Je sais, je sais : près d’un an sans revue de web, non mais on est oùùù, lààà ?

Vu le succès disproportionné de mes revues de web par rapport aux autres contenus de mon blog, j’avais décidé d’arrêter de publier ces revues, par pur esprit de contradiction.

En effet, au fil du temps, j’ai parfois eu le sentiment de servir de piédestal aux autres. Que l’on ne s’intéresse à mon travail que parce que je mets en lumière celui d’autrui.

Cette croyance m’a pas mal déprimée, mais aujourd’hui heureusement, cette période ouin-ouin est terminée.

Ensuite, j’ai dû affronter la mort d’une personne de ma famille que j’adorais. Puis j’ai été jurée d’assises lors du procès d’un violeur en série. Récemment, j’ai aussi été opérée du visage.

Du coup, vous comprendrez bien que publier des trucs sur Internet a quelque peu rétrogradé sur la liste de mes priorités.

Je reprends enfin la plume et le pinceau grâce à mon temps partiel. Cela ne fait que quelques semaines que mon rythme de vie a commencé à changer, mais j’en constate déjà les bienfaits sur ma créativité et mon état d’esprit.

Je me détache aussi de plus en plus de tout un tas de choses. Même celles qui avaient le don de me faire vriller et de me contrarier pendant des jours me font presque sourire maintenant. Peut-être est-ce l’âge.

Mais je m’égare. Tout ça pour dire que si d’aventure je n’ai le temps d’écrire qu’un seul billet par trimestre, cela ne sera plus « seulement » une revue de web. Je veux redonner la priorité à mes billets créatifs, curieux et introspectifs (wink wink, regard appuyé).

Le meilleur conseil que j’aie lu sur le blogging, c’est bien celui-là : écris le blog que tu rêverais de lire. Et c’est vrai que le plaisir que l’on prend à faire quelque chose est contagieux.

C’est pour ça que j’ai commencé à publier des revues de web en 2016 : car je rêvais de lire ce type de billets ailleurs. Aujourd’hui, les revues de web féministes ont essaimé sur de nombreux blogs, et cela me ravit. Je découvre des tas de choses, et cela me déculpabilise un peu d’avoir réduit la fréquence de mes revues à moi : d’autres personnes prennent le relai.

Au fait, si cette revue vous plaît, n’hésitez pas à l’envoyer à quelqu’un que vous aimez bien, et à l’inviter à rejoindre notre ronde sous le clair de lune.

Sur ce, bonne lecture !

Avertissement et notes

⚠️ Dans la revue de web qui suit :

  • [CW <sujet>] signifie que le sujet abordé peut provoquer de la résonance avec votre histoire personnelle, voire réactiver un traumatisme. La mention « CW » signifie « content warning » (« alerte sur le contenu »). Par exemple : la mention [CW sang] signifie que le lien a un rapport avec le sang, pour vous permettre d’identifier et d’éviter le contenu concerné si la mention ou la vue du sang vous gêne ;
  • [NSFW – not safe for work] signifie qu’il s’agit de contenus explicites : soit parce qu’il y a des photos ou visuels explicites dans mon billet, à la suite du lien concerné, soit parce que la cible du lien elle-même contient des contenus explicites ;
  • la cible des liens est en français, sauf mention contraire. Le cas échéant, j’indique la langue des contenus concernés entre parenthèses : par exemple, « (en anglais) », sauf si l’intitulé du lien est déjà rédigé en langue étrangère.

J’espère que cela vous aidera à mieux appréhender cette nouvelle revue de web qui est, une fois n’est pas coutume, très riche.

Revue de web

Représentations : le projet Disabled And Here est un projet de création et de partage de photos libres de droit et d’interviews célébrant les personnes noires, autochtones et racisées (BIPOC – Black, Indigenous, people of color). J’ai découvert ce site grâce à l’article Stock Photo Sites for Inclusion de Lainey Feingold, que j’ai elle-même découverte grâce à Llune.

Sur la question du manque de diversité dans les photos dites « stock », en particulier dans l’univers du design UX, lire Who decides how disability is represented in stock photography?.

Dans la même veine, j’ai découvert le site Queer Art Models, qui recense des photos de modèles queer dont on peut s’inspirer pour dessiner par exemple.

Chauve-souris : Christian Death : sous le soleil de Satan. Un article très cool sur Rozz Williams et Christian Death.

C’est en rupture avec l’hypermasculinité urbaine de l’underground punk que ces versions dégénérées de Siouxsie Sioux, bardées de crucifix, de bijoux ésotériques et d’accessoires SM, arborant un maquillage expressionniste allemand et des cheveux crêpés, trouvent leur inspiration – ainsi qu’un refuge queer – dans les films d’horreur, l’âge d’or du cinéma hollywoodien et l’esthétique des romans gothiques.

Chez Le Gospel, j’ai aussi bien aimé Murcella: la légende de la sorcière du Père Lachaise.

Mode : je ne pense pas assez à faire un tour sur Vogue pour puiser de l’inspiration pour mes dessins, pourtant on y trouve des trésors ! Voici trois collections printemps/été 2021 qui m’ont tapé dans l’œil :

  • Night Wanderers de Rokh : harnais de cuir, collerettes en dentelles, chaussures compensées et grands tissus romantiques, dans le désert de mes rêves ;
  • Noir Kei Ninomiya de Kei Ninomiya : des robes noires et roses extravagantes, fabriquées main sans fil mais avec des rivets, du PVC et du satin, qui semblent tout droit sorties d’une séance photo pour Björk ou d’un Tim Burton collapsologue ;
  • Threeasfour de Adi Gil, Ange Donhauser, et Gabi Asfour : une collection en noir et blanc, magnifiée par des silhouettes sculpturales et futuristes, inspirée par la géométrie sacrée et placée sous la protection de l’Œil d’Horus.

