J’adore partir en voyage quelques jours.

Je taille la route, en n’emportant avec moi que l’essentiel. Je reviens le sac – et la tête – chargés d’instants magiques qui n’auraient jamais eu lieu si je n’avais pas bougé.

Dormir dans d’autres lits que le mien, passer du temps avec mes ami·e·s (parfois même avec les ami·e·s de mes ami·e·s), discuter jusqu’à pas d’heure, tout cela remplit mon réservoir à chaleur humaine.

Et j’arpente de nouveaux trajets, m’imprègne d’endroits inconnus ; et je caresse d’autres chats ; et je mange autrement… Lorsque je suis sur la route, mes yeux pétillent et ma curiosité déborde.

Je remplis mon sac, monte dans le train, et ne sais jamais exactement à quoi m’attendre. Chaque voyage me réserve une part d’inattendu, même lorsque je me rends dans des villes que je connais bien.

Metz

Par exemple, à Metz, mes souvenirs d’enfance cohabitent avec ce que j’y vis aujourd’hui. L’expérience est toute autre, et pourtant, à chaque pas, des souvenirs remontent et me semblent très réels.

C’est en quadrillant la ville aujourd’hui que je comprends à quel point j’étais habituée, enfant, à aller toujours aux mêmes endroits. Aussi, revenir ici après toutes ces années, et parcourir la ville différemment, relève davantage de la découverte que du pèlerinage.

Pas de Centre Pompidou-Metz cette fois-ci, ni de Musée de la Cour d’Or : simplement des promenades dans des quartiers que je connais moins.

Voyage après voyage, je complète la vision incomplète que j’avais de chaque endroit, que je sois seule ou bien accompagnée.

Ce qui semblait habituel voire banal jadis révèle une originalité que je ne soupçonnais pas. Mes voyages successifs me servent de base de comparaison. Chaque voyage redistribue les cartes.

La pierre de Jaumont

Par exemple : la pierre de Jaumont et sa couleur jaune, si caractéristiques de Metz. J’ai beau être habituée à la voir à Metz, je n’en ai jamais vue ailleurs. Moi qui connais bien le cimetière de l’Est où je jouais enfant, désormais c’est en zigzaguant dans les parties moins touristiques du centre-ville que je m’émerveille devant les façades et bâtiments ambrés.

Vitraux de Jean Cocteau

Et puis, entre vous et moi, comment ai-je pu vivre 34 ans en ignorant la présence de vitraux dessinés par Jean Cocteau dans l’église Saint-Maximin ? Merci une fois de plus à Atlas Obscura pour cette sidérante découverte.

Je ne serais pas étonnée que les roses à droite aient inspiré celle que l’on voit dans La Belle et la Bête de Disney :

Même si photos sont de piètre qualité, les mots me manquent pour exprimer ce que j’ai ressenti face à la perfection des visions délicatement cachées dans ce sanctuaire.

Les carreaux de verre dépoli jettaient leurs reflets pastels sur la pierre ocre, et, l’espace d’un instant, je me suis prise à rêver d’un lieu spirituel laïque, connecté davantage à la nature et aux forces telluriques qu’à des êtres célestes imaginaires.

Douceurs messines

Si vous aimez les pâtisseries et que vous passez par Metz, il faut absolument goûter à l’authentique tarte au fromage maison servie à La Migaine, située sous les arcades de la Place Saint-Louis. Ils servent également de très bons thés (dont un à la mirabelle). On appréciera l’épaisse couche de sucre glace :

À deux pas de La Migaine, se trouve cette curieuse vitrine, remplie de peluches kitsch :

À noter à Metz aussi : le nouveau coffee shop Fox, où les pâtisseries sont abondantes, le chai latte très bon, et l’accueil sympathique. Ils servent le petit-déjeuner dès 6 h 30 !

Pour ne rien gâcher, les murs du Fox ce jour-là affichaient une petite expo photo dédiée à l’urbex, créée par Les Vieux Singes. Bref, cet endroit m’a beaucoup plu !

Bonus

Si vous collectionnez les disques, ne manquez pas La Face Cachée, qui recèle bien des trésors en matière de vinyles. Mention spéciale pour leurs bacs d’occasion : 3 € le disque, ou 10 € les quatre.

Quelques photos prises juste avant un gros orage :

Autres miscellanées messines :

Luxembourg

Au nord de la Lorraine, se trouve le curieux petit grand-duché de Luxembourg, coincé entre la Belgique, l’Allemagne et la France.

Ce qui m’a étonnée en premier, c’est le multilinguisme qui règne dans ce petit pays. Les commerçants parlent tantôt français, tantôt luxo ; et gare à la touriste qui lancera un « Bonjour ! » à la cantonnade au lieu du « Moien ! » d’usage.

C’était la première fois que je visitais la ville de Luxembourg, et j’ai globalement trouvé ça un poil trop propre et trop rénové, même si la ville basse a énormément de charme.

Les influences architecturales alsaciennes et germaniques sont bien là, et l’îlot gastronomique fait un peu penser à la Petite France de Strasbourg.

