Trop trop de trucs trop trop biens à partager avec vous, je n’y tiens plus, il fallait que je publie ce billet !

Tant pis pour la chronique que j’avais prévu de publier aujourd’hui, mais ça sera pour une prochaine fois.

Musique

Mon premier coup de cœur musical cette fois-ci, c’est le sublime clip de Sólstafir, Lágnætti :

Comment ne pas être inspiré·e par ces images magnifiques, tournées en Islande, pays étrange et magnétique s’il en fut ?

L’autre truc qui a beaucoup tourné cette semaine, c’est une vieillerie : Mutter de Rammstein, et en particulier le morceau Sonne :

Musicalement, on est dans de l’indus allemand qui tâche : c’est martial, c’est inquiétant, c’est répétitif, bref c’est de la bonne musique de bourrin, mais ça vide bien la tête.

(Et puis écouter de l’indus me fait penser à ma copine Pheno, qui me manque.)

Cette chanson en particulier envoie du bois, sublimée par cette idée géniale d’une Blanche-Neige addict à une certaine poudre dorée, et où les membres du groupes incarnent sept nains un chouïa glauques.

Bon, par contre, ça n’aide pas vraiment à lutter contre les stérépotypes guerriers que les Français associent souvent à la langue allemande (d’autant que le morceau Links 2 3 4, également présent sur l’album, commence avec des bruits de bottes sous la pluie → LA FINESSE), langue que je trouve pourtant si belle et si élégante lorsqu’elle est parlée normalement ! #teamDeutschland

Et sinon :

  • Beaucoup, beaucoup de Portishead – la voix mielleuse et sablée de Beth Gibbons m’hypnotise comme pas permis. Leur live Roseland NYC n’a pas pris une ride, magistral dans la catégorie « le live est mieux que les disques ».
  • J’ai passé tout un après-midi à écouter Indochine (je sais), qui m’a aidée à venir à bout d’un bug bien velu – comme quoi, des mélanges les plus improbables naissent parfois des choses pour le moins étonnantes !
  • Enfin, une petite fixette sur Bat For Lashes, dont je n’aime toujours pas le dernier album en dépit de mes tentatives répétées, mais dont Fur and Gold tient une bonne place dans mon palmarès personnel. Quel univers !

Une série : The Knick

J’ai plusieurs phobies, mais la plus grande c’est l’horreur que m’évoque la vue du sang. J’ai sincèrement horreur de ça : la moindre prise de sang est une torture.

(Passons le tapotis de l’infirmière sur la veine à piquer – à cet instant je me suis déjà évanouie une fois, mais c’est surtout de sentir que mon sang coule à grosses gouttes dans un tube, puis deux, puis cinq qui me révulse. Mais je m’égare.)

Cette aversion pour la vue de l’hemoglobine ne m’a pas empêché de dévorer la première saison de The Knick, une nouvelle série américaine avec, en tête de proue, un Clive Owen en grande forme, et à la réalisation, un Steven Soderbergh en état de grâce.

Dr John Thackery

The Knick décrit le quotidien d’un hôpital de New York au début du XXe siècle, où médecins et infirmières repoussent les limites des connaissances médicales de l’époque. La série aborde aussi des questions de société qui font un peu grincer des dents, comme la ségrégation raciale ou l’IVG.

Si vous arrivez à survivre à la toute première scène du pilote, où l’on voit deux chirurgiens opérer un placenta praevia, c’est bon, vous supporterez la suite : gros plan sur le trou dans la tête lors d’une opération de tumeur au cerveau, bébés morts, transfusion foirée, crachage de sang à tout va, piquouzes à tout va – entre autres. *_*

Cinéma

Par hasard, j’ai vu trois films super dont le thème principal est la danse.

J’ai enfin vu Billy Elliot. Ce n’est pas un coup de cœur, c’est un coup de foudre !

Billy Elliot

Ce film m’a beaucoup émue, et m’a aussi fait beaucoup rire. J’ai déjà envie de le revoir !

J’ai aussi vu Salsa Fury (Cuban Fury en VO). Alors, pour celui-là, je suis un peu embêtée, car j’ai une sainte horreur des comédies. Pourtant, ce film m’a fait marrer comme pas possible.

La traduction française est franchement pas mal, le scénario drôle et inattendu, et surtout, j’ai apprécié que l’écueil grossophobe soit évité : le héros est obèse, mais à aucun moment il ne s’entend dire qu’il devrait faire régime. Et, franchement, ça fait du bien, comme ça fait du bien de voir enfin un acteur gros dans un rôle que j’ai trouvé valorisant et très sympa.

