Sans aucune originalité, j’allais intituler ce billet « l’été indien ».

Il faut dire que la mini canicule de la rentrée m’a coupé les pattes, et que je n’attendais qu’une chose : le retour du frais, du frisquet et du froid, des plaids et des pulls, des chocolats chauds et d’Halloween.

Mes vœux ont été exaucés, puisque telle que vous ne me voyez pas, je suis em­mi­tou­flée dans le plus gros pull du monde, la goutte au nez et les doigts gelés. « Bien fait », me direz-vous.

Toujours est-il que je n’ai pu me résoudre à choisir « l’été indien » comme titre, car cela me faisait trop penser à Joe Dassin.

Mais je suis quand même allée lire en quoi ce phénomène météorologique consiste exactement. Et j’ai appris qu’en Allemagne, on appelle vraisemblablement cette période « l’été des vieilles femmes » (Alt­wei­ber­som­mer), ce que je trouve à la fois étrange et charmant.

Pour être honnête, je me force un peu à écrire ce billet, car je viens tout juste de rentrer d’un nouveau voyage à Londres. J’ai prévu de publier trois billets londoniens, qui vont être remplis de tout ce que j’y ai adoré, et je suis très impatiente de m’y mettre. Alors je rechigne à parler d’autre chose d’ici là…

Mais : il faut que je sois régulière. Je me suis engagée à tenir cette « espèce d’herbier photographique et émotionnel qu’est La Lune Mauve », et j’entends bien honorer cet engagement.

Ne tenant pas d’album photo papier, mes émois en photos trimestriels font donc office de. J’admets quand même que j’aurais l’impression de me priver de certains souvenirs en ne les consignant pas dans ces pages…

Août

Tatouage avec Alice Dugas

Début août, en dépit de la chaleur accablante, je me suis traînée à Nantes pour me faire tatouer par une de mes idoles, Alice Dugas.

Oui : une nouvelle serpente, forcément.

C’est la première fois que je me sens autant à l’aise avec une personne en train de me tatouer. La discussion a coulé de source dès la première minute, et ce que m’a raconté Alice sur les difficultés auxquelles elle a dû faire face à ses débuts en tant que tatoueuse m’a beaucoup intéressée.

Cette journée au pays du petit beurre a également été l’occasion de voir plusieurs installations artistiques dans le cadre du Voyage à Nantes, qui a lieu chaque été, et dont la statue Éloge du pas de côté résume bien l’état d’esprit : (re)découvrir la ville grâce à des promenades surpreNANTES. (Non, ne me remerciez pas pour ce jeu de mot !…).

Inside de Daniel Firman, visible au théâtre Graslin, est l’installation qui m’a le plus plu. Elle allie trois œuvres : une sculpture, une pièce musicale et un film. C’était hypnotisant. Flottant au-dessus du parterre et face à la scène, un corps en cristal soufflé est traversé par un flux vibrant de plasma gazeux devenant luminescent, et dessinant le système cardiovasculaire humain.

Mais même sans le Voyage, il y a toujours des choses intéressantes à se mettre sous la dent à Nantes, si on est suffisamment attentive.

Cela a aussi été un prétexte pour retourner pour la 456e fois chez Coiffard, ma librairie préférée du monde en matière de design et d’illustration !

Échappée belle en Irlande

En juillet, je vous racontais ma mélancolie estivale, et l’énorme coup de mou qui m’est tombé dessus au printemps. Plusieurs mois de torpeur et d’insatisfaction constante, mais aussi de grande fatigue.

Sans doute avais-je besoin de prendre l’air. Mes vacances en Irlande m’ont énormément aidée à lâcher prise, à relativiser, à penser à autre chose et à me reposer.

Changer de temps en temps de cadre, de rythme, d’air, et me ressourcer au contact de la nature m’est absolument vital. Cela ne résout pas tout, mais ça aide.

Le mois d’août a donc été placé sous le signe de la déconnexion quasi totale, du plaisir à l’état brut, et du sable dans les chaussettes.

Je ne m’étends pas à ce sujet, car j’ai déjà publié deux billets à propos de ce voyage :

Et j’ai prévu d’en publier encore trois : un sur Derry, en Irlande du nord ; un sur l’Irlande mystique ; et un sur les environs de Sligo, où j’ai également passé de très bons moments.

Je prends beaucoup de plaisir à écrire tout ça. Le défi maintenant est de réussir à terminer cette série de billets sans trop tarder, pour que ces souvenirs ne refroidissent pas trop…

Derniers vide-greniers

De retour en France, nous avons continué à arpenter les vide-greniers bretons dont je raffole tant.

Mine de rien, aller chiner représente un moyen d’être dépaysé·e à moindres frais. Pas la peine d’aller bien loin ; parfois on découvre des trésors en changeant de quartier, ou en se rendant dans la ville d’à côté. C’est un véritable art de vivre, une expérience de la sérendipité la plus absolue. Bref, j’adore !

Ces derniers mois, j’ai eu la chance de mettre la main sur des livres anciens très poétiques. Par exemple une très ancienne version de Bambi de Walt Disney, avec les dessins d’époque que j’adore, plus esquissés et moins raffinés.

Je suis également friande des vieux livres d’histoire naturelle pour les enfants, qui possèdent eux aussi des dessins d’animaux absolument épatants.

J’ai aussi trouvé, au fin fond d’une malle pleine de vieux machins, la bande-dessinée Elric, la cité qui rêve. Ça a été un coup de cœur immédiat, tant l’univers y est fabuleux, avec une forte prédominance de mes couleurs préférées : mauve, orange et émeraude.

Aujourd’hui, je ronge mon frein à l’idée de devoir attendre six mois avant que les vide-greniers reprennent…

Septembre

Exposition de Mina Mond

Bizarrement, septembre, ce mois honni de la rentrée, a été clément et même généreux avec moi.

Pour commencer, Miss Pakotill et moi avons pris la route pour aller à la rencontre de Mina Mond. Je ne reviens pas dessus, car je vous ai déjà raconté ce moment fabuleux en détails, mais vraiment, c’était un des grands moments de 2018 pour moi.

