Nuages

Difficile de savoir exactement quand cette idée a commencé à germer.

Au départ fugace, presque capricieuse, elle étend son règne, jour après jour, prenant ses quartiers dans quelque nouvelle synapse et faisant s’envoler mes derniers doutes.

L’aube se rapproche, et d’ici, elle semble radieuse.

Une simple idée, souvent jetée en l’air, juste comme ça, menant son petit bonhomme de chemin jusqu’à se transformer en idée fixe, solidement lovée contre mon épiderme et abondamment nourrie par le poids écrasant de la routine parisienne.

Fi de ces incessantes allées et venues en métro, jalonnées par des hordes d’ombres humaines, espérant toutes réussir à détourner nos regards de nos téléphones portables flambant neufs, juste pendant quelques secondes.

Un peu d’attention – c’est tout ce qu’elles demandent, ces âmes vagabondes, et c’est précisément ce dont nous disposons le moins.

Voir, peut-être, mais ne pas regarder.

Surfeurs

Quitter Paris. Décider de faire quelque chose d’autre de ma vie. Rêver de me lever chaque matin dans un environnement qui me donne envie de déplacer des montagnes.

Décider de pouvoir aller respirer pour de vrai, de ne plus perdre de temps à attendre un métro bondé, sur des quais malodorants, dégueulant de publicité et d’incivilités.

Je ne veux pas devenir ça.

J’ai longtemps haï cette ville, la blâmant de tous les maux, l’accusant de ma mélancolie citadine. Mais le harcèlement, l’impolitesse et la laideur m’ont fait comprendre que le problème de Paris, ce n’est pas Paris, ce sont les Parisiens.

Foule de robots humains sans cœur, regardant de travers ceux qui réussissent encore à sourire.

Lassés, fatigués dès le matin, enfoncés dans leur petit égoïsme crasse, les Parisiens envahissent chaque centimètre carré et engouffrent brutalement le moindre centimètre cube d’oxygène. C’est un égoïsme qui s’est construit lentement, sur le terreau fertile de la frustration et du mécontentement, monnaie courante dans cette ville monstrueuse…

Galets

Parisienne d’adoption, j’ai espéré ne pas devenir comme eux. J’ai lutté pour ne pas devenir comme eux. J’ai presque cru agir différemment – laissant descendre avant de montrer, cédant ma place à qui n’en veut, yada, yada, yada.

Mais, en cet instant, je ne distingue plus très bien où s’arrête mon humanité et où commence ma monstruosité. Ai-je été contaminée ? Ai-je muté ?

J’en aurais esquivés, des coups de sacs, des coups de coudes, des mains baladeuses. J’en aurais envoyés valser, des sales gosses, des misogynes et autres affreux bonshommes.

Comme tout Parisien, j’aurais supporté des milliers de corps collés contre le mien, leur mauvaise humeur et leurs odeurs corporelles portées en étendard ; j’aurais subi les retards, les problèmes mécaniques, les vents de panique, les photos à l’arrachée, les stations que l’on reconnaît à leur puanteur, sans même avoir à lever les yeux.

Et, bon sang, j’aurais essayé de leur en trouver, des excuses, à tous ces gens pressés, mal élevés, mal lavés, excédés, abjects, déplacés. Sans succès !

Vagues

Au moment de me démaquiller, j’ôte la couche épaisse de saletés qui a fini par envahir mon visage. Mais rien n’y fait : la malédiction de Paris m’empêche de retrouver le teint frais des vacances au beurre salé, et l’énergie juvénile qui est pourtant toujours là, tapie dans l’ombre, au creux de ma cage thoracique.

Les visages, les textures, les goûts et les fous rires dont on se rappelle encore bien longtemps après… Retrouver un peu de sable au fond de son sac à dos, un morceau de coquillage nacré, et finir avec gourmandise le pot de confiture aux prunes faite maison, étalée sur une crêpe à l’heure du petit déjeuner.

Sciotot

Respirer – enfin ! – de l’air frais, si frais qu’il en est presque douloureux, irriguant à nouveau mes vieux poumons fatigués.

Se repaître du parfum chaud et rassurant des feuilles mortes, des embruns doux-amers qui font friser les cheveux, de l’odeur de l’herbe fraîchement coupée, et sentir le relief des écorces millénaires – s’incliner devant tant de beauté.

Pour retranscrire tout cela, il n’existe ni photographie, ni boîte à souvenirs, ni de bouteille de parfum que l’on garde des années après.

La mer s’élance, le sable s’écoule et le vent n’attend pas. Il faut y être, là, maintenant, tout de suite, et saisir l’instant présent. Personne ne le fera à notre place.

Diélette

Quitter Paris : aller voir ailleurs si j’y suis, et mettre le nez dehors – ce nez ravi qu’on le sollicite enfin pour sentir autre chose que les pots d’échappements ou les relents nauséabonds de la masse anonyme.

Cachée derrière mon vague à l’âme, l’étincelle est là, affûtée et belle comme un soleil, illuminant mes iris d’une flamme étrange.

Elle est la force vive qui me brûle les yeux, me regonfle le cœur et apaise mon esprit, à chaque instant passé derrière les barreaux invisibles de cette ville défraîchie.

La nature est une baguette magique pétrifiée.

Novalis
Hortensia
Le jardin
L'instant présent
Hortensias
Premier quartier

Photos prises le week-end dernier, en Basse-Normandie.

