Je reviens tout juste de Londres, où je me suis faite tatouer par Juliette « Le Hégarat » (ex-Paupiette), à la boutique Kids Love Ink.

Kids Love Ink, à Brick Lane
Kids Love Ink, à Brick Lane

Je suis vraiment super, super contente du résultat.

Déjà, parce que Juliette est une illustratrice et une tatoueuse hyper douée, mais elle est aussi dotée d’une culture encyclopédique. Elle m’a spontanément parlé de William Morris et des Préraphaélites, de l’éducation moderne qu’il a donnée à ses filles, notamment à la cadette, Mary « May » Morris, qui était illustratrice elle aussi, bien que moins connue que son illustre paternel.

À ce propos, Juliette m’a conseillé la lecture des livres écrits par Jan Marsch, une historienne de l’art qui a écrit de nombreux livres sur les femmes préraphaélites, et en particulier Jane and May Morris, un ouvrage qui date de 1986.

Juliette est fascinée par le préraphaëlisme ; aussi, quand je lui ai dit que je voulais un tatouage plus organique que ceux que je possède déjà, elle m’a rapidement proposé de s’inspirer des motifs végétaux dessinés par Morris :

Motif dessiné par William Morris
Motif dessiné par William Morris

J’ai évidemment été hyper enthousiaste, déjà parce que j’aime d’un amour fou les peintures préraphaélites, mais aussi parce que j’ai trouvé génial de concrétiser par un tatouage la discussion d’une heure que nous venions juste d’avoir. Et puis, quoi de plus anglais que les Préraphaélites ? Me faire tatouer à Londres un motif dessiné par Juliette et inspiré par Morris, c’était tout simplement un accomplissement logique. Ça n’aurait pas pu avoir lieu ailleurs ni autrement.

La feuille dessinée par Juliette
La feuille dessinée par Juliette

Quant à mon second tatouage, ma première idée avait bien entendu été un papillon – là encore, dans un souci d’ajouter un autre élément organique à mes tatouages, jusqu’à présent minéraux et symboliques, dénués de toute « vitalité », mais aussi pour marquer mon ancienne passion pour les curiosités, ma plus récente passion pour l’entomologie et mon intérêt naissant pour la biologie.

Le petit paon de nuit s’est assez vite imposé, d’abord à travers quelques gravures vintage, et puis par des photos. En général, on voit ce genre de pose :

Petit paon de nuit, déplié
Petit paon de nuit, déplié

Mais Juliette m’a proposé de troqué ce type de pose « aplatie » par une pose plus recroquevillée :

Petit paon de nuit, presque replié
Petit paon de nuit, presque replié

Ce qui nous a bien plu, c’est que les formes rondes sur les ailes font aisément penser à des yeux. J’ai moi-même souvent tendance à dessiner des yeux humains à cet endroit quand je dessine des papillons.

Un de mes papillons-à-yeux
Un de mes papillons-à-yeux

Le Petit paon de nuit est un lépidoptère hétérocère appartenant à la famille des Saturniidae, sous-famille des Saturniinae, et du genre Saturnia.

Juliette s’est emparée de l’idée, à sa façon :

Le petit paon de nuit dessiné par Juliette
Le petit paon de nuit dessiné par Juliette

La famille des Saturniidae est d’ailleurs en tout point fascinante. Que des papillons duveteux, plutôt grands, aux formes originales et un rien inquiétantes… J’aime beaucoup, beaucoup.

Et donc, me voici avec deux nouveaux tatouages, en lien direct avec mes coups de cœur du moment, cela ne pouvait mieux tomber. Vivement le prochain !

Ma feuille préraphaélite
Ma feuille préraphaélite
Photo de mon tatouage tout frais par Juliette
Photo de mon tatouage tout frais par Juliette
Mon petit paon de nuit
Mon petit paon de nuit

Et, comme bien entendu, il n’y a pas de hasard, je suis littéralement poursuivie par les papillons où que j’aille…

Que ce soit dans une obscure boutique de disque à Notting Hill :

La pochette d'un album de Talk Talk
La pochette d'un album de Talk Talk

Ou bien sur les murs de Brick Lane, à quelques pas du studio Kids Love Ink, où travaille Juliette :

Papillons de papier
Papillons de papier

Ah, et comme le hasard n’existe pas, j’ai trouvé, le lendemain de mes tatouages, un livre de Jan Marsch dans une librairie d’occasion située à Notting Hill :

Un livre de Jan Marsch

Le lendemain, je déjeunais avec Gaëlle, qui m’a appris il y a quelques mois que le hasard n’existe pas, qu’il suffit juste d’ouvrir ses écoutilles… Dont acte.

Marie

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