En mars, Stella Polaris rendait hommage aux idoles de son adolescence. Ça m’a donné envie de faire la même chose !

Quand je pense à mon adolescence, moi, ce sont surtout des sons qui me reviennent. À la base de mon univers, il y a de la musique et des paroles, avant même les images.

Moi, quand j’avais 16 ans, j’écoutais beaucoup de musique, surtout de la musique qui fait du bruit – au grand désespoir de mes parents, qui n’ont jamais trop aimé la voix de Dani Filth.

En hommage à cette époque, voici une petite célébration des cinq albums cultes de mon adolescence :

  1. Lake of Sorrow de The Sins of Thy Beloved ;
  2. Antichrist Superstar de Marilyn Manson ;
  3. De Lumière et d’Obscurité de Dark Sanctuary ;
  4. Cruelty and the Beast de Cradle of Filth ;
  5. Wishmaster de Nightwish.

Attention, dossier !

La genèse : The Sins of Thy Beloved

« Lake of Sorrow » de The Sins of Thy Beloved

Le responsable de ma gothitude adolescente, c’est ce disque : Lake of Sorrow de The Sins of Thy Beloved.

Dès les premières secondes, un bon gros grunt des familles s’élève depuis les ténèbres, suivi de près par un violon angoissé, qui virevoltera tout au long du disque, tel un oiseau de malheur.

Et puis c’est la voix pâle et éthérée d’Anita Auglend qui fait son entrée, narrant l’histoire d’amants séparés – par la mort, cela va de soi !

Du gothic metal pur jus, donc, où voix féminines frémissantes et grunts virils jouent au chat et à la souris – style musical dit de « la Belle et la Bête ».

Et puis cette pochette… Cette pochette ! ♥

J’adore toujours autant ce disque, que j’ai vraiment énormément écouté. J’en ai d’ailleurs écrit une chronique plus détaillée, pour les amateurs.

Dieu le père : Marilyn Manson

Partant de là, c’était tout un univers qui s’ouvrait à moi, mes découvertes allant du metal à la musique gothique, et de la musique gothique au metal.

Et c’est là qu’entre en scène Marilyn Manson, qui est sans conteste LA muse (malade) de mon adolescence.

J’ai découvert sa musique à la sortie de son disque Holy Wood. J’écoutais innocemment le CD sampler de je ne sais plus quel magazine, et tout à coup, bim !, Manson : coup de foudre immédiat pour la voix, ténébreuse et sarcastique à souhait.

Quelques jours plus tard, j’ai acheté l’album, que j’ai écouté religieusement pendant des semaines. Puis ce fut au tour de Mechanical Animals, puis de Antichrist Superstar.

Marilyn Manson « Antichrist Superstar »

Antichrist… résume à lui seul toute l’essence de Manson. C’est son meilleur album, tout y est parfait – notamment les paroles et les clips, extraordinaires.

Quand j’étais ado, je me suis beaucoup identifiée à Manson, intellectuellement mais aussi physiquement. Il faut m’imaginer, à 16 ans, mesurant 20 centimètres de plus que tout le monde, et obsédée par le noir : ça n’a pas toujours été facile à assumer !…

Avec Manson – géant gothique et fardé, hermaphrodite glamour et hyper sexuel, cet animal nonchalant et magnétique –, je me sentais moins seule.

Ce grand échalas planté sur ses platform boots m’a aidée à passer le cap de l’adolescence sans trop de heurts.

Je me disais qu’il y avait au moins une personne dans ce monde qui ressentait la même chose que moi : la sensation épidermique d’être, fondamentalement, différent.

Marilyn Manson
Marilyn Manson photographié par Joseph Cultice

Les anges noirs : Dark Sanctuary

Retour à l’aube de l’an 2000. Un copain de lycée me prête plein de disques, dont De Lumière et d’Obscurité de Dark Sanctuary.

J’ai été immédiatement attirée par cette pochette ambivalente, à la fois gothique et psychédélique. J’étais loin de me douter du bouleversement musical que recélait cette énigmatique image…

« De Lumière et d'Obscurité » de Dark Sanctuary

Ce disque a eu une influence majeure sur mon imaginaire, et a joué un rôle de premier ordre dans la genèse de l’astre pourpre.

De Lumière et d’Obscurité est profondément triste et profondément beau ; niveau style, je le qualifierais de heavenly doom funéraire. Je ne connais aucun disque de la même veine qui lui arrive à la cheville.

Si vous n’écoutez qu’un titre, écoutez Cet Enfer au Paradis.

Les sales gosses : Cradle of Filth

Toujours au lycée, j’avais quelques potes qui écoutaient du black metal, et grâce auxquels j’ai découvert Cruelty and the Beast, ainsi que Dusk and her Embrace de Cradle of Filth.