Énième réfléxion sur l’amitié

L’occasion, d’ailleurs, de philosopher à nouveau sur l’amitié et la sororité. Au fil des ans, je noue des liens de plus en plus profonds avec mes amiEs, et j’aspire à en nouer bien d’autres. C’est toujours un grand drame pour moi lorsque certains de ces liens se défont.

Mais c’est la vie : comme je l’ai déjà développé, une relation nécessite au moins deux personnes. Si l’une des deux n’est plus consentante, alors c’est difficile de relancer la machine.

Et puis, pourquoi vouloir toujours relancer ? Ne pas insister est aussi une question de respect de l’autre, dans certaines circonstances. Je le comprends mieux aujourd’hui.

Parfois aussi, la rupture est consentie par les deux partis. C’est peut-être la meilleure solution, finalement ; un gage de maturité.

En grande introvertie, j’ai toujours trouvé en Internet un outil pour me lier d’amitié avec autrui. À moins d’avoir une vie sociale trépidante – ce qui n’est pas mon cas –, Internet permet de zapper le small talk et d’aller tout de suite au fond des choses par blog interposé.

Alors, oui, cela rend certaines rencontres crues, et même perturbantes, parfois. Mais cela les ancre dans une honnêteté spontanée que j’ai du mal à trouver ailleurs.

Stefie est une des personnes que j’ai rencontrée au hasard de mes vagabondages numériques. À la base, c’est une passion commune pour le design et les beaux objets qui nous avait donné envie de passer commande ensemble auprès d’une boutique en ligne, pour diviser les frais de port par deux.

Nous nous étions ensuite rencontrées partager notre butin. Je garde un souvenir particulièrement lumineux de ce repas : j’étais face à une femme posée, à la voix calme, d’une intelligence et d’une clairvoyance affûtées, très élégante. Une âme ancienne téléportée là. Énormément de points communs, aussi. I know you know.

Les années ont passé, et, depuis, Stefie s’est installée sur un autre continent, nos échanges demeurant sporadiques mais toujours aussi francs.

Un samedi matin de septembre, j’ai eu la surprise de recevoir un énorme colis de sa part, contenant de nombreux trésors, dont une boîte d’aquarelles étonnamment rugueuses, dont je me suis justement servie pour peindre le portrait de Mina. (Un cercle, encore un.)

J’en profite également pour partager avec vous la superbe aquarelle lunemauvienne qu’a peinte Aline, que j’ai enfin eu la chance de rencontrer après des années à lire son blog.

De mon côté, pour la remercier, j’ai également pris mes pinceaux pour peindre un champignon (une lubie qui ne passe pas), que j’ai encadré à l’aide d’un petit cadre en bronze chiné.

Cela m’épate toujours de voir comment un blog peut inspirer des créations et des rencontres concrètes !

Wardruna au Château des ducs de Bretagne

Fin septembre, j’ai vu Wardruna à Nantes, dans la cour du Château des ducs de Bretagne.

C’était à peu près aussi fou et intense que ce que j’avais imaginé, minus le public, qui semblait plus intéressé à papoter qu’à écouter la musique.

Globalement, les concerts commencent à m’ennuyer pour cette raison. J’en reparlerai sans doute à propos du concert des Dresden Dolls que je viens de voir à Londres : je suis partie avant la fin du concert tellement les bavardages autour de nous prenaient le pas sur la musique (je sais, ça semble dingue, et pourtant).

Heureusement, la prestation de Wardruna était impeccable, extrêmement forte et très maîtrisée. Cela m’a permis de mieux prendre compte des dimensions de leur musique ; le live étant plus à propos pour des instruments et des chants de cette envergure qu’un fichier numérique ultra compressé.

Les deux seuls groupes face auxquels j’ai ressenti le même genre de souffle épique se nomment TOOL et Dead Can Dance.

Fidèle à mes principes, nouveau tour chez Coiffard pour acheter Sorcières, La puissance invaincue des femmes de Mona Chollet, ainsi que la version miniature de l’Atlas d’anatomie humaine et de chirurgie édité par Taschen : j’ai longtemps possédé la version XL, mais j’ai fini par la revendre. La version mini est bien suffisante pour l’usage que j’en fais, et beaucoup plus maniable !

Naïa Museum

Rappelez-vous, en début d’année, vous avez croisé Naïa, la sorcière de Rochefort-en-Terre dans mon billet consacré à l’exposition sur la sorcellerie organisée par les Champs Libres, à Rennes.

HélHorn avait alors rebondi et m’avait parlé du Naïa Museum, un musée breton consacrée aux arts de l’imaginaire, nommé ainsi en hommage à la dite sorcière.

Je n’avais jamais entendu parler de ce musée avant ça, alors que cela fait déjà plusieurs années que je vis en Bretagne. (Je chéris nos échanges par commentaires interposés sur La Lune Mauve notamment pour ce genre de découvertes, sachez-le.)

Lors de ma visite, j’ai pris de nombreuses photos, mais je ne vous en montre pas plus pour le moment car je consacrerai un billet entier au Naïa Museum un de ces quatre. C’est vraiment un lieu à voir si vous passez dans le coin !

La porte de la chapelle de Rochefort-en-Terre.

Octobre

Rencontre avec Wendy Delorme

Début octobre, je suis retournée à la librairie La Nuit des temps, que je vous recommande également si vous passez à Rennes : non seulement leur sélection de livres est extra, mais on y trouve également de nombreux goodies originaux.

Comme on m’a déjà beaucoup demandé où trouver cette carte, je mets le lien : Carte You're my number one Horcrux de Ohh Deer.

Ce soir-là avait lieu une rencontre avec Wendy Delorme, à l’occasion de la sortie de son roman chorale Le Corps est une chimère.

Wendy Delorme est une écrivaine, enseignante et performeuse queer et féministe. Bien que ses livres se trouvent depuis des années dans ma wishlist (notamment Insurrections ! en territoire sexuel), je n’en ai encore lu aucun. Mais je savais que j’allais ressortir de ces échanges inspirée et grandie.

