Printemps

Je suis en r’tard… Il est déjà moins l’quart… Je n’ai pas l’temps de dire au r’voir, je suis en r’tard, en r’tard, en r’tard, en r’tard…

La fin du mois de juin approche et je publie à peine mon défi 365 du mois de mai ! (Ne manquez pas les mois précédents !)

À ma décharge, mai et juin sont des mois très, très tendus pour moi cette année. Mon déménagement à Rennes occupe tout mon temps libre. Lire, trier les annonces, appeler à droite à gauche, se familiariser avec les quartiers, constituer les dossiers, faire les comptes, demander des devis… tout cela est chronophage.

Tour de l'Horloge, Auxerre
Un livre de Serge Lutens

Pas que je me plaigne, hein – pas du tout. Quitter Paris pour m’installer en Bretagne est la meilleure décision que je pouvais prendre. Je suis hyper enthousiaste à l’idée de changer de rythme, de ville, de routine. J’attends ce changement avec beaucoup d’impatience. Ça ne se voit pas comme ça, mais je ronge mon frein !

J’en parle très peu autour de moi, pour mieux savourer le plaisir d’y être quand tout sera fait. Et peut-être un peu, aussi, par superstition.

En attendant, il faut gérer cet énorme changement. Ce n’est clairement pas la partie la plus rigolote – bien que j’adore visiter des appartements et faire des plans sur la comète ! –, mais je préfère galérer un peu maintenant, pour être tranquille ensuite.

Île Saint-Louis, Paris

Le divorce entre Paris et moi est consommé depuis longtemps. Maintenant que l’été s’installe, c’est encore plus difficile pour moi de supporter les métros bondés, la pollution, le harcèlement de rue, le bruit…

Un mot à propos du bruit : il y a quelques mois, j’ai pris conscience de ce bruit permanent qui meuble chaque instant à Paris. Que tu sois dans le métro, dans la rue, dans ton lit, il y a toujours du bruit.

Quand je me promène ou quand je vais au boulot, j’écoute toujours de la musique, or bien souvent le volume maximal ne suffit pas à couvrir ce bruit atroce qui enveloppe tout.

C’est usant.

Pour pénible que soit devenu le fait de vivre à Paris, il y a quand même de bons côtés : voir de belles expos, se promener à l’Île Saint-Louis, laisser mon regard déambuler le long de la Seine, déjeuner avec les amis, le dynamisme, n’être loin de rien, être proche de Londres. Je ne peux pas dire. Il y a quand même de bons côtés.

Luna, l'autre chat
Mick et Françoise

Cependant, Paris n’a jamais été qu’une étape, un chapitre, là où la Bretagne est une fin en soi. Je rêve de m’installer en Bretagne depuis des années.

Évidemment, il y a une différence entre les petits week-ends que j’y ai passés, et le fait d’y vivre pour de vrai. Je sais qu’il y aura la période de lune de miel, où tout me semblera charmant, coquet, et puis la réalité prendra le dessus.

Mais ça, ce n’est pas un problème. Le problème serait de rester éternellement dans un endroit qui ne me convient pas.

J’en connais, des gens qui disent avoir la bougeotte, mais qui en fait ne bougent jamais ! Je n’aimerais pas être celle qui répète en boucle je vais peut-être faire ci, faire ça, partir là-bas, mais ça dépend de ci, de ça, tu comprends, je ne suis pas sûr-e, l’année prochaine, on verra, ad lib.

République française

C’est sûr, ce n’est pas facile de changer. Outre l’aspect matériel que j’évoquais, je crois que l’effort principal est psychologique : accepter de quitter un endroit, de quitter des amis, de quitter un espace-temps qui nous est familier. Accepter l’inconnu, l’embrasser. Aimer le fait de ne pas savoir à l’avance, apprécier de ne pas tout contrôler.

Moi, j’aime bien ça. Pendant mes études, j’ai déménagé cinq fois en sept ans, et j’y ai pris goût. Déménager, c’est une promesse. C’est le plaisir de choisir un nouveau petit nid, de le décorer, de redécouvrir des choses que l’on possède mais que l’on avait perdues de vue. C’est un canalyseur d’énergie, de nouveauté. Ça recharge toujours mes batteries !

Alors, forcément, quand je sais que je vais emménager dans la région de mes rêves, cette région que j’assimile aux vacances et aux doux moments de l’existence, je bondis comme un cabri !

Moodboard
Position très naturelle

Bref.

En mai, j’ai passé beaucoup, beaucoup de temps à m’occuper de mon blog dédié à Tori Amos. Tori a sorti un nouvel album, et est en tournée jusque fin août. Autant dire qu’il a littéralement plu des news, et que tout cela aussi m’a pris un temps fou.

La récompense, ça a été de rencontrer Tori avant son concert au Grand Rex, le 17 mai dernier, mais aussi de rencontrer plein de lecteurs de Tori Amos France, qui pour la plupart m’ont reconnue et sont spontanément venus m’adresser la parole !

Moi qui me décris volontiers comme un « petit enfant pas comme les autres » ou comme une « ourse sauvage », j’avoue, sur le moment je ne savais plus où me mettre. En dépit de mon agoraphobie, ce qui s’est passé ce jour-là était plutôt agréable je dois dire.

Cela m’a permis de prendre conscience que tout ce que l’on fait a un impact. En écoutant ces belles personnes me parler de mon blog, j’ai pris conscience que tout mon travail n’est pas en vain. Il suscite de l’émotion et des rencontres. Et ça, ça a de la valeur.

J’ai été si submergée par l’amitié et les bonnes ondes de mes interlocuteurs, que j’ai mis plusieurs jours à redescendre sur Terre…

Nouvel album de Tori Amos

Ah, et puis j’ai à nouveau rencontré Tori, ce qui m’a fait immensément plaisir !

