Les cinq derniers mois m’ont vue tantôt éteinte, tantôt en flammes.

Cinq mois qui m’ont usée, bringuebalée et beaucoup appris, aussi.

Les photos suivantes cachent des maux dont il ne reste pas de trace, sinon sous forme de nouvelles marques sur mon vieux cœur.

Il ne sera pas évident de lire entre les lignes (la plupart du temps, ça sera même impossible), puisque j’ai choisi de faire prévaloir les bons souvenirs sur les mauvais, histoire d’en finir avec cette tristesse des beaux jours qui s’éternise depuis le printemps.

Constituer, brique par brique, une telle chronologie et la rendre publique a un coût émotionnel que je rechigne toujours à payer… Celle-ci est bien trop longue et bien trop personnelle, mais tant pis : je ne sais pas faire autrement.

Mars

Reprise des vide-greniers

J’attends toujours le printemps avec impatience, avant tout pour la belle lumière qui revient, mais aussi pour la reprise des vide-greniers (VG) !

2018 est ma quatrième année de chine, et je ne suis toujours pas lassée – bien au contraire.

Il est vrai qu’il y a deux ans, j’ai pu être un peu découragée par le déluge de trouvailles incroyables que je voyais passer sur Instagram, sur les hashtags #ButinDeChine et #RetourDeChine notamment.

Par effet de panurgisme, je voulais absolument trouver les mêmes objets en vogue dans la communauté des chineuses et chineurs en série, sauf que je n’en trouvais jamais. Cela avait – bêtement – fini par me miner le moral…

Désormais, j’ai pris beaucoup de distance vis-à-vis de tout ça, et je vais chiner le cœur bien plus léger. Je suis heureuse d’aller me promener (ma principale motivation pour mettre le réveil le dimanche matin à l’aube), sans chercher quelque chose en particulier. Je laisse la compétition aux gens qui aiment ça.

Je m’amuse beaucoup plus depuis que j’arpente chaque vide-grenier sans rien attendre. Si je trouve quelque chose, c’est chouette ; si je ne trouve rien, c’est chouette aussi (moins de trucs qui s’accumulent !). Dorénavant, c’est l’expérience plus que l’objectif qui me motive.

Je trouve quand même pas mal de trucs sympas, même si ce n’est pas forcément ce à quoi je m’attendais (exception faite des cartes postales, butin quasi systématique).

Parmi mes trouvailles préférées du printemps : un énorme quartz fumé que j’ai eu pour 5 €, deux crucifix en métal argenté sur lesquels se trouvent des crânes et des ossements (1 € pièce), de nouvelles pierres de Coadry (de 1 à 5 € pièce), des cartes postales Disney et Harry Potter (0,50 à 1 € pièce), et un énorme livre vintage rempli d’illustrations de champignons (4 €) dont je vais me service comme référence dans de futures aquarelles.

L’autre truc que j’aime vraiment bien, c’est d’aller chiner entre amies ! On ne cherche pas forcément les mêmes choses (ouf 😅), et on regarde deux fois mieux, des fois qu’on trouve ce que l’autre cherche. On n’est pas tout le temps collée l’une à l’autre non plus, on virevolte et on se « check » de temps en temps… Et puis c’est excitant de faire découvrir le monde des VG à des néophytes !

Si le hoarding ne vous fait pas peur, je publie mes butins de chine sur Trouvailles de chine, mon compte Instagram dédié.

Geocaching

C’est également au printemps que je me suis initiée aux joies du Geocaching, « la plus grande chasse aux trésors du monde ».

La vidéo ci-dessous présente le concept (sous-titres FR dispo) :

Je lance régulièrement l’appli Geogaching lorsque je suis en déplacement, car cela me permet de découvrir des endroits sympas où je ne serais pas allée autrement.

Ce n’est pas toujours évident de dénicher les géocaches (ou alors c’est moi qui manque de patience…), mais quand ça arrive c’est toujours gratifiant de remplir le registre (logbook) !

J’aime ce jeu à moitié secret dont la plupart des « Moldus » ignorent tout. Savoir qu’un endroit devant lequel on est passée 500 fois recèle une géocache a un petit côté « passage secret » qui me plaît beaucoup.

Seul inconvénient : pour que l’appli mobile Geocaching vous dévoile toutes les caches situées autour de vous, il faut payer un abonnement…

Les Embellies

Rennes a beau être moins bien desservie niveau concerts que Nantes, j’ai quand même eu la chance d’assister à quelques concerts vraiment chouettes ces derniers mois, dont celui de Emily Jane White.

Le concert lui-même m’a plu (je vous raconte tout ça, vidéo à l’appui, dans ma dernière capsule temporelle), mais cette soirée a aussi été l’occasion de mettre les pieds pour la première fois au Théâtre du Vieux Saint-Étienne.

Je suis très fan des églises reconverties : il y a toujours une ambiance unique, libérée du poids de la religion – ce qui n’empêche pas les âmes de résonner.

Peu de temps avant le concert, nous avons pu apprécier une petite expo des affiches créées pour les éditions successives des Embellies, et tout était très joli. (Note : encore des champignons !)

Autres fragments rennais

Outre la chine entre copaines, la venue d’Anne à Rennes a aussi été l’occasion de pousser la porte de l’église Saint-Germain, que je visitais pour la première fois en quatre ans. L’orgue majestueux et le Jésus brillant de mille feux valent le détour.

Après avoir vadrouillé dans Roazhon (nom breton de Rennes) pendant des heures, rien ne vaut une halte à la Cité d’Ys, un pub chaleureux dont le décor rappelle tantôt Poudlard à cause de son escalier suspendu, tantôt un bric-à-brac d’inspiration celtique.

On y trouve d’excellents bières bretonnes à la pression (dont la délicieuse Blanche Hermine). Si vous passez dans le coin, allez donc y faire un tour !