Ce fut une grosse claque musicale – et une claque esthétique, aussi. Un monde complètement nouveau s’ouvrait à moi. Et pourtant, bizarrement, j’avais l’impression de le connaître depuis toujours…

Cradle of Filth « Dusk and her embrace »
Cradle of Filth « The Principle of Evil made flesh »
Cradle of Filth « Cruelty and the Beast »

Quand toi-même tu es en pleine métamorphose, le mythe du vampire te parle soudain énormément. Et puis ça collait bien à mon trip « gothique, sang, mort et bougies noires » de l’époque.

Plus d’une fois, les paroles des disques de Cradle m’ont transportée, portée par des rythmes venus de l’enfer et des mélodies épiques.

J’ai du mal à choisir entre Dusk et Cruelty, car ils sont tous les deux excellents. Mais Cruelty est mieux produit, plus harmonieux, et c’est celui que j’ai le plus écouté (surtout la nuit pour m’endormir).

Par la suite, on m’apprit que Cradle était considéré comme la risée du black metal, que c’était limite un groupe parodique, et surtout que c’était trop la honte d’écouter leurs disques.

Mais je m’en fiche : je préfère le trip vampirique grand guignol de Cradle au trip nauséabond malheureusement très premier degré de certains groupes de black metal que je découvrirais par la suite.

De Cradle, j’ai encore bien aimé Midian, leur quatrième album, et puis après ça j’ai lâché l’affaire : j’étais déjà passée à autre chose.

La reine de la nuit : Nightwish

Dans un tout autre registre, il y a eu Nightwish.

Quand j’ai entendu la voix soprano de Tarja Turunen survoler les compos metal de Nightwish, j’ai eu comme un électrochoc. C’était le meilleur des deux mondes : un heureux mariage entre metal et musique classique.

Nightwish « Oceanborn »
Nightwish « Wishmaster »

Les paroles, teintées de fantasy et de romantisme noir, me captivaient. Cela m’a motivée à prendre des cours de chant lyrique, et à chanter au sein d’un groupe.

Oceanborn et Wishmaster resteront pour toujours dans ma collection de disques.

Après ces deux chefs d’œuvre, Nightwish a commencé à prendre le melon, à vendre des strings griffés à leur effigie et à faire de la merde.

Je m’en suis donc détournée, un peu dégoûtée. Je ne me reconnaissais plus du tout ni dans le groupe, ni dans ses fans.

NB : Cradle aussi a sorti un string à son effigie. Ça devait être la mode à l’époque, je suppose.

Les autres disques

« Velvet Darkness They Fear » de Theatre of Tragedy

À brûle-pourpoint, sans aucun ordre de préférence, voici les autres disques que j’ai énormément écoutés quand j’étais ado :

  • Within the Realm of a Dying Sun de Dead Can Dance – choc énorme ;
  • Velvet Darkness They Fear de Theatre of Tragedy ;
  • Beyond the Veil de Tristania ;
  • Drudenhaus de Anorexia Nervosa ;
  • Dreams of the Black Earth de Throes of Dawn ;
  • Puritanical Misanthropic Euphoria de Dimmu Borgir ;
  • Painting on Glass de The 3rd and the Mortal ;
  • Noctes Insomnes de Rosa†Crvx ;
  • Mother Earth de Within Temptation ;
  • Ecliptica de Sonata Arctica.

Mais aussi :

  • 666.667 Club de Noir Désir ;
  • Americana de The Offspring ;
  • Nevermind et MTV Unplugged de Nirvana.

Et vous, quels sont les disques qui vous ramènent directement à votre adolescence ? Les écoutez-vous toujours ? :razz:

Marie

23 commentaires

  1. J’ai essayé très fort de me mettre au black metal à l’époque (à cause des pochettes, de l’imagerie, de tout le côté goth)… mais musicalement ça n’a jamais vraiment marché pour moi ^^ Soit trop grandiloquent, soit trop bourrin – bref, pas mon truc. Je suis restée soit sur du 80s (Bauhaus, Joy Division, tout ça), soit sur du goth à la limite de la parodie (HIM, 69 Eyes…). Il y a eu Placebo aussi, et Alice Cooper.

    Mais LE groupe qui a marqué – voire défini – mon adolescence, c’est Pulp. J’étais et je reste fan de leur son pop sous la surface duquel passent des ombres inquiétantes, et des textes de Jarvis Cocker, qui fait partie de ces oiseaux rares que sont les vrais paroliers.