Validisme : Contre la récupération du handicap par les personnes anti écriture inclusive.

Impôts : Comment déclarer mes revenus issus de la vente de mes biens ? (PDF, 155 Ko) En gros : si vous êtes un particulier et que vous vendez ponctuellement des objets qui vous appartiennent et dont vous ne voulez plus, la recette de ces ventes n’est pas imposable, sauf si vous vendez des objets dont le prix unitaire dépasse 5000€ (sauf exceptions). Bref, pas de quoi paniquer si vous vendez vos fringues trop petites sur Vinted ou vos vieux CDs sur Le Bon Coin par exemple.

Adoption : Comment j’ai rencontré ma fille. Ce billet fait chialer, je vous préviens.

Univers parallèle : Solange Knopf est une artiste visionnaire, dont les œuvres relèvent presque du voyage astral. Vous pouvez en voir plus sur son blog, et sur le site de la galerie Cavin Morris de New York, qui la représente.

Alternative : une carte qui recense les supermarchés coopératifs et participatifs en France. (Via Marie-Anne et Irène.)

Atrocités : la journaliste et militante Amy Siskind a tenu une liste de tous les méfaits commis par Donald Trump (en anglais) lors de ses quatre années de mandat en tant que Président des États-Unis. Entre les conflits d’intérêt, les théories du complot, ses déclarations contre les activistes anti-fa et en faveur des groupuscules d’extrême droite, le retrait des USA des accords de Paris sur le climat, les atteintes aux droits des femmes et des personnes LGTBTQIA+, la séparation de 700 enfants migrants de leurs parents (dont 100 ayant moins de 4 ans), ad lib, c’est abject. Rappelons que, même si Joe Biden a remporté les dernières élections présidentielles, plus de 70 millions de personnes ont voté pour Trump.

Nerd : ma collection de t-shirts Buffy the Vampire Slayer risque de continuer à s’agrandir avec ces t-shirt Buffy et t-shirt Dark Willow, et bien d’autres dans la boutique Etsy de lolira.

Aquarelle : mon cœur a fait un bond dans ma poitrine quand j’ai découvert les les aquarelles super granulantes de Schmincke (en anglais). La bien nommée nuance « Galaxy Violet » déchire évidemment tout. En France, on les trouve notamment au Géant des beaux-arts (et y’a du cashback, si jamais). (Via Stefie.)

Légitimité : Julie Tirard: Traduire et faire traduire, un acte politique. Si on met de côté l’emploi du terme « féminazie », c’est un très bon texte.

(L’)allié·e doit apprendre à se taire. En tant qu’allié·e nous n’avons qu’une vision théorique de ce que peut être l’oppression vécue au quotidien, et depuis toujours, par celles et ceux que nous soutenons. Il est donc nécessaire d’être dans une position d’apprenant·e, une position qui durera toute notre vie. Car au final, peu importe le nombre de livres, de podcasts, de documentaires que je consulterai, je ne saurai jamais ce que c’est qu’être non blanche par exemple.

Divination : je ne connais pas grand chose au tarot, mais je tique toujours quand je croise le Tarot astrologique de Henri Armengol (1927), qu’il a conçu en collaboration avec George Muchery, astrologue et chiromancien.

Féminisme : Groupes de femmes, sororité et copinage. De l’importance de la bienveillance entre femmes, même quand elle ne coule pas de source. (Via Lucie Inland.)

Blasphème : Pologne : trois militantes acquittées après avoir auréolé la Vierge Marie d’un arc-en-ciel LGBT. Si jamais il existe des impressions de ce tableau, ça m’intéresse !

Racisme : « Blanchité », « racisé », « racisme d’État » : ces concepts sont légitimes dans le débat public. Mélusine, militante féministe et antiraciste, revient sur l’origine de ces mots, si critiqués, si incompris et pourtant si nécessaires pour penser et combattre le racisme.

Féminité saquée : Et puis, épuisée, le puissant billet de Pauline qui a tout déclenché.

Parce que dans une version utopique de la vie, on respecterait les doutes, la fragilité, la tristesse et les vacillements, et on ne m’encouragerait pas à être quelqu’un d’autre que moi. (…) (Moi), je n’ai jamais eu le courage d’être un role model, une femme “inspirante”. Pour exister, les femmes doivent soit rentrer dans les cases (existons-nous alors vraiment ?), soit en sortir de manière totale, radicale et revendiquée. Que de travail, là encore.

Vocabulaire : ça veut dire quoi, « dyadique », au fait ?

Astrologie : quelle merveille que la série des signes du zodiaque par le peintre lituanien Mikalojus Konstantinas Čiurlionis, qui date de 1906. Ci-dessous, Poissons et Vierge. Voir aussi : Taureau, Verseau, Bélier, Gémeaux, Capricorne, Lion, Sagittaire, Balance, Cancer, Scorpion.

Mythe : une étude intéressante des origines du conte de Blanche Neige (en anglais), qui était bien plus sombre que la version populaire de Walt Disney. (Via Haute Macabre.)

Funérailles vertes : L’Oregon vient de légaliser le compost humain. Rappelons que les méthodes funéraires ordinaires entraînent une empreinte écologique élevée : Les cadavres [enterrés, ndlr] rejettent des toxines qui peuvent contaminer les sols et les cours d’eau alentour. Quant à la crémation, elle émet des polluants nocifs et du dioxyde de carbone, ce qui contribue au réchauffement climatique.

[CW harcèlement, viol] Tatouage : Cyberharcèlement, menaces, agression, exhibition sexuelle, séquestration: la face cachée de “Tin-Tin, roi des tatoueurs” (article hélas réservé aux personnes abonnées aux Inrocks). Et merci au compte Balance ton tatoueur sur Instagram, qui contribue à rendre le tatouage safe, bienveillant et inclusif.

S’horreurité : je découvre la chaîne Youtube Demoiselles d’Horreur, qui met un coup de projecteur sur les femmes dans les films d’horreur.

