C’est à Bath, dans le sous-sol d’une librairie d’occasion, que j’ai trouvé le livre Art & Fear. Observations On The Perils (and Rewards) of Artmaking de David Bayles et Ted Orland. Il était neuf et ne coûtait que 2.75 £.

Couverture du livre

Honnêtement, je n’ai pas adoré cette lecture.

Mais je vous en parle quand même, car les 15 dernières pages m’ont coupé le sifflet. Je suis contente d’avoir persisté, malgré les longs moments de solitude.

(…) art is something you do out in the world, or something you do about the world, or even something you do for the world. The need the make art may not stem solely from the need to express who you are, but from a need to complete a relationship with something outside yourself. As a maker of art you are custodian of issues larger than self.

Où il est à nouveau question de se rattacher au monde, de créer du lien avec quelque chose de plus grand que soi.

Autre truc qui m’a marquée : ce livre de 120 pages a nécessité 20 ans de réflexion, puis 7 ans de travail.

Alors je sais que les auteurs sont sincères quand ils écrivent que, parfois, les questions les plus importantes ont besoin de décanter un long moment avant que l’on ne se décide à en faire quelque chose. Et que, bien souvent, on ne se rend pas compte à quel point les questions qui nous traversent sont importantes.

D’où l’intérêt, pour moi, de vraiment noter toutes ses idées dans un carnet pour notre « futur soi ». Ce serait dommage de laisser filer une bonne idée.

Je mettrai à jour ce billet quand je relirai les notes prises pendant ma lecture. (Vous avez vu, j’attends pas la Saint-Glinglin pour mettre à jour mon blog ! C’est le premier billet que je publie en mode « jardin numérique » ! Wouhou !)

J’en profite pour partager quelques photos de Bath, ma nouvelle ville préférée vu que c’est un mini Londres rempli de librairies d’occasion et que l’abbaye est remplie d’art macabre.

Statue d’un ange grimpant une échelle sur la façade de l’abbaye

J’y pense : il y a deux autres photos de Bath dans mon journal #3.

Humour anglais : Jane Austen détestait Bath, c’est donc cette ville qui abrite le Jane Austen Center. (Lu chez Messy Nessy Chic)

Mise à jour du 07/02/2026 : sur le blog de Mademoiselle Pixelle, il y a une liste de promenades, musées, restaurants à Bath.

Marie

Déjà 9 commentaires

  1. Félicitations pour ce premier article jardin numérique !
    Je me le note dans un coin car cette citation sur le rapport à l’art m’interpelle. Je la comprends tout en me disant que ça ne correspond pas entièrement à la manière dont je vis ma propre pratique artistique. Donc je suis assez curieuse d’avoir plus de détails…

    Et sinon, BATH 😍 Je n’y ai passé que quelques jours il y a quelques années, mais la couleur de la ville, la lumière et son effet sur les pierres des bâtiments m’avaient marqué. Y retourner est dans ma wishlist infinie de voyages…

    Répondre

    1. Pour moi aussi, cette citation est un os à ronger. Pendant longtemps, j’ai cru que créer c’était avant tout m’exprimer, moi. Et ça l’est évidemment. Mais exprimer quoi, par rapport à qui ?

      Je comprends mieux aujourd’hui que toute création s’inscrit dans un contexte. Cela ne me semble plus vraiment possible de penser une création comme un élément isolé. C’est ce que je comprends en tout cas dans As a maker of art you are custodian of issues larger than self.

      Je suis sans doute influencée par le fait d’écrire de longue date sur Internet, mais j’associe vraiment ça au fait d’essayer de créer du lien avec autrui. C’est ce que je vois, moi, dans ce « besoin de compléter une relation avec quelque chose en dehors de moi-même », aujourd’hui en tout cas ! Peut-être que dans quelques mois, je comprendrais cette citation un peu différemment.

      Répondre

  2. L'ourse bibliophile

    20 janvier 2026

    Maintenant, je regrette de ne pas avoir visité l’abbaye lors de mon court passage à Bath. ^^’

    Répondre

    1. Je connais ce sentiment ! C’est difficile de tout faire en un voyage, d’autant qu’ici l’accès est payant… Je ne l’aurais probablement pas visitée non plus si je n’avais pas su qu’elle abritait tant d’éléments macabres et funéraires.

      Le prétexte est tout trouvé pour y retourner quand tu pourras. 🙂

      Répondre

      1. Le coût d’entrée est trivialement, avec le temps (et le fait que mon compagnon était malade ce jour-là), ce qui nous a fait reculer. Ce n’est que partie remise en effet !

  3. Je ne connais encore rien de la Grande-Bretagne, mais je sais que Bath est justement mon premier souhait de visite après Londres !

    Répondre

    1. Très bon choix

      Répondre

  4. Je rêve de retourner à Bath, j’y ai passé une semaine quand j’avais 15 ans, j’avais a-do-ré, j’aimerais tellement la revoir avec mes yeux d’adulte.

    Répondre

    1. Pour moi, ça a été une excellente surprise. On y est allé sur le chemin du retour avant de reprendre le ferry, pour nous c’était surtout une escale histoire de trouver une librairie et un Wagamama ; en réalité, ça a été bien plus que ça ! Hâte d’y retourner aussi pour approfondir.

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les balises HTML suivantes sont autorisées : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Billets adjacents