    1. Salut Stella !

      J’ai essayé très fort de me mettre au black metal à l’époque (à cause des pochettes, de l’imagerie, de tout le côté goth)… mais musicalement ça n’a jamais vraiment marché pour moi ^^ Soit trop grandiloquent, soit trop bourrin – bref, pas mon truc.

      Ouais, je comprends. C’est pas hyper hyper subtil comme musique… :-] Moi-même, j’en écoute très peu, surtout du black mélodique, ce qui n’est sans doute pas considéré comme du TRVE BLACK METAL par les puristes. En ai-je quelque chose à faire ? Absolument pas.

      Mais LE groupe qui a marqué – voire défini – mon adolescence, c’est Pulp. J’étais et je reste fan de leur son pop sous la surface duquel passent des ombres inquiétantes, et des textes de Jarvis Cocker, qui fait partie de ces oiseaux rares que sont les vrais paroliers.

      Je ne connais pas du tout (je crois que je situe juste une ou deux de leurs pochettes), mais tu me donnes envie d’y jeter une oreille avec cette description en clair obscur ;-) Merci !

  2. Bon, ce n’est pas vraiment une surprise mais, hormis Marilyn Manson, la similarité de cet univers musical avec le mien passé est complètement dingue. Si on ajoute quelques autres groupes comme Empyrium, ou Blind Guardian voire Rhapsody pour le côté power metal fantasy tagada-tsoin-tsoin, c’est même à peu près tout ce que j’écoutais il y a 15 ans.
    Mes goûts se sont élargis un peu plus tard grâce à deux « chevaux de Troie », vers le prog rock avec Opeth, et Samael pour l’électro/indus, et c’est tant mieux. Maintenant c’est beaucoup moins monolithique, et surtout sans cette volonté très adolescente de vouloir rester accroché à un style particulier :)

    J’ai encore beaucoup d’affection pour la plupart de ces albums, même si je ne les écoute plus beaucoup. Souvent simplement parce que je n’y pense pas. Alors merci pour cette madeleine, ça va être un grand plaisir de ré-écouter The Sins of Thy Beloved cet après-midi !

    1. Salut Nim !

      Bon, ce n’est pas vraiment une surprise mais, hormis Marilyn Manson, la similarité de cet univers musical avec le mien passé est complètement dingue.

      Curieusement, ça ne m’étonne pas trop… :)

      le côté power metal fantasy tagada-tsoin-tsoin

      :D

      J’ai écouté un peu Blind Guardian, mais pas assez pour le considérer comme un de mes groupes cultes. C’est via Ayreon que j’ai redécouvert la voix de Hansi Kürsch et que j’ai, du coup, réécouté quelques galettes de BG.

      J’aime bien Ayreon aussi pour ça, ça a un petit côté « madeleine de Proust » voire porte-au-loin qui me transporte dans un univers musical familier mais pas encore complètement défriché.

      Mes goûts se sont élargis un peu plus tard grâce à deux « chevaux de Troie », vers le prog rock avec Opeth, et Samael pour l’électro/indus, et c’est tant mieux. Maintenant c’est beaucoup moins monolithique, et surtout sans cette volonté très adolescente de vouloir rester accroché à un style particulier :)

      Je suis très fan d’Opeth aussi (y compris de leurs expérimentations beaucoup plus prog et/ou acoustiques).

      Côté Samael, ouais, j’aime beaucoup aussi (le titre Together ayant à lui seul alimenté pas mal de fantasmagories musicales quand j’avais 15 ou 16 ans).

  3. WOW
    C’est super impressionnant de découvrir qu’à 16 ans tu avais déjà un univers musical aussi affirmé ! je vais écouter çà…
    Merci pour le partage !

    1. You’re welcome, dear!

  4. Crows Fell Down

    24 juin 2014

    Ah les musiques qui bercent l’adolescence…
    Parmi les artistes que tu as cité, Manson et Dark Sanctuary ainsi que Nightwish, ça laisse des souvenirs ça !! De même que pour : The Offspring et Nirvana.
    C’est étrange mais c’est toujours un très beau moment de se replonger dedans, dans ces bandes sons qui ont accompagnés quelques passages de nostalgies…

    Avec les titres que j’ai écoutés à la période ado, j’ai eu l’impression d’être née un peu retard à vrai dire…
    Ma tante nous a fais découvrir à ma sœur et moi : And Also The Trees, Joy Division, Bauhaus, Einsturzende Neubauten, Fields of the Nephilim, Sisters of Mercy, Nick Cave and The bad Seeds, Lydia Lunch, Dead Can Dance et toute la soundtrack du film The Crow…

    Mais à retenir 2 groupes profondément décisifs pour hier et encore aujourd’hui: And Also the Trees et Joy Division…