Pendant cette rencontre, il a été beaucoup question de genre et de sexualité :

  • que se revendiquer féministe dans le milieu universitaire a longtemps été tabou, au risque d’être classée comme militante plutôt que comme chercheuse, alors que personne n’a de position neutre, même dans les sciences dures ;
  • que les conséquences de #MeToo peuvent donner l’impression que tout va mieux pour les femmes, alors qu’il reste plein de choses qui ne vont pas, et que c’est ce dont Wendy Delorme préfère parler ;
  • qu’elle ne souhaitait pas que son roman soit étiqueté « féministe » (même s’il l’est), car elle voulait qu’il soit lu par tout le monde, y compris par les pro-Manif pour tous. Or, cette étiquette fait parfois perdre des lecteurs ;
  • qu’un personnage du livre n’est jamais défini par son genre, et que cela a été un défi en terme d’écriture ;
  • que cela coûte aux hommes d’être des hommes, car acquérir tous les attributs du mâle dominant passe par un dressage et une mutilation émotionnelle ;
  • ad lib.

Bref, c’était vraiment bien. J’en suis ressortie inspirée et impatiente de lire ce roman, que l’autrice m’a gentiment dédicacé.

Palais de la découverte

J’ai enfin mis les pieds au Palais de la découverte, à Paris, dans le cadre d’un séminaire professionnel.

À mon entrée dans le bâtiment, l’immense coupole en verre m’a subjuguée.

Ça a aussi été l’occasion de voir deux expositions, dont Poison.

Celle-ci m’a beaucoup intéressée, même si l’approche était bien différente de l’exposition Venenum que j’ai vue l’an passé au Musée des Confluences à Lyon.

Là où Venenum était plus axée histoire et symbolisme, Poison s’intéresse davantage à la biologie et aux sciences naturelles, exposant de nombreux specimens vivants (araignées, serpents…) – ce qui me captive autant que cela me met mal à l’aise.

À noter : l’exposition est partiellement accessible aux personnes aveugles, grâce à des éléments en braille et en 3D à toucher.

Chaque déplacement à Paris est l’occasion de tester un nouvel Airbnb, et c’est toujours agréable de tomber dans une piaule décente où il y a, en plus, une chouette décoration.

Malgré mon allergie à Paris, tout n’y est pas moche, au contraire… Il faut juste bien regarder.

Nantes à nouveau

Fin octobre, nouveau déplacement nantais pour y donner une conférence.

J’étais inquiète que mon discours sur le design et l’accessibilité fasse un four face à un public de développeurs et de développeuses. Heureusement, mes doutes se sont révélés injustifiés : la salle était non seulement pleine, mais j’ai également eu des tas de retours très positifs, dont certains vraiment touchants.

Même en n’ayant pas le temps de flâner, je ne repars jamais de Nantes sans être passée au Lieu unique, pour flâner dans leur excellente librairie et y boire un thé.

Novembre

Rencontre avec Mona Chollet

La semaine dernière a eu lieu un évènement que j’attendais avec impatience : une dédicace et rencontre avec Mona Chollet, cheffe d’édition au Monde diplomatique et autrice féministe dont je dévore les livres. C’est notamment elle qui a écrit Beauté fatale, Les nouveaux visages d’une aliénation féminine, dont je vous ai parlé récemment.

Cette rencontre, qui a attiré un monde fou, a été une nouvelle occasion d’écouter Mona Chollet raconter la genèse de son fameux dernier essai, Sorcières, La puissance invaincue des femmes, qui traite notamment du sort réservé aujourd’hui aux femmes qui ne souhaitent pas avoir d’enfant et aux femmes âgées.

Parmi la myriade de sujets abordés ce soir-là :

  • le retournement d’estomac que lui ont valu ses recherches historiques sur les chasses aux sorcières à la Renaissance ;
  • le caractère collectif et systémique de ces persécutions de femmes : il ne s’agissait pas de quelques cas isolés dans des bourgades reculées ;
  • les femmes persécutées étaient généralement des femmes dominées socialement, qui ne représentaient pas de menace pour le pouvoir en place, mais à qui on prêtait des pouvoir délirants : des guérisseuses, des médecins du peuple, des mendiantes qu’on accusait soudain d’avoir jeté un sort sur un enfant. En réalité, cela cachait une obsession du pouvoir pour la démographie : or, certaines des femmes que l’on a accusées d’être des sorcières aidaient parfois les femmes du peuple, pauvres, à contrôler les naissances (contraception, avortement) ;
  • l’influence que peuvent avoir sur nous aujourd’hui le stéréotype de la « bonne féminité » valorisé par les médias (douceur, bonnes maîtresses de maison, etc.), par opposition à des choix individuels qui s’écartent de ce chemin ;
  • et le besoin pour Mona Chollet d’évoquer des figures de femmes contemporaines encourageantes, qui transgressent les règles avec flamboyance, et ce en dépit des risques de sanctions sociales plus pernicieuses qui les menacent aujourd’hui.

J’ai également été très intéressée par le lien entre sorcières, féminisme et écoféminisme. L’écoféminisme, c’est l’idée que la domination des femmes et de la nature ont été pensées ensemble comme des entités incontrôlables qu’il faut maîtriser.

Selon Mona Chollet, on commence à mesurer plus clairement en Europe la menace qui pèse sur la planète. De là découle une volonté de renouer des liens avec la nature – démarche que l’on retrouve chez les sorcières contemporaines (cristaux, herbes, promenades en forêt, cycles de la Lune, etc.).

Mona Chollet dit avoir été marquée par les écrits de Starhawk, une écrivaine et militante écoféministe et néopaïenne américaine, qui revendique être sorcière. Cela peut sembler très exotique en France, pays de tradition laïque et cartésienne, pour qui le militantisme n’est légitime que s’il s’exerce hors de toute spiritualité.

D’autant que tout le mouvement wicca n’est pas progressiste, loin s’en faut. Mais l’approche féministe, altermondialiste et néopaïenne de Starhawk est rare, et si elle a pu avoir une vision rigide du genre dans les années 70, celle-ci a évolué depuis.