Découvrir tout ça à pied, ça creuse, aussi notre pause au Konrad Café & Bar était plus que bienvenue. Le décor très « brocante » est sympa, et la rumeur disait vrai : leurs quiches végétariennes et leur gâteau à la carotte sont vraiment très bons.

Dans l’après-midi, passage obligé par la Schueberfouer, la fête foraine culte de Luxembourg, où je n’ai pas pu résister à goûter les « meilleures gaufres du monde » vendues par Jean La Gaufre.

Verdict : c’est très bon, oui, mais (attention chipotage dans 3… 2… 1…) j’ai trouvé la pâte un chouïa trop croustillante ! Moi, j’aime bien quand c’est crousti-moelleux : croustillant à l’extérieur, et moelleux à l’intérieur. ^.^

Un pierrot mauve accompagné de papillons, je ne pouvais pas ne pas le prendre en photo :

Ah et je vous mets au défi de prononcer le mot suivant du premier coup :

Gromperekichelcher

À Luxembourg, ne manquez pas la Chocolate House Nathalie Bonn, située en face du palais grand-ducal, pour savourer une part de gâteau à étages et/ou un bon chocolat, ou bien simplement pour ramener quelques « chocospoons » à faire fondre dans une tasse de lait chaud.

Mélusine

Le temps fort de cette visite de Luxembourg aura été ma « rencontre » avec la statue de Mélusine, assise sur les bords de l’Alzette.

Je vous ai déjà parlé un peu de Mélusine l’automne dernier. Faut-il que le lien entre Mélusine et moi renaisse chaque année à l’automne ? (Ce n’est pas l’évocation d’Undine par Tori Amos dans sa nouvelle chanson Bats qui va me faire changer d’avis.)

Je me souviens d’un billet de Mina Mond à propos du lien très fort qu’elle entretient avec Louis II de Bavière. À la fin de son billet, elle posait cette simple question : Are you fan of some historic people? Cela m’avait marquée. J’ai tout de suite repensé à une conversation fabuleuse que j’avais eue avec Gaëlle à propos de ses vies antérieures.

De mon côté, le seul lien vaguement similaire que j’identifie, c’est le lien que je ressens avec Mélusine, fée dont le nom signifie « merveille » ou « brouillard de la mer » ♥︎. (Il y a aussi Camille Claudel que j’adore, mais j’en reparlerai une autre fois.)

C’est grâce à mon merveilleux livre Guide de la Bretagne insolite (édition de 1968 s’il vous plaît) que j’ai été ensorcelée par Mélusine. Mélusine est une descendante des déesses celtes des eaux, des lacs et du monde souterrain.

Ces figures féminines aquatiques, liées à l’autre monde, rappellent évidemment les banshees irlandaises, mais aussi les Vierges noires, qui ont presque totalement disparu en France (on en trouve une au Mont-Saint-Michel, et elle s’appelle Notre-Dame-du-Mont-Tombe – « tombe », oui).

C’est en lisant les annexes du Guide de la France mystérieuse de 1972 que j’ai pris conscience de la dimension alchimique du mythe de Mélusine, ce qui n’a fait qu’accroître la fascination que je ressens pour ce personnage.

Il est intéressant de noter que Mélusine est souvent représentée comme une sirène, alors que cette fée était en réalité une serpente aux ailes de dragon (c’est d’ailleurs comme ça qu’elle est sur mon tatouage). Vision ô combien plus inquiétante qu’une sirène lascive et mélancolique, telle qu’elle a été représentée par l’artiste Serge Ecker.

À propos : elle est belle cette couleur mauve, non ? Pourtant, lorsque Ecker a présenté le projet à la commande publique luxembourgeoise, il était prévu que Mélusine soit blanche. Lorsque la statue définitive a révélé sa pourpre parure, tout le monde a été scandalisé. Il paraît même que le projet d’Ecker n’aurait jamais été sélectionné si Mélusine avait été mauve dès la phase de croquis. Tout ce foin à cause d’une couleur !

En réalité, le glacis céramique mauve qui recouvre la statue est magnifique : translucide, il change de nuance et laisse deviner le béton qu’il y a en-dessous, dont le moulage rappelle les techniques origami.

Autre anecdote amusante : le texte affiché à côté de la statue livre une version luxembourgeoise du mythe de Mélusine qui m’a fait sourire. Pour les Luxembourgeois, c’est bien sur les bords de l’Alzette, à Luxembourg, que le prince Sigefroid (amusante traduction du prénom allemand Siegfried) serait tombé amoureux de Mélusine-la-sirène, présentée comme une nymphe et non comme une fée. Dans la version française, c’est Raymondin de Lusignan qui tombe amoureux de Mélusine-la-serpente, qu’il rencontre lors d’une promenade en forêt.

