Joie suprême : les cours de gravure à l’eau-forte ont repris aux beaux-arts, animés par Julie Giraud.

Entre presses à graver, réserve de pierres, bacs d’acide, vous pourrez acquérir les bases techniques et plastiques propres à la taille douce, à l’eau forte ou encore à la lithographie. En explorant ces médiums, vous comprendrez les questions de matrice et de multiple à travers le travail de la ligne, de la surface et de la matière, pour développer ensuite votre propre univers gravé.

C’est déjà la troisième année que je suis ce cours du soir : pour fêter ça, je me suis offert un nouveau tablier, cette fois-ci avec des poches. Parce que mine de rien, on a toujours besoin de tout un tas de petit matériel quand on fait de l’eau-forte : pointe sèche, gants, etc.

Avant de m’inscrire en estampe, j’avais pris des cours de design graphique en 2020. Ça m’avait permis de découvrir la gravure sur Tetra-Pak.

Coup de boost

Pousser la porte des beaux-arts chaque semaine, ça a été un énorme coup de boost pour faire de ma pratique artistique une activité régulière : créer quelque chose chaque semaine, sinon chaque jour.

Si je n’avais pas osé m’inscrire, je me connais, je serais probablement encore en train de ruminer dans mon coin, convaincue que « je n’ai pas le temps pour créer »…

Apprendre les techniques de l’eau-forte aux côtés d’autres personnes, ça aide à se décentrer, aussi. Regarder ce que créent les autres, s’entraider, échanger sur nos pratiques, se féliciter… Mais aussi compatir et/ou se marrer quand nos efforts se soldent par des résultats décevants.

Investissement

M’y rendre chaque semaine pour apprendre la gravure à l’eau-forte, c’est un investissement.

En temps d’abord : déjà, j’ai besoin de temps chaque semaine pour avancer mes projets chez moi avant de retrouver l’atelier le mercredi. Ensuite, ça représente environ une heure de route aller-retour à chaque fois, plus environ 30 minutes de métro.

En argent aussi : pas tant pour le matériel, qui dans l’ensemble est fourni ou assez bon marché ; mais pour l’inscription. L’école propose une tarification solidaire pour permettre à tout le monde d’accéder à l’art et à la culture.

Comme j’ai des revenus décents, je paye plein pot, c’est-à-dire 616 € par an. Je trouve ça parfaitement normal, mais ça reste un investissement.

Trois intentions cette année

  • Terminer mon polyptyque de squelettes en costumes bretons (il me reste 2 matrices sur 4 à produire, dont une que j’ai commencée).
  • Travailler sur une matrice plus grande, environ 20 cm (le thème va vous étonner 🙃).
  • Essayer une nouvelle technique : par exemple, sur une couche de vernis frais, poser de la vraie dentelle et attendre que ça sèche avant de plonger la plaque dans le mordant. Ou alors, utiliser la technique du liquide vaisselle premier prix pour obtenir des effets intéressants.
Trois plaques gravées avec mes squelettes bretons

Graveurs et graveuse de Bretagne

En faisant du rangement, j’ai retrouvé une petite brochure que j’avais dénichée au fin fond de l’étagère « seconde-main » dans la librairie L’Encre de Bretagne.

Cette brochure présente le travail de trois artistes qui ont fait de la gravure en Bretagne : Carmelo de la Pinta à Pont-Aven (qui semble ne plus graver aujourd’hui), ainsi que Loïc et Myriam de Penhouët, un couple d’artistes du Huelgoat dont le travail s’inspirait de l’art celtique.

J’adore absolument ces effets d’arrière-plan, et j’ai hâte d’expérimenter davantage avec l’aquatinte, le vernis et le mordant dans l’espoir d’obtenir des effets un peu similaires, à mon niveau en tout cas !

Marie

Déjà 6 commentaires

  1. Candice Lesage

    2 octobre 2025

    C’est d’une beauté sans nom Marie !

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    1. C’est hyper gentil, merci beaucoup Candice !

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  2. Je suis absolument fascinée par ta petite illustration (j’utilise ce mot faute de reconnaitre la technique employée) de l’Ankou au format carré, l’effet est dingue, j’ai l’impression de le voir sortir de la feuille !!

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    1. Merci ! C’est une photogravure, c’est-à-dire une gravure à l’eau-forte d’après une de mes photos. L’effet négatif est dû à un changement de procédé en cours de route, décidé par notre prof Julie car le temps venait à manquer ; mais finalement, j’aime bien l’Ankou ainsi, ça le rend encore plus « evil ».

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  3. C’est les plus belles gravures que j’ai pu voir! Et le détail des pensées sur la tenue, je suis fascinée! Bravo pour ton travail et je regrette tellement de ne pouvoir faire de cours du soir artistique cette année, je comprends ta démarche en plus de me dire que je ne fais pas rien de ma semaine, je créé même à cet instant si je ne trouve pas le temps entre.

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    1. Merci de tout cœur, Jennifer ! Ton message me touche beaucoup.

      je regrette tellement de ne pouvoir faire de cours du soir artistique cette année (…) je ne fais pas rien de ma semaine, je créé même à cet instant si je ne trouve pas le temps entre.

      Oui, absolument ; ce n’est pas parce que tu ne peux pas prendre de cours cette année, que tu ne crées pas par ailleurs. Et la créativité, ce n’est pas que dessiner ou écrire, mais plein d’autres choses aussi. Par exemple, prendre des notes de lecture, ou pendant une expo, je trouve ça créatif ; photographier les feuilles rougissantes des arbres en ce moment, je trouve ça créatif.

      Toute référence, toute émotion, toute pensée qui alimente ta propre « bibliothèque intérieure » est créative. Ça peut s’exprimer un jour à travers tes mains, de manière imprévue. L’essentiel, pour moi, c’est de garder un lien avec notre propre créativité chaque jour. Ne serait-ce que ranger ses fournitures créatives, relire un vieux carnet, noter les étapes de son prochain projet… Ça ne prend pas forcément des heures, mais ça a un fort potentiel de créativité.

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