    And Also The Trees…ce groupe là… Le guitariste (Justin Jones) parvient à faire raisonner sa guitare, à la faire onduler comme certains morceaux d’une nature plus chaude (guitare typé jazz manouche / un brin espagnol mais avec une raisonnance si froide, glaciale, superbe…les textes sont sublimes, taillés dans le diamant brut et incarnés par le chanteur (Simon H. Jones), les instruments se diversifient, les sonorités se font parfois assez mystérieuses, non pas exotiques mais étranges…lointaines oui !! c’est exactement ce terme un genre de musique lointaine : leur musique semble provenir d’un espace hors-temps, c’est quasiment intemporel. Leurs lives ressemblent vraiment à un voyage durant lequel le temps paraît suspendu…il y a une telle noblesse dans cette musique que personnellement ça m’en coupe le souffle exactement à l’image des musiciens…des dandys descendus d’on ne sait où…) mais pour citer un titre faute de plusieurs
    Pour une écoute : (Belief in the Rose): http://youtu.be/rHQ9soylLvE

    Et lorsque tu parles de « claque esthétique », terme terriblement juste !! J’ai exactement compris ça avec l’univers graphique de Dave Mckean pour les couvertures de Sandman que j’ai commencé à lire vers 16 ans, et puis quels chouettes personnages que Death et Sandman !!

    1. Merci pour ce commentaire passionné ! :)

      Je t’avoue que je ne connais pas And Also The Trees, sinon de réputation. Il faut vraiment que je m’y mette ! Ta description m’y invite.

      Quant aux claques esthétiques et artistiques, c’est un bien vaste sujet. Tu parles de McKean, dont je suis fan également, mais il y en a tant d’autres… Ça me donne des idées pour de futurs billets de blog tout ça ! ^.^

  5. Les musiques de notre adolescence…  :)

    L’époque où l’on découvre des groupes autant que l’on se découvre soit même tout se disant que notre vie serait plus cool avec une bonne BO.

    Je ne citerai que ceux qui ont vraiment marqué, les cds (et les cassettes) que j’ai usés.

    Saez – Jours Etranges.
    Celui là m’a fait une bonne partie du collège, je trouvais vraiment une atmosphère à cet album, les morceaux s’enchainent comme les chapitres d’une histoire. J’ai moins accroché son second album même si certains morceaux valent le coup et j’ai laissé tombé au suivant.
    Mais l’ambiance « mélancolico-paumé-mais on se lève quand même le matin » collait bien avec l’époque.

    Placebo, U2, Radiohead  :
    Cette trinité est bien étrange mais ils ont ce point commun  : j’ai connu sur le tard (un peu moins pour U2) et j’ai eu bien plus de plaisir à découvre les premiers albums, comme si je rattrapais le temps perdu alors que les autres s’extasiaient sur le dernier single aux sonorités commerciales. Cela s’applique aussi à Muse et Coldplay (d’ailleurs je préfère garder le souvenir de Coldplay avec un piano).
    Whithout I am nothing et Black Market Music pour Placebo, The Bends et OK Computer pour Radiohead, …
    Placebo correspond à une période plus sombre ainsi qu’a une grosse période Indochine (que je ne peux pas nier). Là aussi découvrir un album comme Dancetaria quand les autres écoutent J’ai demandé à la Lune, c’était un peu plus sympa. Si j’avais habité une zone moins rurale j’aurai viré emo-goth si ça se trouve. Mais j’ai rencontré pas mal de monde par ce groupe et bon… je suis encore là aujourd’hui donc c’est que ça m’a servi ^^

    The Cranberries – No need to argue
    Ma soeur avait enregistré l’album sur k7 et quand je suis tombé dessus celle ci est resté un moment dans mon walkman. C’est un groupe que j’ai bien suivi par la suite et leur écoute revient assez régulièrement.
    Là encore, c’était plus la génération de ma grande soeur donc quand on me demandait ce que j’écoutais c’était souvent suivi d’un « j’connais pas »

    The Smashing Pumpkins
    Un jour j’ai demandé à ma cousine (env 12ans de + que moi) de benir avec ces cds pour que je me fasse des mp3s. Je connaissais de nom mais sans plus. Ce fut la révélation. J’ai tout suite aimer l’album Adore (pourtant assez à part, j’avais probablement des restes d’indochine) puis j’ai apprivoisé les autres. Je trouverai toujours une musique qui ira avec mon moral, les voir en concert l’an passé alors que je les écoutais depuis 10ans c’était vraiment le pied. J’ai les 3/4 de leur discographie sur un cd, c’est le disque par défaut dans mon autoradio.
    Là encore, c’étaient essentiellement des albums déjà sortis  : c’est comme découvrir une série qui est bientôt terminée, on se gave d’épisodes sans attendre la prochaine sortie. Le groupe a sans cesse évolué et même si aujourd’hui il ne reste que Billy Corgan dela formation de base la production est toujours intéressante. Mon seul regret vis à vis de ce groupe est de n’avoir pas assez de temps pour être capable de jouer leurs morceaux à la batterie. Après n’est pas Jimmy Chamberlin qui veut…