Un adieu : Stephanie raconte les derniers jours de son vieux chat, Quintus. Plusieurs billets très difficiles à lire, mais d’une puissance émotionnelle que j’ai rarement croisée sur le net.

Tricot : si je savais tricoter, je me jetterais sur ce motif de pull lune et étoiles (en anglais), créé par BadWolfGirlStudios. Avec une belle laine violet foncé de Madame Guillotine, voire même carrément du noir, je suis sûre que ça rendrait trop bien !

Pionnières : j’ai très hâte de voir le documentaire Sisters with Transistors de Lisa Rovner, un hommage aux musiciennes méconnues qui ont révolutionné la musique électronique et les technologies utilisées pour ça. (Via MC.)

Afro-végane : « L’afroféminisme m’a mené au veganisme ». Sur son blog, Mangeuse d’Herbe, Charlotte partage des recettes végétaliennes inspirées par son mode de vie et ses origines antillaises et françaises, alliant amour pour la cuisine, la santé et la durabilité. Son Instagram est aussi beau que puissant. (Via la revue de web de Mrs Roots.)

[CW mort, sexe] Plume : non contente d’écrire pour Slate, Deuxième Page et Le Tag Parfait (entre autres, sûrement), Lucie Inland lance sa newsletter mensuelle, Intranquille. Difficile de vous recommander un texte plus qu’un autre tellement tout est bien, mais vu qu’on est entre goths, je vais quand même vous recommander Regrets éternels, une série de 5 articles sur la mort et le deuil (celui sur les chambres mortuaires m’a particulièrement intéressée), ainsi que La Mort, sorte d’épilogue à la dite série (Le jour où la dernière personne qui me connaîtra mourra à son tour je m’effacerai pour de bon, et ce sera très bien ainsi).

Black metal : tellement heureuse d’avoir découvert ce guide de groupes metal antifascistes et antiracistes, grâce à Paontaure. Depuis, la chaîne Youtube Antifascist Black Metal Network a vu le jour : engagé contre le racisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie, le validisme et toute autre forme d’oppression, ce collectif valorise des albums et des artistes en lien avec le black metal, le dungeon synth et le crust punk.

Laine : je découvre la boutique Écolaines, à Rennes, spécialisée en tricot et mercerie. Elle abrite notamment les cours de broderie dispensés par Christelle Ebor, une artisane locale qui a reçu le titre de Meilleur ouvrier (sic) de France 2019 en broderie au point de Beauvais.

Eye candy : le nom d’Ed Osiecki ne vous dit probablement rien, et pourtant c’est à ce fan de Buffy the Vampire Slayer que l’on doit des polaroids exclusifs pris sur le tournage de la série. En effet, Ed les a gagnés aux enchères, et il les scanne au fur et à mesure avant de les partager sur Twitter. Merci à toi d’alimenter nos fantaisies les plus inconvenantes, Ed !

Poésie : dans ποίησις, Mynhuit s’interroge sur le piège de l’apathie versus la beauté, souvent simple et éphémère, qui nous entoure.

(S)’il y a bien une chose qui me débecte dans « cette odieuse société » c’est cet écrasement de la beauté, cette négation du besoin de poésie individuel, ce lavage de cerveau dont on ne veut pas, auquel on résiste de toute ses forces mais qu’on finit quand même par entendre dans sa tête « il y a mieux à faire que de s’extasier sur l’éphémère ».

Clairvoyance : [Trauma is] not an illness but an injury, (…) it’s not our fault but it’s our responsibility to heal ourselves, and in this way, we hopefully do not bleed on people who didn’t cut us. J’aime le blog de S. Elizabeth (en anglais) précisément pour ce genre de partage.

Marketing : très fière de vous annoncer que j’ai réussi à résister à la tentation d’acheter l’iMac mauve et l’iPhone mauve. (Via Laurence.)

Metal : comme je lague, je vous parle seulement maintenant de Heavystériques, un nouveau podcast féministe mensuel consacré au metal extrême, créé par Cybèle d’Ephèse et Estelle Marie. Derrière ce projet, l’ambition de créer des contenus représentant la grande diversité des amateurices de metal au sein d’une scène gangrenée par les mascus. Vous pouvez aussi suivre Heavystériques sur Instagram.

Broderie : le Magic Paper (papier magique) de DMC permet de broder facilement un motif sur n’importe quel support, puis se dissout à l’eau sans laisser de trace. Il existe des motifs déjà imprimés sur papier magique, comme ce motif étoilé à broder (que l’on peut adapter avec les couleurs de son choix). (Via Dolly Wood.)

Vintage : The Wicked Art of the First Fantasy & Horror Magazine. Le magazine autrichien Der Orchideengarten n’a existé que deux ans, de 1919 à 1921. Mais il était novateur pour l’époque, a réuni publié des auteurs tels que Edgar Allen Poe, H.G. Wells et Dickens, et a ouvert la voie à son pendant états-unien, Weird Tales, créé en 1923 et encore édité aujourd’hui.

Parution : Laura Nsafou (alias Mrs Roots) a publié plusieurs nouveaux livres (!), dont Fadya et le chant de la rivière. C’est un album jeunesse qui nous amène à la rencontre d’un Afrique fantastique : Fadya est la plus jeune des Lumineuses, un groupe de femmes africaines nomades dotées de pouvoirs, qui parcourent l’Afrique de l’ouest afin d’apporter de l’aide à ceux qui en ont besoin, qu’ils soient humains, esprits ou monstres. Les illustrations sont signées Amélie-Anne Calmo. Fadya et le chant de la rivière est vendu exclusivement sur le site de l’éditeur.

Souple mais qui ne rond jamais : le blog Sosies en Séries a publié cette interview miroir de Caroline Dubois et Mai Hua, deux créatives françaises d’origine vietnamienne qui partagent la même finesse dans l’analyse de l’intime.⁠ Elles y parlent de création, d’enfance et de sororité… entre autre.

