Don’t make it pretty, make it honest

Vous le visualisez, le petit morceau de beurre étalé sur une tartine trop grande, celui dont parle Bilbon dans La Communauté de l’Anneau ?

Hé bien en ce moment, ce petit morceau de beurre, c’est moi.

Depuis avril, je n’ai rien publié. Ce n’était évidemment pas prévu.

J’étais sous l’eau, certes, mais j’étais persuadée que j’allais bien finir par trouver un moment pour mettre à jour mon blog.

Sauf que : AH AH, nope. Comme tout le monde, je me suis retrouvée kéblo dans 2020, cette année de merde dont chaque jour équivaut à plus ou moins trois ans.

Entre deux marées d’anxiété, il y a eu au moins un truc positif, et un gros : on a acheté une maison.

Et c’est : trop bien. On a plein de place pour étaler nos affaires, c’est hyper calme, et le chat est ravi.

Mais je n’ai jamais rien vécu d’aussi épuisant. J’avais dramatiquement sous-estimé le temps et l’énergie que ça allait prendre. (D’ailleurs, j’écrirai peut-être un retour d’expérience sur la chose immobilière – ce qui représente un certain défi sur un blog tel que le mien, mais bon, j’aime bien l’idée.)

Donc fatigue morbide + charge mentale colossale, et pour compléter le tout, j’ai arrêté de dessiner et d’écrire. J’ai rien créé du tout pendant des mois, et ça a été le coup de grâce. Bien sûr, dans ma tête, j’ai continué à faire décanter certains sujets ; mais j’ai souffert de ne rien produire de concret.

En parallèle, j’ai cessé de m’infliger Instagram, car observer jour après jour – voire plusieurs fois par jour – des tonnes de personnes scandaleusement talentueuses alors que toi-même tu te sens comme la pire des ratées, bah c’est nul.

Aujourd’hui, rassurez-vous, ça commence à aller un peu mieux. J’arrive même à dégager du temps pour peindre – indice fiable pour mesurer mon confort de vie à un instant t.

Mais les mauvais jours subsistent, et j’ai souvent l’impression de mâchouiller non-stop une dragée surprise de Bertie Crochue saveur crotte de nez.

En vertu de quoi, reprendre la plume me fait beaucoup, beaucoup de bien.

Glossaire et notes

⚠️ Dans la revue de web qui suit :

  • tous les liens sont en français, sauf mention contraire. Je fais suivre les liens concernés par la mention « (en anglais) », sauf si l’intitulé du lien est déjà rédigé en anglais ;
  • [NSFW – not safe for work] signifie qu’il s’agit de contenu pour adultes : soit parce que la cible du lien contient des contenus explicites, soit parce qu’il y a des photos ou visuels explicites dans mon billet, à la suite du lien concerné ;
  • [TW <sujet>] signifie qu’un sujet sensible est abordé. La mention « TW » signifie « trigger warning » (« alerte déclencheur »). Par exemple : [TW sang] signifie que le lien qui suit a un rapport avec le sang, pour permettre aux personnes gênées par la mention ou la vue du sang d’identifier et d’éviter le contenu concerné si elles le souhaitent.

Revue de web

Fan art : la vidéo The Animated Adventures of Buffy, illustrée et animée par Stephen Byrne, est sans doute l’un des meilleurs hommages à Buffy the Vampire Slayer (BtVS) qui existent. Ne vous inquiétez pas si vous finissez par la regarder un million de fois, c’est tout à fait normal. Bonus : cette illustration, du même artiste.

Black lives matter : Ressources anti-racistes à destination des personnes blanches. N’exigeons pas des personnes racisées de faire notre éducation, et de revivre pour nous les traumatismes et les violences causées par le racisme systémique. Un document à lire et à diffuser massivement !

Blogs not dead : Blogging is an essential tool toward meditating over an extended period of time on a subject you consider to be important. Austin Kleon fait un bilan concis mais très motivant à l’occasion des 15 ans de son blog (en anglais). Ah et j’adore les mini zines (en anglais) qu’il fabrique et glisse dans la lunchbox de son fils chaque jour.

Corbacs : avez-vous déjà vu une corneille baguée à Paris ? Saviez-vous que vous pouviez la géolocaliser en ligne, et qu’il y a déjà plus de 11 000 signalements ? Cette cartographie spéciale corvidés révèlent les habitudes et les déplacements de ces oiseaux. Au fait, si vous trouvez un bébé corneille et souhaitez le soigner, attention : En voulant sauver un bébé corneille, vous risquez en réalité de remettre dans la nature un oiseau agressif qui ne craint plus l’homme et donne une mauvaise image de l’espèce. (Via Meor.)

Illustration : j’ai craqué sur les illustrations de Jane dans la jungle, une « aquarellophile » invétérée dont l’univers est parsemé de sirènes, de champignons et de paillettes à adopter dans sa boutique. Jane partage aussi sa passion pour le dessin et la fabrication d’aquarelle sur sa chaîne Youtube.

Dérives : comment réagir à une vidéo qui nous semble dangereuse ? Comment réagir dans un groupe où l’on constate une dérive de type sectaire ? Comment réagir quand un proche donne des signes de croyances alarmantes ? Dans la vidéo chorale Comment réagir à l’irrationnel ?, 6 vidéastes-vulgarisateurs/rices ayant des sensibilités et parcours divers offrent des arguments complémentaires.

Écosse : je tente de compenser mon manque de voyages en bavant copieusement sur les photos taphophiles et bonnes adresses shopping écossaises de Gabrielle Aznar. Bonus : 1/ son diorama du Brompton Cemetery de Londres ; 2/ son nouveau blog taphophile et aquarellé, Le Jardin des Allongés.

Idées cadeaux : 3 autres livres pour (re)découvrir l’anarchisme. Pour une économie libertaire de Frédéric Antonini rejoint mon interminable liste de souhaits.

Sorcières : moi qui me disais que la revue indépendante Hellebore avait atteint le summum de la perfection, voilà que le numéro 3 consacré à la sorcellerie débarque. La qualité et la pertinence continuent à être au rendez-vous.

Antispécisme : Nourrir son homme : le bon steak et le joli morceau, un épisode du podcast Les Couilles sur la table qui cherche à comprendre pourquoi on associe spontanément la virilité à la consommation de viande, ainsi que les liens entre la domination spéciste et la domination sexiste. (Via Stef.)

HERstory : 7 guitaristes qui prouvent que les femmes noires étaient des pionnières dans l’histoire de la musique (en anglais). Pour découvrir leurs noms et leurs parcours, en dépit du fait que les livres d’histoire ne les mentionnent jamais ou presque. (Via Jenni.)

Punk cabaret is freedom : pour célébrer leurs 20 ans, les Dresden Dolls viennent de sortir une vidéo live tournée en 2017, intitulée THE DRESDEN DOLLS RETURN TO PARADISE (en anglais). Le film coûte 15$ / 12€ et quelques. Si vous êtes ou devenez mécène d’Amanda Palmer sur Patreon (en anglais), vous pouvez voir le film gratuitement. Bonus : cette interview d’Amanda Palmer (en anglais), et son podcast, The Art of Asking Everything.

Eternia : ai-je poussé de petits glapissements de joie en découvrant la bande-annonce du reboot chatoyant de She-Ra ? Vous ne pouvez pas le prouver. (Via Vladkergan.)

Publication : les Éditions 303, qui éditent la revue 303 dont je vous ai déjà parlé, viennent de publier un Atlas des curiosités au sommaire très intéressant.

Goutelettes : Covid-19: vous n’imaginez pas tout ce que le masque en tissu peut faire pour vous. Réponses à des idées reçues sur le port du masque en général et les masques en tissu en particulier. Instructif ! (Via Marie-Cécile.)

Lingerie : Fat Mike, le leader de NOFX, a lancé Fatale Design, une gamme de lingerie pour les hommes (en anglais) qui aiment le cross-dressing. Le site est fermé pour le moment, mais vous pouvez voir des photos des produits sur Instagram, portés notamment par… Soan de La Nouvelle Star. (Via Hellgy.)

Minéraux : la gamme PrimaTek de Daniel Smith rassemble des aquarelles fabriquées à base de pigments minéraux, parfois semi-précieux. Comme les tubes coûtent un rein, une solution pour les tester consiste à acquérir le kit Mineral Marvels, qui contient 36 échantillons de toute la gamme, pour 17€ et quelques. Bonus : cette démo (en anglais sans sous-titrage).

Grammaire : Hen [pronom] : en suédois, désigne indifféremment un homme ou une femme. Poursuite des recherches sur l’évolution de la grammaire pour faire avancer la démasculinisation des langues, dont le français. Pour compléter, lire aussi Langues et cité, n° 24 : féminin, masculin (la langue et le genre).

Synergie : un comics Jems et les Hologrammes est paru en 2015, et le design des personnages est beaucoup plus inclusif que celui du dessin-animé !

Wishlist : j’ai hâte de lire Le génie lesbien d’Alice Coffin.

Easter egg : depuis des décennies, les cartographes cachent des illustrations dans les cartes officielles de la Suisse (en anglais). Ce qui est triste, c’est que lorsque ces dessins surprises sont découvertes, ils sont supprimés de l’édition suivante. Adieu, petite marmotte ! (Via Audrey.)

Misandrie : le livre Moi les hommes, je les déteste de Pauline Harmange est un essai salutaire, un appel à la sororité pour combattre la misogynie. La polémique ridicule qu’il a soulevée a au moins eu le mérite de le faire connaître auprès d’un large public, y compris à l’international. Yay !

Genre : l’intégralité des articles de la revue Les Cahiers du genre est disponible sur le site du Cairn. Féminismes, masculinités, corps trans, politiques sociales, queer, écoféminisme, intersectionnalité… Yummy. Tant que vous y êtes, n’hésitez pas à fouiner sur Cairn, il y a des pépites. Par exemple : La critique féministe profane en ligne de films et de séries télévisées de Hélène Breda.

Gain de temps : la méthode la plus efficace pour saisir ¯\_(ツ)_/¯ (en anglais). Les raccourcis clavier, c’est la vie.

Eye candy : des photos de maisons de poupées abandonnées (en anglais), qui contenteront votre enfant démon intérieur. (Via Coffin.)

Tricot : Marie-Cécile teint sa propre laine, et vend ses sublimes écheveaux sous le nom Madame Guillotine. La laine, teintée « avec amour et radicalité », provient du Royaume-Uni, et la myriade de teintes rendent hommage à des femmes célèbres. Par exemple : Germaine Leloy-Godefroy, exécutée le 21 avril 1949 pour avoir assassiné son mari afin de partir avec son jeune amant de 12 ans son cadet. Il y a aussi un calendrier de l’Avent truffé de laines sublimes. Une belle idée cadeau !

Ailleurs si j’y suis : plusieurs visites virtuelles de hauts lieux insolites (en anglais) à découvrir sans bouger de son canapé.