J’ai d’ailleurs commencé à rédiger mon « city guide » rennais, et j’ai hâte de pouvoir enfin dégainer une URL à chaque fois qu’on me demande de bonnes adresses à Rennes. Parce que ça arrive assez souvent, mine de rien, et qu’à la longue c’est un peu lassant de faire le perroquet…

D’ailleurs, en août, cela fera quatre ans que nous avons quitté Paris pour la Bretagne. Je me plais toujours beaucoup à Rennes : c’est une ville très agréable – ni trop grande, ni trop petite, et dont la population est assez « jeune » (👵🏻) –, même si l’appel de la mer se fait de plus en plus insistant !

Quand je me déplace à Paris pour le boulot, chaque journée passée dans la torpeur parisienne me rappelle pourquoi j’en suis partie. À peine ai-je posé le pied à Mont­par­nasse que la Bretagne m’appelle à elle comme une sirène… J’ai l’impression de m’être enracinée dans cette région comme un arbre.

Lors d’une énième exploration des recoins de Rennes, j’ai découvert avec plaisir le jardin Les Vagabondes, situé dans le quartier sud gare et flanqué d’une superbe fresque de WAR!.

Le dessin de Miss Pakotill pour mon anniversaire

La fin du mois de mars a été l’occasion d’organiser un nouveau crafternoon avec Miss Pakotill. J’ai pas mal de choses à vous montrer suite à ça, mais cela fera l’objet d’un projet billet gribouillis.

Pour l’heure, je ne résiste pas à vous montrer le cadeau d’anniversaire que Rozenn m’a offert : un magnifique dessin lunemauvien !

La chevelure est peinte avec une encre mauve métallisée.  Cela m’a énormément touchée. Dans mon échelle de valeurs, il n’y a pas de plus beau cadeau que les cadeaux faits main.

J’aime tellement ce dessin qu’il orne désormais les profils de La Lune Mauve sur Twitter, Facebook et Instagram (avec la permission de l’artiste, bien entendu).

Avril

Normandie

Les dunes de Biville

En avril, ne te découvre pas d’un fil, voire couvre-toi bien, si d’aventure tu pars explorer la côte normande.

Les dunes de Biville sont un point de chute quasi systématique lorsque je mets un pied en Normandie, tellement cet endroit est vaste et régénérant. Une fois franchies les infranchissables dunes, on se retrouve au beau milieu de nulle part – juste soi, la mer et le vent.

Pause. Réinitialisation du système. Can we stay here for a while?

Quelle que soit la tempête que j’abrite, le bord de mer m’ancre dans l’instant présent. Ce retour au minéral, au végétal et à l’eau m’aide à relativiser et à atteindre un état de calme intense en un clin d’œil. Aspiration céleste, expiration diurne. Magie des fées des brumes…

Calvaire des dunes de Biville

La Maison du Biscuit

Dans le Cotentin, à Sortosville-en-Beaumont très précisément, se trouve la Maison du Biscuit, une des dernières biscuiteries artisanales de Normandie. Leurs financiers sont démoniaques, et les boîtes qu’on y achète sont engouffrées bien trop vite.

Le bâtiment lui-même est une sorte de « Disneyland normand », où le goût immodéré pour fake force l’admiration.

Sur les photos ça rend bien ; en vrai, n’y allez surtout pas le samedi après-midi : il y a tellement de monde qu’il est impossible de bouger à l’intérieur. On a beau être entouré de montagnes de biscuits (sans déc’), l’expérience y est particulièrement rude quand on a l’habitude de vivre dans une grotte.

Autres fragments normands

L’arbre à yeux
L’arbre à yeux va bien !
Pile à lire
Une pile à lire dont j’aurais aimé vous parler dans un billet dédié, mais je crois qu’il va falloir vous contenter de cette photo pour l’instant… Je reviendrai sur les funérailles écologiques un jour, c’est quasiment sûr, car le sujet me passionne et ce livre est incroyable !

Lyon

Fin avril, je suis retournée à Lyon pour donner une nouvelle conférence. La cité des gones est si vaste que chaque nouvelle visite me permet d’approfondir ma connaissance du patrimoine lyonnais.

Je vous ai parlé du splendide cimetière de Loyasse, qui méritait un billet à lui seul, mais il y a d’autres endroits dont je voulais garder une trace ici.

Villeurbanne art déco

Dans la banlieue proche de Lyon, Villeurbanne possède quelques bâtiments et détails architecturaux Art Déco.

Ce sont surtout les deux gratte-ciel qui sont connus, et qui vous attendent à la sortie du métro du même nom. Quelques mètres plus loin, l’hôtel de ville et son beffroi de 65 mètres complète le tout.

Bref, ça vaut le coup de faire un petit détour du côté de Villeurbanne pour voir tout ça (et boire une bière artisanale au Bieristan, si vous arrivez à trouver une place – pas comme nous, quoi).

Pour en savoir plus, je vous conseille l’article L’Art Déco à Villeurbanne.

Street art sur les pentes de la Croix rousse

Profitant d’un samedi d’avril chaud et ensoleillé, nous sommes également allé·es crapahuter sur les pentes de la Croix Rousse, en priorité pour nous sustenter chez Les Mauvaises Herbes, un délicieux restaurant végétarien, mais aussi pour faire un peu de geocaching.

Cela a aussi été l’occasion d’en prendre plein les mirettes avec du fort joli street art, en particulier avec les trottoirs « raccommodés » par Ememem.

Mosaïques lyonnaises

Non loin de là, à la poursuite du diamant vert d’un vinyle de Neil Young édité spécialement pour le Record Store Day, j’ai été captivée par les mosaïques présentes du côté du lycée la Martinière et de la salle Rameau. Une surprise de taille pour quiconque pense à lever la tête !

Mon détecteur à symboles francs-maçons s’est quelque peu enflammé quand j’ai vu cette ruche surmontée du slogan « Labore et Constantia » sur la façade du lycée la Martinière : en effet, la ruche figure sur les tabliers des Francs-Maçons, et symbolise la persévérance et le travail collectif des loges.