Tu ne peux pas être harmonieux ni sage, si tu n’as pas exploré ta colère, tes côtés sombres, pour mettre les choses en équilibre. Cela ne veut pas dire qu’il faut mal faire, être égoïste ou faire chier tout le monde tout le temps. Pas du tout. Cela veut dire que quand l’émotion se présente, il faut avoir suffisamment de compassion pour soi-même et de courage pour oser dire : “Là, je suis en colère, ça va me faire dire des choses qui sont peut-être fausses, mais c’est un acte d’amour de te dire que je ne suis pas d’accord avec ça. Voilà ce que je ressens et j’aimerais qu’il en soit autrement.” C’est là où tu crées de l’intimité. Tu t’autorises à remplir le verre de la relation quitte à le faire déborder, pas à te contenter qu’il soit à moitié plein ou à moitié vide pour que cela se passe bien.

Bonnes ondes : Radio Tempête diffuse 100% de musique créée par des femmes, des personnes transgenres et des personnes non-binaires, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Subversion : Handicap + queer = crip par Charlotte Puiseux, à lire sur Les Ourses à plumes

Misogynie : Marilyn Manson Told Us Who He Was. Manson a maltraité des femmes pendant des années, mais nous avions tellement l’habitude de la misogynie inhérente à la pop culture que nous n’y avons pas prêté attention. (…) La vie des femmes est moins importante que notre droit d’écouter notre collection de disques du lycée sans nous sentir coupables. Quel soulagement d’avoir revendu tous les disques et les livres liés à cette râclure.

Open Press Project : comment fabriquer une presse à gravure avec une imprimante 3D ? (En anglais.) Il y a aussi un tuto pour l’utiliser (en anglais toujours). (Via Luna.)

Transidentités : La communauté transgenre péruvienne à Paris : le travail du sexe comme moyen (1/2). Un reportage de terrain, sans voyeurisme ni victimisation, sur les femmes trans péruviennes qui ont choisi de quitter leur pays pour la France. Viviana Varin partage leurs parcours, leurs difficultés, leurs aspirations, mais aussi leur combat contre la transphobie d’un monde aux normes de genre binaires. (Via Irène.)

Handicap : quel puissant épisode que Féminismes et handicaps : les corps indociles, d’Un podcast à soi. Plusieurs femmes handicapées témoignent du validisme et de leurs expériences.

Un corps n’est pas en lui-même monstrueux. Du coup, ça ne relève plus de la responsabilité individuelle, mais de la responsabilité collective. C’est donc une question sociale et politique.

No Anger

En parlant de No Anger, son blog est un bijou de réflexion et d’écriture. Lire par exemple La fierté de l’insoumission, où elle interroge la difficulté qu’elle éprouve à être fière d’être handicapée, à la lumière de sa fierté d’être lesbienne.

Idées de visites : How to Visit the Graves of 75 Famous Writers. Sylvia Plath, Oscar Wilde, Virginia Woolf, Susan Sontag, les sœurs Brontë, J.R.R. Tolkien… Plein d’auteurs et autrices célèbres à qui rendre hommage. (Via Haute Macabre.)

Par le prisme lunaire : Sailor Moon, la série qui a aidé nombre d’adolescent·es queers à s’affirmer (vidéo en anglais sous-titrée en français).

[CW homophobie, biphobie] J’ai suivi une thérapie pour « guérir » mon homosexualité. Les ravages des « thérapies de conversion » vendues par des groupes religieux. Sur le même sujet, il y a le documentaire Homothérapies, conversion forcée réalisé par Bernard Nicolas. À travers la parole de victimes et un travail d’infiltration journalistique, une enquête sidérante sur les organisations religieuses qui, dévoyant le christianisme et la psychanalyse, prétendent « guérir » les personnes homosexuelles. (Via Claire Underwood.)

Visibilités : vous ai-je déjà dit à quel point j’aime Polysème Magazine ? Oui, et pourtant à chaque nouveau numéro, c’est un nouveau tourbillon émotionnel, artistique et politique qui me remue en profondeur. Je lis beaucoup de revues féministes différentes, mais Polysème se distingue très nettement. Deux nouvelles parutions collectives ont vu le jour ces derniers mois, et méritent un coup de projecteur.

Mini Polysème #11.

D’une part, le Mini Polysème #11, Existence et visibilité des personnes intersexes, transgenres et aux orientations marginalisées, 64 pages, 15×21 cm, dispo en PDF (4€) ou imprimé (10€). C’est une brochure artistique, en partie pédagogique, complètement politique, où les puissantes photos et illustrations subliment des textes engagés et sincères.

Grand Polysème #5.

D’autre part, grand Polysème #5, Origines et identités, 340 pages, format A4, dispo en PDF (4€) et imprimé (28€).

Alors là accrochez vos ceintures, car c’est à un véritable voyage aux frontières de soi que vous allez assister, car ce numéro aborde la délicate et brûlante question « Qui suis-je ? ». Identités de genre, filiation, origines ethniques et géographiques, orientations sexuelles et questionnements multiples : nos identités sont des constructions perpétuelles qui nous dépassent ou nous surpassent parfois, et sont influencées par l’environnement dans lequel on vit.

Un numéro en tout point exceptionnel, où les voix d’artistes, d’auteurices, de photographes et de militant·es se rencontrent et se répondent. En plus, chaque exemplaire de ce numéro est accompagné d’un print d’une illustration inédite de Naïram, d’une carte postale avec une photographie de Coco, un sticker Polysème et un sachet de thé ou tisane à déguster pendant la lecture.