Déesse : Tori Amos believes the Muses can help. Une interview récente et tourneboulante de Tori Amos, toujours aussi sage et drôle. Quelques news :

  • son second livre, Resistance, est sorti fin mai ;
  • elle a annoncé la sortie d’un nouveau disque de fêtes, Christmastide. La pochette est assez moche, mais bon on commence à avoir l’habitude ;
  • le prochain « vrai » album studio de Tori est en cours de finalisation. J’espère que Matt Chamberlain et Jon Evans seront aussi de la partie.

Pour info, j’édite un compte Twitter, une page Facebook ainsi qu’une newsletter en français dédiées à Tori Amos. Ce n’est plus très actif, certes, mais j’assure quand même le service minimum.

Huile de prune : une recette facile pour fabriquer votre exfoliant corporel vous-même. La confection de cosmétique faits maison me tente depuis un moment, peut-être vais-je tenter cette fois…

Ésotérisme : TASCHEN lance une collection de livres consacrés à l’ésotérisme, intitulée Library of Esoterica (la Bibliothèque de l’ésotérisme). Le premier tome, Tarot, est déjà paru : il rassemble plus de 500 cartes et des œuvres originales du monde entier afin d’explorer dans le détail l’histoire secrète du tarot. On y trouve même le Bateleur dessiné par Mina Mond !

La parution du deuxième volume, Astrology, est imminente : il raconte l’histoire visuelle de l’astrologie occidentale à travers plus de 400 images, des temples égyptiens à l’art contemporain, organisées de façon à refléter la révolution des planètes et la roue du zodiaque.

Bonus : si vous utilisez iGraal, vous pouvez obtenir 6% de cashback si vous commandez les livres directement sur le site de TASCHEN, ainsi qu’un crédit de 3€ pour vos futurs achats si vous utilisez mon lien de parrainage.

Piqûre de rappel : Fuck You Amazon : impact social et environnemental d’Amazon et manières d’agir. Si vous êtes sur Rennes, voici des alternatives responsables et solidaires pour acheter des livres (quelques adresses complémentaires autour de Rennes notamment). Autrement, ayez le réflexe Place des librairies pour le Click & Collect, et/ou Les Libraires pour la commande en ligne et l’expédition à domicile pour 1 centime seulement pendant toute la durée du confinement. Plus d’excuse !

Arc-en-ciel : FantastiQueer, c’est un salon dédié à l’imaginaire LGBTQI+, mais également un site d’archives de cet imaginaire. Il a pour but de lister, présenter et chroniquer les œuvres de l’imaginaire mettant en scène des personnages de la communauté LGBTQI+, écrites ou non par des personnes concernées. (Via Meor.)

Mioum : une très bonne recette de crêpes sans œufs. Attention à bien faire chauffer le lait que vous utilisez avant de mélanger. Perso, j’ai doublé les quantités et ajouté deux cuillers à soupe de rhum, c’était divin !

Chimère : pour mon anniversaire, je veux un Ken « Santa Muerte » ! (Via Andrew Chesnut.)

Handicap : Sophie a testé pour vous la fracture du bras et l’opération en urgence en pleine crise du coronavirus. La généralisation du port du masque empêche les personnes sourdes et malentendantes de lire sur les lèvres. Énième démonstration que c’est bien l’inadaptation de l’environnement qui crée les situations de handicap. Pour creuser : Déconstructions et reconstructions du handicap en temps de coronavirus, par Elena Chamorro et Soline Vennetier. (Via Cécile Morin.)

La wifi : doit-on dire « le » COVID ou « la » COVID ?

Désintox’ : Je passais en moyenne 3h40, rien que sur Instagram, par JOUR. Soit 28 heures, ou plus d’une journée par semaine, Soit un peu plus de 4 jours entiers par mois. Soit presque 50 jours par an, quasiment DEUX mois pleins, entièrement dédiés à Instagram chaque année. Un temps précieux pendant lequel… je ne créais pas. Si ça vous parle, alors vous vous retrouverez peut-être dans L’Échappée de Diglee.

HERstory : Les luttes féministes en Bretagne dans les années 1970, avec une bibliographie et une filmographie pour aller plus loin.

Batounet : je suis très fan des rééditions de la bande originale des films Batman et Batman Returns de Tim Burton, composées par Danny Elfman et éditées par Mondo. (Le paragraphe suivant a été barré.) Exceptionnellement, cette semaine (du 9 au 13 novembre 2020), les frais de port sont GRATUITS même à l’international (en anglais). Je dis ça je dis rien. (Fin du contenu barré.)

Menstrues : Arrêter les règles : Comment et pourquoi on a fabriqué de fausses menstruations. Les « règles » sous pilule n’ont pas d’utilité médicale, et pourtant, les personnes dotées d’un utérus se font toujours saigner par millions. En partenariat avec l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), 20 Minutes a enquêté sur les raisons de ce paradoxe. (Via Titiou Lecoq.)

Geek : Biou a ressuscité un Minitel à l’aide d’un Raspberry Pi pour en faire un petit terminal. Sourires garantis pour les vieux et vieilles geeks comme moi.

Ça fait du bien : The opposite. When everyone online is screaming for attention, a noisy cluster of never-ending pixels, cultivate the opposite. Be the quiet leader. Speak with discernment. Say more with fewer words.

Les Lunemauvien·nes ont du talent : Magali Lefebvre, notre chère Lullaby, vient de publier son premier roman, La Captive de Dunkelstadt, une romance gothique et fantastique.

Miaou : Il est probable que votre chat mange votre cadavre. Alors que (des) scientifiques étudiaient l’altération naturelle de cadavres en extérieur (…), l’équipe a capté, sans le vouloir, des images de deux chats errants en train de se délecter (de) dépouilles. (Via Audrey.)

Numérique : Comment créer sa propre newsletter ? Masterclass avec Lucie Ronfaut, la créatrice de la newsletter #Règle30 – Il n’y a pas de femmes sur Internet. Le tuto commence véritablement à partir de 15 minutes.

Flambeau : une archive graphique des mouvements radicaux, ouvriers et anti-capitalistes. Dans la même veine : un site qui recense et analyse des chants de lutte. (Via Juliette Lancel.)

Musique : Black Metal Vinyl, un compte Instagram qui déterre des pépites black metal souvent méconnues. (Via Maud.)

Mort positive (1) : Taous Merakchi (alias Jack Parker) vient de publier un nouveau livre, Mortel. Petit guide de survie à la mort, d’après son merveilleux podcast éponyme. Dans cet ouvrage, Taous revisite certains thèmes et moments forts du podcast, et propose une méthode pour regarder la mort en face, l’apprivoiser et briser le tabou qui l’entoure. Pour moi (…), il est incroyablement rassurant de savoir qu’un jour tout prendra fin ; cela donne du sens à ma vie et du poids à mes actions.

Témoignage : Se reconstruire après une fausse couche.

Pandémie : Caracas, São Paulo, Londres… Les photos impressionnantes des grandes mégalopoles mondiales vidées de leur population pendant le premier confinement.

Myth buster : A dirty secret: you can only be a writer if you can afford it.

There is nothing more sustaining to long-term creative work than time and space – these things cost money – and the fact that some people have access to it for reasons that are often outside of their control continues to create an ecosystem in which the tenor of the voices that we hear from most often remains similar. It is no wonder (…) that so much of the canon is about rich white people. Who else, after all, has the time and space to finish a book. Who else, after all, as the book is coming out, has the time and space and money to promote and publicize that book?

Édition d’art : paru en 2017, Dans la lune de Fanette Mellier est un ouvrage contemplatif, imprimé avec le plus grand soin, mettant en scène le cycle lunaire avec des formes épurées et des jeux de surimpression. J’ai eu la chance de feuilleter ce livre lors de mes cours aux beaux-arts de Rennes, et il est : su-blime. J’espère que les Éditions du livre le rééditeront encore ! En attendant, il est temps de commander Au soleil avant qu’il ne soit épuisé aussi. Les frais de port sont offerts. (Via Pimprenelle.)

Cinéma : Portrait of a Lady on Fire director Céline Sciamma on her ravishing romantic masterpiece. Une interview passionnante de Céline Sciamma, la réalisatrice de Portrait de la jeune-fille en feu.

Vaudou : ‘Voodoo Is Part of Us’. Inside a religious Haitian soiree in Brooklyn. Le vaudou haïtien est une religion qui a émergé de l’esclavage institutionnel. Au milieu des années 1600, la traite et l’esclavage ont conduit de nombreux et nombreuses Africaines à être déplacées contre leur gré sur l’île d’Hispaniola (Haïti aujourd’hui). Ces personnes ont importé leurs propres traditions spirituelles sur l’île, qui se sont peu à peu mêlées à celles des populations indigènes. C’est ainsi que le vaudou haïtien est né. D’après l’article, de nombreuses personnes vivant à Haïti considèrent que le vaudou serait la source spirituelle de la force, de la guérison et de la résilience de ce pays. Ainsi, ces soirées ont pour objectif de créer une connexion entre les Haïtien·nes, et les descendant·es de cette tradition religieuse. Si le sujet du vaudou vous intéresse, ne manquez pas le Château-Musée Vodou à Strasbourg lorsqu’il rouvrira ses portes. (Via Sarah Chavez.)

Breizh : Rêves de Bretagne, un blog consacré aux lieux insolites en Bretagne. Cela a renforcé mon envie d’aller me promener du côté du Ber-er-Sant, près de Camors.

Kinktober : Inktober est déjà terminé, et même si j’ai déserté Instagram, cela ne m’a pas empêchée de me rincer l’œil avec les dessins érotiques de Stella Polaris. Coup de cœur pour Exhibitionism, dont la jupe en papier est amovible. Il reste quelques originaux en vente sur sa boutique Etsy au prix unique de 30€.

Communication : Be Our Guest! A guide for people doing media things (en anglais mais c’est facile à lire). Des tas de conseils précieux sur le media training, c’est-à-dire le fait d’apparaître dans les médias (télé, radio, podcasts…).

Ressources : de ressources efficaces pour comprendre et soutenir les personnes transgenres au quotidien (images sans description). En complément : Allié·e·s cis vs transphobes : quand et comment intervenir ? Ah, et ne dites plus TERF, dites PROUT (Petites Réactionnaires Ouvertement Transphobes). (Via El3a et Vico.)

Cerveau : Les électrochocs, ce n’est plus Vol au-dessus d’un nid de coucou. L’éléctroconvulsivothérapie semble être le traitement le plus performant contre certaines pathologies, bien qu’elle pâtisse toujours d’une image très négative.

Vive Satan : Don’t Buy Satanic T-Shirts from Goth Brands. Quitte à acheter des t-shirts avec des pentagrammes et des boucs, autant les acheter directement depuis la boutique du Satanic Temple (ST). Le ST est une organisation états-unienne religieuse non-théiste, qui promeut l’égalité, la justice sociale et la séparation entre les religions et l’État. Le ST lutte activement contre la droite chrétienne et évangélique, opposée aux droits des femmes (notamment à l’avortement) et des personnes LGBTQIA+.

Parmi les t-shirts cool (qui vont du XS au 4XL), citons :

[TW maladie, agonie, mort – cet article est difficile à lire] Faire les deuils. Un texte intense, brutalement honnête et très émouvant de Valérie Rey-Robert, à propos de l’agonie et de la mort de sa mère.