Mais ici rien de tout ça, il s’agit simplement de la devise du Major Martin (qui, a priori, n’était pas franc-mac).

Lyon by night

Au rayon eye candy, citons cette affiche pour un concert de Punish Yourself, et cette fort jolie devanture d’un bazar égyptien, spottées pendant une promenade nocturne dans Lyon.

Un restau alsacien à Lyon : le Stammtich

C’est bien gentil de marcher des kilomètres avec des Docs qui font mal aux pieds, mais ça creuse. Évidemment, Lyon ne manque pas de bonnes tables, et qui se préoccupe de la canicule quand on peut manger des flammkueche cuites au feu de bois, des mauricettes savoureuses et boire de la Bon Poison bien fraîche au Stammtich ?

Bon, et même si ce dessert n’est pas alsacien pour un sou, leur banoffee pie est une tuerie folle furieuse !

Tiens d’ailleurs, saviez-vous que le code langue pour l’alsacien est gsw ? (Moi non plus.)

Autres fragments lyonnais

Donc oui, on mange toujours aussi bien à Lyon ! (Même si mon restaurant préféré, le Shack, a fermé. 😭) Entre les premières fraises de la saison, les crêpes sucre-citron et les glaces de chez Único, je ne savais plus où donner de la tête… ni du ventre…

Retour du printemps

Globalement, j’ai bien aimé le mois d’avril. Comme une douce sensation de renouveau, d’éclaircissement, voire d’illumination.

Le renouveau des plantes y est pour beaucoup. Plus le temps passe, plus j’aime les fleurs – ne me demandez pas pourquoi, elles me rendent heureuse. Tant de formes et de couleurs différentes, tant de personnalités…

Je repense toujours aux fleurs dans Alice au pays des merveilles – elles doivent juger notre laideur dès qu’on a le dos tourné…

Mai

Par opposition, mai a été une véritable chienlit morale et émotionnelle. Rien n’allait. C’est pourquoi je suis tant sortie prendre l’air, tellement j’étais en surchauffe intérieure.

Finistère

Si le Cotentin est un refuge émotionnel et quasi métaphysique, le Finistère sud quant à lui est ma destination feel good par excellence. Il n’y a personne, tout est beau, la mer est à portée de nageoires, et plus qu’ailleurs, je m’y sens libre.

Derrière ce sourire et ces grandes lunettes se cachent d’énormes cernes et une immense fatigue.

Du street art de Douarnenez jusqu’à la serpente de Sizun en passant par la cathédrale de Quimper, il est impossible de s’ennuyer tellement les sources d’étonnement sont nombreuses dans ce coin de la Bretagne.

Serpente de Sizun
La serpente de Sizun, ma muse de pierre.
Cathédrale de Quimper
La tête d’un gars à qui il est arrivé des bricoles, exposée à la cathédrale de Quimper.

À peine arrivé·es à « Douar », nous sommes tombé·es dans une brocante où ma passion pour les cartes postales vintage s’en est donné à cœur joie, sous le regard mélancolique du Bolomig.

J’ai pour projet de vous raconter ce nouveau voyage au bout de la terre dès que je le pourrai – même s’il m’est impossible, à l’heure actuelle, de vous dire quand.

Ces temps-ci, il m’est en effet devenu difficile d’écrire aussi régulièrement que je le voudrais.

Et puis, je culpabilise toujours de préférer me consacrer à mes nouveaux billets, plutôt qu’à répondre aux nombreux commentaires, pourtant passionnants, qui attendent sagement dans un coin. 

Publier de nouveaux contenus est ma priorité nº1, aussi ne m’en voulez pas si je tarde à répondre aux messages que vous m’avez laissés ces deux derniers mois. (J’ai mis en place la possibilité de s’inscrire aux commentaires d’un billet précisément pour pallier ce fréquent retard.)

Rassurez-vous : je lis absolument tout et j’ai envie de réagir sur de nombreux sujets, c’est juste que cela me demande un temps monstre.

Et je ne peux me résoudre à ne répondre qu’à quelques-un·es et pas aux autres : je trouverais cela profondément injuste vis-à-vis du temps que vous y passez, vous aussi.

Et puis, vous risqueriez de moins commenter. Or, vos commentaires, si riches et personnels, sont le carburant même de ce blog : si nos échanges venaient à se tarir, je ne verrais aucun intérêt à continuer à bloguer. Simple as that.

Je suis très fière de cette photo !
Locronan
Tellement hâte de vous parler de Locronan ! 

Bref, à la première occasion, je vous parlerai aussi de la meilleure librairie celtique au monde (j’exagère à peine), où je suis restée une éternité à tout regarder, en incorrigible bibliobsessionnelle que je suis.

Quand j’ai le vague à l’âme, je repense à cette pizza dégustée à l’arrache sur le port désert de Douarnenez, refroidissant à chaque seconde et guettée de près par les goélands. Peut-être la meilleure pizza de ma vie, après tout… (d’autant qu’il y a avait des artichauts dessus).

Mélusine à Fougères

Je vous ai déjà parlé de mon attachement à la figure de Mélusine, que je me suis faite tatouer il y a bientôt deux ans. Impossible d’aimer cette fée et de vivre en Ille-et-Vilaine sans visiter Fougères, cette ancienne cité celtique où l’on vénérait les déesses des eaux, et où Mélusine est encore très présente.

Faire visiter la Bretagne à mes ami·es est toujours un plaisir, car j’en découvre au moins autant. C’est à pas feutrés qu’Ally et moi nous sommes laissées porter sur les traces des Lusignan, tout en nous racontant nos petites et grandes histoires.

Il va sans dire que j’ai là aussi de quoi écrire un copieux billet à propos des Mélusine et autres dames des marais croisées à Fougères. Il me tarde, d’ailleurs.