    Travis
    Il me manque les 2 derniers albumsmais je compte bien les acheter. Je ne sais pas pourquoi mais c’est le seul groupe dont j’ai envie d’avoir tous les albums sur support physique. Est ce la typo avant garde de leur logo qui m influence ou est ce un toc, je ne sais pas. Toutes proportions gardées ce sont un peu mes Beatles (que j’écoute aussi depuis toujours).

    Et je terminerai par un ovni tant j’ai cité du pop rock
    The Corrs – Unplugged
    J’aime cet album, je l’ai écouté un nombre incalculable de fois. C’était le cd que je pouvais mettre dans la voiture familliale sans voir mes parents grincer des dents (faut dire qu’à l’époque c’était ça ou Nirvana / ACDC / Pink Floyd).
    Je l’ai redécouvert il y a peu, avec un certains plaisirs.Cependant j’évite de trop l’écouter pour ne pas me remettre à croire aux licornes.

    C’est dur de ne faire ressortir que quelques groupes (la preuve j’ai fait un pavé). Mais chaque chanson / album nous rappelle une phase, la copine du moment, l’accident de voiture qu’on a eu en l’écoutant, les rêves qu’on se faisait… on dit souvent que les odeurs peuvent déclencher de forts souvenirs mais c’est d’autant plus vrai avec la musique.

    1. Cependant j’évite de trop l’écouter pour ne pas me remettre à croire aux licornes.

      :’D

      Merci pour ce pavé, Philippe ! Je comprends ta logorrhée, je suis comme toi, dès que je commence à parler d’un sujet qui me prend aux tripes, je deviens intarissable… !

      C’est amusant de voir, à travers les différents commentaires laissés sur ce billet, la mosaïque musicale et émotionnelle que l’on rattache à cette période, toutes les facettes d’un même émoi adolescent.

      Et je te rejoins complètement sur la puissance qu’a la musique en terme de voyage dans le temps. Elle est plus pérenne que les odeurs, en plus. Une valeur sûre ! ;-)

  6. Ça m’a replongé dedans aussi ;)
    J’ai écouté un peu les mêmes, Nightwish, Within Temptation, Sonata Arctica. J’aimais bien aussi Apocalyptica, et quelques titres d’Era. En gros tout ce qui avait attrait de près ou de loin à l’univers celtique/ésotérique/mystérieux.
    Mais c’était dans ma période « adolescence torturée et tortueuse » J’ai dérivé sur des trucs plus légers après le lycée ^^ Je n’en ai jamais réécouté aucun, sauf ce soir là, je suis bien partie pour me faire une soirée nostalgie. Merci !

    1. Mais c’était dans ma période « adolescence torturée et tortueuse » J’ai dérivé sur des trucs plus légers après le lycée ^^ Je n’en ai jamais réécouté aucun, sauf ce soir là, je suis bien partie pour me faire une soirée nostalgie. Merci !

      De temps en temps, ça fait du bien ! :D

      Par curiosité, quels sont les trucs plus légers que tu écoutes désormais ?

      1. Si ça t’intéresse ^^ En ce moment ça varie entre The XX, Little People, Vampire Week-end et le dernier de Damon Albarn !

  7. De mon côté, je me souviens encore de ce truc de prépa « citer vos 5 groupes préférés » qui m’a permis de faire une très très belle rencontre.

    Les 5 en questions :

    • Nightfall of the Middle Earth de Blind Guardian que j’écoute toujours avec ferveur. J’aime tous leurs albums, j’aime la complexité de mélodies qui s’entrecroisent, j’aime bien sûr aussi l’univers Tolkienien, même si bien sûr A night at the Opera n’a rien à envier aux autres.
    • Killers de Iron Maiden, là encore, pas de complexe à continuer à apprécier Maiden, même 15 ans après, et à s’enflammer aux concerts
    • Tales of the enchanted Land de Rhapsody (tout à coup j’ai un doute sur le titre) bon là, j’avoue que ma ferveur adolescente s’est un peu essoufflée, mais tout de même je ne renie rien
    • Sur le même niveau, Infinite de Stratovarius et Ecliptica de Sonata Arctica. Si pour Strato, j’ai un peu perdu de vue, pour Sonata Arctica, j’avoue pas plus tard que l’an dernier m’être bien usée les cordes vocales sur Replica en concert (un vrai bonheur)

    Bref, je n’ai jamais vraiment quitté mon adolescence… Depuis, quelques trucs plus corsés sont venus s’ajouter (Dark Tranquillity notamment), mais le métal reste mon monde, mon univers, ma respiration…

    1. Hello Marilou !

      De mon côté, je me souviens encore de ce truc de prépa « citer vos 5 groupes préférés » qui m’a permis de faire une très très belle rencontre.