Lectures : Irène partage 4 revues papier indépendantes à lire et soutenir. Elles privilégient les enquêtes approfondies, les analyses sur le temps long et les réflexions politiques originales. Il y a souvent des équipes bénévoles derrière, alors n’hésitez pas à les soutenir en achetant un numéro, en vous abonnant ou en offrant un abonnement à quelqu’un !

Peinture à l’eau : All you ever wanted to know about Watercolor Granulation (en anglais). Pas mal de conseils pour que obtenir des effets de granulation à l’aquarelle, et une liste des couleurs Daniel Smith qui granulent (à l’exception des PrimaTek, dont plusieurs granulent aussi, mais elles ne sont pas listées). J’ai bien aimé aussi cet article sur la aquarelles noires de Daniel Smith (en anglais), avec des swatches qui permettent d’observer leurs différents niveaux de granulation.

Typographie : étudiant à la Haute École d’art et de design de Genève, Tristan Bartolini a créé une police de caractères épicène. Plus de 40 caractères typographiques non genrés, pour lesquels il a reçu le Prix Art Humanité 2020 de la Croix-Rouge. (Via Corinne.)

[TW transphobie] Eddie Redmayne joins Daniel Radcliffe in opposing JK Rowling’s trans comments. Trans women are women, trans men are men and nonbinary identities are valid. ✊🏻

Coût émotionnel : Il faut se protéger de la violence des débats sur le racisme. Forte de nombreuses années d’expériences, Rokhaya Diallo explique comment elle résiste à la violence et aux menaces qui émanent lorsqu’elle défend des idées parfois peu populaires en public.

Avant d’engager quoi que ce soit, il faut être capable de considérer les possibles conséquences sur son bien-être que peut représenter la prise de parole publique, en particulier lorsqu’elle touche à des questions qui nous sont intimes.

Miam : le fanzine Marmite & Micro-ondes était le premier (et peut-être le dernier) à se consacrer entièrement à la cuisine de l’imaginaire (science-fiction, fantasy, fantastique). Une campagne de financement participatif a lieu en ce moment pour éditer une anthologie de nouvelles appétissantes, aux bons soins de Gephyre Éditions, une maison d’édition associative. Plus que quelques jours pour participer !

Hideux, cool ou les deux ? Ce pot de fleurs à pattes d’oiseau m’obsède…

Riposte féministe : ANCRés – à nos corps résistants est un espace collectif de lutte contre l’endométriose et la remise en cause systématique des ressentis des personnes concernées, qui a pour objectif la mise en commun d’expériences et de conseils.

Handicap : dans son livre Je vais m’arranger : comment le validisme impacte la vie des personnes handicapées, Marina Carlos détricote le validisme et ses conséquences pour les personnes handicapées de manière précise, percutante et intersectionnelle. Il est disponible en version numérique sur son site et en version papier sur Amazon.

Arcanes : il reste quelques exemplaires du jeu de Tarot de Leonora Carrington (en anglais) chez Fulgur Press. Cette édition est limitée de 1000 exemplaires.

Mort positive (2) : Juliette Cazes, qui diffuse des contenus passionnants sur la mort sous la bannière Le Bizarreum, a publié son premier livre cet été. Intitulé Funèbre ! Tour du monde des rites qui mènent vers l’autre monde, ce récit historique propose un véritable voyage pour découvrir à quoi ressemble la mort ailleurs. Du repas des défunts en Roumanie jusqu’aux robots à visages de défunts au Japon, en passant par les cages à cercueil en Écosse et les inhumations célestes au Tibet, Juliette dévoile le fruit de ses recherches et de ses observations sur le terrain – et c’est passionnant.

Génie : ‘She made music jump into 3D’: Wendy Carlos, the reclusive synth genius. Un article passionnant sur la figure la plus importante de la musique électronique, hélas invisibilisée dès lors qu’elle a annoncé sa transition de genre à la fin des années 1970. (Via Julien.)

Bullshit detector : « Islamo-gauchistes » : une chasse aux sorcières médiatique. Quelques jours après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine et la mort de Samuel Paty, parmi le déferlement d’amalgames et de propos racistes, un mot d’ordre résonne dans de nombreux médias : haro sur les « islamo-gauchistes ». Retour sur une séquence d’hystérie médiatique aux allures de règlements de compte. (Via Mona Chollet.)

Confinement : un outil pour calculer le périmètre d’un kilomètre autour de vous.

[NSFW – not safe for work] Nos corps, nos choix : le nouveau numéro de Polysème Magazine s’intitule Sexualités. C’est un volume passionnant et épais (326 pages), qui parle de la sexualité des femmes et des personnes LGBTQIA+ avec sincérité et honnêteté, sans cliché ni marginalisation.

Ce numéro regroupe des œuvres de près de 80 personnes, et traite d’une grande diversité de sujets tels que la sortie de l’hétérosexualité, les fantasmes, les traumatismes, le travail du sexe, la charge mentale sexuelle, l’asexualité, les handicaps, le racisme et la fétichisation, la grossophobie, la misogynie, la transphobie, la putophobie, etc.

La Fille Renne et Raphaëla Icguane, les éditeur·rices de Polysème, ont une fois de plus réalisé un travail incroyable mettant en lumière la pluralité des vécus, des expériences, des corps et des luttes.

En bonus pour ce numéro, l’équipe de Polysème a collaboré avec la modèle, brodeuse et fat activiste Métaux Lourds, qui a dessiné deux modèles de broderie dont l’un est exclusif. Le kit comprend du fil, du tissu, une aiguille, un modèle et un tutoriel, et est glissé dans chaque colis !

Vous pouvez vous procurer Polysème sur la boutique officielle. Sexualités coûte 28 euros au format papier (kit de broderie inclus), ou 4 euros au format PDF.

[NSFW – not safe for work] Fesses : Sexy Soucis continue son travail d’utilité publique d’éducation sexuelle avec sa vidéo Sexe anal : préparation et patience ! (Vidéo sous-titrée.) Contrairement aux idées reçues, quand c’est bien fait, le sexe anal ça ne fait pas mal et ce n’est pas sale. Bonus : ce petit guide sur le lavement anal (images sans description).

Arc-en-ciel : liste et explications de nombreux symboles LGBTIQ+ (lesbiens, gays, bisexuels, transgenres, intergenres, queer, etc.)

Vieillerie : Nine Inch Nails & Tori Amos, un vieux billet d’Amanda Palmer (AFP) qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne parle pas du tout de « Reznamos », mais bien de musique. And now, I must now delve into the uncomfortable subject of Tori Amos. She’s been haunting me for years and it’s time the story was told. Je me souviens très bien avoir lu ce billet à sa parution en 2005, et je crois que c’est à ce moment-là que je suis devenue fan d’AFP. (Et là forcément, je pense très fort à ma chère Pheno.)

Illustration : je me suis pris une petite claque sur la cabeza quand j’ai découvert les vidéos de Cy sur Youtube et Twitch dans lesquelles on la voit peindre à l’encre les illustrations de son Inktober. (Inutile de dire que je fais partie des centaines de personnes ayant échoué à acheter un original lorsqu’ils ont été mis en vente et vendus en 30 secondes.)

Violences : un thread Twitter intéressant sur la construction d’une historicité et d’une mémoire traumatique par les féministes blanches autour des chasses aux sorcières et de la sorcellerie, un amalgame de pratiques issue d’usages de femmes racisées. L’autrice défend que la véritable mémoire traumatique des femmes est due au patriarcat et à ses violences millénaires, que les femmes subissent chez elles, sous les assauts de leurs compagnons.

Paganisme : mais pourquoi diable y avait-il des phallus et des vulves sur les badges censés lutter contre la Peste noire au Moyen-Âge ? (Via Aurore.)

Polyamour : un compte-rendu de lecture très intéressant du livre La Salope éthique de Dossie Easton et Janet W. Hardy. Il y est question des relations non monogames en mettant l’accent sur les valeurs du polyamour. Elle a été écrite par deux autrices queer expertes en questions de sexualité, de genre et de BDSM (bondage, discipline, domination, soumission, sado-masochisme).

Trésor : réalisée au 15e siècle, la « Danse macabre des femmes » symbolise le caractère inéluctable de la mort avec sa farandole de figures féminines entraînées au tombeau par des squelettes. Encore une merveille partagée par Gallica.

[TW suicide] : quelques ressources pour faire face à une crise suicidaire. Et une lettre aux personnes suicidaires, à lire et à faire lire si besoin. (Via Juliette Lancel.)

Crevure : C’est quoi cette insulte ? Un compte Instagram qui explique l’étymologie d’insultes problématiques, et qui propose des insultes inclusives. Par exemple, saviez-vous qu’« enfoiré·e » signifie, littéralement, « couvert·e de diarrhée », et que contrairement à une idée courante (pun intended), cette insulte n’a rien d’homophobe ? On peut donc l’utiliser en toute quiétude. (Note : vivement que les explications des insultes soient fournies dans un format accessible.) (Via Laurence.)

Mémoire : avec son projet Mère Lachaise, la journaliste Camille Paix publie des biographies de femmes enterrées dans le cimetière parisien du Père-​Lachaise et oubliées de l’Histoire. Ses dessins redonnent un visage à ces illustres inconnues. Vous pouvez la suivre sur Instagram.

Mode : Gaëlle Prudencio, blogueuse et activiste body positive, vient de lancer Onyinye, la première ligne de vêtements grandes tailles en Wax. Le shooting photo est magnifique, et met en valeur des morphologies d’habitude ignorées par les médias. Pour la petite histoire, « Onyinye » signifie « cadeau » en Igbo, une langue parlée au Nigéria. Vous pouvez pré-commander la collection sur le site d’Ibilola, la marque de Gaëlle.

Collection Onyinye de la marque body positive Ibilola

Culture G : pourquoi Aurore Dupin, alias George Sand, a-t-elle choisi le prénom masculin « George » comme nom de plume ? Un fil Twitter court mais éclairant de Laélia Véron (qui va finir par se lasser de me voir aimer quasiment tous ses tweets).

Taphophilie : saviez-vous que le cimetière de Montparnasse abrite un véritable dédale d’escaliers souterrains ? Diane, la reine de l’urbex, vous dévoile tout.

Handicap : il peut être difficile de porter un masque pour les personnes neuroatypiques, malgré toute leur bonne volonté. Pour éviter le validisme et la psychophobie, nous devons suspendre notre jugement sur ces réfractaires involontaires au port du masque et accepter d’intégrer les spécificités de chacun et de chacune.

Buffy studies : Le Pardaillan est une revue consacrée à la littérature populaire et la culture médiatique. Leur numéro 8, dirigé par Isabelle-Rachel Casta, est consacré à Buffy, et peut être commandé sur The Book Edition. Voici le sommaire.

Thé : étant en rade de thé en feuilles, j’ai demandé conseil à Twitter en matière de boutiques vendant du thé artisanal et bio. J’ai eu plein de réponses cool.