64 commentaires

  1. J’avoue que je pense aussi à quitter Paris (j’aurais jamais cru ça un jour mais comme quoi tout arrive) mais peut être pas pour les même raisons que toi. Je suis venue à Paris pour une raison. Paris m’a offert beaucoup, et j’attends de voir s’il peut continuer à m’offrir encore un peu, sinon je n’aurais plus de réelles raisons à rester là.

    1. La vie est pleine de surprises ;-)

  2. Tinuviel.19

    13 novembre 2013

    Il faut suivre son cœur Marie et son sixième sens aussi… il faut oser avant de regretter. Mieux vaut des remords que des regrets. Depuis le temps que tu parles de quitter Paris il me semble que la décision est presque prise. En tout cas je serais triste que Paris ait réussi étouffer ce que tu es vraiment.

    1. Il faut suivre son cœur Marie et son sixième sens aussi… (…) Mieux vaut des remords que des regrets.

      C’est si vrai ! T’inquiète pas, mon étincelle est robuste ;-)

  3. Un texte qui active mon empathie,
    Des photos qui réveille une envie de beauté naturelle,
    Un tout qui représente un miroir à sentiment.

    Merci Marie d’avoir partagé ton étincelle.

    1. Merci de m’avoir lue, Gl0ubI !

  4. Un article très bien écrit qui sent bon l’écume :-)

    Par contre je trouve que ton portrait du Parisien est un peu forcé. On retrouve le même genre de comportement dans d’autres capitales comme Londres. C’est le syndrome de l’homme pressé ou de l’homme d’affaire (ça marche aussi pour les femmes hein).

    Du coup est-ce que c’est pas plutôt les villes surpeuplées, les ruches d’humains qui te repoussent ? Étrangement quand je voyage j’évite au possible de me retrouver dans les métropoles et je privilégie les villages, les coins paumés et les grands espaces de nature. Et pourtant c’est toujours avec plaisir que je retourne à Paris. La vie y est riche et bouillonnante.

    Mais bon loin de moi l’idée de te convaincre, au contraire je partage en certains points ta vision. Je trouve juste dommage cet éternel stéréotype du Parisien qui fait toujours la gueule dans le métro. Pour moi ce n’est pas le métro, Paris ou les Parisiens qui sont en causent. Pour preuve il suffit qu’un mec fasse le pitre ou chante un peu faux pour voir des sourires ici ou là.

    1. Merci pour ton commentaire, Olivier !

      Par contre je trouve que ton portrait du Parisien est un peu forcé. On retrouve le même genre de comportement dans d’autres capitales comme Londres. C’est le syndrome de l’homme pressé ou de l’homme d’affaire (ça marche aussi pour les femmes hein)

      Pour aller régulièrement à Londres, en mode touriste (comprendre : aller dans tous les endroits bondés, prendre le métro aux heures de pointe, bref la totale !), je peux t’assurer que l’ambiance dans le métro londonien est bien différente de celle du métro parisien.

      Déjà, les rames sont propres, et il ne viendrait à l’idée de personne de monter comme un bourrin sans d’abord laisser descendre les gens. Dit comme ça, ça peut sembler anecdotique, mais à la longue, plusieurs fois par jour, systématiquement, c’est usant. Par ailleurs, jamais à Londres je n’ai été dérangée pendant mes voyages en métro. Personne n’y fait la manche. Les musiciens autorisés à jouer le font dans le métro, dans des emplacements bien définis et signalisés.

      Les Londoniens – en tout cas, au centre de Londres, je ne parle pas de la banlieue de Londres que je ne connais pas – m’ont donné l’impression d’être plus civilisés, de moins pousser, de moins dégrader le matériel, aussi.

      Du coup est-ce que c’est pas plutôt les villes surpeuplées, les ruches d’humains qui te repoussent ?

      Définitivement oui, mais paradoxalement j’aime aller à Londres une fois par an pendant les soldes… L’ambiance n’y est vraiment pas pareille, même en cas d’affluence, je ne saurais pas trop l’expliquer (pourtant, j’ai essayé).

      Je trouve juste dommage cet éternel stéréotype du Parisien qui fait toujours la gueule dans le métro.

      Oui c’est dommage, mais je n’y suis pour rien : il suffit de regarder attentivement la tronche des Parisiens chaque matin, pour se rendre compte que l’écrasante majorité la tire !

      Je ne dis pas que la vie à Paris n’est pas riche et bouillonnante ; c’est vraiment les gens que je déteste. La ville en elle-même a quelques bons côtés :-p

      1. Définitivement oui, mais paradoxalement j’aime aller à Londres une fois par an pendant les soldes… L’ambiance n’y est vraiment pas pareille, même en cas d’affluence, je ne saurais pas trop l’expliquer (pourtant, j’ai essayé).

        @Marie : tu as essayé Primark ? Complètement impossible pour moi vu l’affluence (j’ai tenu 5 minutes, mais ma copine adore !) et pourtant les caissiers sont super efficaces et le temps d’attente en caisse est minime vu le nombre de personnes dans une file digne d’une grande expo parisienne !
        Oui les Londoniens sont plus zen que les Parisiens !

        1. Oui, j’ai testé Primark, c’était insoutenable mais j’ai tenu bon… La prochaine fois, j’irai le matin et pas à 17h ! ^.^’

          En tout cas, ouais, leur organisation est impressionnante. o.O

  5. Avec en plus une boite qui a des agences en région, cela devrait pouvoir se faire d’autant plus facilement ;-)

    Perso, j’ai réussi à vivre et trouver un boulot en banlieue (après Versailles en continuant vers le Grand Ouest), et pour rien au monde je ne reviendrais sur Paris. Cela serait réduire ma qualité de vie et de famille.

