C’est étrange : cela fait des mois que j’ai envie de revenir écrire par ici, mais maintenant que j’y suis, je ne sais pas comment m’y prendre.
Quand je doute comme ça, c’est auprès d’autres écrivain·es que je trouve du sens et du soutien. Récemment, ça a été :
- Katie Metcalfe dans Taking Up Space :
Je ne pourrais pas supprimer mes blogs, pas sans avoir l’impression de me couper une artère majeure
; - Tracy Durnell dans The secret power of a blog :
Si tu écris seulement quand tu as la certitude de briller, tu n’écriras jamais
; - Pauline Harmange dans Pour la beauté du geste :
l’art peut aussi, doit aussi (!) être une pratique ludique, joyeuse, gratuite voire fondamentalement ruineuse, parce qu’on la pratique non pas pour gagner de l’argent ou de la fame, mais pour la beauté du geste
.
C’est précisément ça que j’avais fini par perdre, à la longue : la joie.
Je ne voyais plus que la bouteille à moitié vide. J’étais déçue en permanence, car j’avais trop d’attentes. Même les aspects du blogging qui m’avaient amusée étaient devenus des corvées.
La pause numérique commencée en 2023 s’est donc poursuivie. Ça a duré plus longtemps que prévu, c’est pourquoi vous avez eu très peu de nouvelles de La Lune Mauve depuis un an et demi.
J’espère que cette discrétion numérique ne vous a pas causé d’inquiétude et vous remercie pour votre patience.

Beau à couper le souffle : l’immense magnolia campbellii de Hidcote Garden (Royaume-Uni).
Sevrage d’Instagram
Paradoxalement, le plus difficile n’a pas été de mettre mon blog en jachère. En 25 ans de blogging, il m’est arrivé plus d’une fois de m’éclipser pendant des mois, avant de revenir fraîche comme un gardon. Ce ciel sans lune ne m’a donc pas inquiétée plus que ça.
Non, le plus difficile a été de me sevrer d’Instagram. Avec le temps, mon usage était devenu si excessif, presque irrationnel, que le remettre à sa juste place dans ma vie m’a demandé des efforts considérables.
J’avais fini par ne plus rien y apprécier, tellement mon flux Instagram était saturé de photos, de vidéos, de memes et de publicités. Tout est si omniprésent que plus rien ne sort du lot et plus rien n’a d’importance.
L’écœurement était total ; je me sentais devenir chaque jour un peu plus insensible, en proie à une profonde dissonance intérieure.
Outils et résultats
Plusieurs outils m’ont aidée à limiter mon usage d’Instagram :
- activer les options « Limite quotidienne » et « Mode veille » dans l’application mobile ;
- installer l’application OneSec sur mon téléphone et mon ordinateur. Elle se déclenche à chaque fois que je lance Instagram pour me demander si j’ai vraiment envie d’y passer du temps, ou si j’ai juste cliqué dessus par réflexe et que je préfère refermer l’appli ;
- faire le tri, de manière progressive, parmi les comptes que je suivais (près de 1 000 désabonnements).
J’ai par exemple arrêté de suivre bon nombre de comptes liés à l’actualité, lassée autant par la binarité de certains discours que par la distribution de scuds à l’encontre des « mauvais·es militant·es » (pour accéder au lien précédent, suivez-moi sur Mastodon).
Après un an et demi d’auto-observation, de rechutes et d’ajustements, j’arrive maintenant à limiter mon usage d’Instagram à environ 5-10 minutes par jour en semaine et à moins de 30 minutes par jour le week-end.
Ce n’est pas tant une question de temps que d’espace mental : cette avalanche de contenus avait fini par envahir mon esprit et me préoccuper en permanence, étouffant mon imagination et mes propres pensées.
Réduire mon usage d’Instagram m’a permis non seulement de refaire de la place à mes propres idées et aspirations, mais surtout de les remettre au centre de mon quotidien.
Libération créative progressive
En parallèle, j’ai relu Libérez votre créativité de Julia Cameron. Dans l’ensemble, ce n’est pas un livre très agréable à lire, en particulier parce que la traduction française publiée en 2014 par le Livre de Poche est, selon moi, épouvantable.
Néanmoins, ce bouquin m’a fait comprendre pas mal de choses sur ma créativité et ce qui l’entrave. Il m’a aidée à (re)découvrir de nombreuses envies créatives, à me lancer dans de nouveaux projets et à en dépoussiérer d’autres, tout ça en m’aidant à prioriser le temps que je leur consacre.
Après des mois de lecture et d’exercices quasi quotidiens, j’ai quand même fini par m’arrêter au chapitre 10, car je ne supportais plus la tonalité mystique et new age du contenu.
Par exemple, l’autrice écrit que la créativité est, je cite, l’énergie de Dieu qui coule en nous (…) comme la lumière qui passe au travers d’un prisme de cristal
(p. 264, op. cit.).

Malgré tout, je ne crache pas sur ce livre : la méthodologie proposée par Julia Cameron a bien fonctionné pour moi, dans l’ensemble.