J'ai rencontré Tori pour la troisième fois !

Bref, tout cela nourrit ma réflexion sur le sens à donner à mes activités internettiennes.

Voilà : j’aime le renouvellement. J’aime quand ça bouge. Et pour l’instant, à l’aube de ce déménagement tant attendu, j’ai le sentiment, léger mais latent, de stagner un peu.

Mon objectif d’ici la fin de l’année est de trouver un nouveau rythme de création. J’aimerais consacrer plus de temps à mes activités artistiques. Cela fait plus d’un an que j’en parle, et jusqu’ici, les projets que j’ai réalisés pour autrui ont accaparé presque tout mon temps, mes deux blogs se chargeant de colmater les instants restants.

Mais si peu ne me suffit pas. À la vérité, je ne sais pas si je considèrerai jamais quelque chose comme « suffisant ».

J’en reviens toujours à la même conclusion : il faut agir soi-même pour son propre bien. Personne ne le fera à notre place.

On connaît tous quelques personnes, qui se croient d’ailleurs sincèrement bien intentionnées, mais qui ne font, au fond, que nous culpabiliser. Elles pensent mieux savoir que nous ce qui est bien pour nous.

Je subis moi-même ce genre de choses depuis quelques mois, et cela m’en coûte de repousser de façon ferme et bienveillante – ou de façon bienveillante mais ferme, au choix – les doutes et les projections qu’autrui plaque sur les miens, en bonne Gandalf Le Gris de l’individualisme que je suis.

Bien faire et laisser braire, épisode 38.

Mais c’est parfois dur de résister. Il faut pourtant tenir, tenir, tenir encore, comme le capitaine d’un bateau pris en pleine tempête. Il y a forcément un moment où la tempête cessera ; ce qui compte, c’est l’état dans lequel se trouvera l’équipage à ce moment-là. Il faut donc préserver l’équipage avant tout. Il faut prendre soin de soi.

L’affaire est de se libérer soi-même : trouver ses vraies dimensions, ne pas se laisser gêner.

Virginia Woolf, Journal d’un écrivain
La Fifille

Et vous, avez-vous déjà dû batailler pour faire accepter une décision personnelle ?

Comment vivez-vous le fait de déménager ? Est-ce quelque chose qui vous enthousiasme ou qui vous paralyse ?

Marie

27 commentaires

  1. juste <3

    1. <3 back !

  2. Haaan, je ne savais pas que tu avais choisi où tu irais en Bretagne ! Je suis super contente pour toi que tu aie choisis Rennes. J’y ai vécu 10 ans, et même si c’était quand j’étais enfant, j’en garde un super souvenir, et quand j’y suis repassée adulte, la ville me plait toujours autant !

    1. Raphaël Y.

      18 juin 2014

      @Annso Oui, Rennes est une jolie ville. Depuis 10 ans il y a eu de gros efforts de fait dans le centre ville. Comme dans certaines villes, ils ont choisi de laisser les voitures en périphérie pour les circulations douces en centre ville et ça marche bien.

      Marie, je ne sais pas pour toi, mais de mon coté quand j’ai dis que je partait en province, il y a un paquet « d’amis bien intentionnés » qui font en sorte de « projeter » sur toi, tous les problèmes, toutes leurs peurs, qui font qu’ils restent dans leur train-train quotidien ?

      Mais au contraire, c’est excellent, du changement, voir de nouvelles choses, de nouvelles expériences organiser son temps différemment !

      1. Salut Raphaël !

        Marie, je ne sais pas pour toi, mais de mon coté quand j’ai dis que je partait en province, il y a un paquet « d’amis bien intentionnés » qui font en sorte de « projeter » sur toi, tous les problèmes, toutes leurs peurs, qui font qu’ils restent dans leur train-train quotidien ?

        Oui, je crois que c’est très, très courant. C’est une forme de paternalisme mine de rien, comme si on ne savait pas ce qu’on fait à nos âges, comme si on avait besoin d’un mentor qui prend les décisions à notre place, comme si on avait besoin de « bons conseils », alors qu’en fait, non, merci, on se débrouille très bien tout seuls !

        Parfois on me sermonne comme si j’avais toujours 13 ans, c’est juste un peu pénible. ^.^

        C’est d’autant plus pénible dans les situations de grand changement, comme un déménagement dans une autre région, une mutation, bref un changement important dans nos vies. On aurait au contraire besoin de davantage de bonnes ondes, de coups de main, de petits mots d’encouragement… (que d’autres nous donnent par ailleurs, heureusement).

        Mais au contraire, c’est excellent, du changement, voir de nouvelles choses, de nouvelles expériences organiser son temps différemment !

        Je suis exactement de ton avis ! La vie est courte, il n’y a pas une seconde à perdre ! Quand on peut se permettre de déménager dans de bonnes conditions, il ne faut pas hésiter.

        L’inconnu a un côté très vivifiant ! (Et je ne parle pas que des embruns ! :-P)

    2. Merci Annso ! J’ai un bon feeling avec Rennes. Je n’y suis allée que quelques fois, mais j’ai toujours beaucoup apprécié. J’aime le côté « vieille ville », sa situation centrale en Bretagne (j’imagine déjà les week-ends passés à sillonner la région, les escales à Saint-Malo… aaah <3), le côté que ça soit très dynamique, jeune…

      Je suis vraiment curieuse de voir comment l'alchimie entre Rennes et moi va fonctionner au quotidien. J'ai hâte, hâte, hâte. :)