Note : si vous-même écrivez, créez, prenez des photos, vous pouvez proposer vos travaux à Polysème. Voici leurs appels à sujets du moment, réservés aux femmes, aux hommes trans et aux personnes non-binaires : handicaps, misandrie et Récupérer nos corps, un projet essentiel de La Fille Renne sur les violences systémiques, gynécologiques et obstétricales envers nos sexes dans le cadre de la santé.

Swag : ce couple gay s’est marié deviant un volcan en éruption.

Deux salles, deux ambiances : Jon Schaffer, de Iced Earth, photographié parmi les supporters de Trump ayant attaqué le Capitole, versus Pourquoi tant de fans de Heavy Metal aiment-ils les chats ? Rob Halford de Judas Priest répond. (Via Anaon.)

Ça me parle : Quand arrête-ton de se sentir comme une merde étalée sur une biscotte ? Le très fameux syndrome de l’imposteur (je préfère dire « syndrome d’imposture », pour des raisons évidentes).

Curiosité : Eunoia, 500 mots intraduisibles dans 70 langues. Par exemple, « Latah » en indonésien : l’habitude incontrôlable de dire des choses déplaisantes, un peu comme Anya Jenkins dans Buffy. (Via Stef.)

Voyage : Race shapes travel: backpacking as a black woman. Extrait du livre de Nanjala Nyabola, une autrice kényanne qui avait peur de randonner seule en Afrique à cause des guides de voyage qu’elle a pu lire, jusqu’à ce qu’elle décide de parcourir le Burkina Faso en solo. (Via Housmans.)

Goth : Oldschool Gothic – A Gallery of 80’s Goth and Deathrock Culture. Il y a aussi une seconde partie. Découvrir cette esthétique à 17 ans a changé ma vie. (Via Haute Macabre.)

Blogging : Le livre sans visage, ou : pourquoi je quitte les réseaux sociaux. Après 12 ans sur Facebook, Pacôme Thiellement a quitté les réseaux sociaux, et ouvert un blog.

Ça ressemble à une rupture amoureuse, en fait. C’est une décision aussi difficile qu’une séparation et sa seule qualité serait d’être apaisée et irrévocable. Je quitte les réseaux sociaux. Ce n’est pas un au-revoir mais un adieu. (…) Je passe sur un blog : c’est plus petit, plus discret, mais vous verrez, on s’y sentira très bien et, pour ce que j’ai à y faire, c’est beaucoup plus adapté qu’un stand au milieu d’une foire d’empoigne. (…) Depuis que j’ai pris cette décision, j’ai l’impression de commencer à vivre, à vivre enfin.

Bouger : des cours de yoga sur du metal, ça vous dit ? Une alternative en français : Witchy Yoga. (Via Coffin.)

Économie sociale et solidaire : la Coopérative funéraire de Rennes propose une approche du funéraire plus humaine et plus écologique. C’est aussi un centre de ressources sur la mort : outre le blog, l’équipe organise depuis 2019 des « cafés mortels », des rendez-vous d’échange autour des questions liées à la mort et aux obsèques. J’aime beaucoup leurs visuels.

[CW racisme, meurtres racistes, photos choquantes] Photographing the Tulsa Massacre of 1921. Le soir du 31 mai 1921, plusieurs milliers de personnes blanches, dont des forces de l’ordre, ont violemment attaqué la communauté noire et prospère de Greenwood à Tulsa, Oklahoma. Karlos K. Hill analyse l’héritage photographique perturbant de ce massacre, et la résilience des résidentes et résidents de ce que l’on appelait le « Wall Street noir ». La série Watchmen (2019) commence par diffuser, en silence, des images d’époque, en hommage.

Curiosités : les caves à perles (en anglais) sont-elles les antidotes à la trypophobie ?

Everyday is Halloween : des colorants alimentaires et de la jugeotte, et hop, Lori Castellon imagine un pain des morts et des cupcakes au cadavre. That’s my girl! (Via Messy Nessy Chic.)

Déprime : Mini blabla : déprime, passage à vide de Marie Boiseau. Je ne sais pas si je suis rassurée ou déprimée par cette vidéo : rassurée de voir qu’une artiste établie comme Marie connaît elle aussi des coups de mou, ou bien déprimée de constater que, même quand on est connue et que l’on gagne sa vie grâce à l’illustration, on continue à estimer ne pas savoir « assez bien dessiner ».

À mon niveau, ce qui m’aide à m’accrocher quand je déprime de la sorte, c’est de relire les preuves « objectives » que mon travail est pertinent et trouve un écho chez les autres : des captures d’écran de partages qui m’ont fait plaisir, des commentaires enthousiastes sur mon blog, un mail gentil, un nombre inhabituel de likes sur tel dessin, me rappeler que telle illustratrice ou autrice que j’admire me suit et ne m’a pas encore unfollow, etc. C’est peut-être égocentrique, mais en tant qu’artiste fantôme, ça m’aide à regagner confiance en mes aptitudes créatives quand j’ai envie de tout laisser tomber.

Nostalgie : Les ados des années 1990 saisis dans l’intimité de leur chambre. Dans les années 1990, la photographe Adrienne Salinger s’est immiscée, deux ans durant, dans la vie privée de 43 jeunes adultes pour capturer l’intimité de leur chambre.

Gribouillis : Kness explique comment scanner et retoucher ses aquarelles. Il y a d’autres tutos intéressants sur son site : par exemple Vendre sur Etsy ou monter sa propre boutique en ligne ? et Combien vendre ses dessins ?, entre autres.

Plume : les blogs comme celui de Pauline Le Gall sont une espèce en voie d’extinction, et c’est la pire chose qui pouvait nous arriver.

Oui il reste des mots au fond de moi, qui ne rapportent pas d’argent, qui n’ont pas besoin d’être publiés, des mots qui n’ont pas de sens, des mots qui s’entrechoquent quand j’écoute Tim Buckley, des mots qui ne sont pas séparés par des points, des mots qui ne sont pas à louer, des mots qui ne font pas de feuillets, des mots qui ne vous plaisent pas mais je m’en fous

Interstellaire : Coffin Rock vient de sortir sa nouvelle collection écologique La tête dans les étoiles. Des pochettes, bijoux, coussins, marque-pages et tapis de tirages fabriqués à la main, avec des motifs lunaires, étoilés et astrologiques originaux.