    Après, reste que les opportunités de travail sont moindre (je dois être encore trop proche de Paris même si les parisiens prennent leur machette et leurs bottes quand ils viennent par chez nous), faut donc bien choisir son pied à terre…

    1. Salut Nicolas, merci pour ton commentaire !

      Après, reste que les opportunités de travail sont moindre (je dois être encore trop proche de Paris même si les parisiens prennent leur machette et leurs bottes quand ils viennent par chez nous), faut donc bien choisir son pied à terre…

      C’est sûr que ça joue ! D’aucuns diraient qu’à part quelques villes (comme Nantes ou Lyon), aller en région pour faire du web est casse-gueule à cause de ça. De l’extérieur, je n’en suis pas convaincue. Quand on veut, on peut ! Mais je te dirai ce qu’il en est quand j’y serai ^.^

  6. Ça semble une excellente idée. Pour ma part, rien que de quitter Rennes, une petite ville, pour sa proche campagne a eu l’effet d’une renaissance :) Même s’il faut se lever bien avant l’aube, même s’il faut prendre la voiture pour avoir du pain, même si les copains sont obligés de rester dormir (ooh, zuuut)… Prendre un café au soleil sur ma terrasse, écouter le chant des oiseaux, marcher dans les bois lorsque les après-midi sont trop chaudes, n’entendre rien d’autre que le vent dans les arbres… Respirer. J’y ai trouvé une grande sérénité :) J’espère que tu trouveras ton coin de paradis !

    1. C’est chouette tout ça ! C’est sûr que ça fait rêver et que ça me conforte dans cette aspiration… Merci pour ton commentaire, Kalys !

  7. Tu cristallises une partie des motivations qui m’ont poussé à quitter Paris, il y a quelques années. S’ajoutaient le besoin de revoir des amis et la crainte d’un enracinement plus long (avec pavillon de banlieue et enfants) qui aurait limité ma mobilité ultérieure…

    Du coup, tu viens chez Clever Bordeaux ;) ?
    Tu pourras faire du surf pas loin.

    1. Du coup, tu viens chez Clever Bordeaux ;)  ?
      Tu pourras faire du surf pas loin.

      Tu sais que je surfe déjà beaucoup, à Paris ? Mouarf ! :-P

  8. Les transports en communs à Paris, insupportables, étouffants, déprimants, aliénants. La banlieue mal desservie, des retards constants. L’incommunicabilité entre Paris et sa banlieue (quand on vit à Paris on reste à Paris et quand on vit en banlieue on reste en banlieue), une ville qui n’a pas changé son périmètre depuis 1860 contrairement à des villes comme Berlin, Madrid ou Londres. Une densité trop importante pour sa superficie, des événements majeurs toujours plus inaccessibles (sauf pour ceux prêts à se taper 4h de queue (ou plus) pour voir une expo, des personnes de plus en plus pressées au point que les passages « protégés » pour les piétons n’ont plus rien de protégé, des loyers horriblement chers, bref Paris au quotidien n’est pas facile !!! On comprend que tous ces gens fassent la gueule ! Après m’être cassé les dents et avoir pesté des milliers de fois pour ma naïveté, j’ai décidé de vivre autrement Paris, fini les transports en communs (ou un minimum), fini de courir le WE, fini les événements culturels inaccessibles, il y a pleins de choses à voir et à faire, Paris est une ville magnifique, historiquement riche et riche de ses communautés. Malgré tout, il fait bon s’y perdre.

    1. Salut Eric !

      Je n’aurais pas dit mieux !

      des événements majeurs toujours plus inaccessibles (sauf pour ceux prêts à se taper 4h de queue (ou plus)

      C’est clairement un truc que je ne comprends pas, et pourtant, j’adore les expositions, et je suis prête à beaucoup pour les évènements qui me passionnent – mais là, non.

      Après m’être cassé les dents et avoir pesté des milliers de fois pour ma naïveté, j’ai décidé de vivre autrement Paris, fini les transports en communs (ou un minimum)…

      Rassure-moi, tu n’as pas acheté de trotinette ? :-P

      1. Tu fais référence au commentaire de Mayoka ? :-P

        A trotinette, à vélo, en skateboard, en scooter, à pied, tout plutôt que les transports aux heures de pointe !!!

        1. Tu fais référence au commentaire de Mayoka ? :-P

          Non, du tout ! Je pensais juste au fait que je vois de plus en plus de gens en trotinette sur les trottoirs, et ça s’ajoute parfois aux nuisances quand tu es piéton ! (Déjà que les trottoirs à Paris sont souvent étroits, et s’ils ne le sont pas, les scooters et les motos y roulent en toute liberté…)

          Rien de personnel, hein, j’ai juste une image négative des trotinettes ! :-p

    2. +1 Eric !

      À la lecture de ton billet (super bien écrit ;-)) on a l’impression que les transports en commun sont en grande partie responsable de ton blues de Paris – et je te rejoins, vive le vélo, la moto et même la trottinette !

      1. Merci Damien ! En effet, l’affluence dans les transports en commun à Paris sont un des gros points noirs de la ville. J’ai essayé le bus en me disant que le métro, ça suffit ; mais c’est loin d’être aussi rapide, même si je trouve qu’on y est un peu moins harcelés.

  9. J’en suis venue à la conclusion, avec le temps que ce ne sont pas les parisiens le problème mais tout les banlieusards qui travaillent sur Paris. Lorsque Paris est vidé de son effervescence de la semaine c’est en fait une ville agréable où je prends plaisir à me promener.
    Mais en semaine, pendant les heures de boulot, il y a un stress permanent qui rôde…une certaine agressivité. J’ai lu une fois que Paris tranformerait le plus doux des agneaux en un monstre sanguinaire, je n’irai pas jusque là, mais il y a cependant du vrai. C’est une ville qui change les gens.