Côté crêperie, nous avons poussé la porte de Tivabro, et avons pu profiter de leur terrasse, agréablement située à l’abri des relous qui klaxonnent en te hurlant des trucs dégueulasses.

Marie-Madeleine

Comme La Nuit, je suis sensible aux signes et aux petits-grands clins d’œil.

Aussi, quand j’ai reçu le livre Marie-Madeleine, La passion révélée dans ma boîte aux lettres, en provenance de Carcassonne (seul endroit où on peut encore en trouver, allez comprendre), de la part d’une amie chère, après en avoir entendu parler sur le blog d’Alexandrine… Il s’est passé un truc.

Marie et Marie, réunies par des forces féminines en présence et le hasard d’Internet. Je ne sais pas, tout s’enchaînait bien, le flow coulait.

L’ouvrage lui-même est ô combien passionnant, et contient quelques beaux spécimens de Marie-Madeleine seulement recouverte de ses poils. Je suis ravie !

Juin

En juin, j’ai continué à pas mal rouler ma bosse, pour continuer à me changer les idées.

Trier mes photos m’aide à prendre conscience de tous les trucs extraordinaires que j’ai déjà vus cette année, et compense le fait d’être absorbée dans la contemplation de mes pieds pendant plusieurs semaines d’affilée. Ces différentes escapades sont nécessaires à ma santé mentale, pour compenser mon rythme quotidien, très casanier et répétitif.

Chartres

Chartres méritera elle aussi un billet à part entière, tellement mon expérience y a été intense.

Entre la Maison Picassiette (que je rêvais de voir depuis si longtemps, envie encore amplifiée par les billets de Joh Peccadille et #passionchateau) et le labyrinthe de la cathédrale de Chartres, je n’ai plus su où donner de la tête.

En parlant de symbolisme mystique, je n’oublie pas non plus mon billet sur Bourges et l’alchimie, qui attend sagement que je l’écrive depuis environ deux ans… 

La Fabuloserie à Dicy

Mes pas m’ont également menée du côté de Dicy, dans l’Yonne, où se trouve un lieu incroyable dédié à l’« art hors-les-normes » : la Fabuloserie. Ce lieu constitue l’une des expériences émotionnelles les plus fortes qu’il m’ait été donné de vivre dans un musée.

Mon intérêt pour l’art brut ne fait que croître chaque année, car je suis à chaque fois abasourdie par la diversité et la richesse des œuvres que j’ai la chance de voir de mes propres yeux.

En plus, le personnel de la Fabuloserie est charmant, et n’hésite pas à donner plein d’explications sur les œuvres pour aider les visiteurs à mieux comprendre le contexte dans lequel elles ont été créées, et faire découvrir l’histoire de tous ces artistes singuliers.

Le jardin de la Fabuloserie est lui aussi fabuleux, peuplé de créations extraordinaires comme le manège de Petit Pierre. (La qualité des vidéos ci-dessous n’est pas très bonne, mais ce sont les plus touchantes que j’aie trouvées.)

À noter : l’existence du petit guide Itinéraire d’art singulier en France, qui ne coûte qu’1€ et recense 28 monuments, musées et maisons pas comme les autres. Il est très bien fait !

J’y ai retrouvé avec plaisir le Palais idéal du Facteur Cheval ainsi que les rochers de Rothéneuf (deux autres lieux dont je vous parlerai un jour).

Paris

Sketch notes

Loin de ces émerveillements champêtres, retour à Paris mi-juin pour donner à nouveau une conférence dans un évènement où je ne pensais jamais parler.

Cela a été l’occasion de revoir Stef, qui non contente d’être un membre honoraire du club des personnes ayant les plus beaux cheveux de l’univers, m’a également couverte de cadeaux.

J’ai adoré l’atelier sur la facilitation graphique auquel j’ai assisté, ça m’a donné envie de m’essayer au sketch noting dans les prochains mois.

C’était d’ailleurs la première fois, a priori, qu’une de mes conférences a été « sketch notée ». Cela m’a rendue très fière, d’autant que cette conférence-là en particulier m’a demandé un travail considérable (comprendre : encore plus considérable que les autres).

Sketch notes
Sketch notes de ma conférence par Nicolas Verdot

D’ailleurs, j’ai publié un nouveau billet sur mon blog pro, le premier en deux ans. J’aimerais bien y publier à nouveau des trucs de temps en temps, ça me manque.

Musée Gustave Moreau

J’ai vécu 8 ans à Paris sans visiter le musée Gustave Moreau, alors que tous les ingrédients étaient réunis pour que je l’adore et que j’y passe des heures à tout lire et photographier frénétiquement. C’est fou ce qu’on peut être englué·e dans sa propre léthargie, parfois.

Là encore, je ne rentre pas dans les détails, car j’aurai l’occasion de vous reparler de ce musée exceptionnel un de ces quatre.

Autres fragments parisiens

Sortir de ma zone de confort, déambuler du côté de République à l’affût de pièces magistrales de street art, et puis repérer un jardin secret, tenter une approche, me sentir suffisamment en confiance pour m’allonger dans l’herbe et savourer 15 précieuses minutes à décompresser avant d’aller dîner…

Pendant que j’y suis, je partage avec vous trois adresses véganes de qualité que je recommande à Paris :

  • Loving Hut, toujours aussi bon et copieux, et dont je ne me lasserai jamais des « Vermicelles du paradis », un excellent bo bun qui peut être servi avec deux nems tout aussi excellents, ni du cheesecake et de son coulis aux fruits rouges ;
  • LeLo, où j’ai savouré un kebab végane savoureux ainsi qu’un petit « açaï bowl » qui m’a donné le coup de fouet dont j’avais besoin. Les plats sont assez chers par contre (12 à 16 €). Ils vendent aussi de nombreuses pâtisseries et viennoiseries véganes, dont le meilleur croissant aux amandes de l’univers (à peu près) ;
  • L’Abattoir végétal, un lieu unique installé dans une ancienne boucherie (pun intended), à mi-chemin entre coffee shop, bistro sain et bar à jus. Les saveurs sont incroyables, et pouvoir profiter de la terrasse en pleine canicule a été un gros plus, même si le restau se trouve dans un quartier très remuant.