Art brut : une grande collection d’ex votos contemporains, sur des thèmes aussi divers que les sirènes, la pleine lune, la Santa Muerte (invoquée notamment contre les maris violents), les enterrements, les menstrues ou les extraterrestres.

Ex-voto avec des sirènes.

Scud : je me suis régalée de lire cette critique du livre La Femme celte de Jean Markale par l’historienne Françoise Le Roux-Guyonvarc’h, spécialiste des religions et de la civilisation celtique.

La vérité est que ce n’est pas la femme celte qui intéresse Markale : ce qui l’intéresse, c’est que dans un domaine où les spécialistes ne sont pas nombreux, n’importe qui peut écrire n’importe quoi sans être contredit, pourvu qu’il ait l’approbation de quelques journalistes ou d’un éditeur complaisant. (…)

Le livre a les défauts de tout ce qu’écrit son auteur, pour qui la philologie celtique est une complète terra incognita : incapacité d’accéder au texte, absence de méthode, documentation indigente. Et quand on examine le détail, on tombe sur bon nombre de choses étrangères ou insolites qui n’ont que l’originalité du ridicule (…).

Il est temps de cesser de parler de M. Jacques Bertrand, alias Jean Markale. Il finirait par croire que nous avons pris ses inepties au sérieux.

Je n’ai rien lu d’aussi jubilatoire depuis la lettre de Magritte à Richard Dupierreux, et son célèbre Vous n’êtes qu’une vieille pompe à merde.

Auto-préservation : The Vampire Test. Un test simple pour savoir si les personnes qui vous entourent sont toxiques ou pas.

What the touffe : savez-vous ce qu’est la méthode du canard en plastique ? (C’est tout à fait SFW – safe for work.) (Via Philippe.)

Dangers publics : Pierre Rigaux : « Gagner contre la chasse ». Naturaliste de son état et biologiste de formation, Pierre Rigaux argumente pour l’abolition d’une pratique qui tue chaque année, en France, 30 à 45 millions de vies animales et près d’une vingtaine de vies humaines. Les chasseurs représentent environ 1,5 % de la population française : un monde presque intégralement masculin et composé au tiers de cadres et de professions libérales. L’auteur, pour des raisons écologiques et éthiques, appelle à se mobiliser.

Insolite Des chaussures pigeons inventés par Kyoto Ohata, afin de ne pas effrayer les vrais pigeons quand on va au parc. Il y a aussi un tutoriel pour fabriquer les vôtres, si jamais.

Bouche de l’Enfer : What’s Up with all the Lady Parts in Medieval Prayer Books? Des dizaines de milliers de livres d’heures produits entre les 13e and 16e siècles représentent ce qui ressemble à des vulves géantes. En réalité, cela est censé représenter les Saintes Blessures du Christ. Mais des chercheurs et chercheuses contemporaines semblent dire que cela permettrait de lire la chrétienté et l’histoire de Jésus sous un angle plus queer et érotique. Totally here for it.

Peste brune : très recommandée, la brochure Comment s’opposer au fascisme dans la scène metal extrême ?, traduite en français par @raph_be sur Instagram. (Via Lucie Inland.)

Grâce à cette brochure, j’ai découvert Hate on Display™ Hate Symbols Database, une base de données en ligne sur les symboles racistes et néo-nazis. Mais outre le metal extrême, il y a aussi un gros ménage de fond à faire au sein des musiques goth, dark folk, neo folk, indus, etc., hein. Il n’y a aucune « ambiguïté » qui tienne, et si des artistes utilisent la totenkopf et autres symboles nazis sans proposer un contre-discours clair et critique aidant à déconstruire les idéologies fascistes, il faut arrêter de nous voiler la face et reconnaître une bonne fois pour toute que c’est de la complaisance avec l’extrême-droite.

Précision : la signification d’un symbole dépend du contexte culturel et géographique. Par exemple, en Europe la swatiska ou croix gammée est associée au nazisme, alors que c’est un symbole très ancien, encore très utilisé en Asie et particulièrement en Inde (hindouisme, bouddhisme). Dans l’hindouisme, il possède de nombreuses significations sacrées et représente notamment le dieu Ganesh.

Remettre les choses dans leur contexte est aussi important que faire preuve de vigilance et de transparence vis-à-vis des symboles que l’on manie et que l’on s’approprie. Les fascistes sont les champions de l’appropriation culturelle, d’ailleurs : à ce propos, lire Sous une fausse bannière. Comment l’extrême droite adopte des symboles antiquisants de la culture-pop dont l’histoire a pourtant tout pour lui déplaire de Bodo Mrozek.

Muse : une merveilleuse et longue interview de Jonathan Hultén, en français. Pour moi, [l’art] est une manière très directe de me faire sentir que la vie a un sens. (…) C’est l’ingrédient principal, le centre de tout. Quand je suis plongé dans la création, il me semble que tout à coup, tout a un sens. Si vous ne connaissez pas sa musique, je ne saurais que trop vous recommander son album Chants from Another Place, très doux, que j’ai chroniqué dans un précédent Post Mortem.

Astuce : à la plancha, au barbecue, à la vapeur… Plein de GIFs pour souhaiter à quelqu’un d’aller se faire cuire le cul. (Via Maïa.)

Il y a un an : ma revue de web de novembre 2020. Un bon cru, feat. du vaudou haïtien, du cross-dressing, des vinyles de black metal, des luttes féministes bretonnes, des aquarelles qui granulent et de la laine arc-en-ciel teinte avec radicalité. (Oui, je parle beaucoup de laine aujourd’hui, c’est parce qu’il commence à refaire frais et que JE KIFFE.)