      C’est fou, tu te souviens de ça ! Je ne sais même plus dans quel contexte ça avait lieu… Ma mémoire n’est plus ce qu’elle était (en même temps, ça commence à dater… Moi je me rappelle d’une certaine blague dans une certaine chambre d’un certain internat avec deux copines avec qui on mangeait des gaufrettes, mais la bienséance m’empêche d’en parler en public ! :-P)

      Killers de Iron Maiden, là encore, pas de complexe à continuer à apprécier Maiden, même 15 ans après, et à s’enflammer aux concerts

      Clairement, Maiden déchire en live. Je les ai vus deux fois en concert, et à chaque fois c’était exceptionnel.

      Depuis, quelques trucs plus corsés sont venus s’ajouter (Dark Tranquillity notamment), mais le métal reste mon monde, mon univers, ma respiration…

      Dark Tranquillity fait partie de ces groupes dont on me rabat les oreilles sans arrêt, mais sur les terres desquels je ne me suis pas encore aventurée.

      J’aime bien l’idée d’avoir cette playlist à découvrir, peut-être l’occasion d’associer de nouvelles émotions musicales à ma nouvelle vie en Bretagne ! La musique m’a toujours aidée à amortir les grands changements de ma vie. :)

  8. Stephane Mayere

    2 juillet 2014

    Ouh la la la , ca va remonter loin si on parle des albums d’ados…
    J’avais 16 ans en …1982 donc par la période la plus créative en terme musical.
    A l’époque la mode c’était plutôt la new wave, The Cure, Joy Division, Orchestral Manoeuvre … ou de la variétoche genre Kid Creole and the coconuts…
    Bref pas ma tasse de thé , ni maintenant, ni à l’époque…
    Dans les albums de cette époque, j’écoutais un peu de métal, ceux qui commencaient a sortir du lot, les premiers Maiden par exemple, Saxon ( un peu ), Dokken ( qui a disparu depuis ), Thin Lizzy ( j’adore toujours, et Lynott était un tel personnage…Kiss sur les albums d’avant AliveII, c’était d’enfer. AC/DC aussi, je me souviens du choc lorsque Back in Black est sorti après la mort de Bon Scott, c’était la fin de mes années collèges ça .

    Sinon ma disco était plutôt tournée vers les 70…. The Wall bien sûr , je me rappelle très bien des 2 chocs de l’année 79 : The Wall et Alien de Ridley Scott, ca a alimenté les sujets de conversation pendant des mois…
    Dark Side of The Moon autant pour la musique que pour la qualité sonore à l’époque.
    Led Zep bien sur, que j’ai eu la chance immense de voir en 80 peu de temps avant la mort de Bonham, Physical graffiti reste un de mes albums de chevet avec sa pochette ‘à tiroirs’ et quelques-uns de leurs plus beaux morceaux pour moi : The Rover, Kashmir, In my time of dying… grand grand disque…

    Je me souviens avoir fait tourner en boucle Moonflower et Oneness de Santana pendant des semaines également…

    Et puis Lou Reed et Higelin qui étaient les ‘artistes maudits’ qu’on vénérait au lycée… Le triple live vynil à Mogador, avec Géant Jones pour Higelin et Rock’n’roll Animal et sa puissance brute sur les morceaux du Velvet…

    Après en 84, en lisant Kerrang, j’ai découvert un petit groupe qui venait d’être élu meilleur nouveau groupe anglais uniquement sur ses prestations scéniques, sans avoir jamais sorti d’albums.. mais uniquement un EP appelé ‘Market Square Heroes’… et le monde n’a plus jamais été le même … Marillion m’a fait découvrir les premiers Genesis car on comparait Fish a Gabriel… puis Peter Hammill , VDGG et Yes …

    Le virus était en moi…

    1. Salut Stéphane !

      Merci beaucoup pour ton commentaire. Je suis hyper impressionnée que tu aies vu Led Zep’ avec Bonham en live ! OMG !

      je me rappelle très bien des 2 chocs de l’année 79 : The Wall et Alien de Ridley Scott, ca a alimenté les sujets de conversation pendant des mois…

      Han, tu m’étonnes ! Deux chefs d’œuvre !