Debout ! Collection Pinault à Rennes

Retour à Rennes, où j’ai poussé la porte du Couvent des Jacobins, fin juin, pour découvrir Debout !, une collection d’art contemporain appartenant à François Pinault.

« Debout ! », comme une sommation, un mot d’ordre, comme une manière d’y croire encore, de tenir en pied, sur ses pieds, de ne pas mettre genou à terre, de ne pas mordre la poussière, sauf à toujours essayer de se relever.

Caroline Bourgeois, commissaire de l’exposition

Au programme : des œuvres figuratives qui interpellent, dérangent, choquent parfois (Him de Maurizio Cattelan, une statue d’enfant ayant la tête de Hitler) pour nous faire prendre conscience des absurdités et de la violence de notre siècle.

L’œuvre qui m’a le plus captivée est sans aucun doute Fucking Hell de Jake & Dinos Chapman : neuf vitrines immenses, disposées en forme de croix gammée, et qui, telles des aquariums géants, contiennent des maquettes où sont mis en scène pas moins de 30 000 squelettes nazis miniatures, en train d’infliger les pires fléaux à l’humanité.

L’humour grinçant des deux frères britanniques est tel qu’ils sont allés jusqu’à cacher neuf « mini Hitler » au milieu de ce chaos : charge aux spectateurices de les retrouver, façon Où est Charlie ? de l’apocalypse. Rire et faire rire de l’holocauste is the new choc. Et moi d’entendre les commentaires outrés des bourgeois flanqués devant l’œuvre, en mode « ils ont un problème, ces deux-là… ». Same old shit.

Pour en savoir plus, direction Debout! Pinault fait tomber Rennes à la renverse.

Juillet

Enfin, ce fut au tour de juillet. Mois qui a été fort long, il faut le dire. Long et laborieux. Et chaud. Trop chaud.

Chelsea Wolfe et Emma Ruth Rundle au Trabendo

Retour à Paris mi-juillet spécialement pour assister au concert de Chelsea Wolfe et Emma Ruth Rundle (ERR), deux de mes idoles (je sais, j’en parle sans arrêt).

VerdamMnis Magazine a publié un excellent résumé de cette soirée, et je ne réussirais pas à faire mieux.

Je dirais simplement que ce double concert a été une énorme claque, et que je me souviendrai longtemps des frissons que m’a collés ERR, ainsi que des incantations de Chelsea Wolfe et de ses platform shoes écrasant son pedal board.

Disneyland

Dès le lendemain, je filais direction Marne-la-Vallée – on n’est plus à un paradoxe près !

Rien de bien nouveau sous le soleil (hormis l’invasion du parc par les licences Marvel – beurk). Mais je me régale toujours de cette myriade de détails incroyables, de l’ingéniosité des designers du parc, des décors irréels et des montagnes russes à la chaîne pendant lesquelles je peux gueuler comme un putois.

Et puis ce haricot magique géant dont une branche se glisse par une fenêtre et ressort par l’autre…

Et puis ces vitraux pastels merveilleux, tout droits sortis d’un conte de fées… 

Comment résister ? Bref, mon enfant intérieur était aux anges.

Ma passion pour Disney n’est pas prête de se calmer (adulting like a pro here).

Autres fragments parisiens

Je termine sur d’ultimes souvenirs ramenés de mes dernières escapades parisiennes : les trop jolis verres Demory Paris, les licornes en colères en vente au Politicafé au profit de l’association Urgence Homophobie, une affiche que j’ai trouvée insolite et inspirante, sans oublier la Géode de la Villette brillant de mille nuages.

Des chats

Vous ne pensiez quand même pas que j’allais conclure ce billet sans aucune photo de chat ?

Le chat beaucoup trop mignon de nos voisins
Le chat de nos voisins est toujours aussi mignon

The end is the beginning is the end

Sur ces bons souvenirs, je retourne à la préparation de ma revue de web estivale, que je ne publierai a priori que fin août, vacances obligent.

Août, out and about… À bientôt !

Marie

Déjà 23 commentaires

  1. Hélène Heurtaux

    28 juillet 2018

    Hello Marie,
    Alors ça c’est de la tartine ! ;)
    Alors que je n’ai pas pris le temps de réagir à tes derniers billets (pro & perso), j’adore toujours prendre le temps de parcourir tes longs écrits !
    Bienvenue dans la team des géocacheurs, c’est vraiment l’idéal pour découvrir des coins insoupçonnés ou redécouvrir sa propre ville, donc évidemment j’adore le concept aussi ! <3
    D'ailleurs j'aime beaucoup "voir" Lyon à travers tes yeux et tes visites régulières.
    Ta réflexion sur ta léthargie parisienne quant à la découverte de certains lieux de la capitale me fait réfléchir à la mienne à Lyon… alors que je prône à tout va cette curiosité au coin de la rue, je réalise que parfois le confort de ma grotte est plus confortable :/
    Comme tu dis, difficile de lire entre les lignes, mais j'ai ressenti un certain attrait pour le bout du monde de la Bretagne et Douarnenez… le Finistère te ferait-il les yeux doux ? ;)
    J'ai hâte de lire ton ressenti sur Locronon (on y était l'an dernier) et je crois que je vois bien la librairie celtique dont tu parles !

    Prends soin de toi,
    Au plaisir de te lire ! :)

    Répondre

    1. Merci beaucoup Hélène ! Ouais, une bonne tartine des familles, mais j’avais besoin de garder une trace de tout cela, je crois.