Réconfort : Aline a partagé une recette de hachis parmentier végétalien aux lentilles vertes et à la patate douce. Ça a l’air : trop bon.

Choupitude : 10 minutes d’ASMR avec des sons faits par des chatons, pour adoucir à peu près tout.

Ça sert à rien mais j’aime bien : plein de GIF tirés de The X Files. (Je me prépare à me re-re-refaire l’intégrale très bientôt, j’en frétille d’avance.)

Antidotes

  • Binger Buffy pour la quinze millième fois
  • Les pancakes à la banane
  • Ranger mon Spotify et mon Pinterest
  • Les visioconférences avec mes meufs sûres
  • Quand un plan se déroule sans accroc
  • Les smoothies
  • i wonder, a lot, about the difference between being addicted to social media, and just needing people. AFP
  • La fonction IMPORTRANGE dans Google Sheets
  • Les pommes dauphine
  • Avoir enfin fini mon grand nuancier
  • Git
  • Le premier thé du matin
  • Conceiving You de Riverside
  • Nandi Bushell
  • Avoir vidé mes derniers cartons
  • Mon chat qui fait son poil d’hiver
  • Les fixettes sur Henry Cavill
  • Refaire le monde chez Ikea
  • La soupe au potimarron du jardin
  • Acheter des CD d’occaz à 1 balle sur eBay
  • Magnus Nielsen de Dark (interprété par Moritz Jahn)
  • Marcher
  • La tarte aux myrtilles
  • La série The Queen’s Gambit, sur Netflix
  • Retrouver des trucs en rangeant
  • Le silence
  • À peu près tout ce que crée Izabella Wolf
  • Écouter Still Pretty
  • Les gens gentils

Les maux de la fin

Beautiful things grow out of shit. (…) Things evolve out of nothing. You know, the tiniest seed in the right situation turns into the most beautiful forest. And then the most promising seed in the wrong situation turns into nothing.

Si cette revue de web vous a plu, n’hésitez pas à l’envoyer à une personne cool ! 💜

Marie

À l’écoute : Emma Ruth Rundle & Thou – May Our Chambers Be Full

Déjà 41 commentaires

  1. Merci pour ce boulot monstre, j’en repars avec plein de liens à ouvrir et à déguster !

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    1. Je suis bien contente ! Merci Pauline pour ton mot :)

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  2. Ouiiiii une tartine, une tartine goût beurre salée et confiture !
    Allez je m’arme de mon café Ethiopien, de l’OST de OMWF et mon plaid pilou.

    – La vidéo de Stephen Byrne, à chaque fois que je la vois, à chaque fois je supplie devant mon autel qu’il fasse une série dédiée :D

    – l’article de Austin Kleon fait résonner beaucoup de chose en moi, mais surtout le point 3. Because I like it. Ca me fait plaisir de bloguer de nouveau, ça me fait du bien, j’ai l’impression d’avoir trouvé my _older self_ .

    – Merci pour l’article sur les guitaristEs noirEs. Je n’oublierai pas leurs noms.

    – AH MAIS TU AS PAS VU SHE-RA ENCORE? C’est fait par ma Déesse Noelle Stevenson (qui est en plus mariée à mon autre déesse Molly Ostertag). C’est BEAU, ça se déguste sans faim, et ça fait du bien au moral les jours de petits

    – Les couleurs de la gamme PrimaTek m’a fait poussé des petits cris.

    – Merci pour le raccourci de ¯\_(ツ)_/¯ je vais pouvoir l’utiliser à tout va.

    – I NEED LE TASCHEN SUR LE TAROT. Voilà c’est enfin sorti.

    – Les pochettes des OST de Batman sont tellement belles, je lorgne dessus à chaque fois que je vais sur le site de Mondo…

    – je te rassure le pot de fleurs à pattes d’oiseaux est beau :D

    – Merci pour toutes les ressources militantes bien évidemment.

    Ce que j’aime ce format pour les Antidotes, je faisais beaucoup ça à l’époque de Listography (de environ 2008 à 2013) et ça me manque de noter comme ça des choses qui font du bien, aussi petites soient-elles. (Tout ça pour dire vive Buffy, vive Henry Cavill, vive Dark, vive les myrtilles et vive toi Marie)

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    1. Mais ! Ce commentaire trop chou.

      Ouiiiii une tartine, une tartine goût beurre salée et confiture !

      Mioum ! Je crois que c’est la première fois que quelqu’un évoque un « goût » à la lecture d’un de mes billets, j’aime bien :)

      – La vidéo de Stephen Byrne, à chaque fois que je la vois, à chaque fois je supplie devant mon autel qu’il fasse une série dédiée :D

      Y’avait eu un projet d’anime Buffy officiel, mais j’ai pas très bien compris si ça avait été un échec et arrêté en cours de route, ou simplement jamais sorti ? De ce que j’ai compris, tout le cast était partant pour faire le doublage, sauf SMG.

      – l’article de Austin Kleon fait résonner beaucoup de chose en moi, mais surtout le point 3. Because I like it. Ca me fait plaisir de bloguer de nouveau, ça me fait du bien, j’ai l’impression d’avoir trouvé my _older self_ .

      C’est presque une madeleine de Proust, tu trouves pas ?

      – Les couleurs de la gamme PrimaTek m’a fait poussé des petits cris.

      😂

      – je te rassure le pot de fleurs à pattes d’oiseaux est beau :D

      Je sais, je l’ai commandé entre temps… hihi !

      Ce que j’aime ce format pour les Antidotes, je faisais beaucoup ça à l’époque de Listography (de environ 2008 à 2013) et ça me manque de noter comme ça des choses qui font du bien, aussi petites soient-elles. (Tout ça pour dire vive Buffy, vive Henry Cavill, vive Dark, vive les myrtilles et vive toi Marie)

      Ce commentaire est VRAIMENT trop chou.

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  3. Superbe revue, comme d’habitude !
    Ca m’avait manqué <3 contente que tu te sentes à nouveau connectée à l'écriture et que tu ailles mieux dans cette période si compliquée.

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    1. Merci tout plein ! Ouais c’est assez agréable, j’ai l’impression qu’un gros poids a disparu de mes épaules.

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  4. Quel plaisir de te lire à nouveau ! Et j’adore vraiment l’illustration de cette revue de web.

    Encore tant de liens passionnants. J’ai été particulièrement amusée par l’histoire des dessins cachés dans les cartes suisses !

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    1. Merci, ça me fait bien plaisir ! Cette illustration est venue un peu toute seule, PAF comme ça dans mon carnet… Qui suis-je pour résister ?

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  5. Oh et sinon j’ai commencé She-Ra, j’en suis à la deuxième saison mais j’ai laissé ça en pause car je confesse être un peu déçue par le côté très répétitif des scénarios… par rapport à d’autres animés vu récemment ça souffre de la comparaison.
    J’ai notamment vu les trois saisons de KIPO sur Netflix et j’ai adoré ! (Une doubleuse fait à la fois un perso de Kipo et un de She-Ra d’ailleurs, c’était chouette de la reconnaître^^)

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    1. Cool, merci pour ton retour !

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  6. Wow c’est du lourd !
    Il me tarde de me procurer de la laine de cette Madame Guillotine !
    J’ai découvert aussi ce site d’un atelier de création de laine avec des stages à la journée sur le filage et la teinte, situé à Villeurbanne. Hellgy tricote vachement bien. Vous êtes tout.e.s diaboliquement créatives et inspirantes !

    Bisous confinés de Lyon, merci pour la tartine ! et pour les couleurs de cette chouette illustration. Mouah mouah

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    1. Merci pour ton petit mot, Moonlight ! Oui Hellgy sait tout faire, et bien en plus ! Y’a des gens comme ça…

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  7. Trop contente de voir la notification d’un nouvel article sur ton blog !

    Merci pour le partage de lien, surtout pout le compte Insta retraçant l’origine des insultes. Je suis activement à la recherche du « Petit traité de l’insulte » de Laurence Rosier, et ce compte est un bel apéritif !

    Sans transition, j’aimerai avoir ton avis concernant la typo inclusive de Bartolini. Celle-ci ne va-t-elle pas être une difficulté supplémentaire pour les personnes dyslexiques ? Ou malvoyantes ?

    Belle journée !

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    1. Hello Caro ! Merci pour ton comm’ enthousiaste, ça fait plaisir :)

      Pour le Petit Traité de l’insulte, as-tu vu qu’il y a un exemplaire en vente sur Rakuten ?

      Pour la police épicène : difficile de te répondre, il faudrait savoir dans un premier temps si c’est une police amenée à être réellement utilisée « dans la vraie vie », vs. un projet de fin d’études « théorique ». Dans la première hypothèse, il faudrait faire des tests utilisateurs pour vérifier si ça pose des soucis de lecture, en particulier à des personnes en situation de handicap cognitif ou visuel.

      Si l’on part du principe qu’à chaque glyphe correspond un caractère, ou un ensemble de caractères, je serais intéressée de savoir avec lesquels on peut déclencher certaines « ligatures » (pas sûre que ce soit le mot consacré ici).

      Rien à voir avec ta question, mais comme je suis chaude, quelques réflexions supplémentaires : l’auteur de l’article est de mauvaise foi quand il écrit On notera au passage la mocheté de ce «sif-ve» à la fin d’«inclusif-ve». Déjà, la notion de « beau » et de « moche » c’est toujours très relatif… Je ne suis pas sûre que les glyphes épicènes créées par Tristan Bartolini soient jugés « beaux » par tout le monde, mais de toute façon on s’en fiche car le « beau » n’est pas l’objectif du design – ni de l’art d’ailleurs.

      Ensuite, ce type d’« argument » (« nia nia nia le langage inclusif c’est trop moche ») semble provenir assez souvent de personnes qui n’évoque qu’une seule graphie alors qu’il en existe plusieurs (mais le savent-elles seulement, ont-elles fait des recherches sur le sujet, ou ont-elles un énorme a priori qui leur fait dire « nia nia nia… » par défaut ?).

      En l’occurrence, certaines personnes trouvent la forme « inclusif·ve », « inclusif/ve » ou « inclusif(ve) » difficile à lire et à comprendre. Mais ce n’est pas un souci, puisque l’on peut sans souci opter, par exemple, pour la double flexion (« inclusif et inclusive »), ou une simple reformulation du nom qui définit l’accord de l’adjectif.

      Breeeef, le sujet m’intéresse beaucoup, et j’avais pas mal détaillé ces questions à la suite de la conférence d’Éliane Viennot sur la dé-masculinisation de la langue française à Dangereuses Lectrices.

      Répondre

      1. Merci d’avoir pris le temps de me répondre.

        Je n’étais pas réveillée et ai confondu les titres de Rosier. Celui que je cherche est son dernier « L’insulte…aux femmes ». J’ai assisté à un atelier de déconstruction sur les insultes envers les femmes, ce livre était cité en « source ».

        Pour le second sujet, j’avais aussi tiqué sur l’aspect beau/moche. Pour moi, je préfère accorder de l’importance au critère « pratique ou non », pour pousser un max de gens à l’adopter.

