Cœurs

Cœurs, linogravure imprimée sur papier marbré (2025).

Plus personne n’y croyait, pas même moi, et pourtant : voici une nouvelle revue de web, quasiment trois ans après la dernière.

C’est plus simple et plus court cette fois. J’essaye de trouver un compromis entre ce que je faisais avant (des listes interminables qu’il fallait nécessairement lire en plusieurs jours), et ce que je peux voir ailleurs (se contenter d’une liste de liens sans commentaire (en anglais) par exemple).

À la base, je voulais inclure des liens dans mes notes hebdo, mais ça ne ferait que les rallonger encore. La concision n’est toujours pas trop mon truc, mais j’y travaille.

Note : la numérotation des liens sert à se repérer pour reprendre sa lecture plus tard, mais elle n’indique en rien un quelconque favoritisme.

  1. Bretagne : du 7 juin au dimanche 16 novembre 2025, le Musée de Pont-Aven présente l’exposition Sorcières, fantasmes, savoirs, liberté (1860-1920).
  2. iA : des alternatives à l’intelligence artificielle générative pour illustrer vos contenus.
  3. Diaristes : l’écriture du journal comme outil de formation de soi-même. (Via Fileuse)
  4. Carnets : les logbooks d’Austin Kleon donnent terriblement envie d’en commencer un.
  5. Artisanat : L’art des couronnes funéraires, un hymne à la mort.
  6. Peinture : je bave devant la teinte « wild purple » des aquarelles Schmincke super granuleuses (en anglais).
  7. Icône : ma bonne petite obsession pour Ethel Cain se poursuit bon train, et ce ne sont pas ces très belles photos de Steven Klein (en anglais) ni cette photo d’Ethel Cain avec King Woman et Chelsea Wolfe qui vont calmer le jeu.
  8. IndieWeb : créer une page /death sur son site web (en anglais) permet d’indiquer vos dernières volontés numériques à vos proches.
  9. Le bon geste pour nettoyer une linogravure après impression (vidéo en anglais). Il y a plein d’autres conseils pratico-pratiques pour la linogravure dans le super livre Botanical Block Printing de Rosanna Morris.
  10. Eye candy : de sublimes couvertures de livres (en anglais), juste comme ça, pour l’inspiration.
  11. Mioum : la recette de biscuits miroirs végétaliens à la confiture partagée par Aline.
  12. Curiosités : vous avez été plusieurs à me partager ce podcast sur les boîtes à nonnes. C’était très intéressant, merci !
  13. Plume : Lise partage ses réflexions sur l’écriture (pour qui écrivez-vous, vous ?), des recommandations de lecture, et une mini revue de web.
  14. Lyonnaises : belle exposition magique de Lia Vé et estampes à l’eau-forte de Kim Coz, originaire de Saint-Malo. (Via Colpizen – tant que vous êtes là, allez jeter un œil à ses créations sur papier, cuir et tissu inspirées par les sciences naturelles)
  15. Blogging : Tracy Durnell partage les principes qui guident sa pratique du blogging (en anglais). Par exemple : « Prioritize connection over reach ».
  16. Chauves-souris : Darktube, la version gothique de YouTube.
  17. Tattoo : Douce Mélancolie mêle linogravure et tatouage. À quel point est-ce cool ? (Via Stef) Dans la même veine : les linogravures tatouées par Louis Andrews (en anglais).
  18. Fiertés : Le mois des fiertés en articles, pour aborder les enjeux LGBTQIA+ à travers des portraits, des œuvres de fiction et des analyses de concepts tels que la non-binarité de genre, le mot « queer » ou encore la différence entre les mots « cis » et « trans ».
  19. Débrouille : Voyager en train quand on est précaire, une brochure PDF publiée par la cabane d’édition Absaintes (la même qui avait édité Sornettes, le zine sur les folklores auquel j’ai participé).
  20. Rennes : hypée par cet atelier pour apprendre à fabriquer des boucles d’oreilles en vitrail.
  21. Malaise : On the odiousness of Margaret Atwood, and the vapidity of her novel’s Hulu adaptation, un article marquant qui reprend des critiques envers Atwood, qui déforme des réalités historiques et sociales pour asseoir un féminisme blanc de classe moyenne. Des critiques déjà formulées de nombreuses fois en particulier par des militantes afroféministes, comme le souligne Irène.
  22. Nostalgie : les poupées Jem et les Hologrammes d’Integrity Toys. Si La Lune Mauve était une poupée, ça serait un mélange entre Synergy et Pizzaz.
  23. Mi-figue mi-raisin : le reboot de Buffy avec Sarah Michelle Gellar est confirmé (en anglais), sans Joss Whedon, ouf. Je suis nerveu-xcitée.
  24. Avant-garde : très intéressée par le livre La typographie post-binaire. Au-delà de l’écriture inclusive de Camille Circlude, paru aux Éditions B42. Le site web de l’autrix, Révolution typographique post-binaire, vaut le coup d’œil.
  25. Sérigraphie : « Amicale des Anarchistes Anxieuxses », meilleur titre.
  26. Obsolescence : Énième fois où je me suis dit « tout aurait été plus simple avec un blog ».
  27. Deuil : Penser la mort en féministe : sujet qui m’aurait beaucoup intéressée, hélas bloqué derrière un paywall. J’ai bien conscience que vivre de sa plume est extrêmement difficile et que le travail des écrivain·es et journalistes n’est pas gratuit. Cependant, la monétisation d’un texte aussi intime me questionne beaucoup.
  28. Démasculinisation : Liste de termes épicènes ou neutres, peut-être une source d’inspiration vers d’autres idées de formulations inclusives. (Via Luna)
  29. Inutile donc indispensable : GifCities, pour retrouver tous les gifs les plus kitsch de l’époque GeoCities. Exemple totalement au hasard (non) : goth. (Via Webcurios)
  30. Metal : Les replays des concerts du Hellfest, avec The Warning (rappelez-vous) et Within Temptation, qui en ont encore grave sous le pied après presque 30 ans de carrière, et dont vous retrouverez le titre Mother Earth ci-dessous. Mais bon, le Hellfest pose toujours autant problème. (Via Dolly Wood) Cette année par exemple, la production du festival a jugé bon de programmer trois musiciens respectivement auteurs de meurtre homophobe, agressions sexuelles et propos transphobes. 🤢🚮