Sur le risque de verser dans l’essentialisme quand on lie systématiquement « femmes » et « nature » (ce que fait une bonne partie du développement personnel), Mona Chollet dit que l’on peut revendiquer un rapport au corps et à la créativité sans plaquer une vision « féminine » sur le fait d’être une femme. Femmes et nature ne sont liées que parce que leur domination a été pensée en même temps, pas parce que les femmes seraient « plus proches de la nature » que les hommes.

In fine, le retour d’une certaine spiritualité dans le giron des réflexions militantes à une époque réputée « rationnaliste » tendrait à prouver que celle-ci n’est pas aussi rationnelle qu’on le pense. En effet, ce qu’on a considéré comme une approche très rationnelle de gérer l’économie et les ressources naturelles a abouti à la destruction de notre planète, et à un désastre social. CQFD.

Bref, une rencontre passionnante, pendant laquelle j’ai pris énormément de notes et même osé poser une question à l’autrice devant tout le monde. Shocking!

Sur ce !

Ce billet étant enfin terminé, je vais pouvoir m’atteler à la rédaction de mes billets londoniens, et aller voir Bohemian Rhapsody* au cinéma. Youpi !

* Edith : j’y suis allée, et j’ai trouvé ça super !

Out and about,

Marie

Déjà 21 commentaires

  1. Ah bah j’ai hâte de lire ce que tu as à dire sur les bavardages en concert parce que je me suis fait la même réflexion récemment. Mais du coup je ne sais pas si c’est parce que je vieillis et que je suis moins tolérant, parce que je vieillis et que du coup je suis moins devant et que ça à toujours été comme ça à l’arrière de la salle, ou parce que c’est le nouveau salon à la mode mais qu’est-ce que c’est pénible! Y’a toujours un bar, si t’as envie de papoter en écoutant de la musique vas-y!

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    1. Voilà, exactement ! C’est d’autant plus pénible qu’étant agoraphobe, un concert est une épreuve en soi pour moi, et qu’à ce titre je me mets toujours sur le côté de la salle, pour ne pas être bloquée par la foule et pouvoir sortir rapidement si besoin. Or, c’est précisément sur les côtés que les gens discutent le plus…

      J’ai l’impression que les concerts sont devenus des cafés du commerce, où il est plus important de se faire voir et de socialiser, que d’entrer en communion avec la musique jouée ce soir-là.

      À titre personnel, je trouve cela extrêmement pénible (d’autant qu’une place de concert n’est jamais donnée), mais je trouve cela aussi assez irrespectueux pour l’artiste ou les artistes présent·es sur scène à ce moment-là.

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  2. Salut Marie,
    J’avais lu un article sur l’exposition « Poison » qui paraissait vraiment intéressante. Ton retour me donne encore plus envie de la voir.
    Suite à ton billet du mois de septembre, j’ai fait commander « Sorcières » de Mona Chollet pour la bibliothèque, je savais que le sujet intéresserait notre public scolaire. Je ne me suis pas trompée c’est gros succès, il n’arrive pas à rester plus d’une demie-journée sur le présentoir des nouveautés.
    J’attends avec impatience ton billet sur Londres. Je n’y ai toujours pas mis les pieds, mais ça fait parti de ma liste des choses à faire. Je sais que tu vas me donner envie d’aller voir plein d’endroits Et qu’en te lisant je vais pousser des « Oooh! » 😆

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    1. Oooh cela me fait tellement plaisir de savoir qu’un de mes billets a pu être à l’origine d’une commande de livre dans une école !

      Je ne me suis pas trompée c’est gros succès, il n’arrive pas à rester plus d’une demie-journée sur le présentoir des nouveautés.

      Savoir que le livre rencontre son jeune public me rend toute chose. C’est super ! (Je crois fondamentalement aux bienfaits d’éduquer le plus tôt possible les individu·es au genre et à la sexualité, et, donc, au féminisme.)

      J’attends avec impatience ton billet sur Londres. Je n’y ai toujours pas mis les pieds, mais ça fait parti de ma liste des choses à faire. Je sais que tu vas me donner envie d’aller voir plein d’endroits Et qu’en te lisant je vais pousser des « Oooh! » 😆

      Yeah ! Merci, ça m’encourage à finaliser mes brouillons ! J’avais peur de ne pas avoir suffisamment de matière pour que ce nouveau partage soit intéressant, me disant qu’au bout de 9 voyages à Londres, j’allais devoir me résigner à parler d’autre chose. Hé bien je suis heureuse de voir que la ville réserve toujours autant de pépites et d’expériences à vivre ! J’ai hâte d’être en week-end pour pouvoir me remettre à préparer tout cela.

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  3. J’espère que tu continueras ce genre d’articles car j’ai découvert beaucoup de choses! En premier le Naïa Museum, j’ai hâte de voir ton article consacré au musée !
    Et puis l’exposition Poison ! J’avais adoré celle de Lyon mais celle-ci m’intrigue assez!
    Merci également de compte rendu de l’échange avec Mona Chollet c’est hyper intéressant !

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    1. Merci beaucoup pour ton retour enthousiaste, cela me fait plaisir ! Oui, promis, je vais continuer dans cette lancée. :)

      Contente que le passage sur Mona Chollet t’ait intéressée ! Ce n’était pas évident à résumer, tellement l’échange d’idées a été riche ce soir-là. Cela m’a donné envie de lire – enfin ! – l’anthologie de textes écoféministes Reclaim!, parue chez Cambourakis dans la collection Sorcières il y a un an je crois. Je l’avais achetée à sa sortie mais elle s’ennuie dans un coin.

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  4. *lectrice qui sort de l’ombre bonjour*.

    Merci pour ce bel article, comme toujours.

    C’est très gentil de partager avec nous les grandes lignes de la séance avec Mona Chollet, qui m’intéressait beaucoup mais à laquelle je n’ai pas pu me rendre.

    *retourne dans l’ombre*

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    1. Hello Musti ! Je t’en prie ! Cela me fait plaisir de savoir que le résumé de cette rencontre, qui m’a demandé pas mal de travail, soit utile.