        Tout le monde s’en fout de mon avis, mais ma petite préférence va à la double flexion, plus longue à écrire, mais plus fluide à l’oral. D’où mon appréhension face au travail de Bartolini. Voilàààà.

        Et en fidèle lectrice de l’ombre, j’avais beaucoup aimé ton article sur Dangereuses Lectrices, lu religieusement à l’époque.

        Bonne journée.

      2. Merci d’avoir pris le temps de me répondre.

        Je t’en prie, c’est normal !

        Je n’étais pas réveillée et ai confondu les titres de Rosier. Celui que je cherche est son dernier « L’insulte…aux femmes ». J’ai assisté à un atelier de déconstruction sur les insultes envers les femmes, ce livre était cité en « source ».

        D’acc ! Je l’ajoute aussi sur ma liste de souhaits, du coup, car il a l’air super intéressant en effet ! Merci pour ta recommandation.

        Pour le second sujet, j’avais aussi tiqué sur l’aspect beau/moche. Pour moi, je préfère accorder de l’importance au critère « pratique ou non », pour pousser un max de gens à l’adopter.

        Tout le monde s’en fout de mon avis, mais ma petite préférence va à la double flexion, plus longue à écrire, mais plus fluide à l’oral. D’où mon appréhension face au travail de Bartolini. Voilàààà.

        Je suis tout à fait d’accord sur l’importance du côté « pratique » de la chose. J’aime bien le point médian sur les mots simples (par exemple « ami·e »). Mais j’ai appris à l’utiliser avec parcimonie, car je sais que ça peut gêner la lecture lorsqu’il y en a trop.

        La double flexion est pratique, mais parfois, selon les contextes, cela peut créer pas mal de rendondance. Par exemple : au lieu d’écrire « les participants et les participantes », je préfèrerais écrire « les participant·es ». Mais la première solution convient très bien.

        Cela dit, en général, quand je me surprends à cogiter plus de 15 secondes sur la meilleure façon de faire, c’est que ma phrase nécessite d’être réécrite de manière inclusive. Je cherche alors comment la modifier pour reformuler avec des mots épicènes par exemple, ou je ne sais quelle autre astuce grammaticale pour que le genre ne pose plus problème.

        Je crois qu’à force, je commence à rédiger plus spontanément de cette manière, ce qui explique aussi pourquoi j’ai moins besoin d’utiliser le point médian.

        (Ce qui me fait rire jaune, c’est que les anti-point médian se bornent à ne pas utiliser les autres méthodes à leur disposition pour s’exprimer de manière inclusive. Ces personnes sont en général farouchement contre l’invention de nouveaux mots et accords pour faire évoluer le français (type « iel », « ol », etc.), et se bornent à ne jamais utiliser la double flexion, notamment. Ce qui me fait énormément me questionner sur cette prise de position. Je vois passer beaucoup de râleries, et des arguments souvent de mauvaise foi, mais très peu de proposition constructive en faveur d’une langue égalitaire. En général, c’est une posture tournée vers le passé, type « on a toujours fait comme ça, ne changeons rien » – même si des historienNEs ont prouvé que, non, la langue française n’a pas toujours été phallocentrée.)

        Et en fidèle lectrice de l’ombre, j’avais beaucoup aimé ton article sur Dangereuses Lectrices, lu religieusement à l’époque.

        Merci ! Cela me fait bien plaisir, car curieusement il est un peu passé à la trappe. Outre le fait que j’y ai investi un temps colossal, j’estime que c’est un de mes billets les plus pertinents et les plus intéressants. Pourtant, il n’a pas rencontré son public. En particulier, j’ai été déçue qu’il ne soit que très peu relayé sur les réseaux sociaux, alors qu’il y a eu peu de couverture médiatique de cet excellent festival, et rien d’approfondi à part ce que j’ai proposé. Mais c’est la vie !

  8. Une joie de te lire de nouveau !
    Gros coup de cœur pour Austin Kleon, comme si j’avais besoin d’une piqûre de rappel…

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    1. Yay, cet article m’a bien secoué les puces aussi… And here we are.

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  9. Oh là là quelle belle revue Web !

    Merci beaucoup pour le partage de mon roman <3 Cela me touche ! <3

    J'ai complètement craqué sur la vidéo de Buffy en mode animé (l'illu Bonus est superbe !).
    Merci pour les ressources anti-racistes ! J'avais vu passer un lien similaire, moins fourni. Je vais creuser dedans et piocher quelques lectures indispensables.
    Repéré She-Ra revisité aussi mais pas encore eu le temps de le voir ^^"
    Les laines Mme Guillotine !! Je ne manque pourtant pas de pelotes mais là, c'est hyper tentant ! (snif y a plus de laine Ripley…)
    Oh my, ces livres sur le tarot et l'astrologie… entre les deux, mon coeur balance !
    Ah les fausses menstruations ! j'ai eu un temps une pilule qui supprimait mes règles. j'étais ravie ! Des copines, elles, ne comprenaient pas que ça ne m'inquiète pas. Franchement, c'était pourtant bien le seul effet secondaire que j'aimais bien !
    Je note le nouveau livre de Taous Merakchi, qui était passé sous mes radars (celui de Juliette Cazesest par contre dans ma wishlist !)
    Ton myth buster sur les écrivains me rappelle fortement l'excellent Une Chambre à soi de Virginia Woolf, qui pointait déjà que, pour écrire : il faut un espace à soi, du temps et de l'argent.
    Merci beaucoup pour cet article sur l'ECT. Une personne de ma belle-famille suit des séances (elle est bipolaire) et c'est vrai que j'avais beaucoup de préjugés négatifs sur ce type de traitements.
    Bon, je ne vais pas commenter tous les liens, mais je fouine dedans avec plaisir, comme une souris devant une malle remplies de petits trésors !

    (et vive Buffy, Henry Cavill et Dark !) (pas encore vu Le jeu de la dame ni Portrait d'une jeune fille en feu, ça ne saurait tarder ;))

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    1. C’est vraiment super d’avoir des commentaires « chips par chips » (comme si tu commentais chaque chips dans un paquet), j’adore ! Pour la laine Ripley, si elle t’intéresse, ça vaut sans doute le coup de faire un petit ping à Marie-Cécile sur Insta ou Twitter pour lui demander si un réassort est prévu.

      Et de rien pour la mention de ton roman, ça aurait été une hérésie de ne pas en parler ! Je suis fière comme une maman poule intergalactique :)

      Répondre

  10. Bon, il est temps de mettre à profit le partage d’écran dont je ne me sers jamais sur mon téléphone pour réagir ligne par ligne (ok ça va je vais essayer de me retenir) à cette revue tant attendue. 💜

    Je suis 100% pour un article immobilier. C’est un de ces intérêts passifs que j’ai et que je ne cultive que quand les planètes s’alignent. Je peux difficilement imaginer la charge mentale que doit entraîner un achat de maison, déjà que changer d’appart en location c’était un aperçu de l’enfer !

    Le générique illustré de Buffy 🖤🖤

    L’article sur les 15 ans de blogging, et notamment le fait d’écrire pour trouver quoi dire et pas parce qu’on a quelque chose à dire, est super motivant. J’ai toujours cette idée dans ma tête de recommencer à blogger, qui sait si je finirai par sauter le pas ?

    Il est temps de te faire un aveu, je n’ai jamais, à ma connaissance, écouté Tori Amos… du coup, tu me conseilles quoi comme introduction ?

    J’ai ma recette fétiche de crêpes vegan que je fais avec du lait d’amande (le régal), mais je vais tester celle que tu as partagé !

    J’avais lu les yeux rêveurs le compte rendu de Diglee sur sa retraite dans une abbaye, et cet article me plonge dans une réflexion toute aussi songeuse. Oh, réussir à se détacher suffisamment d’instagram&co pour passer du temps sur les choses que j’ai vraiment envie de faire…

    Merci MERCI d’avoir parlé de la chaîne de Cy, je ne connaissais pas mais je vais me délecter de ses vidéos conseils en dessin qui ont l’air top !

    Alors les badges contre la peste : je crie au génie hahaha, j’en veux uuuun.

    Les escaliers sous Montparnasse *-* Le Jeu de la Dame 🖤 Et il faut vraiment que je regarde Portrait d’une jeune fille en feu !

    + tous les onglets que je me suis réservé pour plus tard !

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    1. Bon, il est temps de mettre à profit le partage d’écran dont je ne me sers jamais sur mon téléphone pour réagir ligne par ligne (ok ça va je vais essayer de me retenir) à cette revue tant attendue. 💜

      Aux grands maux les grands remèdes ! Je trouve ça amusant de t’imaginer avec tes deux écrans, tentant de ne pas perdre le fil… Tant d’efforts pour commenter, ça me touche ! Merci :)

      Je suis 100% pour un article immobilier. C’est un de ces intérêts passifs que j’ai et que je ne cultive que quand les planètes s’alignent. Je peux difficilement imaginer la charge mentale que doit entraîner un achat de maison, déjà que changer d’appart en location c’était un aperçu de l’enfer !

      Cool, c’est bon à savoir ! J’ai eu plusieurs retours positifs comme le tien à ce sujet, j’ai l’impression qu’il y a une certaine demande. Ce qui m’intéresse moi c’est de tout noter avant de tout oublier (ça me resservira peut-être un jour), et aussi de proposer une source d’info complémentaire par rapport aux sites immo classiques (et boooooring), et d’ajouter un retour d’expérience personnel. Car y’a de tel que le vécu.

      L’article sur les 15 ans de blogging, et notamment le fait d’écrire pour trouver quoi dire et pas parce qu’on a quelque chose à dire, est super motivant. J’ai toujours cette idée dans ma tête de recommencer à blogger, qui sait si je finirai par sauter le pas ?

      Crois bien que ce jour-là, je serai prem’s pour te lire ! Cela fait un moment que tu m’en parles : qu’est-ce qui te retient ?

      Il est temps de te faire un aveu, je n’ai jamais, à ma connaissance, écouté Tori Amos… du coup, tu me conseilles quoi comme introduction ?

      Très difficile cette question, car sa discographie est monstrueuse, et il y a du sublime comme du médiocre.

      Personnellement, je suis tombée en amour avec sa musique en l’écoutant live : le 2e CD de to venus and back contient des morceaux live issus de sa meilleure tournée, où elle était accompagnée d’un bassiste, d’un guitariste et d’un batteur (d’habitude elle jouait toujours seule avec son piano). Donc c’est très rock, et hyper intense… C’est la Tori que je préfère : sur scène, et vénère. Elle est connue pour donner une dimension très différente à ses morceaux en live, et ce CD-là c’est la meilleure illustration de son immense talent. (Le CD 1 est très cool aussi, mais c’est pas forcément ce que je te recommanderais d’écouter en premier, car c’est assez à part dans sa discographie. Néanmoins : je l’adore, et peut-être que ça te plairait aussi.)