Précédemment sur La Lune Mauve

Quelle joie d’avoir enfin publié mon billet sur les boîtes à crâne en Bretagne !

J’en ai d’ailleurs profité pour proposer une première fiche à Atlas Obscura, qui devrait être bientôt publiée. Yay !

Dernièrement, j’ai aussi publié des billets secrets, réservés aux belles gens qui aiment mon blog au point de s’y abonner. Si ça vous intéresse aussi : abonnez-vous !

Antidotes

  • La laque à paillettes
  • Les routes de campagne la nuit
  • Le chocolat blanc chaud
  • ekekekkekkek
  • Recevoir du vrai courrier dans de vraies enveloppes avec de vrais mots écrits à la main
  • Avoir enfin ma propre platine vinyle, et la satisfaction d’avoir inventorié mes vinyles sur Discogs
  • Croiser un lièvre au petit matin
  • La Sécurité sociale
  • Reluquer le fort joli Simon Kjær
  • Les illustrations du Kali Oracle
  • La première nuit après avoir changé les draps
  • Les bredele à l’anis, en toute saison
  • Chiner sur Vinted
  • Les Trucs créatifs du mois de Laurence
  • Découvrir qu’un hérisson a probablement fait son nid dans notre jardin
  • Les ex votos accrochés dans mon atelier
  • Le vernis à ongles rose (foncé, on est d’accord)
  • Savoir que Tori Amos sort un nouvel album fin octobre, et re-regarder des reprises de Tori Amos à la harpe pour patienter
  • Le web, qui continue à m’étonner malgré toutes ces années
  • Discuter avec mes collègues
  • Les mirabelles
  • RONCES
  • Le morceau Strange Weather de Anna Calvi
  • Les jonquilles apparues comme par magie l’hiver dernier
  • M’imaginer passer des heures devant les murs de cette boutique de crayons de couleurs à Téhéran
  • Ranger mon bureau
  • Quand Héloïse m’envoie une pluie de cœurs de tissu
  • Le clapotis de la pluie sur le velux
  • La fin de The Alienist 2×05, parce que je suis fleur bleue
  • Tenir bon pendant mon Dry September (septembre sans alcool)
  • Transformer les emojis de mon blog en mauve, sur une bonne idée de Maïa 🤘🌝

Au programme en octobre

Sur ce, je vous laisse, je file préparer Inktober (ou plutôt InkToBreizh) aux côtés de Marie-Morgane alias Marius Heureux.

Tout au long du mois d’octobre, je publierai mes dessins sur mes comptes Instagram, Twitter et Facebook. Votre soutien sera très, très précieux.

Si vous n’utilisez pas les réseaux sociaux, rassurez-vous : nous publierons aussi tous nos dessins ici même, sur mon blog, courant novembre. Ça sera l’occasion de faire le bilan et de croiser nos inspirations et retours d’expérience. J’ai hâte !

Si vous vous tâtez à faire Inktober aussi, peut-être que mes 5 conseils pour dessiner chaque jour (ou presque) vous aideront à vous lancer. Il est aussi possible de faire Inktober sans dessin, mais en écrivant, comme Elsa !

Marie

À l’écoute : Nicole Sabouné – Miman

Déjà 15 commentaires

  1. Mon coup de coeur va pour Murcella… Peut-être parce que sans aller jusqu’à des décès, il y a des secrets et zones d’ombre dans ma famille qui font écho. Au fond, qui connait vraiment l’intégralité de notre histoire à part nous-même ? Aujourd’hui, j’aime bien cet idée :)

    Répondre

    1. Salut Mealin ! Contente que l’histoire de Murcella t’ait touché.

      Au fond, qui connait vraiment l’intégralité de notre histoire à part nous-même ?

      Oui, et encore, je pense qu’il y a beaucoup de secrets de famille dont on découle, mais on ne vit pas forcément moins bien en ne les connaissant pas.

      Répondre

  2. Bonjour Marie, je suis contente de retrouver cette rubrique que j’affectionne beaucoup et qui me fait toujours entrevoir des bouts de monde que je n’imaginais pas.

    J’ai souri en voyant le lien sur la récupération du handicap pour tacler l’écriture inclusive. Cela me fait penser à ces personnes qui brandissent « nos SDF » dès qu’il est question d’aider les réfugiés…

    Ce pull lunaire, mes aïeules *____*

    Rien à voir avec la revue mais en prévision d’un prochain séjour à Londres, j’ai commandé « Londres insolite et secrète » que j’avais gardé au chaud dans un recoin de ma tête depuis la lecture de ton article. J’ai pris l’édition la plus récente même si vraiment, cette couverture pleine d’yeux me rebute. Je préférais la couverture de ton édition. Oh well.

    Bon week-end et bonne préparation pour Inktober/Breizh :)

    Répondre

    1. Salut Linda ! Merci pour ton commentaire, qui me fait super plaisir.

      Rien à voir avec la revue mais en prévision d’un prochain séjour à Londres, j’ai commandé « Londres insolite et secrète » que j’avais gardé au chaud dans un recoin de ma tête depuis la lecture de ton article. J’ai pris l’édition la plus récente même si vraiment, cette couverture pleine d’yeux me rebute. Je préférais la couverture de ton édition. Oh well.

      Je comprends totalement ! C’est le risque des rééditions. Mais, au moins, tu dois avoir un contenu plus à jour que celui que l’on trouve dans la première édition que j’ai, qui commence à dater.

      Ceci dit, rien ne nous empêche de posséder plusieurs éditions d’un même livre, pour ce genre de raison ! 😬

      Répondre

      1. Je reviens par ici car je viens de lire ces deux articles (en anglais) qui illustrent bien mon ressenti vis-à-vis de ton blog et de tes revues de web, quand je dis qu’ils me font entrevoir des mondes que je ne connais pas (sérendipité, j’écris ton nom :D)

  3. Comme d’habitude avec la revue du web, elle va rester ouverte pendant 15 jours pour que j’y vienne puiser mes lectures et grands yeux ronds du mois… Donc je ne commente pour l’instant qu’en grand vent, pour te dire merci encore et toujours de tes articles, Marie ! Très, très hâte de voir ton Inktober.