    Lorsque je suis partie 15 jours à Dresden, je l’ai surnommé la ville « la ville bohème ». La bas pas de gens stressé, chacun prends le temps de vivre. Une personne loupe son tram, c’est pas grave, elle le prends avec le souriree et attends le suivant. Pas de bousculade, pas de gens agressifs, les enfants étaient toujours très calme. En 15 jours je n’ai entendu klaxonner que deux fois et à chaque fois c’était une raison valable. Ce que j’ai aimé mes 15 jours là-bas…

    Pour Paris aujourd’hui j’évite un maximum le métro, je prends le bus ou le tram et je suis sur la ligne C qui dessert les principales zones de Paris où je bouge. Sinon j’ai investis dans une trotinette afin la encore d’éviter un maximum les transports. Pour les salons et autres je m’arrange pour avoir invitations ou entrées acheter au préalable afin de ne pas faire la queue…je m’adapte pour petit à petit enlever de mon quotidien ce qui me dérange.

    1. Salut Mayoka !

      Merci poyr ton retour d’expérience ! Tu m’as donné envie de visiter Dresden, du coup ^.^

      je m’adapte pour petit à petit enlever de mon quotidien ce qui me dérange.

      En effet, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Ce n’est pas toujours facile, mais la finalité vaut bien quelques efforts :-)

    2. Habitant depuis un peu plus d’un an à Dresden, je confirme que c’est une ville formidable (Marie tu es la bienvenue au passage). Le compromis entre l’espace et la ville (les mauvaises langues diront sans doute que c’est le fait d’avoir dû laisser de la place pour les chars…) entre la verdure et les monuments historiques (ou comment intégrer une forêt à l’espace urbain), entre la lenteur et l’effervescence. Culturellement c’est une ville riche et humainement aussi.
      En ce qui concerne Paris, je pense effectivement que la ville transforme les gens, les rend aggressifs, je l’ai constaté à plusieurs reprises. Bien sûr il y a des clichés, ceci étant de toutes les villes que je connais en tant que touriste et qui dépassent les 3/4 Millions d’habitants, Paris est définitivement la pire…
      Finalement, partir c’est revivre un peu…

      1. Salut Marilou !

        Habitant depuis un peu plus d’un an à Dresden, je confirme que c’est une ville formidable (Marie tu es la bienvenue au passage)

        Hey, c’est cool, ça ! Merci ! :-)

        de toutes les villes que je connais en tant que touriste et qui dépassent les 3/4 Millions d’habitants, Paris est définitivement la pire…

        J’en ai parlé avec pas mal de potes, et en effet, c’est l’impression que laisse Paris chez tous les gens qui voyagent un peu.

        Au niveau urbanisme, ça n’a pas beaucoup évolué ; ça reste une ville qui n’est pas adaptée à une telle masse de personnes. Tout est trop petit (comme souvent en France – je suis bien placée pour en parler !).

        Je prends mon mal en patience en attendant de mettre les voiles…

      2. Marie, c’est vraiment une ville à visiter il y a énormément de verdure et beaucoup de promenade à faire. Et le must c’est que pour se déplacer on fait tout en tram, un véritable plaisir surtout que les mauvaises odeurs parisienne on oublie, la-bas ça sent la nature partout :)

        Honnêtement si chéri était près à changer de vie j’aurai envisagé de partir la-bas pour y vivre car j’ai qu’une envie y retourner. Mon amie qui y habite ne supporte plus de revenir à Paris.

  10. C’est fou de lire ce billet maintenant, dans le sens où ça fait tellement écho avec ce que je ressens de la grande ville depuis un bail, sans forcément trouver les mots pour bien l’expliquer, que j’ai souri tout le long. Par contre, sans forcément pouvoir expliquer tout ça avec des mots, mes émotions (que je suis les yeux fermées), m’ont mené à prendre la décision de partir. Pour ces mêmes raisons que toi.

    Partir pour mieux revenir voir la cité d’or, de lumière, et d’histoire le temps d’une balade touristique savourée pleinement.
    Mais m’y lever tous les matins… ce n’est plus pour moi. Je laisse le métro aux sardines, je laisse la pollution aux costards pressés, je laisse l’agitation impolie aux robots, et je pars avec mon humanité toute entière, un peu écornée, certainement, mais je ne suis pas morte. Si je restais encore un peu, je mourrais un peu plus. Il est temps d’arrêter les compromis pour vivre pleinement.

    ;)

    1. Hello Germaine,

      Je laisse le métro aux sardines, je laisse la pollution aux costards pressés, je laisse l’agitation impolie aux robots, et je pars avec mon humanité toute entière, un peu écornée, certainement, mais je ne suis pas morte. Si je restais encore un peu, je mourrais un peu plus. Il est temps d’arrêter les compromis pour vivre pleinement.

      C’est tellement bien dit ! Merci pour ton chouette commentaire :)

  11. Bizarrement je ne ressens pas beaucoup de stress après mes 14 ans de vie parisienne (grand banlieusard, en fait).

    Pourquoi, je ne saurais dire. Peut-être parce que justement, la grande banlieue c’est quand même pas mal la nature, une vraie maison, une rue où les enfants jouent. Un ordinateur portable, et si le train est en retard tant pis, je rentre à la maison et je bosse.

