J’ai adoré lire cet article : 6 non-performative ways to track your hobbies and interests, de Candice.

Pourquoi se restreindre aux réseaux sociaux pour garder une trace de ses hobbies et centres d’intérêt, alors qu’il y a tant d’autres options ? Par exemple : commencer un « commonplace book » (que je traduis par « carnet à tout », mais il existe sans doute une traduction plus noble).

Quelques pages de mes propres carnets, publiées sur La Lune Mauve au fil des années :

Garder un carnet à portée de main en permanence est quelque chose que beaucoup d’artistes et écrivain·es conseillent. Mais noter des milliers de choses ne résout pas le problème du temps qui manque – et il manque toujours.

Ratika Deshpande rappelle que nous ne pouvons pas tout faire, et qu’il nous faut choisir en permanence. (Ça me fait penser à cette phrase d’Ursula dans La Petite Sirène : la vie est malheureusement faite de choix douloureux, prononcée avec la merveilleuse voix grave de Micheline Dax.)

Austin Kleon quant à lui a adopté la méthode de David Sedaris : chaque matin, prendre le temps de dépiler ce qu’il a noté dans son carnet la veille, et reporter tout ça au propre sur son ordinateur.

Comme faire ça chaque jour me semble un peu too much, je m’essaie en ce moment au créneau hebdomadaire (« weekly report ») : une heure chaque semaine pour dépiler mes carnets, mettre à jour des notes de suivi dans Joplin, noter mes intentions pour la semaine, etc.

Un peu plus proche de nous, peut-être, il y a la méthode proposée par Nathalie Sejean. Plusieurs amies m’en ont parlé au fil du temps, en pensant que ça pourrait m’intéresser.

J’ai donc écouté Nathalie parler de créativité dans l’épisode Ça sert à quoi d’être créatifs ? du podcast Encore Heureux, et ça m’a plu. Ensuite, je l’ai mentionnée sur Instagram, et elle a eu la gentillesse de me répondre.

Alors quand j’ai appris qu’elle publiait un livre dédié aux carnets créatifs, La Méthode Carnet d’Idées, je l’ai précommandé direct. Il paraîtra en novembre 2025 chez La Fourmi Éditions.

Si vous en avez marre de noter des trucs partout puis de ne rien retrouver, de ne finir aucun carnet et de ne plus trop savoir pourquoi vous en commencez du coup, cet atelier vous donnera un système simple et efficace pour tout rassembler et grandir avec vos idées bien au chaud.

Si vous commandez le livre, vous recevrez par e-mail un code de réduction de 20 € sur le prix de l’atelier en ligne avec Nathalie herself.

Perso, j’ai pas trop réfléchi, je me suis inscrite direct aussi. J’ai : trop hâte.

Mise à jour du 31/10/2025 : voici mes impressions suite à l’atelier de Nathalie Sejean.

Mise à jour du 30/03/2026 : j’ai depuis avancé dans ma pratique, et partagé ce que je mets en place pour relire mes carnets de manière régulière.

Marie

Déjà 6 commentaires

  1. Le carnet à tout, j’aime bien. J’en ai un comme ça, j’y colle tout ce que je ne veux pas jeter et une amie m’a dit que c’était du junk journaling. Je ne pensais même pas que c’était un concept. J’ai plus de mal à y écrire, je le fais parfois mais je n’ai pas acquis le réflexe. Alors que mon Google Keep est rempli de notes diverses et variées… Bref, le livre de Nathalie Sejean me fait de l’œil, je vais y penser.

    Répondre

    1. J’aime beaucoup le concept de « Junk journal », qui rejoint celui d’« ephemera ». Garder certains trucs qui auraient fini à la poubelle, ça amène à faire un pas de côté intéressant.

      Ça me rappelle un exercice créatif proposé par Austin Kleon (oui, encore lui) dans le Steal like an artist journal, une espèce de cahier d’activité qui accompagne son best-seller Steal like an artist. Il fallait fouiner dans sa corbeille à papier et récupérer tout ce qui nous plaisait afin d’en faire un collage. C’est tout simple, mais ça permet de changer de point de vue sur des choses si ordinaires que je les avais jetées de prime abord.

      Du reste, je crois que la méthode pour noter nos idées est en fait moins importante que le fait de noter nos idées. Quelle que soit la façon dont notre méthode actuelle va évoluer, nos notes initiales pourront toujours servir de matière première au fil du temps.

      Pour moi, c’est le fait de revisiter mes propres notes qui est longtemps resté un angle mort. J’ai hâte de relire de vieux carnets pour réutiliser ce compost, laissé par la moi du passé.

      Répondre

  2. Candice Lesage

    20 octobre 2025

    Aaah j’adore cet article!

    En ce moment je suis en plein réorganisation de mes carnets, de mon « ecosystem » comme dirait le « notebooktube » dans lequel je suis tombée il y a peu.
    Je vais direct me précommander le livre merci beaucoup !

    Répondre

    1. Trop bien ! Merci Candice pour ton mot doux. Si tu as envie de partager ton « écosystème » sur Substack, je serai la première à te lire.

      Répondre

  3. Salut,

    Merci pour la recommandation.

    J’ai acheté un carnet comme ça chez smith and sons. Un carnet avec des feuilles détachables et pré trouées. C’est mon carnet « dé-brouillon » et j’ai mis longtemps à me donner le droit de l’utiliser de façon incohérente.

    Répondre

    1. Salut Brice, merci pour ton mot ! Je suis heureuse de savoir que tu apprends peu à peu à « dé-brouillonner » dans tes carnets. C’est vrai que s’autoriser à faire preuve de spontanéité et donc d’imperfection, ça s’apprend… mais ça ne peut s’apprendre qu’en faisant – comme toute création, en somme.

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les balises HTML suivantes sont autorisées : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Billets adjacents