre ça me libère d’un énorme poids de savoir qu’il n’y aucune attente sur mes épaules, que je peux bien mettre deux ans ou plus à faire ce que j’ai à faire, et que cela n’aura absolument aucune incidence.

Plein de liens bien

  • J’admire tout ce que Stella crée. Such universe. Much wow. Je crois que c’est en discutant avec elle l’année dernière que l’idée de me remettre à fond dans le dessin a germé…
  • En parlant d’univers noir et envoûtant, j’ai craqué mon slip quand j’ai découvert la boutique de Cory Benhatzel… Ça faisait longtemps que je n’étais plus tombée sur un design web aussi gothique et old school. Et puis ses créas sont ouf (les pins ♥).
    Cory Benhatzel
  • Les meilleurs pulls de Noël.
  • Des aquarelles métalliques 😱
  • Découvrir la Loire à vélo : un bien bel article, pour découvrir un coin de France des plus charmants.
  • Le concert des Dresden Dolls à Coney Island envoie sérieusement du bois. Ça efface presque (j’ai bien dit PRESQUE) l’immense déception que j’avais ressentie quand AFP a annoncé qu’il n’y aurait aucun concert des Dolls en Europe…
  • Éloge de la défaillance : Si j’écoutais tous les gens qui me disent de prendre du recul, je passerais ma vie à 45 kilomètres de la vie. (…) devenir un véritable petit gestionnaire de soi, optimisé, productif, rentable.
  • Petite sélection d’arcs-en-ciel dans l’art.
  • Comment sauver une bougie qui a mal brûlé ? Si j’avais su ça plus tôt, j’aurais pu en sauver des dizaines…
  • Comment mener une entreprise en étant introverti·e ?
  • Mon amie Sophie, qui est sourde, raconte avec beaucoup de courage sa décision de se faire poser un implant cochléaire.

Le lien spécial

Le lien spécial, cette fois-ci, c’est le compte-rendu du défi Inktober de Diglee, alias Maureen Wingrove. Autant je n’ai jamais été trop fan des BD de Diglee à l’époque Autobiographie d’une fille Gaga et autre Forever Bitch, autant depuis qu’elle a commencé à s’exprimer sur le féminisme et que son style de dessin est devenu plus mature et plus mystérieux, c’est devenu un de mes « go to » sur Instagram.

Le résultat de son défi dessin d’octobre est tout simplement merveilleux.

Dessin de Maureen Wingrove

Dessin de Maureen Wingrove

Dessin de Maureen Wingrove

Ce genre de dessin, de trait, de couleurs et d’idées m’inspirent énormément.

Marie

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