    Plein de temps perdu dans les transports, c’est du temps de lecture que je n’aurais pas pris sans ça.

    Mais bon, au fond personne n’est dupe : c’est de la méthode Coué pour ne pas regretter les 5 minutes de trajet que j’avais dans une autre vie :)

    1. Cela dit, le paysage est un état d’âme etc.

      Maison, barbecue, jardin, cerisier qui fait de très jolies feuilles multicolores cet automne après un Sakura extraordinaire. Un parc pas loin, une rivière avec un héron. La piscine à cinq minutes de vélo. La gare, à pied, dix minutes.

      Bref, heureux même avec le RER, quand même. :)

    2. Hello Stéph,

      Plein de temps perdu dans les transports, c’est du temps de lecture que je n’aurais pas pris sans ça.

      C’est sûr que c’est déjà ça de pris ! Mais, les mauvais jours, je n’ai même pas la place pour sortir mon livre et bouquiner… :-|

  12. Salut,

    Personnellement j’ai toujours refusé de « monter à la capitale » et aujourd’hui quand je lis ce genre de billet je me dis que j’ai eu de la chance de pouvoir rester dans ma région.

    Je pense que dans le web on peut trouver des boulots intéressants en télétravail la preuve, je bosse pour une startup US depuis mon canapé du côté de Perpignan :)

    1. Salut Ludwig,

      Je pense que dans le web on peut trouver des boulots intéressants en télétravail la preuve, je bosse pour une startup US depuis mon canapé du côté de Perpignan :)

      Tu as tout à fait raison ! Le télétravail a de beaux jours devant lui, même si les entreprises françaises rechignent encore à l’adopter plus massivement.

      Il y a quelques années, j’avais lu La semaine de 4 heures de Tim Ferriss, et cela m’avait convaincue qu’on a tout à gagner à télétravailler. Ton commentaire me confirme que c’est possible :)

  13. Hélène_Carmy

    14 novembre 2013

    Première fois que je commente un de tes billets mais là, c’est tellement vrai…et tellement joliment exprimé! Je n’ai jamais vécu à Paris, je n’y vivrai jamais (j’ai un amoureux pour qui même une ville comme Strasbourg c’est impensable parce que c’est trop grand alors bon, Paris…hu hu hu) mais ton billet me fait pas mal réfléchir, et fait écho à mes propres interrogations du moment…Même si je vis dans une ville qui est réputée calme (Nancy, pour ne pas la citer), depuis 2 ans que j’y suis revenue, même là, je remarque les mêmes choses que tu décris des Parisiens : incivilités croissantes, agressivité, tristesse…Moi qui voulais absolument rester en ville pour les petits cafés, les restos, les cinés à proximité, tu vois, je me demande, en fin de compte, si j’ai vraiment envie d’élever mon petit bout d’un an en pleine ville, si c’est vraiment le bon chemin à lui faire emprunter…Même si j’aime vivre en ville pour tous ces petits à côtés, je me demande finalement si le jeu en vaut la chandelle…Alors comme je te comprends quand tu songes à quitter cette immense ville qu’est Paris!! En tout cas, tu as raison de suivre tes envies, j’espère en tout cas que ce nouveau départ t’apportera tout ce que tu souhaites (et plus encore!)

    1. Salut Hélène !

      Merci ton commentaire, et bienvenue par ici :)

      Moi qui voulais absolument rester en ville pour les petits cafés, les restos, les cinés à proximité, tu vois, je me demande, en fin de compte, si j’ai vraiment envie d’élever mon petit bout d’un an en pleine ville, si c’est vraiment le bon chemin à lui faire emprunter…

      Ouais, c’est souvent l’idée qu’on se fait des grandes villes, avant de s’y installer ou quand on vient tout juste d’y poser ses valises. Et puis, le temps passe, et j’ai l’impression qu’on en profite de moins en moins, devenant plus routiniers, moins aventuriers, au choix (ou simplement lassés du monde, des mêmes inconvénients à chaque fois qu’on tente une sortie, etc.)

      J’ai conscience que si je m’installe en bord de mer, je n’irai pas faire du surf tous les jours, mais le simple fait d’être dans un environnement plus calme et, je le pense, peut-être naïvement, plus sain, devrait déjà m’aider à retrouver une sérénité que j’ai perdue depuis longtemps en vivant à Paris.

  14. Belle décision :-) Bon vent !

    Réduire le temps de transport quotidien est un facteur super important pour réduire l’énergie gaspillée. Ça rend l’agressivité de la métropole plus acceptable.

    En tous cas on dirait que ton dernier weekend, dernier voyage, t’as été plus que bénéfique :-)

    1. Salut Thomas,

      Bienvenue par ici et merci pour ton commentaire ! :)

      Réduire le temps de transport quotidien est un facteur super important pour réduire l’énergie gaspillée. Ça rend l’agressivité de la métropole plus acceptable

      C’est sûr que ça joue à fond. Et pourtant, tu vois, je n’ai « que » 30 minutes de métro, porte à porte, quand je vais bosser. Cela paraît peu à côté des gens qui, comme Stéphane, en ont pour 1h voire 1h30 matin et soir… J’ai conscience d’être dans des conditions plutôt favorables, en dépit de ça, je sens en effet que je gaspille du temps et de l’énergie.

      Sans parler du bruit – c’est très vrai. À Paris, on doit constamment supporter ce brouhaha caractéristique, et même le soir, alors que je vis dans une rue calme d’un arrondissement calme, les klaxons, les bruits de talons des voisins du dessus, les gueulantes de gens bourrés sont légion.