      Et merci d’avoir fait l’effort de faire un pas dans la lumière sombre de l’astre pourpre, cela me touche !

      À bientôt par silences interposés. ;-)

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  5. Quel plaisir que de voir avec le pain au chocolat de la pause de 11 heures un nouveau billet sur la Lune mauve ! Seul bémol : en ressortir très inspirée tout en étant bloquée à son gagne-pain (mais c’est un bémol assez positif, finalement).

    J’ai noté le nom de chaque librairie dont il est question ici. Découvrir de nouvelles librairies indépendantes ou des bouquinistes fait partie intégrante du plaisir de voyager (au point parfois de me donner envie de partir juste pour le plaisir d’y mettre les pieds, hahaha… *finances qui pleurent*)

    Je vais rarement faire les brocantes parce que j’ai beaucoup de mal à gérer la foule, mais j’adore regarder les trouvailles des chineurs. Comme tu le dis si bien, c’est une sorte de voyage sensoriel, par le toucher, l’odorat, le souvenir… J’ai très envie de mettre la main sur Elric à présent, le dessin et les couleurs m’attirent beaucoup (et cette police Art Nouveau !).

    C’est toujours très émouvant de voir les échanges que tu peux tisser avec certaines des personnes qui te lisent, surtout avec d’aussi jolies pensées que cette Lune et cette palette de couleurs. Je trouve ça tellement revigorant mentalement de voir qu’Internet permet des rencontres sources de tant de créativité et de beauté. Et ton champignon est joli comme tout (je couine beaucoup devant les champignons, la robe que je porte aujourd’hui a des champignons pour motif, bref… je salue ta lubie pour me donner une nouvelle fois l’occasion de m’attendrir sur ces adorables petites créatures…).

    Je suis sans doute naïve mais je ne parviens pas à comprendre comment l’on peut bavarder à un concert de Wardruna qui prend place dans un lieu aussi grandiose que le château des Ducs de Bretagne. J’imagine que la mondanité prend le pas sur la sensibilité pour ces gens-là ; c’est vieux comme le monde, on se montre aux vernissages ou à l’Opéra, on papote, mais ça me sidérera toujours.

    Je vais essayer d’aller voir Mona Chollet le 4 décembre à Paris. Je n’ai pas commenté ton (excellent) billet sur Beauté fatale parce que je n’aurais fait que répéter ce qui avait déjà été dit, et puis aussi parce que Chez soi résonne plus violemment pour moi (sans doute parce que je suis quelqu’un de beaucoup plus intérieur qu’extérieur, et que par le « Chez soi » j’arrive à guérir des remarques et critiques qui me deviennent beaucoup plus nocives dans la vie intime). J’ai hâte de me mettre à Sorcières, que je n’ai pas encore eu le temps de commencer…

    Hâte aussi de lire tes billets sur Londres, j’y retourne quant à moi fin janvier, c’est loin… ! Mais en te lisant le temps semblera plus court…

    Je te souhaite une belle journée.

    Répondre

    1. Merci infiniment pour ce beau commentaire ! J’ai sautillé sur mon fauteuil quand je l’ai lu (true story). J’aime beaucoup cette analogie entre le pain au chocolat et mon billet !

      Je suis sans doute naïve mais je ne parviens pas à comprendre comment l’on peut bavarder à un concert de Wardruna qui prend place dans un lieu aussi grandiose que le château des Ducs de Bretagne. J’imagine que la mondanité prend le pas sur la sensibilité pour ces gens-là ; c’est vieux comme le monde, on se montre aux vernissages ou à l’Opéra, on papote, mais ça me sidérera toujours.

      Oui, ton analyse me semble très juste. Alors peut-être que pour des personnes qui vont très régulièrement à des concerts, c’est quelque chose de si banal que ça n’a plus le caractère sacré que cela revêt à mes yeux.

      Pour moi, assister à un concert c’est un peu comme aller au cinéma mais en beaucoup plus intense. C’est une forme de recueillement, d’expérience intime devant une puissante expression artistique.

      Du coup cela me heurte que ce besoin de « communion » artistique soit troublé en permanence pendant deux heures.

      Je vais rarement faire les brocantes parce que j’ai beaucoup de mal à gérer la foule, mais j’adore regarder les trouvailles des chineurs.

      Je comprends tout à fait, j’ai horreur de cela également. Mon conseil : vas-y tôt le matin ! Nous on y va en général pour 7 heures : ça pique un peu le dimanche matin, mais il n’y a personne, et tu as devant toi deux bonnes heures avant que la foule ne débarque. D’autant plus que les étals viennent juste d’être installés, et que les pépites les plus intéressantes sont encore là… ^^

      Je n’ai pas commenté ton (excellent) billet sur Beauté fatale parce que je n’aurais fait que répéter ce qui avait déjà été dit, et puis aussi parce que Chez soi résonne plus violemment pour moi (sans doute parce que je suis quelqu’un de beaucoup plus intérieur qu’extérieur, et que par le « Chez soi » j’arrive à guérir des remarques et critiques qui me deviennent beaucoup plus nocives dans la vie intime).

      Je comprends, mais tu n’as vraiment pas à te justifier à propos de ce que tu ne commentes pas ! Je suis toutefois touchée de savoir que ce billet-là t’a plu. À l’époque, je n’avais pas encore lu Chez soi, et j’avoue que pour moi aussi, ce livre sur l’en-dedans a été une révélation, sans doute plus encore que Beauté fatale et Sorcières. J’avais l’impression de lire des morceaux de ma vie.

      D’ailleurs je l’ai dit à Mona Chollet quand je me suis retrouvée face à elle (en bafouillant et en étant rouge comme une tomate bien sûr). L’impression, enfin, de ne pas être seule dans ma singularité introspective et solitaire, alors que les cool kids ne font jamais assez de sorties ni de rencontres.