      Après en 84, en lisant Kerrang, j’ai découvert un petit groupe qui venait d’être élu meilleur nouveau groupe anglais uniquement sur ses prestations scéniques, sans avoir jamais sorti d’albums.. mais uniquement un EP appelé ‘Market Square Heroes’… et le monde n’a plus jamais été le même … Marillion m’a fait découvrir les premiers Genesis car on comparait Fish a Gabriel… puis Peter Hammill , VDGG et Yes …

      Le virus était en moi…

      Je n’aurais pas pensé que Kerrang aurait parlé de Marillion, tu vois. Ils ont dû être impressionnés par le costume de jester de Fish ! ahaha :-P

      1. Stephane Mayere

        3 juillet 2014

        C’est aussi le privilège de l’âge d’avoir vu Led Zep, accomodé d’un bon concours de circonstances, il n’y a rien d’impressionnant la dedans.
        Led Zep ne tournait plus en France depuis 71 par superstition après avoir eu galère sur galère ( vol de matériel, feu dans la salle … )
        Et il se trouve qu’en juin 1980 ils passaient à Brème pendant que j’étais en voyage linguistique avec l’école… ni une, ni deux, pas de parents a convaincre … et zou … dans la Stadthalle.

        Rétrospectivement, le concert était très mauvais… Page était à coté de ses pompes, titubait sur scène et avait de la poudre blanche qui suintait des narines :-).
        Jones reprenait la plupart des plans de guitares aux claviers pour masquer la misère…

        Reste la chance d’avoir vu des légendes 2 mois avant la fin du groupe…

        Kenavo pour ce soir.

  9. Aaaaah je retrouve beaucoup de goûts communs dans ta liste :) notamment Dark Sanctuary (que j’ai même vu en concert en 2003, énorme!!) mais comme on doit avoir quelques années d’écart, je n’ai pas eu la chance d’avoir une play-list aussi cool ado car bon j’avais 15 ans en 1995 donc voilà quoi :D J’essayais de fuir la soupe ambiante de l’époque, type dance et autre, ce qui n’était pas une mince affaire! et du coup, les 5 albums de mes années lycée, ça donne ça :

    – Aenima de Tool. Bon, ça, toujours aujourd’hui, ça me colle des frissons. Tool, juste, j’adore. Maynard a la voix la plus merveilleuse du monde, et leur musique, juste ce qu’il faut de glauque et de sombre pour que j’adhère à 200%!! Mon seul regret : ne jamais les avoir vu en live…

    – Life is peachy de Korn. Ouais bon, là, clairement, ça ne va plus être possible :D Enfin c’est-à-dire que ce style de musique ne me parle plus du tout. Mais alors à l’époque, misère, j’écoutais ça tous les matins au réveil!!

    – Something to remember me by, de Ben Lee. Je ne sais plus trop comment j’étais tombée sur ce disque, mais alors ça doit être celui qui a tourné le plus dans ma chaîne hi-fi à l’époque. Je ne l’ai pas réécouté depuis plus de 15 ans, donc difficile de savoir si j’aimerais encore aujourd’hui, mais le côté acoustique et les mélodies douces amères de cet album m’avaient beaucoup touchée à l’époque.

    – et les 2 derniers sont du même groupe, Dark Side of the Moon et The Wall de Pink Floyd. Last but not least, comme on dit. Pink Floyd, LE groupe qui, encore aujourd’hui, occupe la place d’honneur dans mon palmarès musical. Ces 2 albums-là, que j’écoutais en première, en lisant Kerouac en fumant et en portant des pattes d’éph home made parce qu’à l’époque j’en trouvais pas…Punaise, tout une époque, que de souvenirs…Et une histoire d’amour toujours vivace avec ce groupe (enfin jusqu’à ce que Roger Waters s’en aille, enfin en ce qui me concerne en tout cas!) C’est grâce à ces 2 disques que je suis vraiment devenue accro à Pink Floyd, et aujourd’hui encore, écouter Echoes (quelle perfection de bout en bout!!), Wish you were here ou encore Comfortably Numb me scotche toujours autant. Même si il y a énormément de groupes et de disques qui m’émeuvent et me touchent, aucun ne m’a tiré des larmes comme Pink Floyd a pu le faire (hormis Damien Saez mais ça c’est bien plus récent)

    Il devait y avoir d’autres trucs à l’époque, du genre Deftones, Pearl Jam ou Nirvana, ou encore Led Zep, mais ces 5 là demeurent les plus emblématiques de mon adolescence!

    1. Coucou !

      Aaaaah je retrouve beaucoup de goûts communs dans ta liste :) notamment Dark Sanctuary (que j’ai même vu en concert en 2003, énorme!!)