Précédemment sur La Lune Mauve

Pour terminer, quelques nouveautés fraîchement publiées sur mon blog :

Bonnes lectures, bon week-end !

Marie

Déjà 19 commentaires

  1. Je continue de rattraper mon retard d’articles et je glisserai juste une petite remarque sur l’article « penser la mort en féministe » de Lauren Bastide, sur son Substack : quand tu dis « Cependant, la monétisation d’un texte aussi intime me questionne beaucoup. », cela m’étonne, car justement, protéger un texte aussi intime (dans lequel elle parle entre autres de sa soeur, assassinée il y a 20 ans) me paraît compréhensible et nécessaire, plus encore après les raids qu’elle a subi plusieurs fois sur d’autres plateformes.
    Je continue de fureter parmi tous les onglets ouverts, ah la la, que de choses à lire et à creuser ! Merci merci ^_^

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    1. Coucou Claire, merci pour ton e-mail et tes commentaires ! Quel plaisir de te lire !

      Merci pour ton rebond à propos de l’article « Penser la mort en féministe », qui nourrit ma réflexion. Tu as raison, ce n’est que trop compréhensible que Lauren Bastide ait souhaité protéger cet article-là. Moi-même, j’utilise l’Antichambre pour m’exprimer sur des sujets parfois un peu plus sensibles.

      Ce n’est donc pas le caractère « semi-privé » de l’article qui me chatouille, mais la monétisation : le fait qu’il faille payer pour le lire. Quid des personnes qui n’ont pas les moyens de payer chaque blog / chaque newsletter / chaque Patreon qui les intéresse ? D’autant que, contrairement à un livre qui sort en librairie, et que l’on peut souvent soit consulter en bibliothèque ou trouver d’occasion à petit prix quelques mois plus tard, je ne crois pas qu’il y ait de circuit alternatif pour les contenus numériques verrouillés.

      Pour résumer, ce n’est pas la démarche qui vise à protéger certains écrits, certaines œuvres en particulier, qui m’interpelle, mais le fait de sélectionner qui a le droit de lire par le filtre de l’argent. Tu en penses quoi, toi ?

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      1. Merci pour ta réponse Marie, quel plaisir de te lire aussi <3

        Je pense que malheureusement la monétisation peut jouer un rôle de protection : je crois que c'est Michael Moore qui disait que ceux qui le détestent ne donneraient jamais le moindre dollar pour pouvoir commenter et le harceler, lui ou les personnes qui commentent ses posts… et donc que cela assurait une sorte de sécurité.