      Difficile de trouver la sérénité à Paris… À la longue, ça commence à peser.

      En tous cas on dirait que ton dernier weekend, dernier voyage, t’as été plus que bénéfique :-)

      Absolument ! C’est pour ça que j’aime bien m’aérer régulièrement, même deux ou trois jours, car ça me permet de revivre, et de prendre conscience qu’un autre mode de vie est possible. C’est assez existentiel, mais à 30 ans, le temps est venu pour moi de trouver un nouvel environnement qui m’apaise et m’inspire… :)

  15. Salut Marie,

    J’aime beaucoup tes photos tout d’abord ! :)

    Quand au départ en province, tu sais que j’étais il y a peu de temps encore dans le même cas que toi. Et je ne peux que témoigner de la difficulté de le faire (même si j’ai aussi eu des aides non-négligeables).

    Je liste entre autres : le travail, la famille, les amis, la difficulté de coordonner le couple, et aussi l’appréhension du concret. C’est un grand changement qui demande beaucoup de préparation.

    J’ai eu la chance de voir mes parents tenter la même aventure (et de quelques galères associées) et ainsi de comparer vie en banlieue, vie parisienne et vie en province. Ça m’a beaucoup aidé sur mes aspirations.

    Il est également assez compliqué de se projeter dans un cadre de vie qu’on ne découvre que le temps d’un week-end ou pendant une période de repos, où le train-train quotidien n’est pas de mise.

    Quand à Paris, je retiens surtout un problème de densité. Les gens ne sont pas foncièrement méchants, les distances ne sont pas réellement un problème. C’est cette surpopulation et ce maillage trop serré qui compliquent le tout.

    J’ai maintenant le plaisir de redécouvrir l’espace (la nature, mais aussi le simple fait de pouvoir apercevoir l’horizon quand on est en ville) ; et c’est bien agréable.

    Bon courage pour ton aventure ! Comme le démontrent bien Stéphane et Éric, c’est aussi une question de point de vue (qui change avec le temps).

    1. Salut Vincent !

      J’aime beaucoup tes photos tout d’abord ! :)

      Hey, merci :)

      Quand au départ en province, tu sais que j’étais il y a peu de temps encore dans le même cas que toi. Et je ne peux que témoigner de la difficulté de le faire (même si j’ai aussi eu des aides non-négligeables).

      Je liste entre autres : le travail, la famille, les amis, la difficulté de coordonner le couple, et aussi l’appréhension du concret. C’est un grand changement qui demande beaucoup de préparation.

      Merci beaucoup pour ce retour d’expérience (et pour tous les autres dont on a discuté en privé).

      Il est également assez compliqué de se projeter dans un cadre de vie qu’on ne découvre que le temps d’un week-end ou pendant une période de repos, où le train-train quotidien n’est pas de mise.

      Oui, ça j’en ai bien conscience. Mais on n’a pas trop le choix… Je me dis que rien n’est définitif, même si je m’installe un an ou deux dans une ville qui ne me convient finalement pas, je pourrais toujours changer ensuite (même si déménager, c’est pénible et coûteux).

      Quand à Paris, je retiens surtout un problème de densité. Les gens ne sont pas foncièrement méchants, les distances ne sont pas réellement un problème. C’est cette surpopulation et ce maillage trop serré qui compliquent le tout.

      Tu as tout à fait raison, c’est exactement ça. Paris au mois d’août, c’est même agréable ! ^.^

  16. On n’y prête plus attention, on croit qu’on s’y est fait, mais le corps continue « d’encaisser » ce niveau de stress et fatigue malgré tout.

    Ouais, c’est tout à fait ça ! Je n’ai pris conscience que très récemment de ce bruit permanent… C’est lourd ! Un peu comme un acouphène, insupportable mais permanent…

  17. En voyant tous ces échanges, une chose me vient à l’esprit, j’ai tendance à me plaindre de l’antagonisme entre Paris et sa banlieue. Oui je suis Parisien et j’aimerais un peu mieux connaitre la banlieue, parce qu’il y a des coins chouettes en banlieue et ce qu’on appelle la grande banlieue, mais quelle galère dès qu’on passe le périph’ que ce soit les embouteillages ou les galères de transport. Je rêve du Grand Paris qu’on nous annonce depuis des années, mais rien ne change vraiment, ce qu’il en faut de la patience !J’avoue que je suis souvent découragé et je me sens comme un con de Parisien enfermé entre ces murs fictifs (Paris intra-muros).

    Doit-on également continuer à opposer Paris et sa province (d’ailleurs il n’y a que les Parisiens qui parlent de « la Province ») ? Je me rappelle comment nous, Normands, nous détestions ces Parisiens qui venaient nous envahir le WE, Deauville, Trouville, Honfleur, Etretat, Fécamp, j’avoue que le Parisien que je suis devenu adore retourner dans ces endroits magnifiques ! De la même façon où nous, Parisiens pestons contre ces masses de touristes qui viennent envahir certains endroits de notre ville déjà trop peuplée. Difficile de ne pas avoir une relation d’amour/haine avec cette ville…

    Paris pourrait d’ailleurs reprendre à son compte le slogan de Marmite (pour les anglophiles) : Love it. Hate it. Don’t forget it.

  18. Hello Marie,

    Je me revoie il y a environ 10 ans. Je vivais dans Paris, me tapait 2/3 heures de transport en commun chaque jour. Parfois je prenais la voiture: différent mais tout aussi mauvais. Sinon je marchais beaucoup. Et un jour j’ai fait des crises d’angoisse. Trop de stress environnant, de colère chez les gens, d’impatience autour de moi. Trop de tout au final et mon corps n’a pas supporté.