Le reste est à peu près fidèle (la promesse du prince de ne pas chercher à voir Mélusine le samedi, et la trahison fatale de cette promesse), à l’exception de la fuite de Mélusine, qui aurait été « engloutie dans la terre » pour les Luxembourgeois, alors que la version française du conte évoque Mélusine s’élançant depuis sa fenêtre et disparaissant dans les airs.

Enfin, à Luxembourg, Mélusine serait enfermée dans le rocher du Bock et ne réapparaîtrait que tous les sept ans. Or, il n’est pas fait mention d’une éventuelle captivité dans le conte français. Et je crois bien que je préfère mille fois l’idée que Mélusine est libre comme l’air, plutôt que l’imaginer éternellement prisonnière d’un rocher.

Réflexion sur l’amitié

Bon, j’en reviens aux cogitations sur l’amitié nées pendant ce voyage : je me rends compte à quel point ces voyages successifs jouent un rôle important dans les relations que j’entretiens avec mes ami·e·s. C’est l’antidote radical au syndrôme « loin des yeux, loin du cœur ».

Ce qui me saute aux yeux pour commencer, c’est la générosité des potes qui m’accueillent chez eux. Cela m’émerveille à chaque fois, car je sais l’effort que représente le fait d’accueillir quelqu’un chez soi, alors que « chez soi » est un refuge, un sanctuaire très intime. Permettre à quelqu’un de pénétrer dans cette intimité n’est pas anodin : il faut énormément de confiance, de complicité et d’amour pour que cela soit possible.

Pupuce
Pupuce a du poil aux pattes !

J’en prends à chaque fois conscience, que ce soit moi qui accueille, ou moi qui m’incruste chez autrui. Être accueillie, hébergée, nourrie, voir les autres s’adapter à ses préférences, à ses envies et à son rythme, est une vraie preuve d’amitié. On dit souvent que les ami·e·s sont la famille qu’on se choisit : il y a du vrai là-dedans.

En plus de ça, quelles que soient les ami·e·s qui m’accueillent, je ne m’ennuie jamais. Découvrir leur ville et leur région avec eux, je crois bien que c’est ce que je préfère. J’aime bien que ma visite serve de prétexte à de nouvelles explorations urbaines. C’est très cool. Et puis comme ça on marche ; ça change des heures passées devant l’ordi.

Et lorsque le temps se gâte ou que la flemme nous bloque, il suffit de sortir papier et crayons pour s’inspirer mutuellement. Hellgy et moi, par exemple, on arrive à se surprendre et à s’inspirer l’une l’autre, même au bout de plusieurs années, même en ne se voyant qu’une fois l’an.

Fabriquer des trucs avec cette meuf est magique. J’étais coincée sur un projet créatif depuis plusieurs semaines : une heure à griffonner avec elle, et paf, la solution m’est apparue comme par enchantement. Le DIY (Do It Yourself) c’est super, le DIWO (Do It With Others), c’est encore plus puissant !

Je repense souvent à l’idée qu’avait lancée Noëlie, à propos d’un groupe créatif itinérant, quelques week-ends par an, avec qui veut. Même si cela me demanderait des efforts au début pour socialiser et oser créer en compagnie de personnes que je ne connais pas forcément très bien, je trouve l’idée géniale.

Ci-dessous, les cheveux arc-en-ciel de Hellgy :

Parmi les autres réflexions sur l’amitié que je me suis faites, entre deux métros, je me suis interrogée sur le fait d’être dans un rôle d’écoute ou de prise de parole, en fonction de l’amitié en question – rôle qui change d’ailleurs en fonction de la personne en face, de l’époque…

Et puis, comment dire à un·e ami·e qu’on écoute depuis des années que ça nous déprime et nous insatisfait, sans la braquer ni couper le contact ? Comment gérer une relation disproportionnée, où l’un·e donne plus que l’autre ? Comment s’éloigner doucement lorsqu’on sent qu’on suit des chemins différents et qu’on a de moins en moins de choses à se dire ? Il n’existe pas de réponse facile ni évidente à ces questions.

Je trouve encore difficile d’accepter que certain·e·s ami·e·s s’éloignent de moi, que les efforts fournis des deux côtés pour garder le contact ne suffisent pas. Devoir assister, impuissante, à l’effacement progressif de ces personnes que j’adore est douloureux.

Mais dans une amitié, on est plusieurs : si l’un·e des deux décide de ne pas donner suite, et s’investit de moins en moins, c’est triste mais en tant qu’individu·e on n’y peut pas grand chose. On ne peut pas retenir les gens, ils ne nous appartiennent pas. On peut juste se demander si, soi-même, on a fait suffisamment d’efforts pour ne pas laisser cette amitié mourir. Si on n’a pas un peu trop attendu que l’autre fasse tout. La responsabilité est toujours partagée.

Le fait de ne pas garder les mêmes amis toute sa vie est quelque chose que j’ai appris très tôt pendant mon adolescence. Cela m’a toujours chamboulée, parce que moi, quand je vis une amitié à fond, tout est tellement parfait que j’ai l’impression que cela pourrait durer toujours.