  3. Nouvel abonne a ton blog. Ce fut une très bonne lecture :)

    1. Bonjour Horkken, merci et bienvenue par ici ! Au plaisir de lire tes commentaires :)

  4. Hello Marie,

    Rennes te plaira, je pense, il fait vraiment bon vivre dans cette ville. Je ne serai sûrement pas la seule à te le dire, mais si tu as besoin de conseils n’hésite pas à m’envoyer un mail : j’y ai vécu douze ans ! (moins les deux que j’ai passés à l’étranger, c’est vrai) Je la quitte au moment où tu t’y installes, mais je la connais fort bien ;)
    Si tu arrives cet été tu apprécieras particulièrement le calme, je pense : sans ses étudiants, Rennes est toute vide ^^

    Sinon, je me reconnais tout à fait dans ce que tu décris. Quand je suis partie vivre à Québec, ou quand j’ai tenté ma chance à Perth, il y a eu pas mal de monde, proche ou moins proche, pour tenter non pas de me faire changer d’avis je pense, mais de se rassurer sur leurs propres choix. Ça peut devenir difficile d’y faire face parce que leurs peurs peuvent être envahissantes, c’est vrai que beaucoup de gens sont terrifiés à l’idée de ne pas savoir ce qui va leur arriver, de ne pas avoir de CDI, bref, à l’idée de l’instabilité, je crois. Pour ma part c’est un concept que je chéris, même s’il est source d’angoisse. Je pense que tu as raison d’affirmer que toi seule sais ce qui est bon pour toi. Ça ne veut pas dire que les gens ne sont pas de bon conseil, mais il faut arriver à intégrer leur vision dans quelque chose qui t’appartienne.

    J’ai dû souvent batailler pour faire accepter mes décisions : vouloir rester mobile, ne pas vouloir d’enfants… Mais au final c’est une immense satisfaction que de rester soi-même et de choisir son chemin, et pour ma part ça m’a donné plus confiance en moi.
    Bref, je crois qu’il faut se construire soi-même, non pas en opposition avec les autres, mais juste avec ses propres matériaux, si je puis dire :)

    (pardon pour la tartine, plutôt brouillonne, en plus !)

    1. Salut Kalys ! Merci pour la tartine ! (Tu connais mon goût en la matière ! ^.^)

      Merci pour ta proposition d’aide, si j’ai besoin de conseils sur Rennes, je n’hésiterai pas ! C’est chouette de connaître des (ex-)Rennais-es, mine de rien dans mes connaissances il y en a quelques-uns, et ça a clairement contribué à mon choix de vivre dans cette ville, en mode « Tant de gens biens au même endroit : y’a forcément une raison ! » ;-)

      Si tu arrives cet été tu apprécieras particulièrement le calme, je pense : sans ses étudiants, Rennes est toute vide ^^

      C’est pas plus mal ! Je compte bien flâner à mon arrivée pour m’acclimater… Arpenter les rues, les quartiers, m’imprégner un peu de l’air du temps… Ça sera sans doute l’opportunité d’une nouvelle expérience photographique, en tout cas je l’espère !

      Sinon, je me reconnais tout à fait dans ce que tu décris. Quand je suis partie vivre à Québec, ou quand j’ai tenté ma chance à Perth, il y a eu pas mal de monde, proche ou moins proche, pour tenter non pas de me faire changer d’avis je pense, mais de se rassurer sur leurs propres choix. (…) beaucoup de gens sont terrifiés à l’idée de ne pas savoir ce qui va leur arriver, de ne pas avoir de CDI, bref, à l’idée de l’instabilité

      Exactement. C’est pour ça qu’il faut s’en détacher, car cela ne s’adresse pas vraiment à nous, mais à eux. À travers ce qu’ils nous disent, ils s’adressent en fait à eux-mêmes.

      C’est quand j’ai compris ça que j’ai réussi à faire un bond immense dans ma vie. J’ai déculpabilisé d’un coup pour mes choix (qui pour certains ont semblé « de grosses erreurs », mais qui sont, franchement, très simples et très logiques).

      Comme je dis toujours : si je quittais la vie citadine et la France pour partir vers l’inconnu au Tibet, sans ressource, ok peut-être que je pourrais entendre certains doutes, certaines interrogations.

      Mais là, je quitte Paris pour Rennes, ce qui n’est pas franchement le summum de la prise de risque :’D

      Bref, chacun voit midi à sa porte. D’où l’importance d’avoir confiance en soi, et d’avoir bien pesé le pour et le contre. Si tu as pensé au pire, c’est bon, tu es blindé-e quoi qu’il arrive.

      Bref, je crois qu’il faut se construire soi-même, non pas en opposition avec les autres, mais juste avec ses propres matériaux, si je puis dire :)

      Oui, je comprends tout à fait ce que tu veux dire. Prendre ses décisions en tant qu’individu-e libre, pour soi. Entendre ce que les autres ont à dire éventuellement, mais poursuivre son petit chemin à soi.

      (Je crois que je vais vraiment finir par me faire tatouer « Bien faire et laisser braire » en latin, tellement cette phrase résume bien ce que je pense. ^.^)

  5. J’en reviens toujours à la même conclusion : il faut agir soi-même pour son propre bien. Personne ne le fera à notre place.

    J’ai décidé d’être heureux… parce que ça me faisait du bien. :) (et réciproquement)

    On connaît tous quelques personnes, qui se croient d’ailleurs sincèrement bien intentionnées, mais qui ne font, au fond, que nous culpabiliser.

    C’est humain (on est d’accord, c’est CON). Quand j’ai eu mon cancer, j’ai passé énormément de temps à gérer les peurs des gens. La moitié des gens sous anti-stress et moi au milieu genre « mais sérieux, vous vous êtes vus ? ».