      Je les ai vus aussi en concert, lors du Wave Gotik Treffen de 2006, c’était totalement hypnotique ! Un excellent souvenir.

      mais comme on doit avoir quelques années d’écart, je n’ai pas eu la chance d’avoir une play-list aussi cool ado car bon j’avais 15 ans en 1995 donc voilà quoi :D J’essayais de fuir la soupe ambiante de l’époque, type dance et autre, ce qui n’était pas une mince affaire!

      Oh, je n’ai que trois ans de moins que toi ! Je me souviens moi aussi de la soupe dance et Euro 2000 feat. les Worlds Apart en bikini.

      – Aenima de Tool. Bon, ça, toujours aujourd’hui, ça me colle des frissons. Tool, juste, j’adore. Maynard a la voix la plus merveilleuse du monde, et leur musique, juste ce qu’il faut de glauque et de sombre pour que j’adhère à 200%!! Mon seul regret : ne jamais les avoir vu en live…

      Oui, je me prosterne également devant TOOL, que j’ai découvert plus tard, pendant mes études. C’est juste le meilleur groupe du monde (bon, ok, je dis ça de tous mes groupes préférés, mais quand même, TOOL quoi).

      J’ai eu la chance de les voir deux fois en concert, d’ailleurs j’avais raconté le concert de 2006 à Lyon… C’était juste exceptionnel ! <3

      – et les 2 derniers sont du même groupe, Dark Side of the Moon et The Wall de Pink Floyd. Last but not least, comme on dit. Pink Floyd, LE groupe qui, encore aujourd’hui, occupe la place d’honneur dans mon palmarès musical. Ces 2 albums-là, que j’écoutais en première, en lisant Kerouac en fumant et en portant des pattes d’éph home made parce qu’à l’époque j’en trouvais pas…Punaise, tout une époque, que de souvenirs…Et une histoire d’amour toujours vivace avec ce groupe (enfin jusqu’à ce que Roger Waters s’en aille, enfin en ce qui me concerne en tout cas!) C’est grâce à ces 2 disques que je suis vraiment devenue accro à Pink Floyd, et aujourd’hui encore, écouter Echoes (quelle perfection de bout en bout!!), Wish you were here ou encore Comfortably Numb me scotche toujours autant. Même si il y a énormément de groupes et de disques qui m’émeuvent et me touchent, aucun ne m’a tiré des larmes comme Pink Floyd a pu le faire (hormis Damien Saez mais ça c’est bien plus récent)

      Amen ! D’ailleurs, je m’en vais de ce pas écouter un petit Echoes.

  10. J’aurais parié qu’il y aurait aussi eu The Gathering, My Dying Bride et Lacuna Coil dans votre liste; et j’aurais perdu…

    Niveau Black Metal, à l’époque il y avait Emperor, les gens le disent difficile à appréhender du fait de l’abondance de lignes musicales qui se chevauchent, la complexité et de la vitesse, mais vraiment, un album comme Anthems To The Welkin At Dusk, une fois qu’on l’a écouté quelques fois c’est un peu comme avoir été hypnotisé : il suffit de deux notes pour partir dans un autre univers! Mais ça n’a pas le côté « goth » de Dimmu Borgir ou Cradle of filth (d’ailleurs raillés parce qu’à un moment il se sont plus tournés vers des thèmes inspirés « Hammer » et romantisme noir plutôt que sataniques & co)

    Ecoutez-vous Bleach, le premier album de Nirvana? Leur moins connu et pourtant le meilleur!

    1. Bonjour Ether,

      J’aurais parié qu’il y aurait aussi eu The Gathering, My Dying Bride et Lacuna Coil dans votre liste; et j’aurais perdu…

      Ce sont des groupes que j’ai écoutés, mais un peu plus tardivement, pendant mes études. Je suis très fan de The Gathering.

      Ecoutez-vous Bleach, le premier album de Nirvana? Leur moins connu et pourtant le meilleur!

      Non ! Je vais tâcher d’y remédier. Merci pour cette recommandation :)

  11. C’est marrant de retrouver Dark Sanctuary dans ta courte liste. J’ai découvert ce groupe par hasard, car j’ai connu brièvement le créateur du groupe (Arkdae) qui à l’époque, m’avait donc fait découvrir son groupe. C’est une personne talentueuse, vu qu’il a fait partie de plein de groupes de légende qui ont aligné les chefs d’oeuvre, style Osculum Infame et d’autres plus anciens groupes de black metal encore. Je n’aime pas du tout ce style de musique habituellement (d’ailleurs à part Cradle, et DS, je déteste copieusement tous le reste des albums dont tu parles ci-dessus) mais j’ai immédiatement accroché.

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