Plusieurs copines m’ont par exemple parlé de leurs mariages, pendant lesquels leurs demoiselles d’honneur étaient des amies avec qui, dix ans plus tard, elles n’ont plus aucune relation, au profit de nouvelles amies qu’elles auraient peut-être préféré avoir à leurs côtés le jour J.

Du reste, on vit ce qu’on a à vivre au moment présent. Il faut se satisfaire de ce qu’on a eu la chance de vivre à un moment donné, et ne pas s’apitoyer si cela ne dure qu’un moment à l’échelle de notre vie.

C’est ce que j’essaie de faire : ne rien prendre pour acquis, en amour et en amitié ; vivre chaque jour non pas comme si c’était le dernier, mais presque ; faire de mon mieux pour rendre la vie des personnes à qui je tiens plus douce. Tant pis si ça foire ; au moins, j’aurais essayé.

Paris

Bref, j’ai terminé ce périple par une escale à Paris, où j’ai été confortablement hébergée par ma pote chérie Anne : une meuf à chats végane, féministe, passionnante et très cultivée, avec qui le partage est foisonnant.

Quelques jolies choses vues lors de mes promenades parisiennes :

C’est grâce à Anne que j’ai découvert le restau végane Le Potager du Marais, situé juste à côté du bar féministe et queer La Mutinerie, à Beaubourg. Si les crèmes brûlées véganes aux abricots et les rasades de cidre fermer sont votre truc (et que vous ne rechignez pas à mettre 30 € dans un repas – oui, ce restau est cher), courez-y !

Nous avons également vu quelques dessins de Stella Polaris, exposés dans une minuscule galerie olfactive. La magie d’Internet : j’ai appris l’existence de cette expo surprise le matin même grâce à sa newsletter. Pour une fois que je suis à Paris pile au bon moment !

Le concert de Tori Amos

Passer par Paris a également été l’occasion de revoir Tori Amos sur scène pour la huitième fois.

J’avoue que certains de ces concerts passés m’avaient pas mal déçue, en général parce que je trouvais certaines setlists extrêmement ennuyantes : en 15 albums, il est évident qu’il y a des morceaux moins bons, et c’est un peu la guigne quand elles se retrouvent toutes au sein d’une même setlist.

Néanmoins, le jour J, l’excitation est montée progressivement, jusqu’à devenir carrément insupportable en fin d’après-midi. D’autant que j’aime beaucoup le nouvel album, Native Invader, dont je trouve en plus les visuels super classes. J’étais donc surexcitée à l’idée que « T » puisse jouer de nouveaux morceaux.

Avant d’aller au Grand Rex, j’ai mangé un bout avec Lucie qui, non contente d’être une graphiste très talentueuse, a écrit un merveilleux livre sur Janis Joplin. Encore une meuf intelligente, ultra cultivée et créative que je suis honorée de connaître et de fréquenter ! (J’ai rencontré Lucie grâce à feu mon site sur Tori Amos, d’ailleurs : Internet n’a pas que du mauvais !)

Le concert de Tori, donc : ébouriffant, bouleversant, puissant – le meilleur auquel j’ai eu la chance d’assister. Et elle a effectivement joué deux nouveaux morceaux, dont Breakaway, qu’elle jouait live pour la toute première fois. Tout le monde planait dans la salle.

Je vous mets ci-dessous une vidéo extraite de ce concert, où Tori joue iieee, une de mes chansons préférées issues de son (meilleur ?) album From the Choirgirl Hotel. Bon, c’est pas hyper bien filmé, car c’est centré sur la tête de Tori, du coup on ne voit pas assez son attitude corporelle, qui joue pourtant un rôle hyper important dans sa musique.

La meuf, à 54 ans, elle est toujours sur scène, à captiver un public toujours aussi médusé, pendant des tournées mondiales qu’elle mène avec détermination, seule sur scène avec ses pianos, tout en restant fidèle à son éthique artistique. Mon admiration est totale. (Ah, et j’adore cette photo.)

La setlist cette fois-ci contenait de véritables pépites, comme Northern Lad, Josephine, Caught a Lite Sneeze, Reindeer King, a sorta fairytale, Breakaway donc et surtout Blood Roses, une de mes archi préférées, dont la version à Paris était géniale, et m’a un peu rappelé La Version Live Ultime dont je ne me lasserai absolument jamais.

Home Sweet Home

Cette virée à Metz, à Luxembourg et à Paris a donc été bien remplie, riche en découvertes, en amitié et en émotions. Mais au bout de sept jours sur la route, j’étais quand même heureuse de regagner mes pénates.

Les deux prochains mois s’annoncent hyper chargés. J’essaie de ne pas trop y penser pour ne pas paniquer : entre les conférences que je vais donner, celles auxquelles je vais assister, les moult déplacements, l’enregistrement d’un podcast pour des confrères, une chose est sûre : ça va être aussi passionnant que fatiguant !

Côté blogging, pas mal de billets dans les tuyaux : je termine ma lovelist de septembre, tout en écrivant la deuxième partie de mes aventures à Londres. J’ai aussi deux billets en cours pour mon blog pro. Bref, ça mouline. Je vous dis donc à tout bientôt !