Cuban Fury

L’autre film relève d’un genre complètement différent : c’est Jimmy’s Hall, de Ken Loach. Ça se passe en Irlande en 1932, sur fond de luttes politiques et de folie cléricale.

Mention spéciale pour la scène « de la robe », dont la photogénie et le platonisme incandescent m’a fait fondre.

Jimmy's Hall (Ken Loach)

Super contente d’avoir pu partager tout ça avec vous ! Ça me fait du bien de consigner ici mes coups de cœur culturels, car j’adore voir les connexions que vous faites avec ces œuvres et ces artistes, avec vos propres découvertes et référents culturels.

(J’essaie de noter tout ce que je vois sur Sens Critique, mais je lague un peu. En revanche, pour les bouquins et la musique, j’ai lâché l’affaire ! Y’en a trop.)

Rire et faire rire, la meilleure thérapie du monde.

PS : dans un mois, c’est mon anniversaire ! :evil:

Marie

8 commentaires

  1. Ah ! Billy Elliot ! Je l’avais vu au cinéma, à l’époque (pfiou ça remonte ^^ »), et j’avais adoré aussi ! :) J’avais même acheté la K7 (quand je dis que ça remonte ^^). Un très chouette film, à la fois fort et drôle, comme tu le dis :)
    Pour Bat for Lashes, même chose que toi : je n’arrive pas à accrocher à sa dernière mouture. Je préfère nettement ses deux premiers opus – mais mon préféré à moi, c’est Two Suns :)

    Chouette billet – et merci pour le joli voyage islandais ^^

    Bises !

    Lulla, souvent en mode sous-marin par ici mais là quand même ^^

    1. Merci Lulla ! C’est sympa de donner des nouvelles depuis ton sous-marin :)

  2. Je ne suis pas fin connaisseur de Rammstein mais il me semble que le morceau Links 2 3 4 (« à gauche ») est justement un pied de nez à leurs détracteurs, qui aimaient leur prêter toutes sortes d’idées martiales et de tendances néo-nazies… Le bruit des bottes est tout sauf un hasard ! Je crois qu’il faut prendre le son et l’image de ce groupe avec ce qu’il faut de distance et d’ironie, ils se vautrent dans les clichés de façon un peu trop ostentatoire pour que ce soit du premier degré…

    Sinon The Knick pareil, on a vraiment bien aimé. Mention spéciale au début du premier épisode, très indiqué en fin de grossesse !

    1. Salut toi !

      À propos de Rammstein : oui, tout à fait ! Ils jouent sur le fait que l’allemand n’est pas une langue très populaire ni très parlée.

      Dans le même genre, je pense à Die Eier von Satan de TOOL, qui a aussi fait couler beaucoup d’encre, dans lequel on entend une voix masculine très martiale déclamer de l’allemand, alors qu’il ne récite en fait que les différentes étapes d’une recette.

      À propos de The Knick :

      Sinon The Knick pareil, on a vraiment bien aimé. Mention spéciale au début du premier épisode, très indiqué en fin de grossesse !

      Hmmm oui, j’imagine… :-P

  3. Je note Cuban Fury à voir tout de suite dans ma liste !

    J’ai une passion pour les films de danse : Coyote Girls, Burlesque, Save the Last Dance, Dirty Dancing, Shall we dance, Black Swan, Frances Ha et j’en passe : je suis obligée de les voir. Hélas, il faut l’avouer, à part deux ou trois bien dans cette liste, le plus souvent, c’est la cata : c’est MAU-VAIS !!

    Mais Billy Elliot, c’est une autre histoire <3 Ce film là est magique ! La première fois que je l'ai vu, j'avais 12 ou 13 ans et je suis sortie de la salle de cinéma, les étoiles dans les yeux et en dansant (bon, j'ai quand même attendu 10 ans après ça avant de prendre mon premier cours de danse). Depuis, j'ai du le voir presque 10 fois ! C'est un chef d'oeuvre ! Et je me refais régulièrement la BO aussi <3

    1. Ahah, Dirty Dancing… Toute une époque !

      C’est vrai que les films de danse sont souvent méga cliché (Sexy Dance, anyone?). Mais il y a aussi des trucs totalement hallucinants, comme Pina !

  4. J’avoue que tu m’as donné très envie de voir Billy Elliott que je n’ai encore jamais vu ! Pour The Knit, vu ta description, çà me donne moyen envie. En même temps, je misais rien sur True Detective et j’ai adhéré dès le premier épisode. Comme quoi… il faut se laisser surprendre parfois ^^

    1. Ouais, Billy Elliot, c’est vraiment super ! Je te le recommande :)

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