        Mais je te rejoins dans tes questionnements, à la fois dans ce qui relève du privé et d'un partage plus large, ou dans la question de la monétisation. Je soutiens plusieurs personnes sur Substack et Patreon et franchement si je pouvais je crois que j'en suivrais encore davantage.

        Mais même si je ne me plains pas financièrement et que j'ai la capacité de réserver chaque mois une certaine somme à ces abonnements, j'atteins quand même rapidement une limite, et je ne veux pas que ce soit au détriment de livres en librairie ou de créations artisanales par exemple.

        Je comprends les auteurices et artistes qui ont besoin de changer de modèle et de sortir des circuits classiques, j'aime l'idée de les soutenir et d'avoir accès à différents contenus, mais c'est sûr que ça crée et renforce un certain filtre basé sur la capacité financière, et donc une limite injuste pour des personnes moins privilégiées que moi.

        Je me suis aussi sentie un peu débordée ces dernières semaines, je commence à recevoir trop de sollicitations : je lis beaucoup d'articles et d'essais, mais je reçois aussi plusieurs ateliers d'écriture, propositions de lectures de groupe, tutoriels etc… et comme je le disais dans un autre commentaire je peux me retrouver à consommer trop de "contenu", à le zapper rapidement, au lieu de me consacrer au mien et d'aller plus en profondeur… en ayant en plus un gros FOMO ce qui n'est pas bon signe :-)

      2. Merci pour ce grain à moudre. La monétisation comme barrière protectrice face au harcèlement est un contre-argument très pertinent en effet.

        Ce modèle économique continue à me faire réfléchir sur mes propres choix pour publier et auto-éditer mes créations, mais aussi sur mes propres biais. Si elle avait témoigné sur la mort de sa sœur dans un livre (vendu, donc), ça m’aurait moins choquée qu’un contenu web payant. C’est curieux. J’ai besoin d’y réfléchir encore.

        Concernant le filtre basé sur les capacités financières, l’impact est peut-être moindre que ce que j’imaginais, dans le cas de Lauren Bastide en tout cas. En effet, elle a déjà partagé et continue à partager sans paywall est conséquent. Ce n’est pas comme si absolument tout ce qu’elle écrivait et produisait était réservé à des personnes ayant les moyens, loin de là.

        Je comprends tout à fait ce que tu décris à propos du FOMO versus le sentiment d’être noyée sous les sollicitations. J’espère que tu trouveras un équilibre qui te convient mieux, même si cela nécessite peut-être de réduire le nombre de projets auxquels tu peux consacrer du temps ?

  2. Merci d’avoir inclus mes petits biscuits parmi toutes ces recommandations ! <3

    Je suis très intriguée par ce revival de BTVS. L'idée d'un reboot me laissait assez dubitative, mais une suite pourquoi pas. Je suis vraiment curieuse de voir ce que de nouveaux et nouvelles scénaristes vont ajouter à l'univers de la série, 30 ans après l'originale.

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    1. De rien, Aline, avec plaisir !
      Pour la suite de BtVS : oui, comme toi je garde un esprit ouvert. La série se moquait souvent d’elle-même, elle pourrait tout à fait continuer à le faire avec 20 ans d’écart. J’espère juste qu’il n’y aura pas de déluge d’effets spéciaux façon Marvel, parce que c’est vraiment le genre de truc qui peut me tuer l’effet très vite, même si le scénario est bon.

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  3. Je reviens commenter ici parce que j’avais raté je ne sais comment la magnifique lino qui ouvre ton article. Je l’adore 💜💜

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    1. C’est adorable, merci !!

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  4. Bonsoir « et pour tous ceux que j’aime mon nom c’est Jem! » Pas de raison que je sois le seul à souffrir et faut imaginer ça avec une sœur qui chante à tue-tête et faux.

    Pour le reboot remake de Buffy : pire idée du siècle la série originale était déjà très inégale des passages géniaux qui alternaient avec des moments euh des moments je ne trouve pas de façon courtoise de dire ce que je pense. Et tant qu’on est aux sujets qui fâchent pas très envie de mater la seconde saison de Sandman vu ce dont Gaiman est accusé et les premiers retours que j’en ai eus sont pas oufs : ça a l’air d’avoir été rushé pour s’en débarrasser au plus vite ce qui n’a rien de très étonnant.

    Et Within Temptation c’est le bien absolu.