Et merci pour vos récents commentaires, j’adore nos échanges par ce biais. ♥︎

Déjà 18 commentaires

  1. Un long article! Merci pour toutes ces découvertes ! (je check aussi toujours Atlas Obscura avant mes voyages !)

    Un long article et beaucoup de choses à dire pour moi :D

    – J’ai de suite pensé à la Rose de la Belle et la Bête en voyant les vitraux de Cocteau! Et ensuite je vois que tu la postes.. Je me dis que forcément l’un à du s’inspirer de l’autre !

    – Je suis aussi une très très très très grande obsédée par Louis II de Bavière depuis plusieurs années ! à lire 10 bios, des théories, aller sur « ses lieux ». Comme quoi ce roi ne laisse personne indiférrent !

    – Pour les vierges noires, elles m’avaient fascinées il y a plusieurs années. En fait on peut en voir un peu partout en France (chartres, puy en velay etc..). Certains diront qu’elles sont noires à cause de la suie des bougies mais en vrai ce n’est pas possible..Elles ont quelque chose de carrément plus magiques ! (je pourrais t’envoyer mes recherches !)

    – L’amitié est toujours étrange car on se base sur des relations. 2 personnes, et 2 personnes qui évoluent. Parfois on s’éloigne sans raison de quelqu’un « c’est la vie » sans qu’il y ait eu de disputes ou autre. Pour mieux se retrouver ou au contraire..On avait vécu ce que nous devions vivre avec elles. Pas besoin de garder ce lien pour espérer avoir la même relation du début.
    Mais d’un côté je trouve ça super car l’amitié peut durer une vie ou quelques mois mais les gens que nous rencontrons nous offrent quelque chose dont on a besoin à ce moment M. On vit quelque chose avec elle. On peut avoir des dizaines d’amitié différente et même certaines aussi fortes qu’une relation extrème/passionnelle (alors que pour ma part, une relation amoureuse restera juste 1).

    Pour la relation écoute dont tu parles au dessus. Je pense que cel changera peu à moins de recadrer la personne en face. Quand on est dans une relation avec une certaine habitude, difficile de changer cette façon de faire. La roue continuer toujours de tourner sauf si le fil décide de faire un petit détour pour être un carré !

    :)

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    1. Un long article et beaucoup de choses à dire pour moi :D

      Chouette ! Je suis toujours contente de te lire ! :)

      – J’ai de suite pensé à la Rose de la Belle et la Bête en voyant les vitraux de Cocteau! Et ensuite je vois que tu la postes.. Je me dis que forcément l’un à du s’inspirer de l’autre !

      Chouette, c’est pas que mon esprit malade qui voit du Disney partout, alors !

      – Je suis aussi une très très très très grande obsédée par Louis II de Bavière depuis plusieurs années ! à lire 10 bios, des théories, aller sur « ses lieux ». Comme quoi ce roi ne laisse personne indiférrent !

      Héhé, moi ça me rappelle des souvenirs de cours d’allemand ! (Ce qui ne me rajeunit pas, hum hum.)

      – Pour les vierges noires, elles m’avaient fascinées il y a plusieurs années. En fait on peut en voir un peu partout en France (chartres, puy en velay etc..). Certains diront qu’elles sont noires à cause de la suie des bougies mais en vrai ce n’est pas possible..Elles ont quelque chose de carrément plus magiques ! (je pourrais t’envoyer mes recherches !)

      Ah ouais, ça m’intéresserait beaucoup. Je trouve ça carrément fascinant, et j’y vois des restes de culte païen de déesses de l’autre monde, idoles hélas christianisées.

      – L’amitié est toujours étrange car on se base sur des relations. 2 personnes, et 2 personnes qui évoluent. Parfois on s’éloigne sans raison de quelqu’un « c’est la vie » sans qu’il y ait eu de disputes ou autre. Pour mieux se retrouver ou au contraire..On avait vécu ce que nous devions vivre avec elles. Pas besoin de garder ce lien pour espérer avoir la même relation du début.

      Ouais, c’est vrai, ce genre d’éloignement se fait souvent sans heurt, d’ailleurs. Ce n’est pas qu’on n’a plus rien à se dire, d’ailleurs, c’est juste la vie qui prend le dessus, apportant avec elle d’autres amitiés, d’autres centres d’intérêt.

      Mais d’un côté je trouve ça super car l’amitié peut durer une vie ou quelques mois mais les gens que nous rencontrons nous offrent quelque chose dont on a besoin à ce moment M.

      Je suis tout à fait d’accord avec toi. Carpe diem : profitons des belles rencontres que la vie met sur notre chemin, même si elles ne durent qu’un instant. Comme je ne crois pas au hasard, je pense vraiment que chaque rencontre a un potentiel, qui est toujours positif au final : même si une rencontre tourne mal, et se termine dans la douleur, on en retire toujours quelque chose pour soi. On se construit grâce à ça. Je trouve ça très positif au final (même si sur le moment ça fait parfois mal au bide).