      D’ailleurs j’aime beaucoup « voir » Lyon à travers tes yeux et tes visites régulières.

      C’est vrai que c’est toujours intéressant de voir sa ville à travers les yeux de quelqu’un d’autre. Même quand une copine vient me rendre visite et qu’elle prend des photos pendant nos excursions, je suis toujours ravie de voir les différences d’angles de vue. On n’est pas forcément sensibles aux mêmes choses. Et parfois… on a pris exactement la même photo ! :)

      Ta réflexion sur ta léthargie parisienne quant à la découverte de certains lieux de la capitale me fait réfléchir à la mienne à Lyon… alors que je prône à tout va cette curiosité au coin de la rue, je réalise que parfois le confort de ma grotte est plus confortable :/

      T’sais, je crois que c’est inévitable, à cause de l’inertie du quotidien. La ville où tu travailles te pompe naturellement plus d’énergie que la ville où tu n’es que de passage (a fortiori si tu la visites alors que tu es en congés). C’est pour cette raison que j’aime bien être « en vacances chez moi », ne serait-ce que quelques jours, pour m’autoriser à déambuler dans la ville sans timing, en prenant des tangentes, …

      Comme tu dis, difficile de lire entre les lignes, mais j’ai ressenti un certain attrait pour le bout du monde de la Bretagne et Douarnenez… le Finistère te ferait-il les yeux doux ? ;)

      Complètement ! C’est mon endroit chouchou en Bretagne (en plus c’est globalement déserté, ni-ckel). Mais j’aimerais bien visiter davantage les Côtes d’Armor, surtout à l’ouest (Lannion, Morlaix…) car il y a énormément de curiosités bien macabres là-bas, et le patrimoine côtier est absolument étourdissant ! J’adore le fait qu’il me reste tant de choses à découvrir par ici. J’aime vraiment cette région !

      J’ai hâte de lire ton ressenti sur Locronon (on y était l’an dernier) et je crois que je vois bien la librairie celtique dont tu parles !

      La librairie de mes rêves ♥︎

      Prends soin de toi,
      Au plaisir de te lire ! :)

      Yeah, merci ! À bientôt ! :)

      Répondre

  2. Locronan <3 <3 <3

    Et aussi, tu me donnes envie d'aller en Normandie… je n'y ai encore jamais mis les pieds alors que je suis vraiment pas loin… ^^

    Répondre

    1. Le Cotentin a un charme fou, c’est assez sauvage (plus que la Bretagne), immense, y’a personne… Les plages de sable fin te tendent les bras ! Cela me fait super plaisir de savoir que mes photos te donnent envie d’aller y vadrouiller :)

      Répondre

  3. Rhooooooo (non, non, c’est pas un rhooo de bébé hein, c’est admiratif, dans le hoooooo, mais avec un r pour manifester un profond désir d’aller voir tout çà en vrai… Bon, c’est pas très clair. Bref). Que de jolies choses tu as vu/lu/entendu/photographier !!!
    Les affiches, détails et autres street art me plaisent beaucoup, la plupart sont superbes, c’est très sympa de tomber sur des trucs comme ça au détour d’une rue.
    Je vois que tu as reçu et déjà potassé THE book sur MM, il est vraiment génial ce livre, et très riche en illustrations en plus, ce qui ne gâte rien.
    Les trouvailles de vide-greniers me manquent, mais, comme la voiture a eu la bonne idée d’exploser sa boîte de vitesse avant juillet, bernique pour les brocantes du mois d’août, ou du moins, jusqu’au 15 (après la feria, habitant à côté des arènes, je ne sors pas de chez moi pendant ces 5 jours, où vont alterner tuerie, défilés et beuveries. Les jeux du cirque version à peine moderne. J’ai intérêt à faire gaffe quand je sortirais après ces 5 jours, entre les flaques d’alcool, le verre brisé et le vomi, ça va être « Slalom chez Tuerie-land »…)… Du coup, pas de trouvailles. Mais bon, en même temps, ce fichu mémoire m’a bien pris la tête, obligé de quasiment tout remanié en une semaine chrono. Il est rendu, juste avant les vacances de ma directrice, on n’a plus qu’à attendre dernière semaine d’août pour connaître le verdict… Tes trouvailles sont très chouettes !

    Ton livre sur les funérailles écolo me fait penser à quelque chose que j’ai découvert lors de mes recherches sur la jeune fille et la mort. J’ai dû lire un nombre incalculable de bouquins sur la mort (oh joie), et c’est là que j’ai appris qu’en Allemagne est né le concept de funérailles « in the forest » (y pas vraiment de nom je crois pour ce concept) : En gros, tu es incinérée et tes cendres sont versées en pleine forêt, au pied d’un arbre que tu as choisi. Je ne sais plus si ton nom est inscrit quelque part, mais l’idée, c’est de nourrir les arbres avec l’humain (oui, les cendres organiques sont un excellent engrais). Je trouve cela tellement plus beau qu’une urne funéraire ou un cercueil… On peut se dire qu’au moins, notre mort sert à quelque chose, et en plus, à la nature ! ^^

    La Normandie et la Bretagne (terres natales de ma famille) me manque horriblement ! J’ai fait une demande de doctorat pour Rennes, je croise les doigts ! ^^
    L’expo à Rennes a l’air diablement sympa, très provoc cela dit, mais la provoc est dans l’air du temps, ça caractérise l’art contemporain officiel, cette façon de se servir de l’histoire de manière grinçante. Mais souvent, c’est très bien fait (ouais, ça plaît pas aux bourgeois, en même temps, ils n’ont qu’à aller dans les musées des beaux-arts s’ils veulent des choses plus appropriées à leurs goûts… Tiens, les viols de Rubens, ça doit être dans leurs cordes ! Je plaisante, mais le thème des rapts sexuels chez Rubens est hyper-intéressant, surtout à l’époque baroque, des textes de critiques d’art féministes se sont penchés là-dessus, et là, c’est très clairement mon mémoire M2 qui ressort, désolé !^^)