    Les remarques genre :
    – oh moi je m’écroulerai (ouais, bin je m’en fous)
    – l’oncle alcoolique qui vient t’expliquer que le grand-père du voisin a eu un kyste, et en fait, il te fait tout un laïus sur ses peurs dont tu n’as rien à foutre (tout comme le grand-père du voisin d’ailleurs)
    – mais COMMENT tu fais pour ne pas t’écrouler/stresser/devenir fou/devenir scientologue/etc. ? (très simple, je fais caca 2 fois par jour et je fantasme sur Adriana Karembeu, ça m’aide à me sentir bien)

    Le pire, c’est la troisième catégorie : je trouve tellement misérable de dire à un malade qu’il ne peut pas être bien ou surmonter ça… en peur projetée, je crois que c’est le summum.

    Elles pensent mieux savoir que nous ce qui est bien pour nous.

    Tu noteras que ceux qui savent sont incapables de prendre une décision pour eux-mêmes souvent.

    Et vous, avez-vous déjà dû batailler pour faire accepter une décision personnelle ?

    Maintenant, je ne les « bataille » plus, je les pose (enfin, en ce qui me concerne moi), et libre aux gens de les accepter ou pas. Quand j’ai besoin ou envie d’un avis, je le demande, mais quand j’en ai pas besoin, c’est beaucoup plus simple : je ne le demande pas. Les seuls à qui j’ai des comptes à rendre, c’est ma moitié et mon petit bonhomme.

    Parfois une petite pique quand ma belle-famille me donne son avis sans que je le demande : « c’est marrant, je me souviens pas quand j’avais demandé un avis là-dessus ? ». Très efficace.

    Comment vivez-vous le fait de déménager ? Est-ce quelque chose qui vous enthousiasme ou qui vous paralyse ?

    Tout dépend de la situation… et surtout de la destination. Quand j’étais gosse, on déménageait de temps en temps (montée en grade de mon père oblige), en général, ça ne me déplaisait pas : nouvel endroit, nouvelles choses à découvrir, etc.
    Sauf à Saint-Julien-en-Genevois, je n’ai jamais aimé cette ville chiante à mourir.

    Maintenant, c’est sûr qu’avec une belle et immense maison « au vert », je n’ai pas trop envie de déménager. ^^

    1. Salut Nico ! Merci pour ton commentaire, j’ai ri :D

      Quand j’ai eu mon cancer, j’ai passé énormément de temps à gérer les peurs des gens. La moitié des gens sous anti-stress et moi au milieu genre « mais sérieux, vous vous êtes vus ? ».

      Mmm, je n’imagine même pas ce que ça doit être de supporter les autres dans ce cas-là… Déjà que tu as ton stress à toi à gérer, plus le traitement, et que tu te passerais bien de devoir en plus supporter le sress d’autrui…

      Sans compter que tout le monde ne doit te parler que de ça, comme si tu étais réduit à ta maladie… (J’extrapole sans doute, mais j’imagine assez bien.)

      – mais COMMENT tu fais pour ne pas t’écrouler/stresser/devenir fou/devenir scientologue/etc. ? (très simple, je fais caca 2 fois par jour et je fantasme sur Adriana Karembeu, ça m’aide à me sentir bien)

      Je. :’D

      Tu noteras que ceux qui savent sont incapables de prendre une décision pour eux-mêmes souvent.

      C’est souvent le cas c’est vrai, mais j’ai eu affaire à quelques contre-exemples !… Et quand c’est quelqu’un de proactif qui te dit ce que tu devrais faire, ça tourne vite au harcèlement. :(

      Parfois une petite pique quand ma belle-famille me donne son avis sans que je le demande : « c’est marrant, je me souviens pas quand j’avais demandé un avis là-dessus ? ». Très efficace.

      J’adore ! Je garde cette petite réplique de côté. Merci :)

  6. Rohlala.. mais ici, même les commentaires sont aussi intéressants que le billet, quel étrange endroit ^^ en tout cas, c’est agréable à lire :)

    Comme je disais sur Twitter, j’avais juste envie de dire « merci ». Il y a quelques évidences qu’il est bon de lire et relire (et d’écrire donc).

    « Bien faire et laisser braire », j’aime bien ta devise, je pourrai la faire mienne je crois.

    Ça fait quelques années que j’évite de donner trop d’importance aux conseils (certainement bienveillants à la base, grumpf…) des gens qui m’entourent.

    J’ai un parcours – professionnel et personnel – assez atypique pour certains (tout est relatif je trouve), j’ai donc l’habitude des remarques, des gens qui s’inquiètent, qui auraient fait autrement…

    Souvent, je balaye d’un revers de manche ces interventions dont je me passerai bien, mais parfois certaines remarques touchent des points qui font douter et se remettre un peu en question.

    C’est sûr qu’à presque 30 ans, quand je me retourne sur mon parcours et que je vois bordel que c’est, c’est parfois flippant de ne pas être posée, d’être instable, changeante, puis je lis de jolies pensées comme les tiennes et quand je me retourne alors sur ce parcours chaotique, j’y vois juste un chemin un peu tortueux, plus long que celui des autres certes, des choix discutables, mais où j’ai eu le privilège de pouvoir en grande partie faire mes choix en mon âme et conscience. Et je me dis que je l’aime bien mon chemin sinueux ;)

    Je me rends compte que ma tartine décousue ne sert à rien, si ce n’est expliquer mon « Merci » ^^
    Je comprends complètement ce que tu traverses et les remarques auxquelles tu es confrontée, et j’apporte mon petit mot de soutien et d’encouragement pour la suite ! :)

    1. Salut Hélène ! Merci de partager tout ça avec nous, ça me touche ! :)

      Tu as raison, c’est un curieux endroit ici, une sorte d’auberge espagnole où chacun-e prend et apporte ce qui lui convient. Je tiens beaucoup à ces quelques échanges et à cette complicité. C’est vraiment ce qui me motive le plus à bloguer !

      Souvent, je balaye d’un revers de manche ces interventions dont je me passerai bien, mais parfois certaines remarques touchent des points qui font douter et se remettre un peu en question.