      Hâte aussi de lire tes billets sur Londres, j’y retourne quant à moi fin janvier, c’est loin… ! Mais en te lisant le temps semblera plus court…

      Oh, super, tu y vas à la meilleure période ! Il y a beaucoup moins de monde à Londres fin janvier, tu seras bien plus tranquille. Je pense que d’ici là j’aurai publié mes trois nouveaux billets londoniens.

      En attendant, j’ai déjà partagé « les incontournables » par ici, si cela peut te permettre de préparer doucement ton voyage.

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  6. Je suis absolument AMOUREUSE de l’illustration « Club Fantômette », j’aurais tellement aimé avoir ça petite aha ! C’est la première figure féminine qui m’a inspirée et le premier « vrai » livre que j’ai lu dans la collection bibliothèque rose de ma maman… :)

    Beaucoup de choses très inspirantes dans ton bilan, en ce moment j’ai très envie de fréquenter des lieux qui me montrent des choses belles, des choses curieuses, et surtout qui ne soient pas des sujets dont je discute déjà le reste du temps (quand on essaie d’être un peu impliquée politiquement et qu’en plus on fait de la sociologie, on a besoin d’un break des fois…).

    Là je suis en train d’écouter la série d’émissions de france culture sur le thème « sorcellerie », c’est passionnant. Le témoignage d’une sorcière actuelle en bretagne m’a fait remuée, d’habitude je suis quand-même un peu hermétique et là je ne sais pas… il y avait un truc, tellement sincère et touchant, je me suis dit que j’aurais aimé rencontrer cette personne.

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    1. Ahah oui, j’ai craqué moi aussi pour cette illustration de Fantômette, qui a été le déclencheur de l’achat du livre dont elle est extraite… Les Fantômette ne sont pas difficiles à trouver en vide-grenier, mais pour le moment j’ai décidé de ne pas en faire l’acquisition – faute de place, principalement. Mais celui-ci est une sorte de « hors-série », et la carte du Club Fantômette (dont je n’ai jamais entendu parler !!) m’a tout de suite plu !

      en ce moment j’ai très envie de fréquenter des lieux qui me montrent des choses belles, des choses curieuses, et surtout qui ne soient pas des sujets dont je discute déjà le reste du temps (quand on essaie d’être un peu impliquée politiquement et qu’en plus on fait de la sociologie, on a besoin d’un break des fois…).

      Je comprends très bien ! Je suis heureuse de savoir que mon blog contribue dans son coin à te montrer de belles choses.

      Là je suis en train d’écouter la série d’émissions de france culture sur le thème « sorcellerie », c’est passionnant. Le témoignage d’une sorcière actuelle en bretagne m’a fait remuée, d’habitude je suis quand-même un peu hermétique et là je ne sais pas… il y avait un truc, tellement sincère et touchant, je me suis dit que j’aurais aimé rencontrer cette personne.

      Oh, chouette ! Je n’ai pas encore écouté ces émissions (il y a eu tant de podcasts qui sont sortis d’un coup…), mais ton retour me donne envie de les écouter en priorité. Merci beaucoup pour ton rebond !

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  7. Que de belles choses encore à voir et à lire !!! ^^ (ouais, je suis pas objective, y a des champigons, y a des vide-greniers, y a Naïa et Voldemort…)
    Le Naïa Museum, OH MY GOD, dans mes braaaaaaas ! Bon, comme début décembre, come back to Bretagne (voui voui voui, à Vitré je serais), va falloir que je fasse une liste des trucs à voir avant ma reprise en doctorat. Nantes en fait partie bien sûr, des années que je n’ai pas vu Nantes, et Coiffard me manque (oh my god, le Dark Fetish)… Quand j’étais étudiante là-bas, mes parents me donnaient une centaine d’euros par mois pour refaire le plein en courses, mais je dépensais au moins la moitié en livres chez Coiffard (la littérature nourrit le corps c’est bien connu)… ça fait un bail que je n’ai pas fait de vide-greniers, dans le sud je ne trouve quasiment rien d’intéressant, c’est à mourir… My god, tu as trouvé les deux tomes de Bizarre (Taschen) ????? Il n’y a décidément que la Bretagne pour ça (bon aussi, la Normandie, j’y ai trouvé de très belles choses) ! ^^

    Je suis contente que tu ai pu te ressourcer pendant des vacances et des voyages, c’est hyper important. J’ai du mal à me remettre en route depuis le mémoire de master 2, car finalement, c’était assez déprimant et j’ai fini par créer des choses auxquelles je ne tiens pas. Mes photos vieillies me manquent, mes éditions d’artistes aussi et mon milieu de prédilection aussi (en gros, tout ce touche de près ou de loin au gothique). C’est difficile de revenir à ce qu’on aime vraiment après avoir passé un an sur un sujet intéressant certes mais un rien déprimant quand même…

    Je comprends le problème des bavardages en concerts, j’ai moi-même laissé tomber un concert à Mons (festival Trolls et Légendes), parce que j’en pouvais plus d’entendre des ados blablater sans cesse. Du coup, j’ai raté le concert de ma vie sans doute, à savoir Corvus Corax…

    Et je comprends aussi tes réflexions sur les amitiés qui vont et viennent… Ce n’est pas toujours évident, d’ailleurs, quand je serais en Bretagne, il me faudra ton adresse, j’aurai sans doute des petites choses à t’envoyer ! ^^

    Au fait, ça me traverse l’esprit là tout de suite : es-tu déjà allé au festival du château de comper en brocéliande ?

    Belle journée
    Alexandrine

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    1. Coucou ! Merci pour ton long commentaire, comme toujours !

      My god, tu as trouvé les deux tomes de Bizarre (Taschen) ????? Il n’y a décidément que la Bretagne pour ça (bon aussi, la Normandie, j’y ai trouvé de très belles choses) ! ^^

      Hé oui, j’ai trouvé le coffret à 10€, une belle prise ! ;-) C’est marrant ce que tu dis sur le fait que tu ne trouves rien dans le sud, car en regardant ce que trouvent les autres chineuses et chineurs dans d’autres coins de France (notamment dans le Nord), j’ai toujours l’impression qu’il ne reste plus rien en Bretagne, que tout a déjà été ratiboisé…

      Ce qui m’a « sauvée » de ces pensées négatives (oui, je sais, FirstWorldProblems), c’est de moins attendre ce que j’aimerais trouver, et d’aller chiner l’esprit plus libre. J’y prends beaucoup plus de plaisir !