    A bientôt pour une prochaine éclipse.

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    1. Alors. Sache qu’en ces terres, tu pourras toujours chanter le générique de Jem à tue-tête sans souci, et que tu ne seras pas la seule personne à entonner ce chef d’œuvre de musique 80s.

      Pour Buffy, je comprends totalement ton ressenti. Étant super fan de la série, je lui pardonne ses errements (dont le pire est peut-être l’arc de l’Initiative et son faux Frankenstein croisé avec Bouffe-Tout ?). Mais j’ai conscience que pas mal de trucs ont mal vieilli, et qu’il est de toute façon difficile de regarder la série originelle sans penser à tout le mal de Joss Whedon a fait (et dont on ne sait sans doute qu’une partie).

      Côté Sandman, personnellement j’ai décidé de ne pas regarder la saison 2, et de faire preuve de la plus grande suspicion vis-à-vis de tout ce qui a trait de près ou de loin à Neil Gaiman dorénavant. Par mesure de précaution, j’ai aussi pris mes distances avec l’univers d’Amanda Palmer, en attendant que la vérité soit faite sur cette histoire accablante.

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      1. « Ay Caramba encore ratè » tu es aussi incorrigible que ma sœur et c’est la meilleure description d’Adam (je crois) de tous les temps. Alors je trouvais ça déjà très inégal à l’époque bien avant d’apprendre quoi que ce soit au sujet des crimes de Joss Whedon même si je peux pardonner tout ou presque à Faith et Anya (Faith la vraie tueuse pour moi et une démone de la vengeance comment ne pas considérer ces femmes comme parfaites et l’épisode The Body m’a touchè de beaucoup trop près).

  5. Merci pour GifCities & /death !!!

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    1. Héhé, de rien ! Ces petites trouvailles ont fait ma journée, et je suis contente qu’elles fassent la tienne aussi.

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  6. Pour le Hellfest, tu as jeté un oeil aux replay de :
    – Slomosa
    – Monkey3

    Clairement mes chouchous pour cette année (pour un fest où je ne suis toujours pas allé).

    Pour Buffy, je fais parti des mi figue mi raisin. Ressusciter certains personnages comme ils ont l’air de l’envisager me rend dubitatif. Mais je suis de près les infos malgré tout ^^

    Niveau Metal, ce qui me scotche depuis ce début d’année, c’est la richesse de la scène francophone (voire française). Des groupes de BM comme Griffon, Moisson Livide, Houle…

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    1. Salut Vladkergan ! Merci pour toutes ces recos et nouvelles occasions de butiner, car je ne connais aucun groupe de ta sélection.

      J’ai donc commencé par écouter Sent Empèri Gascon de Moisson Livide, appâtée par un titre promettant une culture régionale rôtie au soleil. Cependant, une chronique de Nightfall révèle que des membres associés à Moisson Livide / Boisson Divine ont des accointances répugnantes. Je cite :

      Une première récréation bienvenue alors que, du côté de BOISSON DIVINE, quelques éléments semant le doute sur les intentions du groupe sont mis en lumière : un bassiste arborant un tatouage du Soleil Noir (symbole pré-chrétien, relatif aux cycles des saisons, devenue une composante importante de l’imagerie mystique nazie), l’autorisation donnée au Youtubeur d’extrême-droite Papacito d’utiliser des extraits musicaux du groupe dans une de ses vidéos.

      C’est ça qui est chiant quand on est fan de black, il faut systématiquement vérifier les obédiences politiques des énergumènes, ce qui entache désormais le plaisir que je prends par ailleurs à découvrir de la nouvelle musique en général, et du BM en particulier.

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  7. Les boîtes à nones sont tellement touchantes, et quel travail de précision ! Je suis admirative.

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    1. Oui, beaucoup de soin et de délicatesse dans ces boîtes, qui sont si fragiles. Le travail pour les retrouver et les inventorier a l’air colossal.

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  8. Delphine M.

    4 juillet 2025

    Je suis nerveu-xcitée aussi.
    Ou disons que je suis pré-déçue (c’est dire mon optimisme sur le sujet).

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    1. Vaut mieux ne pas trop en attendre, pour éviter une trop grosse post-pré-déception, en effet. J’ai compris que SMG n’aurait pas vraiment le premier rôle, une actrice plus jeune étant pressentie pour jouer la Tueuse principale. Je m’attends à ce que ce soit du fan service calibré pour plaire à une nouvelle génération. À voir…

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