      Oui, c’est normal. On a beau être blindé-e, avoir l’habitude (surtout quand on a un parcours atypique et qu’on ne lâche pas facilement le morceau – je sais de quoi je parle), parfois l’armure se fendille et un mot malheureux arrive à nous blesser.

      C’est normal de se remettre en question. Comme dit l’adage, il n’y a pas de feu sans fumée : je pense que si quelque chose nous blesse, c’est parce qu’au fond il y a un tout petit peu de vérité, en tout cas que ça touche directement à une peur ou à une incertitude personnelle, enfouie au fond de nous.

      Mais c’est bien, ces petits électrochocs. Ça remet les pieds sur terre. Ça permet, certes parfois avec violence, de savoir où on se situe, soi, par rapport aux autres, au monde (je philosophe un peu…).

      Je dévie un peu, mais j’ai envie de te raconter une anecdote.

      Quand j’étais plus jeune, je faisais beaucoup de photomontages dans Photoshop, ce n’était pas toujours très heureux mais cela avait beaucoup d’importance pour moi, ça plaisait à quelques personnes, et surtout ça me permettait de m’exprimer, moi qui n’ai pas eu la chance de faire les études artistiques dont je rêvais.

      Un jour, j’ai proposé spontanément une collaboration à un artiste dont j’adorais le travail, pensant que nos univers auraient beaucoup à gagner à se nourrir l’un l’autre. L’artiste en question m’a tout simplement ri au nez, en me disant que mes bidouillages sous Photoshop étaient mauvais, que je n’avais pas le niveau de mes prétentions, bref j’étais humiliée.

      Cela m’a fait souffrir sur le moment. J’ai beaucoup cogité sur les mots qu’il avait choisis, j’ai accusé le coup pendant quelques mois, totalement démotivée de créer quoi que ce soit, en mode « il a raison, je suis nulle ».

      Et puis je m’y suis remise. J’ai continué à bosser et à développer mon style. Je n’ai pas encore atteint la barre – très haute – que je me suis fixée, mais je sais que j’ai beaucoup progressé depuis cette époque.

      Sa critique, sincère, m’a finalement aidée plus que j’aurais pu l’imaginer. Il ne pensait pas à mal. Il aurait pu être hypocrite et décliner tout en me passant de la pommade. Bref…

      Ce que j’essaie de dire maladroitement, c’est que même dans l’adversité, même dans la contrariété, il y a matière à progresser, à avancer. J’aime beaucoup ce concept, mon côté Yin Yang sans doute ! :)

      C’est sûr qu’à presque 30 ans, quand je me retourne sur mon parcours et que je vois bordel que c’est, c’est parfois flippant de ne pas être posée, d’être instable, changeante, puis je lis de jolies pensées comme les tiennes et quand je me retourne alors sur ce parcours chaotique, j’y vois juste un chemin un peu tortueux, plus long que celui des autres certes, des choix discutables, mais où j’ai eu le privilège de pouvoir en grande partie faire mes choix en mon âme et conscience. Et je me dis que je l’aime bien mon chemin sinueux

      Tu sais, c’est comme la famille idéale. C’est un mythe, ça n’existe pas. Dans toute famille il y a des drames, des disputes, des accidents.

      C’est pareil en ce qui concerne le parcours idéal. C’est un mythe, ça n’existe pas.

      Moi qui ai fait de la prépa, qui ai fait Sciences Po et le CELSA, mais qui suis devenue web designer et intégratrice, crois-moi quand je te dis que tu peux devenir qui tu veux et faire ce que tu veux.

      L’essentiel, c’est d’être passionné-e, acharné-e, curieux-se, humble, et de ne jamais se décourager. Les efforts finissent toujours par payer !

      En tout cas, merci infiniment pour tes bonnes ondes et pour ta bienveillance, j’apprécie beaucoup ! <3

  7. Amis du soir… Bonsoir !

    J’aime ton blog. Je ne te le dis pas souvent mais je le lis, et je lis aussi les commentaires car ils sont de toute richesse complémentaire avec tes mots :)

    Faire accepter ses décisions c’est une perte de temps, au final faut tracer son chemin a soi on a besoin de l’avis, des conseils ou de l’approbation de personne. C’est le prix pour rester soi-même.

    Les gens même les plus attentionnés n’aime pas trop qu’on leur fasse remarquer tout ça.

    J’ai récemment été dans un triangle « d’amitié ». curieusement plutôt que donner des conseils limites ( slash jugement slash reproches ) sous prétexte de s’inquiéter a la personne coincée dans une histoire sentimentale glauque c’est a moi qu’on a fait des reproches de jugement sur la personne qui partage ma vie a moi. WTF.

    J’estime qu’on a pas a justifier nos choix sauf a nous même. Maintenant je ne demande plus conseil, j’impose. Si jamais il y a des contestations « bienveillantes » sur ma vie, je renvoie la balle et je donne des conseils « bienveillants » sur les sujets sensibles. En général ça marche bien. Démontrer aux autres la manière dont il nous traite donne parfois de très bon résultats.

    Bref. Fin du tartinage. Éclate toi, entretiens donc la magie du changement jusque-là fin des temps dans le renouveau et la joie ! <3

    1. Lalie chérie <3

      Merci mille fois pour tes mots doux. I know you know.

      J’estime qu’on a pas a justifier nos choix sauf a nous même. Maintenant je ne demande plus conseil, j’impose. Si jamais il y a des contestations « bienveillantes » sur ma vie, je renvoie la balle et je donne des conseils « bienveillants » sur les sujets sensibles. En général ça marche bien. Démontrer aux autres la manière dont il nous traite donne parfois de très bon résultats.

      Ça aussi, c’est un très bon conseil ! Ça n’est pas toujours évident à mettre en œuvre quand tu as un rapport hiérarchique avec la dite « personne bienveillante »…

      Mais c’est certes un réflexe à avoir de côté dans les autres cas.