      Je comprends le problème des bavardages en concerts, j’ai moi-même laissé tomber un concert à Mons (festival Trolls et Légendes), parce que j’en pouvais plus d’entendre des ados blablater sans cesse. Du coup, j’ai raté le concert de ma vie sans doute, à savoir Corvus Corax…

      Ça, c’est vraiment nul ! J’espère que tu auras l’occasion de les revoir un jour, dans de meilleures conditions !

      Et je comprends aussi tes réflexions sur les amitiés qui vont et viennent… Ce n’est pas toujours évident, d’ailleurs, quand je serais en Bretagne, il me faudra ton adresse, j’aurai sans doute des petites choses à t’envoyer ! ^^

      Oh, cool, merci !! (Sinon, ma proposition d’aller boire une boisson chaude ensemble tient toujours ! Tu passeras bien à Rennes un jour ?)

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      1. Hé oui, j’ai trouvé le coffret à 10€, une belle prise ! ;-) C’est marrant ce que tu dis sur le fait que tu ne trouves rien dans le sud, car en regardant ce que trouvent les autres chineuses et chineurs dans d’autres coins de France (notamment dans le Nord), j’ai toujours l’impression qu’il ne reste plus rien en Bretagne, que tout a déjà été ratiboisé…

        Je me faisais la réflexion pas plus tard qu’hier : peut-être que le « boum » des sites de ventes en ligne style leboncoin a faussé un peu les vide-greniers (moi-même je vends des trucs via leboncoin, des choses chères que j’ai peu de chances de vendre en vide-greniers). Peut-être aussi qu’on est plus sélectif avec l’âge (genre Yoda tu vois ^^)… En tout cas, les Bizarre de Taschen c’est une super belle prise ! ^^ Bon, j’exagère, j’ai trouvé des choses dans le Sud, mais quand même, beaucoup moins dans le style que j’aime qu’en Normandie ou en Bretagne… Sinon, je chine beaucoup dans les Emmaus, Croix-Rouge etc, on peut trouver des trucs assez chouettes à vraiment pas cher, notamment des livres et des dvds (dis l’heureuse propriétaire d’une dvdthèque de plus de 400 spécimens…Faut vraiment que je fasse du tri…^^).

        c’est de moins attendre ce que j’aimerais trouver, et d’aller chiner l’esprit plus libre. J’y prends beaucoup plus de plaisir !

        C’est ce que je fais aussi. Ceci dit, le but ultime de la quête serait un écorché, et un livre de photos d’Irina Ionesco.

        Ça, c’est vraiment nul ! J’espère que tu auras l’occasion de les revoir un jour, dans de meilleures conditions !

        Ouais, j’espère. Visiblement c’était dément, dixit Sire Cédric que j’ai re-croisé le lendemain à son stand (oui à l’époque je lisais Sire Cédric). Mais j’ai quand même pu voir Moon and The Nightspirit, un groupe des pays de l’est que je ne connaissais pas et dont j’ai acheté le cd illico !

        (Sinon, ma proposition d’aller boire une boisson chaude ensemble tient toujours ! Tu passeras bien à Rennes un jour ?)

        Voui voui, of course, on a décidé d’habiter Vitré avec mes parents (oui, je vis chez mes parents, reprendre des études à 33 ans, t’as droit à rien du tout et mon rsa sert à rembourser des crédits, donc, il me reste juste assez pour me payer un livre par moi, deux revues, quelques cafés et des billets de trains pas trop loin), parce qu’on a trouvé grand pour pas cher avec un jardin (d’ailleurs, Vitré, c’est très très joli). Il y a une gare, ça c’est la fête de la moustache, je peux aller à Rennes, Paris, Nantes, toute la Bretagne, le pied ! Donc, oui, je viendrai régulièrement sur Rennes, je te préviendrai ! ^^

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  8. Merci Marie pour ce billet que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. Je suis assise à la table du petit-déjeuner, un thé chaud à la main, et j’ai pu prendre mon temps pour en déguster chaque ligne. (Ce n’est pas souvent que je prends ce temps-là pour lire soigneusement un article, le parcourant le plus souvent en diagonal, à mon grand désespoir…)
    Je ne saurais sur quel sujet revenir tellement ils m’ont tous intéressées mais j’aime beaucoup l’atmosphère de « vie douce et enrichissante » qui se dégagent de ton billet. Je déménage bientôt pas loin de Nantes, j’ai tellement hâte !
    Bises

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    1. Cela m’a fait extrêmement plaisir de lire ce mot hier matin. Merci !

      Cela serait formidable de partager une boisson chaude à Nantes à l’occasion.

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  9. Voilà un billet que je suis content de rattraper.
    Il faut dire que je m’étais un peu élyoné (ok, ça ne vaut pas ton jeu de mot) des écrans. Entre le temps passé au boulot + des loisirs et des vacances, j’avais besoin d’une coupure.
    Et en même temps, s’éloigner de choses ou de personnes qu’on apprécie c’est parfois le signe qu’une grande confiance : on sait que l’autre sera toujours là à notre retour (jusqu’au jour où on commence à douter et c’est à ce moment là qu’on choisit – ou non – de se rapprocher à nouveau).
    Mais l’amitié est une chose bien compliquée aujourd’hui…
    À force la confiance qui se résumait avant à un « je sais que tu ne me blesseras pas » est parfois devenue un étrange « j’ai décidé d’accepter le fait qu’il est possible que tu me blesses un jour, mais là tout de suite je considère que ça en vaut le coup parce que tu es une personne intéressante/attachante » (comme quoi on savait faire court avant ^^).