      Sinon : peut-être que commencer par le début est encore le plus simple : Little Earthquakes, journal extime assez pop, dans lequel Tori se montre aussi clairvoyante que vulnérable (elle y parle notamment du viol qu’elle a subi dans un morceau chanté a capella). Bon, ceci dit les sonorités commencent à être datées 90s, alors en fonction de ton appétence pour ce type de son, cela pourrait te laisser de glace.

      Le suivant, Under the Pink, est un petit bijou, un peu dans la même veine, mais un peu plus maîtrisé.

      Boys for Pele, c’est son album punk au clavecin. C’est un album très particulier, que j’ai longtemps détesté car je ne le comprenais tout simplement pas. Et puis, un jour, j’ai eu le déclic… Il y a des chansons absolument incroyables dessus (Blood Roses, Marianne, Putting the Damage On, etc.)

      Mon préféré c’est from the choirgirl hotel, mais là aussi je mettrais une petite réserve pour une première approche, car le son est assez « synthé ». Ceci dit c’est un album beaucoup plus rock que les précédent, et carrément aquatique.

      Enfin, et bien qu’il y en ait d’autres : de l’avis de Tori herself, son chef d’œuvre c’est Scarlet’s Walk. C’est un road trip musical aux États-Unis, avec de petites merveilles (a sorta fairytale est un single qui a eu un succès retentissant, mais de mon côté j’aime particulièrement Virginia, i can’t see new york et Pancake, dans lequel elle bashe les misogynes et les homophobes, ça passe toujours crème, 20 ans après).

      J’avais lu les yeux rêveurs le compte rendu de Diglee sur sa retraite dans une abbaye, et cet article me plonge dans une réflexion toute aussi songeuse. Oh, réussir à se détacher suffisamment d’instagram&co pour passer du temps sur les choses que j’ai vraiment envie de faire…

      Oui, la retraite dans l’abbaye m’a marquée aussi, j’y songe je t’avoue… Même si je bloque sur le côté catho du truc, car moi je ne suis pas du tout croyante et, même si j’adore l’imagerie religieuse, je ne sais pas si je me sentirais à l’aise de « profiter » d’un lieu pareil sans en partager les croyances. Mais peut-être que ça se fait très bien et que je me fais des scrupules pour rien. Il faudrait que je me renseigne un peu sur le sujet… Et peut-être y a-t-il des lieux de retraite laïcs, dans la nature, qui me conviendraient tout aussi bien. En tout cas, cette idée de me couper du monde et de la technologie une semaine me parle énormément.

      Merci MERCI d’avoir parlé de la chaîne de Cy, je ne connaissais pas mais je vais me délecter de ses vidéos conseils en dessin qui ont l’air top !

      Héhé de rien, je l’ai découverte y’a une semaine donc c’est tout frais. J’avais déjà vu une ou deux vidéos passer mais sans creuser. Là je m’y suis plongée davantage, et même ses vlogs sont intéressants. Mais clairement c’est les passages où on la voit peindre et créer des trucs qui me passionnent. J’aime tellement regarder les gens fabriquer des choses avec leurs petites mimines ! C’est très inspirant (et relaxant).

      Alors les badges contre la peste : je crie au génie hahaha, j’en veux uuuun.

      Grave, je pense que vu la pandémie actuelle, l’avalanche de sourires que ça provoquerait serait toute indiquée.

      Allez, des bisous.

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      1. Ce qui me retient de bloguer, grande question ! Je crois qu’au delà de toutes les insécurités qui peuvent me passer par la tête à ce sujet (qu’est-ce que j’ai à raconter qui puisse intéresser ?) c’est surtout le peu d’envie de me lancer dans un projet qui risque de me prendre un temps fou, qui plus est devant un écran, alors que je m’efforce de trouver des occupations qui m’en éloignent, justement. Avec plus ou moins de réussite jusque là, certes. ^^

        Merci beaucoup pour les recommandations musicales, je vais m’y pencher !

  11. Ouvrir ses mails à l’aube. Voir tomber l’info. La Lune Mauve est de retour. Laisser un sourire s’étirer en grand sur le visage qui ne sourit plus tant ces derniers jours. Se laisser aspirer par les mots et les images si douces, si puissantes, si réconfortantes de ce billet chéri et attendu. On ne lit pas si souvent des newsletters et des billets de font en comble aujourd’hui. On ne trouve plus si souvent des lectures si inspirantes, des références si hétéroclites et pourtant si liées entre elles qu’on a envie de tout découvrir a la seconde.
    Merci pour cette capsule, merci infiniment Marie ! C’est toujours un honneur immense de revenir visiter ton cabinet de curiosités… 🌚

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    1. A part le coup de l’aube (j’ai abusé du bouton snooze ce matin) c’est mot pour mot ce que je voulais dire :p

      Je suis ravie de retrouver l’astre pourpre pour une revue web encore foisonnante de belles trouvailles et j’espère que la saison froide favorisera d’autres billets.

      Bonne fin de semaine,

      Linda

      Répondre

      1. Chère Linda, merci beaucoup d’avoir laissé un mot ! Cela me fait ultra plaisir. La saison froide est en effet tout à fait propice aux jeux d’ombres et de lumière dont l’astre pourpre aime être le théâtre. De nouveaux billets sont prévus pour les prochaines semaines. À tout bientôt, donc !

    2. Mais quel adorable mot ! ♥︎ C’est moi qui te remercie du fond du cœur d’illuminer en quelques instants cette énième journée. Je suis très, très touchée.

      Répondre

  12. Je ne trouve pas la polémique autour de « Moi les hommes, je les déteste » ridicule, surtout quand on lit les interviews données par l’autrice. Pour ma part, cette dame (et Alice Coffin, au passage) me fait flipper, genre vraiment flipper. Alors oui, je tiens à la Raison, au juste-milieu, je n’y peux rien ce sont des valeurs profondément ancrées en moi et ça explique sans doute largement que ça me fasse flipper. Mais quand même, ça me fait flipper et ça participe juste à diviser encore plus les gens, toujours plus à les caricaturer et à les essentialiser… il n’y a vraiment rien dont on puisse se réjouir, je pense…

    Par contre, je suis très intéressée par le livre de Juliette Cazes ! :)
    Et je trouve les illu de Cy très sympa !

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    1. Hello Enirtourenef ! Merci pour ton commentaire, je suis contente que tu te sentes libre d’exprimer ton opinion ici, même si elle diverge de la mienne.

      Je ne trouve pas la polémique autour de « Moi les hommes, je les déteste » ridicule, surtout quand on lit les interviews données par l’autrice. Pour ma part, cette dame (et Alice Coffin, au passage) me fait flipper, genre vraiment flipper.

      Le livre de Pauline n’a rien de flippant, vraiment. Moi, ce sont les féminicides, les violences sexuelles, les agressions LGBTQI-phobes et les violences policières qui me font flipper. Les atteintes aux droits et à la vie des femmes et des personnes LGBTQIA+ sont telles, y compris en France, que la colère que tu as pu percevoir est légitime.

      De telles prises de position sont nécessaires pour alerter sur les ravages de la société patriarcale, hétérosexiste, raciste, validiste et néo-libérale dans laquelle nous vivons.

      Le féminisme n’a jamais tué personne, tandis que le machisme tue tous les jours, pour paraphraser Benoîte Groult.

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      1. Je trouve ça fou qu’on doive me remercier d’oser dire que je ne pense pas pareil… je me dis que le monde devient tellement fou que l’on est surprit par un débat apaisé tant on craint toujours le lynchage… Je me suis dit la même chose quand une internaute m’a laissé un message privé sur Twitter pour me dire qu’elle avait trouvé mon article sur les sensitivity readers très intéressant mais qu’elle n’avait pas osé le dire en public de peur de se faire lyncher… je trouve ça tellement triste… bref.

        Pour en venir au sujet, je suis tout à fait d’accord avec toi, que toutes ces discriminations sont invivables et encore davantage avec la polarisation des positions et du débat, où si tu n’es pas avec moi tu es contre moi. Je partage complètement tes combats ! Mais l’agressivité, pour moi, ne résoudra rien. Ça participe à essentialiser les gens (or, je ne suis pas d’une femme blanche hétérosexuelle jeune et sans handicap : je suis aussi une jeune femme qui tient à l’honneur ; qui croit très fort à l’utopie de la Raison, du Pragmatisme et du Juste-milieu ; qui a peur d’être trahie, a du mal à faire confiance, craint la démence, est rongée par le fait de ne jamais être tombée amoureuse ; une femme qui croit que l’on peut changer le monde, qui croit que si l’on revenait à un vrai respect de la Nature on arriverait à faire quelque chose ; qui a des problèmes d’estime de soi et d’affirmation de soi… c’est tout ça et plus encore qui fait qui je suis et c’est pour ça que je rejette l’essentialisation : parce qu’elle nie qui je suis. Toutes les femmes blanches hétérosexuelles jeunes et sans handicap ne pensent pas la même chose. De même que tous les hommes blancs hétérosexuels, etc. de même que toutes les femmes lesbiennes etc.) ; l’agressivité participe aussi à polariser le débat entre Bien et Mal, Blanc et Noir, Opprimés et Oppresseurs (or, un homme noir racisé pour ça peut être homophobe ou misogyne), à le nécroser.
        J’ai souvent remarqué que les personnes les plus radicales dans leur militantisme sont aussi celles qui veulent le moins discuter. Il y a peu, sur un forum, une membre a dit qu’elle était « avancée » dans son féminisme et donc pour l’écriture inclusive. Je lui ai fait remarquer que je trouvais que ça voulait dire que les idées étaient comme un fleuve, dans un seul sens, une direction, et que si tu n’es pas à l’embouchure (« avancé ») alors tu es un ariéré. Elle m’a envoyé bouler, apparemment elle s’est sentie agressée alors que je n’avais pas du tout l’impression de l’avoir été. Dans ce genre de cas on est tous en tord, mais j’entends aussi d’autres histoires du genre provenues d’autres personnes… c’est aussi pour ça que je me méfie énormément de la colère, des militants, et de la radicalité. Ce n’est pas le cas avec toi et je t’en remercie (sinon, ça fait bien longtemps que je serais partie !), mais bien souvent les personnes les plus radicales dans leur militantisme sont agressives. Ainsi une ancienne camarade de lycée à qui je faisais remarquer que le statistique qu’elle balançait sur FB était à prendre avec des pincettes (« l’espérance de vie des personnes trans est de 30 ans » : après recherches, c’est faux) et qui m’a bloquée. Donc, je peux comprendre la colère, je peux en comprendre les sources, je peux comprendre que certaines personne vivent et aient vécu des situations compliquées, atroces, douloureuses, traumatisantes, mais…
        Il y a un mais…
        Avec tant d’agressivité, on se prise de nombreuses forces. Au lieu d’être 100 on est 20, parce qu’on a dit aux 80 autres, Blancs et hétéro, qu’ils n’étaient pas légitimes pour parler de racisme et de discriminations contre les personnes LGBT, qu’on leur a fait comprendre dans la violence, et du coup ils sont dégoutés et ne veulent plus militer. On perd des cerveaux, on perd des espoirs, on perd des réflexions, des cœurs, aussi.
        La violence, verbale ou physique, n’a jamais rien résolue. Celui qui tape en premier perd, même si l’autre en face l’a nargué pour obtenir cette réaction.
        Polariser le débat en Bien et Mal, agresser les autres, mépriser leurs idées parce qu’elles sont différentes et pas assez « avancées » ou qu’on trouve que l’autre en face n’est pas « aussi féministe que soi » (c’est-à-dire « pas autant » et, si on tire un peu mais pas tant que ça, « pas assez ») parce qu’il n’a pas les mêmes idées, ne va rien arranger du tout.
        Pour rester au courant, je me force à garder dans mes abonnements des personnes qui pensent des choses radicalement différentes, pour garder un esprit ouvert et contrer le « entre-soi » mais à chaque fois, c’est exprimé dans l’agressivité.
        Polariser le débat est dangereux.
        Essentialiser les gens est dangereux, nie leur individualité. Oui, il y a de grandes tendances sociologiques, bien sûr : mais les individus restent des individus.
        Insister sur les différences c’est diviser les gens.
        Dire « tu n’es pas Noir, tu ne peux pas parler de racisme » c’est nier le fait que le racisme est un problème de société et que donc il me concerne en tant que citoyenne.
        Polariser le débat et illégitimer certaines paroles, c’est faire exactement ce que l’on reproche à « la société ». Le feu par le feu ? Œil pour œil ? Est-ce bien sérieux ? est-ce bien sain ? est-ce bien productif ?
        On entend le plus souvent les plus radicaux, les plus violents, les plus extrêmes, à tel point que les personnes plus mesurées, plus entre deux eaux, n’osent plus ouvrir la bouche alors qu’elles auraient pourtant des choses très intéressantes à raconter.