      Les gens se sentent par défaut la légitimité de juger ce que tu fais, mais apprécient toujours beaucoup moins quand on juge ce qu’ils font, eux.

      Faites ce que je dis, pas ce que je fais. D’ailleurs, les politiques sont champions dans ce domaine ! Les beaux exemples que voilà…

      J’aime bien ce mot, « renouveau ». Ça me fait penser à une chrysalide, ou à une mue. Se peut-il que j’appartienne à l’espèce de ceux qui sortent indéfiniment de leur chrysalide ?

      1. Les gens se sentent par défaut la légitimité de juger ce que tu fais, mais apprécient toujours beaucoup moins quand on juge ce qu’ils font, eux. »

        J’ai aussi remarqué que les gens s’offusquent quand tu leur fait remarquer que leur conseil est très jugemental. Tout de suite tu rentres dans une conversation hypocrite du « oh non je me permettrais pas, c’est mon coté protecteur tu sais ». Y a une ligne très mince entre avis et jugement. Pour moi ça va ensemble. Y a forcément un niveau où l’on juge, en soi, pour soi, puis autours de soi et finalement les autres. Je juge. J’en ai le droit. C’est légitime et je m’attends pas a ce que l’on ne me juge pas moi aussi. Je préfère d’ailleurs ( et qu’on l’admette surtout ) ! Je ne suis pas cruche, je juge pas « comme ça » mais parce que j’estime que l’on me donne de quoi juger. A croire que le mot est tabou en sortant des tribunaux. Je juge ! Je me juge ( enfin j’essaie lol ) et je juge les autres sur leurs principes et leurs actions MAIS PAS LEURS DÉCISIONS ! Le pire, et honte sur moi, c’est que je le dis clairement.

        Ça aussi, c’est un très bon conseil !

        Parfois les mots ne restent que des mots ;) C’est triste a dire, mais je trouve que la démonstration reste bien plus pertinente pour faire passer son message. Je suis adepte de ce concept. Surtout dans ma vie « sentimentale » à tout niveau. Quand un truc ne passe pas je dis rien, mais j’attends au tournant. Ça peut paraitre vicieux mais par expérience, le message passe très clairement.

        Après je comprends que dans le cadre d’une relation hiérarchique c’est plus compliqué. En attendant, ton supérieur est supérieur que dans le cadre professionnel donc, remercions et… tiens, et si je faisais des éléphants avec des trombones !

        Voilà voilà … -_-‘ en quelques paragraphes je suis devenue la garce jugementale vicieuse et rancunière. Je vais quand même souligné que le jugement c’est pas forcément en mal, ça peut être aussi en bien. Je dirais bien que c’est ma défense mais j’ai pas besoin de me défendre.

        <3

  8. J’essaie de me souvenir de la dernière fois où j’ai dû me battre pour une décision que je voulais prendre mais j’ai dû mal à trouver. Peut-être n’ai-je au final que peu de comptes à rendre. Même plus jeune, il m’est arrivé de devoir argumenter mes choix mais m’entendant bien avec parents, on finissait par se comprendre.

    Tu parles de ces amis toujours trop attentionnés, personnellement je les distinguerai en 2 catégories : les vrais amis, ceux qui ont peur que ça se passe mal (non pas par manque de confiance mais parce qu’ils auront connu de près ou de loin une mauvaise expérience et qu’ils ne souhaitent pas que cela arrivent à leurs proches) et ceux qui sont flippés et qui du coup essaient de s’entourer de personnes qui pensent comme elles, pour avoir une impression de normalité qui visiblement les rassurent.

    Pour le 1er cas, on peut dire que c’est une derive du proverbe « mieux vaut prévenir que guérir » avec un excès de paternalisme. J’ai pu être ainsi mais je sais qu’on apprendra toujours mieux par soi même. Le vrai ami préviendra toujours du risque mais il encouragera quand on y croit, si on y arrive il sera heureux pour nous, sans rien s’attribuer et si jamais on se rate, il sera là sans nous juger (la belle théorie de l’amitié selon le monde des bisounours… mais j’aime bien).
    Pour le 2nd cas, ils te voient faire des choses qu’ils n’osent pas faire ou qu’ils ne conçoivent pas. Que ca soit par incompréhension, peur, jugement, ou simplement pour te retenir auprès d’eux  : ils essaient d’avoir des contre arguments.

    C’est toujours dur de parler des comportements humains, je ne sais pas pourquoi je me retrouve toujours à le faire parce que cela débouche souvent sur des schémas manichéens alors que j’aimerais croire qu’on est un peu plus subtile que ça.
    Quoiqu’il en soit, c’est important de suivre ses décisions, c’est un pas de plus dans son accomplissement. Certes cela nous mène parfois face à l’inconnu mais autant on pourrait avoir la peur de feuille blanche autant on peut se dire que cette page, libérée de tout existant, laisse place à plein de bonnes choses.