    Ça a pris du temps avant de pouvoir tout changer et être bien. On a bougé sur Chatou, puis Fontainebleau. Et après 2 années en Belgique, on a attérit à Bâle, en Suisse.

    250000 habitants, pas de stress, des vélos partout, des parcs partout, le centre ville piéton donc pas de voitures, pas d’embouteillages, etc. Je suis devenu zen. On vit maintenant en dehors de la ville, à 10 minutes du centre. Balades en forêt à volonté qui permettent de se ressourcer. Environnement idéal avec des gens « vrais », honnêtes et sincères, et qui se foutent de ce que tu fais dans la vie. Ils ne te jugent pas. C’est devenu mon idéal. Opération no stress. Et quand je retourne à Paris, comme c’était le cas pour PW, je reste en dehors de ce monde. Je ne suis plus l’éponge comme jadis. Et je regarde tout ces gens en me disant que j’ai de la chance, que ma fille a de la chance ( je ne pourrais pas élever mes enfants dans Paris ).

    Après, il y a des gens qui adorent Paris et qui ne la quitteraient pour rien au monde. J’ai connu des gens venir vivre ici et être reparti sur Paris illico parce que, justement, il leur manquait cette adrénaline. Chacun ses choix mais il est important que tu prennes le temps de réfléchir à tout ça et que tu fasses des choix pour toi, pour te sentir bien. Après c’est sûr qu’en France, Paris reste central pour le taf mais ta boîte est installée aussi en Province. Et puis comme tu le dis, à Lyon, Nantes ou encore Bordeaux, il y a du potentiel pour s’épanouir :)

    1. Salut Francis,

      Merci pour ton commentaire ! Votre parcours est intéressant et inspirant je dois dire…

      250000 habitants, pas de stress, des vélos partout, des parcs partout, le centre ville piéton donc pas de voitures, pas d’embouteillages, etc. Je suis devenu zen

      C’est vraiment quelque chose qu’on ressent quand on discute avec toi ! Et c’est très agréable. Tu vois à Paris Web, tout est allé très vite, mais j’ai beaucoup apprécié qu’on réussisse à discuter ensemble à plusieurs reprises… sans se presser ;-)

      1. Plaisir GRANDEMENT partagé Marie :) On a discuté avec Steph Walter d’organiser un petit truc dans l’est, peut-être même sur Bâle, ce sera l’occasion de venir et de discuter de tout ça :)

        1. Ah ouais, ça me dirait carrément !!

  19. Sinon, pour bien connaître des villes comme Londres ou Berlin, les mentalités sont très différentes. Perso j’y ressent moins de nervosité qu’à Paris. Après j’ai vécu quelques temps à Barcelone pendant que j’étais étudiant, c’était bien stressant aussi. Mais bon, y a le climat, la mer et les gens m’ont semblé un peu moins agressifs :)

  20. Ah Paris…

    En fait, cette ville m’effraie, quand je vois cette ruche permanente où les abeilles sont autant perdues et écrasées, je me sens mal. J’aime venir en touriste, mais je ne me vois pas y vivre. Et même s’il y a tant de choses bien.

    Trop stressant, trop agité… quand je vois une poussette dans le métro, je me sens mal pour le bébé qui y est. Je suis tellement heureux que mon petit bonhomme soit entouré de vert – la couleur qu’il prononce le plus –, qu’il puisse voir des animaux régulièrement – l’autre jour on a croisé des biches sauvages dans le bois à côté de chez moi –, quand je veux lui montrer les étoiles, je n’ai pas ou peu de pollution lumineuse, et il a vite appris à écouter les oiseaux. La campagne à côté de villes, c’est agréable. :)

    Je vois le Mont-Blanc le matin, j’ai vue sur le Jura, et le Léman n’est pas loin. Et quand je veux me dépayser, je vais dans la vallée des glaciers, paysage Lord-of-the-ring-ien par excellence. Au moins, en montagne, j’ai l’impression d’être moins seul que dans cette fourmilière permanente. Le shopping n’active quasiment plus de plaisir dans mon crâne.

    Si tu veux me repérer dans le métro, c’est simple, c’est celui qui marche moins vite que tout le reste.

    Quand je vois les parisiens débarquer sur les pistes de ski, je comprends qu’ils soient complètement excités : à être transportés dans des bétaillères laides, comment ne pas devenir fou ? Quand en plus, ils ne sont pas logés dans des clapiers.

    Quand j’entends l’expression accident de personne, je ne sais pas ce qui l’horrifique le plus : la banalité avec laquelle elle est prononcée, ou la banalité d’en arriver là.

    1. Je vois le Mont-Blanc le matin, j’ai vue sur le Jura, et le Léman n’est pas loin. Et quand je veux me dépayser, je vais dans la vallée des glaciers, paysage Lord-of-the-ring-ien par excellence.