    (et félicitations pour Atlas Obscura ! C’est toi qui me l’as fait découvrir et j’avais pris le réflexe de l’ouvrir à chaque nouvelle destination (nous parlons d’un temps pré-Covid bien sûr)

    (je suis en train de visionner Buffy pour la première fois de ma vie… there is no going back).

    Répondre

    1. Merci tout plein pour ton gentil message, Pimprenelle ! Je suis heureuse que tu trouves de quoi faire.

      (je suis en train de visionner Buffy pour la première fois de ma vie… there is no going back).

      My work here is done. 😎

      Répondre

  4. Juste merci pour ton travail et toutes ces découvertes. Beaucoup de plaisir à chacune de tes publications.

    Répondre

    1. Merci à toi d’être là pour me lire et de prendre le temps de me laisser un mot, ça vaut tout l’or du monde !

      Répondre

  5. Les retrouvailles avec les revues du web 🥰🥰🥰 ! Merci pour ces partages que je vais sans doute revenir picorer. J’ai hâte de voir vos créations pour Inktober !

    Répondre

    1. Cool, merci Irène, ton enthousiasme me va droit au cœur !

      Répondre

  6. Bonjour, j’ose enfin commenter après de longues sessions de lecture fantôme ^^

    C’est super cette nouvelle revue du web, même si je comprends que tu préfères préserver ton temps et ton énergie à tes propres créations (c’est bien normal). En tout cas me voilà avec plein de ressources à consulter et explorer, merci ! Je crois que tu m’as convaincue pour le Grand Polysème 5. Depuis que j’ai lu Toutes les histoires d’amour du monde, de Baptiste Beaulieu (qui y raconte, si je ne me trompe pas, le passé extraordinaire de son grand-père) je m’intéresse beaucoup aux vécus qui forgent les personnes.

    Sinon : depuis un ou deux mois, j’ai dévoré non seulement tes revues du web, mais aussi tes bilans créatifs (j’aime beaucoup ton univers) et tes articles sur le blogging (que j’ai trouvé hyper intéressants alors que je ne tenais pas moi-même de site personnel).

    Merci et bravo pour ton blog qui est si créatif, plein d’originalité et de personnalité. Grâce à toi j’ai redécouvert les blogs, que j’avais abandonnés depuis mon départ de skyblog (ah ah) quand j’étais ado-adulescente. À l’époque j’évoluais dans un microcosme virtuel de passionnés d’écriture dont certains ont depuis publié en maison d’édition, mais dont j’ai pour la plupart perdu la trace et les histoires. Cette petite communauté a depuis longtemps périclité et je ne vois plus ces amis du web que de loin, sur Wattpad (plateforme de publication de fictions que je n’apprécie pas du touuut) et Instagram. Or, je suis un peu triste que le format Instagram soit assez aride, qu’il y ait moins de place pour les bizarreries de chacun, mais surtout que les mots et les longues conversations y naissent si difficilement, noyés dans le flot des images bien léchées. Depuis que je me promène par ici (et empruntes les mille sentiers que tu ouvres), je retrouve un peu de l’ambiance que j’avais pu connaître dans mon microcosme d’écrivaillons, dont j’étais nostalgique, et ça me fait le plus grand bien. Que de découvertes ! Merci merci ! (et bravo encore)

    Bonne journée et à plus tard sur tes prochains articles :)
    J’ai hâte de découvrir tes futures créations et ce que va donner ton Breizhtober !

    PS : grâce à toi je me suis (aussi) enfin lancée dans le postcrossing, qui me faisait de l’oeil depuis longtemps ^^

    Répondre

    1. Salut Louise ! Merci beaucoup pour ton commentaire, cela me fait si plaisir ! Je suis ravie de découvrir ton blog, tes illustrations et ton univers – je vis pour ce genre de rencontre, donc vraiment, merci.

      Je crois que tu m’as convaincue pour le Grand Polysème 5.

      Yayy !

      (…) je suis un peu triste que le format Instagram soit assez aride, qu’il y ait moins de place pour les bizarreries de chacun, mais surtout que les mots et les longues conversations y naissent si difficilement, noyés dans le flot des images bien léchées. Depuis que je me promène par ici (et empruntes les mille sentiers que tu ouvres), je retrouve un peu de l’ambiance que j’avais pu connaître dans mon microcosme d’écrivaillons, dont j’étais nostalgique, et ça me fait le plus grand bien. Que de découvertes ! Merci merci ! (et bravo encore)

      C’est vraiment le meilleur compliment que tu pouvais me faire, car comme toi je kiffe la blogosphère et, derrière ce mot, tout le relationnel et l’affect si particulier qui se produisent quand on se livre à cœur ouvert devant des personnes inconnues sur Internet : savoir que mon blog contribue de plein droit à cette toile d’araignée empruntée par des weirdos me conforte dans l’idée que mon approche éditoriale vaut quelque chose et que j’ai bien fait de relancer mon blog il y a 5 ans.

      Je suis contente que tu aies lancé ton blog récemment aussi d’ailleurs, et t’admire d’ores et déjà pour les visuels très personnels et hyper cohérents qui le rendent encore plus unique. J’espère que l’on restera en contact !

      Répondre

  7. Ton commentaire sur la série de billets que j’ai écrits autour de la mort de Quintus me touche beaucoup. Un grand merci pour l’inclusion dans cette revue du web.

    Répondre

    1. Je t’en prie ! Merci d’avoir pris le temps de me laisser un mot, je suis super honorée !

      Répondre

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