    Quand une histoire d’amour s’arrête, on ne peut pas dire qu’on n’était pas prévenu qu’il y avait ce risque. Bien sûr on peut être surpris, trahis, tout ce qu’on veut… En même temps Facebook ne propose pas « complicated » par hasard (même je pense que c’est avant tout un hommage à Avril Lavigne), en soit l’amour c’est : ça marche ou ça ne marche pas.
    Mais l’amitié… ce n’est pas censé mal se finir… Rien ne nous y prépare, on baigne depuis tout petit dans cette version sincère des amis fidèles. Certes à l’école primaire les amitiés se font et se défont, on se bat avec notre ami qui devient notre ennemi puis redevient notre ami, d’où peut-être l’expression « forger l’amitié ».
    Puis l’adolescence nous montre à quel point l’amour fait mal tandis que les amitiés perdurent.
    La vie de (pré)adulte nous montre nos amis heureux en amour, même si ça peut nous éloigner, on est heureux pour eux.
    Mais sinon c’est très triste de perdre un ami, bien que parfois cela est comme un noeud qui se défait et qu’on laisse filer, car on est las de le resserrer à chaque fois…
    Et je ne peux finir ce pavé sur l’amitié sans parler des trésors, les amis qui, comme un trésor enfuit, peuvent être cachés très longtemps, sans nouvelle jusqu’au moment où on a l’occasion de se revoir et là rien n’a changé. Ces amis qui ne demanderont pas « quoi de neuf ? » (horrible question, comme s’il fallait toujours du neuf, toujours avancer, bref…)

    Que ça soit via Internet ou non, il sera toujours agréable de rencontrer une personne en ayant l’impression « qu’on a une part de nous faite du même bois », qu’on se fiche si les mots sont rares tant ils résonnent en nous.
    Ces personnes qui ont sur nous l’effet d’un chargeur sans fil quand on est à côté d’elle.
    Ce sont des rencontres précieuses.

    Je pourrais écrire tout autant sur les autres points de ce billet…
    On vit quand même une période étrange… Quand on voit ce qui arrive aux femmes (la reconnaissance, le respect, la place dans la société et j’en passe), le ras le bol des gens, cela laisse le goût amer que l’histoire se répète à nouveau (je viens de lire un article sur la grève des femmes en Islande en 1975).

    Qui sait, peut-être qu’à force d’essayer de formater les masses, les gens en ont oublié de regarder derrière eux, ainsi que devant, chacun ne s’inquiétant que de son soi-disant bonheur immédiat, quand ce n’est pas simplement de l’image qu’il reflette.
    Heureusement qu’il existe des billets comme les tiens, qui rappellent qu’on peut aussi vivre simplement pour soi, motivé par la curiosité, la passion, avec en plus l’envie de le partager en toute pudeur et d’une manière désintéressée.

    On ne vivra jamais chez les bisounours, mais si les gens se souciaient un peu plus des autres (et arrêtez de trop parler durant les concerts) peut-être que les choses iraient un peu mieux.

    Nous verrons bien :)

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    1. en même temps, s’éloigner de choses ou de personnes qu’on apprécie c’est parfois le signe qu’une grande confiance : on sait que l’autre sera toujours là à notre retour (jusqu’au jour où on commence à douter et c’est à ce moment là qu’on choisit – ou non – de se rapprocher à nouveau).

      Je disgresse certainement, mais : côté numérique, et blogs, cette confiance est tellement mise à mal… Combien de fois ai-je trouvé porte close en revenant sur mes pas, à la recherche d’univers dont j’étais familière à une certaine époque ?

      Telle une piqûre de rappel concernant le caractère éphémère de ce que je fais, je réfléchis souvent à la mort de mon blog. Le jour où tous mes écrits disparaîtront, quand j’aurai décidé non seulement d’arrêter d’écrire mais aussi de ne pas renouveler mon hébergement. Même si j’aurai des archives sur mon ordi, elles seront inutiles dans que je n’aurai pas joué les nécromanciennes… 

      Bref, le fait que des écrits auxquels on s’est habitué·e puissent disparaître en l’espace de quelques mois me semble d’une violence folle (même s’il y a des choses plus graves).

      Mais l’amitié… ce n’est pas censé mal se finir… Rien ne nous y prépare, on baigne depuis tout petit dans cette version sincère des amis fidèles.

      Tout à fait. La vision naïve de l’amitié que j’ai eue pendant longtemps laisse peu à peu place à une forme de cynisme calme, que je pourrais résumer ainsi : ne rien attendre pour ne pas être déçue, et si quelque chose de bien se passe, tant mieux. Contrairement à ce que je pensais, il n’est pas si facile de transposer un début d’amitié numérique dans la « vraie » vie. Et j’ai l’impression que plus on s’est investi·e dans la relation numérique, plus on a projeté dessus, plus il y a de risques de tomber de haut quand on décide de passer derrière le miroir noir.

      Bon, mais au fond ce n’est pas grave, c’est la vie, et il y a d’autres amitiés, plus simples peut-être, qui permettent d’atterrir en douceur.

      Heureusement qu’il existe des billets comme les tiens, qui rappellent qu’on peut aussi vivre simplement pour soi, motivé par la curiosité, la passion, avec en plus l’envie de le partager en toute pudeur et d’une manière désintéressée.

      Merci !

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  10. faerieMoonlight

    2 décembre 2018

    Merci pour cette autre tartine délicieuse !
    Pour le film sur Queen, je n’irai pas le voir au ciné mais bien sur internet et en stream. Je suis hyper défensif quand on me demande si je suis allé ou si je vais aller voir ce film. Je me ferai mon propre avis une fois visionné, mais je sais déjà que ça me fiche la rage.
    L’aquarelle te va bien comme technique. Ca donne envie de reprendre les pinceaux !
    tchuss

    Répondre

    1. Pour le film sur Queen, je n’irai pas le voir au ciné mais bien sur internet et en stream. Je suis hyper défensif quand on me demande si je suis allé ou si je vais aller voir ce film. Je me ferai mon propre avis une fois visionné, mais je sais déjà que ça me fiche la rage.

      Qu’est-ce qui te fiche la rage ? Le fait qu’on te demande si tu es allé le voir ? Ou bien le film en lui-même ? Cela m’intéresserait que tu développes un peu, si le cœur t’en dit.

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