    Quant à la question de déménagement, à vrai dire c’est la 1ère fois depuis que j’ai quitté le foyer parental que je reste aussi longtemps au même endroit. A la base c’était une transition et les imprévus et certains choix on fait que ça a duré. Surtout ca a longtemps été loin de ma priorité. L’immeuble peut être calme par moment, quand je rentre le soir je n’entends que la porte se refermer et le soupir d’une journée bien menée, cela me suffisait.
    Mais je commence à y songer, c’est dans un coin de ma tête, ça bourgeonne depuis pas mal de temps déjà et à un moment j’aurai le déclic. Changer de ville ou non dépendra des possibilités de travail, comme toi j’ai ma Bretagne, mais pour moi c’est plutôt à la montagne. A force on comprend où sont nos priorités et les sacrifices que nous sommes près à faire. Je me fiche de la gloire et d’un salaire conséquent si c’est au prix d’horaires abominables et d’une ville qui ne me correspond pas.C’est un but pour certain mais je ne souhaite pas en faire partie  :) En ce moment je découvre Paris dans le cadre d’une régie et ça me confirme que bien que j’aime bien y aller pour des raisons précises, je n’ai pas envie d’y vivre,ce n’est pas mon élément.
    Déménager sera toujours fastidieux, le tri, les cartons, l’installation… Mais j’aime bien chercher un logement : ça devient rapidement frustrant quand on ne trouve pas mais c’est l’occasion de se projeter ailleurs, de visualiser un autre quotidien et cela nous rappelle tout ce qu’on peut réaliser et que rien ne sera jamais figé. On dit souvent qu’on a qu’une seule vie (ce qui reste à prouver) mais raison de plus pour avoir plusieurs vies lors de la même !

    Je finirai par un commentaire sur ton impression que « tout ce que l’on fait a un impact »  : c’est super d’avoir pu avoir ce retour, ne serait-ce que pour toutes les fois où tu as probablement entamé tes heures de sommeil pour t’occuper de cela. La meilleure chose que puisse apporter une passion est probablement son partage. Twitter en est un bel exemple : on trouvera toujours quelqu’un qui aura fait une blague ou une remarque qu’on s’est faite soi même et si on tombe dessus alors un inconnu nous aura fait sourire/rire.

    C’est joli que dans le même article, tu parles d’un projet qui t’a pris beaucoup de temps, mais qui a apporté beaucoup aux autres et en même temps du besoin de faire le bien pour soi. J’appelle cela un équilibre  ;)

    1. Salut Philippe !

      A force on comprend où sont nos priorités et les sacrifices que nous sommes près à faire. Je me fiche de la gloire et d’un salaire conséquent si c’est au prix d’horaires abominables et d’une ville qui ne me correspond pas.

      +1000.

      Je finirai par un commentaire sur ton impression que « tout ce que l’on fait a un impact »  : c’est super d’avoir pu avoir ce retour

      En effet, car tu vois, en dehors des quelques commentaires que je reçois sur mon blog, et d’un ou deux mails sympas de temps en temps, j’ai très peu de retours sur ce que je crée et sur ce que je publie.

      Parfois, dans la solitude des heures aveugles que je consacre à mes sites, en effet, je me demande pourquoi je continue à me mettre la rate au court-bouillon pour, au final, un résultat quasi nul.

      J’ai l’impression que, que je publie ou pas, ça ne changera rien pour personne. Cette impression réaliste de n’être qu’une goutte d’eau dans l’océan.

      Mais parfois, oui, ce genre de rencontre inattendue, un mot gentil, une attention particulière, me mettent du baume au cœur et remplissent d’un coup mon réservoir à inspiration.

      C’est pourquoi il faut vraiment témoigner, quand on aime quelque chose ou quelqu’un. Il faut en parler autour de soi, parce que le jour où ça disparaît, on se retrouve un peu con (ça m’est arrivé). C’est une des raisons qui me poussent à parler, sur mon blog, de mes coups de cœur (en mode « Le monde doit savoir ! »).

      Blablabla :-)

      1. Cette impression réaliste de n’être qu’une goutte d’eau dans l’océan.

        Cette même impression qui m’a fait abandonné pas mal de projets qui sont restés brouillons et qui ne verront sûrement pas le jour de si tôt.

        Les « merci », « j’aime », rendent les efforts moins pénibles et les sourires plus grands. Je n’aime pas ne pas avoir de retour sur un projet, je me sens inutile, comme si je n’avais pas su faire la différence. Pourtant au final c’est un client qui a payé pour quelque chose donc il est satisfait.
        Et quand il s’agit d’un projet perso c’est pire, parce que le prend personnellement et on se sent transparent.

        un mot gentil, une attention particulière, me mettent du baume au cœur et remplissent d’un coup mon réservoir à inspiration

        Même les machines ont besoin d’entretiens et les retours attentionnés sont la graisse de nos rouages artistiques.

        Et l’histoire regorgera toujours d’exemples où certaines remarques, encouragements, et autres gestes pas si anodins que cela ont inspiré de belles choses. Si personne ne partageait rien ni ne rendait en retour je pense qu’on serait déshumanisé.

        Donc j’espère que l’échange et le partage resteront encore un moment parmi les raisons d’être du web.

        Et merci pour cet article, il aura permis un bel échange dans tous les commentaires.

        1. Merci à toi pour tes commentaires, toujours spirituels et inspirants ^.^

  9. Crows Fell Down

    19 juin 2014

    Bonjour Marie !

    Quel billet fort agréable à lire !

    Très communicatif, sur l’envie d’entreprendre quelque chose d’important à un tournant, enclencher le moteur et se laisser porter par une vague d’énergie !!

    C’est si enivrant les perspectives de changements ! C’est génial car à la lecture de ton billet j’ai réellement perçu des échos et vibrations que l’on pourrait qualifier d’ondes positives.

    Et ainsi revitalisé, on s’aperçoit alors de toutes les opportunités existantes, et il y a sans doute toujours des carrefours et des bifurcations à un moment venu mais rien n’est plus beau au final que d’avoir simplement le choix et de sortir de sa « zone de confort »

    (à ce propos il existe une petite vidéo en stop-motion plutôt chouette sur le sujet : http://www.konbini.com/fr/lifestyle/zone-de-confort-stop-motion/)

    Et question de batailler pour faire accepter une décision personnelle, je comprends exactement le sujet.