      C’est sûr que ça doit être quelque chose ! Contente que tu aies trouvé ton équilibre :)

  21. Juste un mot pour te dire que c’était bien chouette à lire. :)

    1. Merci ! :)

  22. Je n’ai pas lu les commentaires, mais j’ai l’impression que tu confonds Paris et… le métro. J’habite cette ville depuis 10 ans et je ne vis pas le quart de ce que tu décris dans ton article, du coup j’y suis heureux et zen. :-)

    1. Tu prends souvent le métro aux heures de pointe, quotidiennement ? :-)

      1. Jamais. Ce n’est un secret pour personne que les transports en commun en Île-de-France sont totalement catastrophiques, je l’ai éprouvé comme tout le monde et c’est pourquoi j’ai tout fait pour organiser ma vie de façon à les prendre le moins possible. Mis à part ce point (révoltant, on est d’accord), j’aime beaucoup de choses à Paris (y compris les gens, si si) et n’ai pas fini de m’y perdre avec plaisir…

        1. j’aime beaucoup de choses à Paris (y compris les gens, si si)

          J’imagine que tu parles de tes connaissances parisiennes, et pas de la masse anonyme de 21st schizoid men and women

        2. Bin oui, mes connaissances parisiennes (qui sont souvent immigrées d’autres régions d’ailleurs), comme mes connaissances bretonnes, normandes, picardes, landaises, genevoises, franc-comtoises (j’ai vécu 6 ans à Belfort) quand je me rends dans ces contrées…

          La « masse anonyme » ne m’a jamais intéressé (elle intéresse qui ?), que ce soit à Paris ou ailleurs. Le sourire torve du voisin à ragots, de l’automobiliste beauf ou du commerçant encarté UMP (voire pire), je le retrouve sans le chérir à Paris comme dans la moindre bourgade de notre chère vieille France.

          Et parfois, la nature humaine nous offre une bonne surprise par le biais d’une rencontre fortuite et délicieuse : ça m’arrive encore (et toujours aussi bien à Paris qu’ailleurs) !

        3. Ce que je comprends, c’est que toi et moi avons des expériences différentes de Paris. D’où nos ressentis respectifs !

          Je dois souvent me coltiner la masse des Parisiens au quotidien, plusieurs fois par jour, pas seulement dans les transports en commun d’ailleurs.

          Au moindre endroit, c’est une gêne. Il y a simplement trop de monde, et ça rend des actes et des paroles pourtant anodins souvent pénibles.

          Peut-être que grâce à ton emploi du temps, tu peux éviter de te retrouver aux mauvais endroits aux heures de pointe – ce qui doit, c’est certain, atténuer la sensation d’étouffement que je ressens, moi, à ces moments-là.

          Il n’y a pas que dans les transports en commun que je me sens hyper mal à l’aise, à la limite de la misanthropie la plus extrême.

          C’est le cas aussi dans la rue, dans les magasins, dans les musées… La plupart du temps, j’arrive à faire abstraction parce que j’ai intériorisé cette violence au quotidien, mais les mauvais jours, ça ne passe pas.

          Tu disais que je confonds Paris avec les transports en commun : c’est vrai que j’ai accentué l’horreur que ceux-ci m’inspirent, mais quand j’observe ma vie à Paris, quel que soit l’aspect par lequel je prends le problème, il y a toujours trop de monde et donc beaucoup d’impolitesse, de je-m’en-foutisme et d’incivilités concentrées au même endroit.

          Sans même parler du trop peu d’arbres et de verdures dans les rues, les saletés, les parcs trop petits et donc bondés dès qu’il y a le moindre rayon de soleil, et le bruit, bon sang, le bruit… Ce sont autant d’inconvénients dont je n’avais pas conscience il y a quelques années, mais qui sont devenus, pour moi, un véritable obstacle à mon bien-être dans cette ville.

          Le sourire torve du voisin à ragots, de l’automobiliste beauf ou du commerçant encarté UMP (voire pire), je le retrouve sans le chérir à Paris comme dans la moindre bourgade de notre chère vieille France.

          Certes, des boulets il y en a partout ! Maintenant, comme le dit Vincent, le problème à Paris, c’est la densité de ces boulets ! :)

          C’est quasiment impossible d’éviter ce type de comportements et d’individus quand on se déplace et qu’on se promène quotidiennement à Paris.

          Et parfois, la nature humaine nous offre une bonne surprise par le biais d’une rencontre fortuite et délicieuse : ça m’arrive encore (et toujours aussi bien à Paris qu’ailleurs) !

          Dès que tu prends les personnes inidividuellement, c’est sûr, c’est plus facile d’être agréablement surpris :-P

          D’un point de vue micro, il y a pleins de petits trucs que j’aime à Paris. Je vis dans un quartier sympa, plutôt calme, les dames âgées m’adorent, et je m’entends très bien avec la gardienne de mon immeuble.

          Mais d’un point de vue macro, cette ville me sort par les yeux, car j’ai du mal à passer outre tous les points négatifs que j’ai évoqués, qui me ruinent mon expérience de la ville.

        4. Après c’est une question de personnalité, de caractère et de sensibilité ;-)

        5. Et sinon : plutôt Mac ou PC ? =D

          1. :-P

  23. Personnelement j’ai jamais pu avec Paris, et comme un travail dans les Internets se porte bien au travail à distance, j’ai sauté sur du télétravail dès que j’ai pu.
    Sans la campagne et la nature, je pense que je n’y arriverais pas.
    J’ai trop besoin de me balader dans de la verdure, de voir des petits lapins traverser la route, ou une famille de hérisson qui épargne mes salades des limaces discrètement le soir.
    Bref, good move !

    1. Moi aussi, je veux voir des petits lapins !

      1. Et moi j’aimerais bien avoir un hérisson dans mon jardin ! :D #fichueslimaces

        1. Tu sais que les hérissons, ça boit du lait ? Si jamais tu sais qu’il y en a aux alentours, tu peux leur laisser une petite coupelle remplie de lait, comme pour les chats, car ils adorent ça ! ^.^

Les commentaires sur ce billet sont désormais fermés, mais vous pouvez toujours m’envoyer un email si vous souhaitez me dire quelque chose !