        Donc, je suis d’accord avec tous les problèmes que tu soulignes : on a des choses énormes à faire pour favoriser l’égalité, la fraternité, l’amour, l’harmonie entre les gens.
        Mais pas avec de l’agressivité, de la violence, de la haine.
        Pas en divisant les gens au lieu de les faire travailler ensemble.
        Essentialiser les gens n’a jamais permis de les rassembler.
        Je ne suis pas qu’une femme blanche hétérosexuelle : tous mes choix, mes réflexions, ne se définissent pas par cette source.
        Et j’en ai assez d’être agressée, rabrouée, envoyée boulée parce que je ne suis pas assez « avancée » (encore une fois, pas ici et je t’en remercie ! je parle d’une manière plus générale :D) alors que je pense avoir aussi ma pierre à apporter au travail.
        Mais la violence…
        La violence ne fait qu’apporter les ressentiments. Et ensuite la boucle sera inversée et on recommencera dans la violence.

      2. Je trouve ça fou qu’on doive me remercier d’oser dire que je ne pense pas pareil… je me dis que le monde devient tellement fou que l’on est surprit par un débat apaisé tant on craint toujours le lynchage… Je me suis dit la même chose quand une internaute m’a laissé un message privé sur Twitter pour me dire qu’elle avait trouvé mon article sur les sensitivity readers très intéressant mais qu’elle n’avait pas osé le dire en public de peur de se faire lyncher… je trouve ça tellement triste… bref.

        Sur le net, on a tendance à partir au quart de tour, surtout quand il est question de sujets sensibles, comme la politique. Il y a de quoi être sur la défensive. Pour moi, atténuer un peu le « choc » d’une confrontation d’idées, même si elle se fait avec courtoisie, ne mange pas de pain.

        Je prends maintenant le temps de répondre au reste de ton message, car tu avances plusieurs arguments anti-féministes fréquents, que je ne peux pas laisser passer.

        Cependant, je précise que je n’y aurais pas répondu s’ils n’émanaient pas de toi, et que devoir lire des déclarations aussi problématiques, puis y répondre en détails pendant 2 h 30, n’ont pas été des tâches très agréables.

        1/ l’agressivité, pour moi, ne résoudra rien. / l’agressivité participe aussi à polariser le débat entre Bien et Mal / je me méfie énormément de la colère, des militants, et de la radicalité / bien souvent les personnes les plus radicales dans leur militantisme sont agressives / Avec tant d’agressivité (…) / La violence, verbale ou physique, n’a jamais rien résolue. / les personnes les plus radicales dans leur militantisme sont aussi celles qui veulent le moins discuter etc.

        Reprocher leur colère et leur agressivité aux féministes est un argument anti-féministe très courant, que l’on invoque en général quand on est en désaccord avec leurs combats.

        C’est ce que l’on appelle le « tone policing » (la « police du ton employé »). C’est problématique, car ça détourne le débat du fond en se concentrant sur sa forme, et ça fait perdre un temps précieux aux militant·es.

        Le fait est que personne, jamais, n’a réussi à mener des combats politiques en demandant gentiment. Les discriminations et violences sexistes et de genre, c’est, hum, extrêmement violent, pour des millions de personnes en France. Seule les personnes qui considèrent que les combats féministes ne sont pas légitimes peuvent rester placides face à ça.

        Du reste, en te lisant, je n’ai pas l’impression que ce soit ça le souci, mais que tes griefs à l’égard des féministes résultent à la fois de réponses un peu fraîches que quelques militantes t’auraient adressées, ainsi que certaines déclarations des deux autrices féministes que tu as évoquées dans ton premier commentaire : ces déclarations ont été abondamment relayées – et déformées – par certains médias, qui ont sauté sur l’occasion pour clouer les féministes et leur activisme au pilori.

        Pour être honnête, je ne comprends pas que l’on puisse être plus en colère contre les féministes, qui essayent de faire avancer les droits pour toutes et tous, en général avec des « moyens » ultra précaires, qu’en colère contre le système inégalitaire et violent dans lequel on vit – en particulier quand on est soi-même une femme.

        Je suis bien désolée que tu aies été blessée par certaines réponses que tu as obtenues en commençant à t’intéresser au sujet, sincèrement. J’entends que cela a été très pénible à encaisser pour toi, et que les réponses (ou les non réponses) apportées ne t’ont pas satisfaites.

        Cependant :

        • toute lutte sociale est collective par nature. Il faut mettre son ego de côté. Si tu tiens des propos offensants, voire oppressifs (ça arrive à tout le monde), cela peut être l’occasion de faire ton examen de conscience au lieu de monter sur tes grands chevaux (je suis (…) une jeune femme qui tient à l’honneur ; qui croit très fort à l’utopie de la Raison, du Pragmatisme et du Juste-milieu)) ;
        • tu n’es pas le centre du monde. J’entends par là que tu n’es pas la première personne à t’offusquer du manque de patience et de diplomatie des militant·es, qui ont malgré tout pris le temps de te répondre. Faire preuve d’empathie n’est pas toujours facile, mais essaie de te mettre à leur place, et de comprendre :
          • que quand on est féministe, on entend les mêmes vieux arguments et reproches tout le temps, et qu’à la longue, bah ouais, ça use,
          • que des livres, des conférences et des podcasts entiers existent pour démonter les arguments que tu reprends, justement car ils sont très courants et dépassent de loin ton avis et ta situation personnelles.

        Tout ce temps que tu réclames aux féministes pour débattre avec toi sur des idées déjà démontées maintes fois, c’est du temps qui n’est pas passé à combattre notre ennemi commun : le patriarcat.

        Avec tant d’agressivité, on se prise de nombreuses forces. Au lieu d’être 100 on est 20, parce qu’on a dit aux 80 autres, Blancs et hétéro, qu’ils n’étaient pas légitimes pour parler de racisme et de discriminations contre les personnes LGBT, qu’on leur a fait comprendre dans la violence, et du coup ils sont dégoutés et ne veulent plus militer.

        D’où sortent ces statistiques ? Qui sont ces « 80% » de personnes « blanches et hétéro » dont l’ego est si fragile qu’elles ne peuvent encaisser un contre-argument ?

        Si une personne privilégiée se braque à la première évocation de ses propres privilèges, il semble compliqué qu’elle soit en mesure de lutter contre les discriminations nées de ces privilèges

        2/ La violence, verbale ou physique, n’a jamais rien résolue. / Le feu par le feu ? Œil pour œil ? Est-ce bien sérieux ? est-ce bien sain ? est-ce bien productif ? / on a des choses énormes à faire pour favoriser l’égalité (…) Mais pas avec de l’agressivité, de la violence, de la haine.

        Assimiles-tu réellement les prises de position féministes à de la vengeance et à de la « haine » ? Pour reparler de Pauline Harmange, puisqu’à la base c’est à propos de son livre que tu as réagi, Moi, les hommes, je les déteste est un essai tout ce qu’il y a de plus pacifique. Vraiment, lis-le, tu seras peut-être surprise tellement il est bien.

        Plus généralement, comme déjà dit, le féminisme n’a jamais tué personne, et aucun groupe féministe n’appelle à la vengeance ou à la violence physique, à ma connaissance. Je ne comprends vraiment pas où tu veux en venir…

        Celui qui tape en premier perd, même si l’autre en face l’a nargué pour obtenir cette réaction.

        Pour ce que ça vaut, je trouve cet exemple particulièrement maladroit dans un débat sur le féminisme, qui lutte entre autres contre les violences faites aux femmes.

        3/ l’agressivité (…) participe à essentialiser les gens vs. je suis (…) une jeune femme (…) qui croit que si l’on revenait à un vrai respect de la Nature on arriverait à faire quelque chose

        J’ai l’impression que ta perception du féminisme se base sur un grand malentendu !

        Quand le féminisme critique la masculinité, on parle bien de la masculinité comme construction sociale, qui donne droit à une foultitude de privilèges.

        A contrario, l’essentialisme est une philosophie qui considère qu’il existe des essences propres à chaque chose, à chaque être (source : Larousse).

        Or, ce ne sont pas les hommes en tant qu’êtres biologiques que le féminisme critique, mais bien les hommes en tant que groupe social jouissant des dits privilèges.

        Par ailleurs, ton évocation de « la Nature » avec un N majuscule est fondamentalement… essentialiste.

        4/ l’agressivité participe aussi à polariser le débat entre Bien et Mal, Blanc et Noir, Opprimés et Oppresseurs (or, un homme noir racisé pour ça peut être homophobe ou misogyne)

        La race n’a rien à voir avec l’homophobie et la misogynie : par contre, la masculinité, oui.

        Sur la lecture de la misogynie à travers un trope racial, je recommande la lecture de Féminisme, racisme et harcèlement de rue, écrit par AC Husson.

        5/ Dire « tu n’es pas Noir, tu ne peux pas parler de racisme » c’est nier le fait que le racisme est un problème de société et que donc il me concerne en tant que citoyenne.

        Tu as tout à fait le droit de t’exprimer sur le racisme. Et tu as tout à fait raison de dire que tu es concernée, puisque tu fais partie du problème, comme moi, et comme toutes les personnes blanches : nous faisons et disons des trucs racistes, même à notre insu, et nous bénéficions du système raciste.

        À ce sujet, je te recommande : Je suis blanc, je peux parler de racisme ? écrit par Nicolas Galita.