      Pour la relation écoute dont tu parles au dessus. Je pense que cel changera peu à moins de recadrer la personne en face. Quand on est dans une relation avec une certaine habitude, difficile de changer cette façon de faire.

      Oui c’est vrai, et quand on essaie de recadrer, ça se passe rarement bien : si on est, soi-même, avide de changement, ce n’est pas forcément le cas de l’ami·e en face. J’ai beaucoup aimé ta petite phrase : La roue continuer toujours de tourner sauf si le fil décide de faire un petit détour pour être un carré !, hihi !

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  2. Il y a une Vierge Noire à Guingamp, si cela t’intéresse :)

    Et concernant Mélusine « libre comme l’air », je te conseille la visite de la grotte de Sassenage, près de Grenoble, qui fait la part belle à l’image d’une Mélusine retournée se blottir dans les ténèbres liquides de la caverne, dont elle hante les méandres en soupirant sur son amour perdu…

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    1. Il y a une Vierge Noire à Guingamp, si cela t’intéresse :)

      Ah mais complètement ! Guingamp fait partie des villes bretonnes que j’ai très envie de visiter, raison de plus pour y aller ! :)

      Et concernant Mélusine « libre comme l’air », je te conseille la visite de la grotte de Sassenage, près de Grenoble, qui fait la part belle à l’image d’une Mélusine retournée se blottir dans les ténèbres liquides de la caverne, dont elle hante les méandres en soupirant sur son amour perdu…

      Bon à savoir, merci !

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  3. J’ai réussi à prononcer Gromperekichelcher du premier coup sans me tromper, mais je n’en tire aucune gloire, c’est assez proche de notre Grumbeer’kiechel ;-) J’imagine que la recette doit en être très similaire…
    J’ai traversé assez rapidement le Luxembourg il y a quelque semaines le contraste est en effet frappant entre la vieille cité et le quartier d’affaire. En revanche, l’architecture me semble un peu éloignée des influences du bassin rhénan qu’on peut voir à Strasbourg ou à Freiburg, mais peut-être est-ce dû au fait que je connais mieux ces villes pour ne pas y avoir trouvé de similitudes ? Pour moi, ça ressemble plus au vieux Metz !
    Très jolies photos, ici, comme toujours :-) !

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    1. J’ai réussi à prononcer Gromperekichelcher du premier coup sans me tromper, mais je n’en tire aucune gloire, c’est assez proche de notre Grumbeer’kiechel ;-) J’imagine que la recette doit en être très similaire…

      Je pense oui, mais j’ai appris qu’au Luxembourg ça se déguste avec… de la compote de pommes ! Je n’ai pas souvenir d’une telle pratique sucrée/salée en Alsace-Lorraine. Ça te dit quelque chose, toi ?

      J’ai traversé assez rapidement le Luxembourg il y a quelque semaines le contraste est en effet frappant entre la vieille cité et le quartier d’affaire. En revanche, l’architecture me semble un peu éloignée des influences du bassin rhénan qu’on peut voir à Strasbourg ou à Freiburg, mais peut-être est-ce dû au fait que je connais mieux ces villes pour ne pas y avoir trouvé de similitudes ? Pour moi, ça ressemble plus au vieux Metz !

      À Metz, ah ouais ? Ça me surprend. Mais bon, je n’ai passé qu’une seule journée à Luxembourg, et je n’ai pas tout arpenté en profondeur, donc mes impressions sont vraiment des premières impressions à creuser la prochaine fois.

      Très jolies photos, ici, comme toujours :-) !

      Merci beaucoup ! Ça me décomplexe d’en mettre autant dans chaque billet ! ^.^

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  4. Si tu savais à quel point ça me fait bizarre de te voir dans ma nouvelle ville de résidence à des endroits où je passe quotidiennement…

    /Ce message assume son manque d’intérêt mais je plaide « fin de journées du patrimoine » votre honneur :p

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    1. Si tu savais à quel point ça me fait bizarre de te voir dans ma nouvelle ville de résidence à des endroits où je passe quotidiennement…

      Ah oui, je veux bien te croire ! Je ne savais pas du tout que tu vivais à Luxembourg. Tu t’y plais ?

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      1. Disons que c’est là que j’habite avec ma compagne depuis un peu plus d’un an (avec une saison boulot sur les bords du Léman entre temps).

        Mitigé pour le Lux pour l’instant. Nouveau pays/coins/ville donc toujours dans la phase découverte, mais je trouve ça difficile de s’y faire une place quand tu n’es pas un être hyper « social » à l’aise avec les langues étrangères et/ou sans emploi je trouve. Sinon culturellement ça bouge un peu (entre la Philharmonie, l’Atelier et la Rockhal les oreilles sont satisfaites) sans être fou quand on pense que c’est une capitale.