    C’est tellement dur dans l’entourage (famille, amis, connaissances, collègues…) de parvenir à exposer à la fois ses projets de vie (et créatifs), sans pour autant chercher à l’imposer, juste à l’expliquer…
    Par exemple de mon côté, j’ai du mal à expliquer à mes parents que je suis fière d’avoir choisie des études artistiques et que malgré la galère au niveau de l’emploi parfois, c’est dans ce secteur que je souhaite persévérer car je suis prête à endurer les difficultés rencontrées.
    De même il est difficile de faire comprendre à beaucoup de gens les raisons qui « me » motivent ainsi que beaucoup d’autres personnes à ne pas vouloir une vie « rangée, programmée à l’avance », à ne pas vouloir d’enfants..et disons vulgairement simplifié : à refuser les conventions établies par une certaine « norme » de vie… un standard alors dont les critères semblent parfois assez inflexibles.
    Et alors, suite à ce refus qui reste pourtant courtois des choix d’autrui, là c’est assez impressionnant de voir à quel point la réaction adverse est souvent irascible.
    Peut-être parce que cela rend compte d’une certaine peur de l’autre à s’ouvrir à l’inconnu…je ne sais pas mais l’incompréhension reste grande.

    Enfin heureusement qu’il y a le rire, ça détend souvent ce genre de propos et ça permet de véhiculer cependant ses projets, acceptés ou non.

    Quant au déménagement, rien n’est plus enthousiasmant comme tu l’as souligné que de « customiser » son repère.
    Et pour cause, si plusieurs déménagements il y a eux, souvenirs rapportés, emmagasinés, c’est passionnant de créer son propre cabinet de curiosités !!

    (à ce propos, il existe un livre qui regorgent de petites merveilles sur les curiosités : Cabinets de curiosités de Christine Fleurent et Christine Davenne : http://www.editionsdelamartiniere.fr/ouvrage/cabinets-de-curiosites/9782732446639)

    Bonne journée !!

    1. Salut Johanna !

      Quel billet fort agréable à lire !

      Très communicatif, sur l’envie d’entreprendre quelque chose d’important à un tournant, enclencher le moteur et se laisser porter par une vague d’énergie !!

      Merci beaucoup ! ^.^*

      C’est tellement dur dans l’entourage (famille, amis, connaissances, collègues…) de parvenir à exposer à la fois ses projets de vie (et créatifs), sans pour autant chercher à l’imposer, juste à l’expliquer…

      Oui, c’est vrai que c’est compliqué. Pas qu’ils soient tous sur notre dos, mais il suffit d’un-e fâcheux-se pour gâcher la fête.

      Le truc c’est que, dès que tu racontes un peu ta vie, les gens se projettent et se sentent obligés de faire des commentaires.

      Perso, c’est pour ça que j’en dis le moins possible sur moi. Parfois, je n’ai pas le choix évidemment, mais si je peux éviter de dévoiler quelque chose, un projet en cours, n’importe quoi sur lequel je n’ai pas envie d’avoir d’avis non sollicités, je le garde pour moi tout simplement.

      Mais bon, on ne peut pas TOUT passer sous silence, parfois on doit faire face à nos minotaures. C’est pour ça qu’il faut prendre soin de soi, pour être fin prêt-e ce jour-là.

      Quant au déménagement, rien n’est plus enthousiasmant comme tu l’as souligné que de « customiser » son repère.
      Et pour cause, si plusieurs déménagements il y a eux, souvenirs rapportés, emmagasinés, c’est passionnant de créer son propre cabinet de curiosités !!

      C’est tout à fait exact ! J’aime bien aussi acheter de petites choses spécialement pour le nouveau logement, que je garde à l’abri dans l’ancien, et que je m’empresse de déballer dans le nouveau. Ça aide à faire la transition !

      J’aime beaucoup le livre dont tu parles, je suis un vrai vampire pour tout ce qui concerne les curiosités et les trucs bizarres. ^^

  10. Mais…mais…mais…tu as le livre de Serge Lutens aux éditions Assouline!!! Il est épuisé depuis des années et coûte bonbon en occaz’!!! Je suis jalouse!
    (J’apporte un commentaire moins constructif que les commentaires qui me précédent, mais j’assume ^^)

    Alors justement, quel fut votre deuil, Serge Lutens ?

    – Le mien d’abord, enfin, celui prévu par la société et ses règles ! […] Un élan irréversible me dégagea du moule de tout convenu. Tout fut absurde, terrible, merveilleux, juste, matière à vivre et à mourir. En somme, des funérailles qui finissent bien

    Ps: J’adore la couleur bleu pétrole du champ de texte des commentaires.

    1. Oui, j’ai trouvé cet extraordinaire livre sur Priceminister pour une grosse bouchée de pain… <3 Gros coup de bol !

      Ps: J’adore la couleur bleu pétrole du champ de texte des commentaires.

      Merci ! ^.^ Moi j’aime bien l’expression des funérailles qui finissent bien.

  11. Ton post m’a particulièrement touchée, ayant plus ou moins vécu le même parcours que toi… née dans une banlieue pauvre de Paris, mes parents m’ont ensuite bougée de force à la campagne, que j’ai tout d’accord détestée pour maintenant l’adorer. Puis ce fut la découverte de la mer, une révélation.

    Maintenant j’habite à Nantes, qui est similaire à Rennes pour pas mal de choses, mais quand même différente. Tout ça pour dire que je comprends tout à fait ce que tu voulais exprimer dans ton post, et que j’espère que depuis que tu l’as écrit, ton déménagement s’est bien passé et que tu te plais bien à Rennes. C’est une merveilleuse aventure et une belle décision que tu as prise là.

    1. Merci ! Je n’ai pas encore déménagé, ça aura lieu le mois prochain, mais je me nourris de tes ondes positives, car ça va être une petite épreuve, je le sais.

      Je suis persuadée qu’il faut passer par ce genre d’épreuves pour obtenir un mieux-être ; on n’a rien sans rien.

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