    Ah Disneyland ! Je n’oublierai jamais mon émotion d’ado lorsque j’ai découvert le château de la belle au bois dormant, ses escaliers, son dragon souterrain, et ô joie, ces armures qui ronflent ! Le détail qui tue, forcément. C’était un cadeau de Noël, et c’est la meilleure période : la semaine de Noël, il n’y a pratiquement personne, et en plus, le matin du 25, le parc est DESERT. Le pied total pour profiter des attractions !!!!! ^^

    Bon, je ne commente pas tout, mais j’ai adoré tout ton post, merci de nous faire partager tout ça !
    Belle journée

    Répondre

    1. Coucou !

      Du coup, pas de trouvailles. Mais bon, en même temps, ce fichu mémoire m’a bien pris la tête, obligé de quasiment tout remanié en une semaine chrono. Il est rendu, juste avant les vacances de ma directrice, on n’a plus qu’à attendre dernière semaine d’août pour connaître le verdict…

      Fingers crossed again, alors ! J’espère que cette fois c’est la bonne ! Du coup, tu auras ton master après ça ? Quelle est la prochaine étape pour toi ?

      j’ai appris qu’en Allemagne est né le concept de funérailles « in the forest » (y pas vraiment de nom je crois pour ce concept) : En gros, tu es incinérée et tes cendres sont versées en pleine forêt, au pied d’un arbre que tu as choisi.

      C’est en effet très beau ! Cela me plairait beaucoup que mes cendres soient utilisées ainsi. Dans le même genre, j’ai découvert il y a quelques jours les « organic burial pods », et j’aime beaucoup aussi.

      La Normandie et la Bretagne (terres natales de ma famille) me manque horriblement ! J’ai fait une demande de doctorat pour Rennes, je croise les doigts ! ^^

      Ooh tiens-moi au courant ! :)

      Répondre

      1. Fingers crossed again, alors ! J’espère que cette fois c’est la bonne ! Du coup, tu auras ton master après ça ? Quelle est la prochaine étape pour toi ?

        Voilà, on croise les doigts, et même les doigts de pied ! ^^ J’aurais donc mon master après ça, et normalement, après c’est le doctorat, soit en université, soit en école d’art, ça dépendra des réponses. Mais selon les délais d’inscription, je ne pourrai peut-être m’inscrire que l’année prochaine, on verra. Mais comme j’aurais mon master en septembre, rien ne m’empêche de chercher du taf en écoles d’art en attendant l’inscription en doctorat. C’est un peu flou, mais ça va. ^^

        C’est en effet très beau ! Cela me plairait beaucoup que mes cendres soient utilisées ainsi. Dans le même genre, j’ai découvert il y a quelques jours les « organic burial pods », et j’aime beaucoup aussi.

        Oui, je connais ça aussi, c’est pas mal également.

        Ooh tiens-moi au courant ! :)

        T’inquiètes, je te tiens au courant si jamais c’est Rennes ! ^^

        Répondre

        1. Ça marche, à bientôt !

          Répondre

  4. Bonjour,

    Pour ce qui touche à la dyslexie plus spécifiquement, sujet dont je sais qu’il t’intéresse à titre professionnel, petite conférence par un grand spécialiste en la matière –Franck Ramus-, ici.
    Ça ne dure pas très longtemps -30 minutes- dans le cadre imposé par l’événement, mais il fait la même en version longue -3 heures- et c’est absolument passionnant !

    De bien belles photos sur ce billet, comme toujours !

    Répondre

    1. Merci pour le lien vers la conférence, Diablotin, je vais aller écouter ça avec intérêt ! :)

      Répondre

  5. Quel bel article !!

    J’adore les affiches des Embellies, elles sont très jolies 🙂

    Moi aussi j’adore la Bretagne, j’y vais régulièrement voir de la famille, près de Saint-Brieuc pour moi 😊. Sinon je suis déjà allée dans d’autres endroits en Bretagne (tous les départements en fait, et à Rennes aussi).

    J’ai visité Fougères il y a trois ans et j’avais beaucoup aimé, le château et les jardins aux alentours étaient vraiment sympa. Avec une ambiance médiévale, comme j’aime tant (j’adore tout ce qui se rattache à la fantasy) et je suis contente de voir que tu as aimé aussi !

    J’espère que tu trouveras le temps de nous parler de tes lectures et de la librairie, ça m’intéresse grandement ! (Comme tout ce qui touche aux livres, à vrai dire…)

    Miaou ! Des chats mignons !

    Bisou ❤

    Répondre

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire, Nymeria !

      J’espère que tu trouveras le temps de nous parler de tes lectures et de la librairie, ça m’intéresse grandement ! (Comme tout ce qui touche aux livres, à vrai dire…)

      Ça marche, je vais essayer d’en tenir compte. J’ai beaucoup de billets sur le feu, c’est parfois difficile pour moi de prioriser les uns par rapport aux autres, car le temps dont je dispose pour mettre à jour l’astre pourpre est hélas limité. Mais il y a plein de billets que j’ai envie d’écrire (dont celui avec les livres), j’espère pouvoir profiter des vacances pour préparer tout ça !

      Ça me fait vraiment plaisir que tu aies pris le temps de me faire un retour à ce sujet, en tout cas ! Merci encore !

      Répondre

      1. De rien, merci à toi d’avoir proposé ce billet😊

        Répondre

  6. Bonjour !
    Ce billet m’a donné envie :
    – de flâneries matinales en vides-greniers (pour le plaisir de farfouiller surtout et de repartir aussi léger),
    – de fouler le sol rennais (ça, ça devrait arriver prochainement mais seulement en coup de vent),
    – de photographier du ciel et des fleurs (je viens de m’offrir mon premier appareil photo),
    – d’étendues d’eau, de particules sableuses et de sel (vivement la semaine prochaine),
    – de faire de la mosaïque (beauté de fragments colorés)
    – d’user tout ce que Paris offre avant de la quitter,
    – d’un jour moi-aussi trouver un quelque part où « m’enraciner comme un arbre ».
    Parvenir à insuffler autant de pulsions de vie en un (long) billet, quelle belle richesse. Merci beaucoup !
    J’espère que le soleil estival parvient à éclipser ta « tristesse des beaux jours ».
    Un bel été,
    R.