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  5. Perso je me retrouve assez bien dans ton post.
    Je suis née à METZ, mes parents m’emmenaient au Luxembourg quand j’étais petit.
    Les amis perdus de vue au fur et à mesure, je connais bien aussi…
    Les personnages de contes et légendes m’interpellent aussi et manger végane ça me parle.
    Merci pour cette mauve parenthèse…
    A plus.

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    1. Salut Shagan ! Merci beaucoup pour ton commentaire, bienvenue par ici :)

      Je suis ravie que ce billet ait ravivé certains souvenirs de ton enfance. À bientôt !

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      1. Oups je suis né et non pas « née ».
        Lol j’suis un mec.
        A bientôt. :)

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  6. Dresde en 2018 ?? ;)
    Bon comme à mon habitude, je réponds peu à tes billets, mais je les lis toujours attentivement et avec beaucoup de plaisir.
    Merci de partager toutes ces photos et tes tribulations à travers des villes toutes différentes.

    Répondre

    1. Dresde en 2018 ?? ;)

      Allez, chiche ! D’autant que ça fait des années que je me languis de retourner en Allemagne. Si ça se fait, je te tiens au jus bien sûr !

      Bon comme à mon habitude, je réponds peu à tes billets, mais je les lis toujours attentivement et avec beaucoup de plaisir.
      Merci de partager toutes ces photos et tes tribulations à travers des villes toutes différentes.

      Merci, ça me fait toujours plaisir de savoir ce que tu en penses ! Et rassure-toi, je sais bien que silence ne signifie pas indifférence. Tu avais reçu mon courrier au fait ?

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  7. J’ai eu aussi l’occasion de visiter Luxembourg cette année et j’ai eu la même impression que toi. En fait le premier mot qui me venait à l’esprit c’est « ripoliné », tellement on sentait que tous les murs avaient été mis au propre. Qu’une ville fasse « propre » ça ne me fait pas plus bizarre que ça, mais là on dirait que c’est constamment mis à neuf, même les bâtiments historiques… Pour la petite histoire un ami architecte là-bas nous avait raconté que les rénovations de bâtiments sont un peu particulières: par exemple si on doit rénover une église ancienne, on va garder quelques vieilles pierres, les éléments architecturaux les plus intéressants, raser l’église, la reconstruire et y réinclure les vieux éléments… c’est assez emblématique (même si en France ce n’est vraiment pas parfait de ce côté-là non plus)

    Et puis aussi pour rebondir sur ce que tu disais sur l’amitié, c’est aussi amusant à quel point ton article fait écho à des expériences récentes, même si, là encore, c’est un sujet sur lequel j’ai beaucoup réfléchi et me suis beaucoup tracassée au fils des ans. J’ai rendu visite à une amie installée en Espagne il y a deux semaines et nous avons beaucoup échangé dessus, sur le fait qu’on ne pouvait pas présager de la durée d’une amitié, et qu’on avait appris toutes les deux à s’en foutre. Un peu la philosophie du « j’ai des belles personnes autour de moi, tant mieux, je m’éloigne de certaines personnes c’est qu’il y a une bonne raison sans doute dans le fond, donc tant pis ». Avant le fait de voir des gens s’éloigner je le prenais mal, parce que je pensais que ça venait de moi; maintenant je me suis même pris le luxe de m’éloigner de certaine personnes, parce que maintenir artificiellement un lien, ça ne mérite pas forcément cette énergie, et qu’on peut utiliser cette énergie pour s’ouvrir à de nouvelles rencontres. Là pareil, le temps m’a appris à mieux accepter ma solitude quand je suis moins entourée. Et j’ai vite vu, par expérience, que je finirai toujours par trouver de belles personnes qui me correspondent, même si ça se fait avec moins d’aisance, plus de temps et plus d’incertitude que pour les personnes extraverties qui se trouvent trois nouveaux « amis » par semaine.

    (j’adore tellement l’idée des week-ends créatifs! moi je vote pour! maintenant que je suis dans mon groupe de dessinateurs du monde entier, j’attends toujours avec impatience le prochain WE où je pourrai rejoindre un autre urban sketcher, ou que j’en héberge un! Tu viens en Auvergne quand tu veux :) )

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    1. Merci pour ton super commentaire, Sophie ! Je suis toujours contente de te lire !

      J’ai eu aussi l’occasion de visiter Luxembourg cette année et j’ai eu la même impression que toi. En fait le premier mot qui me venait à l’esprit c’est « ripoliné », tellement on sentait que tous les murs avaient été mis au propre. Qu’une ville fasse « propre » ça ne me fait pas plus bizarre que ça, mais là on dirait que c’est constamment mis à neuf, même les bâtiments historiques…

      Je n’aurais pas mieux dit ! À la rigueur en Allemagne, on sait que certaines villes ont été totalement retapées à neuf, à cause des bombardements. Mais à Luxembourg ? Je ne sais pas ce qui justifie cette rénovation permanente.