        Voilà, j’arrête là. Ma réponse est longue car il y a malheureusement de nombreuses affirmations problématiques dans ton message. Je ne suis pas sûre d’avoir répondu à chacune, mais j’ai fait de mon mieux pour répondre aux principales.

        Je me doute que cela ne t’aura pas fait changer d’avis comme par magie, mais si cela peut être utile aux personnes qui liront notre échange, alors ça sera au moins ça.

        Pour l’heure, je souhaite mettre fin à cet échange, car j’ai la sensation que nous n’irons pas plus loin. Je reste joignable par email cependant, si besoin.

  13. Encore une revue du Web qui regorge de pépites !
    Je suis ravie de lire que Tori Amos nous concocte un nouvel album :)
    Un grand merci pour avoir relayé l’information sur Marmite & Micro-ondes <3
    Et "bienvenue back" par ici ;) *hug*

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    1. Merci Shaya ! Ça fait du bien de revenir faire un tour parmi les étoiles.

      Répondre

  14. Marie, si je te dis que je heureuse de te lire à nouveau, cela n’évoque pas le dixième de la réalité : je suis tellement contente en vérité ! Surtout après autant de péripéties, autant personnelles avec ton déménagement, que nationale avec ce que l’on sait …
    Bref, on est Dimanche et je suis particulièrement joyeuse à l’idée de me plonger dans les ressources que tu proposes, toujours très joliment articulées autour de belles images.

    J’ai attaqué avec l’article de Slate sur le port du masque.
    Personnellement, j’ai été très, très mauvaise élève et j’ai commencé à ne le porter qu’à partir du moment où cela a été obligatoire. Et dans les bars où j’ai (j’avais …) l’habitude d’aller, personne ne m’a jamais, jamais, jamais demandé de le mettre donc pareil, jusqu’à leur fermeture y’a trois semaines, bah pas de masque. Néanmoins, depuis que je me suis achetée de jolis masques, je les porte beaucoup plus volontiers ! ça tient à peu de chose …
    Mais c’est clair que ce n’est pas automatique pour moi, même si je sais que c’est nécessaire, je ne le porte pas systématiquement dans les rues à Paris quand y’a personne (et ça arrive souvent). Je me demande par contre l’intérêt des masques quand on ne les lave pas quotidiennement. Je lave les miens vraiment rarement (après, je les porte très, très peu, juste pour faire les courses et 10mn dans les rues de Paris quand j’y bosse), faudrait que je le fasse plus régulièrement, histoire que cela ne serve pas à rien.

    C’est chouette l’idée des jolis sous-vêtements pour hommes :)

    L’article sur le pronom neutre « hen » est vraiment très intéressant ! J’apprécie beaucoup le discours rapporté de la directrice d’école maternelle, qui insiste sur l’importance de ne pas genrer les métiers. Comme quoi en tout cas, ce n’est pas un débat tout neuf !
    C’est bizarre que les réfractaires prétendent que l’on brouille les repères d’un enfant. Je ne vois pas en quoi savoir que telle ou telle personne soit un homme, une femme, cis ou trans ou non-binaire, est important.

    Terribles les vieilles maisons de poupées ! A ne pas regarder tard le soir huhu

    En revanche, les endroits proposés par Haute Macabre sont très intéressants, j’aime beaucoup la photos dans les catacombes, le château qui a inspiré Bram Stocker (mon amour pour toujours <3) ainsi que la photo du Pitt Rivers Museum, impressionnante !

    J'ai bien rigolé en lisant la chronique de France Culture ! Même Nicolas Martin a finit par lâcher prise et dit maintenant plutôt "le" Covid ^^ ce qui m'énerve le plus dans cette histoire est le mépris de celleux qui parlent de "la" Covid tandis que l'immense majorité des gens genre cette maladie au masculin. C'est bon, on a commencé ainsi, ce n'est pas grave de continuer même si c'est faux ! Je trouve que le côté intéressant de l'histoire est de voir comme, sur la base d'erreurs, la langue peut se figer dans une direction ou une autre.

    Je t'avoue être sidérée par l'article de 20mn sur les fausses règles. J'ai toujours appris que c'était artificiel mais j'ai toujours aussi entendu de la bouche des femmes de mon entourage que c'était voulu ! Je veux dire, ma mère par exemple, m'a dit qu'elle se sentait mal si elle n'avait plus ses règles et qu'elle refusait de prendre la pilule en continue ; c'est le cas j'ai l'impression de beaucoup de femmes et d'hommes trans. Par contre, l'historique de l'invention de la pilule est fascinant, dire qu'un homme d'Eglise fait partie du projet de base, c'est fou !

    J'avais déjà vu passer l'article de Slate sur les chats mangeurs de cadavres et je suis étonnée que ça étonne. N'importe quel animal, nous y compris, mange ce qu'il a sous la main s'il a faim ^^

    Très, très sympa le tour des métropoles fait par le NY Times ! Je me souviens de Paris complètement désert lorsque j'y bossais au premier confinement, c'était incroyable. Et on gagnait deux heures de route au quotidien ahah !

    Très dur l'article de Causette. Je n'en reviens pas de la douleur de ce récit, je n'ose même pas imaginer ce que la jeune femme a vécu.
    C'est pour ça que je fais toujours attention pour ma part lorsque j'évoque ma fausse couche – qui fut le soulagement de ma vie puisque ma grossesse était accidentelle – puisque généralement, ça se passe très violemment et chez des femmes qui étaient désireuse d'avoir un enfant.
    Un récit nécessaire mais épouvantable …

    Merci beaucoup pour la page Wikipedia sur les symboles des mouvements LGBTIQA+, c'est passionnant !

    Intéressant la vidéo sur le sexe anal :)

    Le thread de Paulinemski sur les sorcières est super ! Je la rejoins sur tous les points.

    J'adore l'histoire des badges pornographiques pour éloigner la Peste, que d'inventivité ! Mais comme le dit la conclusion, lorsqu'on manque de moyens et de connaissances, la seule riposte populaire est … d'essayer tout ce qui passe, ce qui est logique !

    Toujours sur Twitter, l'historique du pseudo de George Sand est chouette, j'ignorais totalement tout cela et j'avoue de m'y être jamais intéressée avant aujourd'hui.

    Le dernier lien que j'ai sélectionné est celui sur la difficulté pour certaines personnes à porter le masque et … purée ce que je suis d'accord.
    Tout récemment diagnostiquée hypersensible sensorielle et émotionnelle, agoraphobe et pas très loin du trouble d'Asperger, je comprends beaucoup mieux pourquoi j'ai autant de mal à le mettre.
    Je me sens personnellement réellement prisonnière là-dedans. Heureusement qu'ils sont beaux les miens, c'est toujours ça de pris xD

    Voilà, j'ai passé deux heures très agréables en la compagnie de tes lectures et recommandations, merci Marie pour ton travail titanesque !
    A très vite, plein de bisous !

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    1. Mariooon ! ♥︎ Mais c’est quoi ce commentaire de fifou, dis-moi ?!

      Marie, si je te dis que je heureuse de te lire à nouveau, cela n’évoque pas le dixième de la réalité : je suis tellement contente en vérité ! Surtout après autant de péripéties, autant personnelles avec ton déménagement, que nationale avec ce que l’on sait …

      Le plaisir est absolument réciproque ! Parfois je me dis que j’écris des billets juste pour le kiff de lire vos commentaires à toutes ahaha !

      C’est bizarre que les réfractaires prétendent que l’on brouille les repères d’un enfant. Je ne vois pas en quoi savoir que telle ou telle personne soit un homme, une femme, cis ou trans ou non-binaire, est important.

      Ouais… En vérité je pense que ça brouille leurs repères à eux, et c’est ça qui les gêne. En me basant sur tous les témoignages que j’ai entendus et lus, et sur les enfants de mon entourage, j’ai l’impression qu’ils s’adaptent très bien, et que ce sont les adultes qui leur plaquent leurs croyances dessus.

      Tiens ça me fait penser à des photos de manifs réacs’ que j’ai vues passer ce week-end, sur lesquelles on voit des enfants, accompagnés d’adultes, porter des pancartes homophobes. Cette violence…

      Ça m’a vraiment révoltée et attristée, tant pour les parents qui apprennent la haine des autres à leur progéniture, que pour les enfants eux-mêmes/elles-mêmes, qui se révéleront peut-être être queer et seront peut-être rejeté·es par leur famille.

      Le dernier lien que j’ai sélectionné est celui sur la difficulté pour certaines personnes à porter le masque et … purée ce que je suis d’accord.
      Tout récemment diagnostiquée hypersensible sensorielle et émotionnelle, agoraphobe et pas très loin du trouble d’Asperger, je comprends beaucoup mieux pourquoi j’ai autant de mal à le mettre.
      Je me sens personnellement réellement prisonnière là-dedans. Heureusement qu’ils sont beaux les miens, c’est toujours ça de pris xD

      Je comprends que ça soit particulièrement pénible dans ce cas. Si tu as trouvé une méthode qui te facilite un peu la vie, c’est déjà ça ! 

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  15. Que ça me fait du bien de lire quelque chose sans rapport avec… tout le reste, toute la poisse de cette année. Je note avec avidité tous les livres sur la mort pour ma liste de cadeaux de Noël (à ce propos, connais-tu Caitlin Doughty ? Si non, elle a trois essais qui pourraient t’intéresser), et je rêve du jour où on utilisera cette police épicène absolument géniale.

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    1. Merci d’être passée et d’avoir pris la plume, Audrey ! Ouiii je connais Caitlin Doughty, j’aime beaucoup sa chaîne Youtube, mais je n’ai pas encore lu ses livres. Lequel me recommandes-tu en priorité ?

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    • Leçon d’orthographe d’actualité ;-) : LE Covid ou LA Covid ? Un très bon article qui rejoint certaines de tes préoccupations, à lire ici.
    • Je connais très mal Tori Amos, mais j’aime bien cette reprise déjà assez ancienne.
    • Bons travaux – déménagement – emménagement ! C’est souvent long, mais à la fin, on se sent bien !

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    1. Merci pour l’info sur l’Académie française ! Cette institution d’un autre âge est toujours aussi pathétique. (D’ailleurs j’ai ri – jaune – en lisant : Fort heureusement, quelques honorables noms évitent à la maison le discrédit le plus total : (…) l’essayiste Alain Finkielkraut LOL de feu).

      Lovesong est totalement renversante, que ce soit la version originale ou la reprise made by Tori – j’avais eu la chance de l’entendre jouer en concert, les frissons étaient bien entendu au rendez-vous.

      Bons travaux – déménagement – emménagement ! C’est souvent long, mais à la fin, on se sent bien !

      Merci ! Ça commence à prendre forme, et en effet, cela a une incidence directe sur mon moral. À bientôt !

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  16. Toujours aussi dense, toujours aussi enrichissant à lire ! Et en plus j’ai trouvé un cadeau de Noël (HS 303), merci :)

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    1. Ah, super, ça me fait super plaisir ! Très bonne idée de cadeau, j’adorerais trouver ça sous le sapin.

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