    Répondre

    1. Merci pour cet inventaire à la Prévert, si rafraîchissant et motivant ! Je ne saurais commenter chaque ligne, tant elles m’inspirent de la joie, mais, sans te connaître, j’ai l’impression qu’on a beaucoup de centres d’intérêt communs !

      Tiens, la mosaïque, ça m’attire. Depuis combien de temps en fais-tu ? Publies-tu tes créations quelque part ?

      Répondre

      1. Oh tiens, je réponds avec quelques semaines de retard, je n’avais pas vu ta réponse, je m’en excuse. La mosaïque, c’était juste une idée à ajouter à ma longue liste de choses à expérimenter dans la vie… Le peu que je crée reste dans des cahiers de papier.

        Entre temps, j’ai foulé le sol rennais. Cette ville a une vraie identité. Quelles lumières chaudes dans St-Pierre et Ste-Mélaine, quelle baie vitrée dans la si agréable bibliothèque des Champs libres, quelles saveurs sur le marché et quelle vitalité sur les terrasses !

        Une belle journée parme,
        R.

        Répondre

        1. La mosaïque, c’était juste une idée à ajouter à ma longue liste de choses à expérimenter dans la vie…

          Je trouve ça sain et même indispensable d’avoir une telle liste d’envies d’expériences futures ! Surtout si elles sont créatives. De mon côté, quelques envies : faire de nouveaux projets street art, apprendre à coudre et à tricoter, continuer le collage, essayer de peindre en extérieur à l’acrylique (influence de Mina Mond, évidemment).

          Entre temps, j’ai foulé le sol rennais. Cette ville a une vraie identité. Quelles lumières chaudes dans St-Pierre et Ste-Mélaine, quelle baie vitrée dans la si agréable bibliothèque des Champs libres, quelles saveurs sur le marché et quelle vitalité sur les terrasses !

          Je suis ravie que ta promenade rennaise t’ait plu ! Cette ville divise souvent… Moi, comme toi, je trouve qu’elle a un charme fou. Rennes est bien plus vivante et « dans son jus » que Nantes, qui est certes une très belle ville et que les gens préfèrent en général, mais que je trouve, moi, trop bourgeoise. C’est pour ça que je vis à Rennes et pas à Nantes d’ailleurs, même si à la base je bossais à Nantes. J’ai préféré faire l’aller-retour en train chaque jour. :)

          Merci pour tes vœux lavande !

          Répondre

  7. Très belles photos ! Celles de Lyon m’ont fait une sorte de coup au coeur, surtout celle du bazar égyptien ; dans une vie antérieure je passais devant tous les jours… et ça me manque beaucoup (trop ?). Pareil pour le musée Gustave Moreau, qui a été plus ou moins ma deuxième maison pendant toute une période de ma vie !

    En tout cas je serais moi aussi curieuse d’avoir tes retours de lectures, notamment du bouquin sur les funérailles écologiques (et de celui sur la « sigil witchery », tiens !).

    Bonne continuation !

    Répondre

    1. Hello Chloé ! Je comprends ce « coup au cœur » que tu évoques ; voir en photo, à travers le regard de quelqu’un d’autre, quelque chose qu’on connaît et qu’on aime beaucoup peut être très perturbant !

      Pour les bouquins, c’est noté ! Je n’avais pas conscience qu’il y avait une telle demande sur mes retours de lecture, je vais essayer d’y remédier dans une prochaine publication.

      Merci beaucoup pour tes commentaires !

      Répondre

  8. Ah ouais alors là tu m’as bien calmé !
    Première photo la broquante sur le port de Camaret… la grosse classe ! (impossible de ne pas reconnaitre ce bijou d’église avec la tour Vauban derrière ;)
    … en passant par le musée Gustave Moreau que je n’ai toujours pas vu (je t’avoue que du coup j’ai sauté les photos pour me garder la surprise ;)
    Et toutes tes prises de vue toujours sublime, pleine de poésie et de vie, d’art en somme.
    Tu peux être fière de tes photos (et pas seulement de celle de la vierge à la tête de mort, même si elle est sublime !)
    Je découvre ton post avec beaucoup de retard, mais quel plaisir ! Surtout de savoir qu’après ces mois difficiles, tu es en train de te reposer en Irlande ;) Et que malgré les moments difficiles de fatigues, tu gardes ton oeil et ton coeur ouverts…
    You are so precious to my life…
    Thank you !!!

    Répondre

    1. Merci ma douce ♥︎

      Répondre

  9. Merci pour cette promenade (et pour le contenu de ton blog en général). Tu m’as donné, ainsi que Pauline du blog Invicible été, une envie irrésistible de lire Libérées.
    (Et sinon j’ai découvert ce matin le compte insta_repeat qui m’a laissée sans voix presque.)

    Répondre

    1. Bienvenue à toi sur l’astre pourpre, et merci pour ton commentaire enthousiaste, ainsi que pour la découverte du insta_repeat… En effet, ça se passe de commentaire… Voir ce genre de trucs me rassure tellement sur le fait de faire les choses à ma sauce, et calme un peu mes sempiternelles questions sur le bien-fondé d’un tel choix.

      J’ai découvert ton blog à mon tour, et ce que j’y ai vu et lu m’a plu. J’ai même partagé ton lien sur les pochoirs dans ma nouvelle revue de web.

      À bientôt !

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser les balises suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Billets adjacents