      Pour la petite histoire un ami architecte là-bas nous avait raconté que les rénovations de bâtiments sont un peu particulières: par exemple si on doit rénover une église ancienne, on va garder quelques vieilles pierres, les éléments architecturaux les plus intéressants, raser l’église, la reconstruire et y réinclure les vieux éléments… c’est assez emblématique (même si en France ce n’est vraiment pas parfait de ce côté-là non plus)

      Mmmh… C’est tellement étrange ! À chaque fois, ça doit perdre un peu plus de sa patine et de son cachet, c’est nul !

      J’ai rendu visite à une amie installée en Espagne il y a deux semaines et nous avons beaucoup échangé dessus, sur le fait qu’on ne pouvait pas présager de la durée d’une amitié, et qu’on avait appris toutes les deux à s’en foutre. Un peu la philosophie du « j’ai des belles personnes autour de moi, tant mieux, je m’éloigne de certaines personnes c’est qu’il y a une bonne raison sans doute dans le fond, donc tant pis »

      Ouais voilà, du carpe diem pur jus, en somme. Après avoir lu ton commentaire, j’ai un peu cogité sur tout ça (pour changer !). Et je crois que, dans mon cas, le fait d’accepter un peu mieux aujourd’hui le fait que certaines amitiés s’estompent doucement est lié à la maturité que je prends (je n’oserais pas dire « la sagesse », mais bon il y a un peu de ça). Quand j’étais plus jeune, j’étais très concernée et très passionnée par les amitiés que j’entretenais, c’était souvent fusionnel, et donc très, très difficile à vivre quand, soudain, les aléas de la vie m’éloignait des deux-trois excellent·e·s ami·e·s que j’avais. Ça me plongeait dans une mélancolie tenace, dont je ne me remettais pas pendant plusieurs années !

      Aujourd’hui, bien sûr que j’ai encore des souvenirs des ami·e·s que j’ai eu la chance de croiser sur ma route, mais je ne peux plus dire que je regrette. Comme toi, je suis plus en mode « je vis ce que j’ai à vivre avec cette personne, et je sais que ça ne sera sans doute pas pour toujours, que tout peut s’arrêter demain ». Et j’ai la même approche en amour, d’ailleurs. Ce qui ne m’empêche pas de tout faire pour que cela dure le plus longtemps possible. (Et forcément, je pense fort à ces paroles de Tori quand j’écris cela : girls you gotta know when it’s time to turn the page, en particulier parce qu’elle a chanté cette chanson pendant le concert de Paris que j’ai vu il y a quelques semaines, et que j’ai fortement pensé à mes amitiés mourrantes à ce moment-là qu’à mes histoires sentimentales, bien qu’il s’agisse à la base d’une chanson d’amour. Bref ! Welcome to my mind.)

      maintenant je me suis même pris le luxe de m’éloigner de certaine personnes, parce que maintenir artificiellement un lien, ça ne mérite pas forcément cette énergie, et qu’on peut utiliser cette énergie pour s’ouvrir à de nouvelles rencontres.

      Amen ! Je partage tout à fait ton avis sur l’énergie. Je me rends compte que je culpabilise souvent, quand une amitié commence à se fâner. Je me dis que c’est de ma faute, que j’aurais dû écrire plus, tenter d’organiser davantage de choses… Et puis il y a toujours un moment où je finis par ouvrir les yeux, et par réaliser que je ne suis pas seule dans l’équation, et que même si effectivement parfois je pourrais sans doute donner davantage de nouvelles, cela vaut également pour l’ami·e concerné·e. Du coup ça m’aide à relativiser.

      Et puis parfois, même en étant à fond, je me rends compte, déçue, que je suis la seule à me bouger. Ce qui était spontané et naturel se transforme en effort, puis en corvée. Je déteste ces situations-là, où j’ai l’impression que j’ai donné plus que l’autre, qu’il y a un déséquilibre qui ne s’équilibrera jamais.

      (j’adore tellement l’idée des week-ends créatifs! moi je vote pour! maintenant que je suis dans mon groupe de dessinateurs du monde entier, j’attends toujours avec impatience le prochain WE où je pourrai rejoindre un autre urban sketcher, ou que j’en héberge un! Tu viens en Auvergne quand tu veux :) )

      Ah bah c’est super cool, ça ! Depuis le temps que je rêve de découvrir l’Auvergne. Je garde l’idée dans un coin de ma tête ! Et toi, pareil : si tu passes en Bretagne, n’hésite pas à me faire signe !!

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  8. C’est vrai que c’est super intéressant l’idée de week-end créatifs.
    Créer tout seul dans son coin demande beaucoup d’énergie…

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  9. Encore de belles photos et des tartines de texte, j’adore !
    Notamment tes pensées sur l’amitié ;) Et les témoins de mariages ! lol!!! Non non je ne me sens pas visée…
    Bon j’ai compris que tu avais beaucoup de choses prévues pour les prochains mois, j’espère que l’on pourra se voir lors de mon passage à St Brieuc la semaine prochaine, désolée je n’ai pas pu te prévenir avant car on a eu confirmation du trip pro que hier :(
    Je t’embrasse

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