J’ai notamment écrit pas moins de 800 « pages du matin », à raison de trois ou quatre pages par jour, presque sans interruption pendant neuf mois.
Au fil de cet effort, beaucoup de colère et de honte ont noirci le papier. J’ai fini par comprendre que ce qu’il me fallait, ce n’était pas un énième livre de développement personnel, mais un véritable soutien humain.
Prendre soin de moi
Mieux prendre soin de ma santé physique et mentale a été mon accomplissement le plus important en 2024.
Je ne suis pas sûre que cette démarche de soin aurait aussi bien fonctionné si j’avais continué à passer trois à quatre heures par jour sur Instagram. Faire une longue pause numérique m’a aidée à retrouver une relative quiétude et un temps précieux.
Les réseaux sociaux et les relations parasociales que nous y développons peuvent nous donner l’illusion de savoir comment les personnes que l’on y suit vont, alors que, bien souvent, nous n’en savons rien du tout.
Quelle que soit la taille de notre communauté en ligne, elle n’est pas là quand nous avons besoin d’aide ou simplement de compagnie, à plus forte raison quand cela fait des mois que nous n’avons plus rien partagé. Loin des écrans, loin du cœur ? C’est ce que j’ai tendance à observer, en tout cas.
Réaliser ceci m’a amenée à rechercher davantage la compagnie des personnes dont je me sens proche et à prendre soin de ces relations. À l’inverse, j’accepte mieux les chemins qui s’éloignent et les distances qui se créent.
J’ai aussi amélioré mon quotidien, en tant que télétravailleuse, en sortant plus régulièrement de chez moi. Ainsi, depuis un an et demi :
- chaque semaine, je pratique une activité sportive et une activité artistique ;
- chaque mois, je fais au moins une activité créative collective ou une sortie culturelle : ateliers et crafternoons (après-midis créatifs), visites de musées ou de cimetières, rencontres associatives, etc. ;
- de temps en temps, je pars vadrouiller et me ressourcer seule pendant quelques jours.
Bref, à 41 ans, j’apprends enfin à être plus douce avec moi-même, en m’écoutant, en privilégiant mes besoins et en m’autorisant à faire plus souvent ce qui me fait plaisir.
Au moins, de ce point de vue-là, 2024 aura été une bonne année.
Janvier 2024
Note : sur mobile ou tablette, appuyez deux fois sur chaque image pour la voir en plus grande.
- En janvier, retour dans les Côtes-d’Armor et le Finistère pour poursuivre mes recherches de terrain sur l’art macabre breton. À cette période de l’année, très peu de touristes : on a un peu l’impression d’avoir les lieux rien que pour soi. Cela aide à s’imprégner du genius loci, en plus de faciliter mes prises de vue. J’ai aussi vu la fabuleuse exposition John Howe à Landerneau.
- Mon dessin de Drusilla a été publié dans le zine Boca del inferno dédié aux méchant·es de la série Buffy contre les vampires. Créé par Ana Maria Sanchez Rojas et illustré par 17 artistes, le zine a été imprimé en risographie à deux couleurs à Bogota, en Colombie, dans l’atelier Taller Colmillo. Cette édition est maintenant épuisée, mais vous pouvez voir une courte vidéo du contenu sur Etsy (deuxième vignette). Merci beaucoup à La Fille Renne de m’avoir parlé de ce super projet !
- Impression de mon deuxième projet à l’eau-forte, après des mois de préparation : une scène de danse macabre, inspirée de celle visible dans la chapelle Kermaria an Isquit, à Plouha (Côtes-d’Armor). Ce projet était un poil trop ambitieux pour moi et j’ai fait pas mal d’erreurs, mais je suis contente, car ça m’a permis de comprendre plein de trucs.
- Week-end solo à Paris, où j’ai savouré ma visite du Musée de Cluny, en prenant une tonne de photos. L’art médiéval m’inspire de plus en plus. J’ai aussi découvert le Musée de la franc-maçonnerie, désert le vendredi matin.
- Expérimentations avec les aquarelles scintillantes de La Nouvelle Vague Couleurs, qu’Anne m’a offertes : Sirène, Andromède, Bleu glacé, Vancouver et Nuit parisienne. Elles sont fabriquées à Paris.
Côté culture, mes préférés du mois de janvier :
- film : The Old Oak ;
- série : Peaky Blinders, revue et enfin terminée ;
- livre : 16/32 de Johnny Cercueil ;
- album : False Lankum du groupe irlandais Lankum. La chanson Go Dig My Grave (« allez creuser ma tombe ») me colle des frissons à chaque fois. Je regrette beaucoup de ne pas avoir pu assister à leur concert à Rennes.
Février 2024
- En février, parution de Sornettes, un zine consacré aux folklores. Créé par Lia Vesperale pour Absaintes Éditions, ce zine rassemble les œuvres de 30 artistes. Imprimé en risographie et jet d’encre sur des papiers colorés, avec une reliure cousue main (vidéo), le zine a été vendu pour soutenir l’accueil des migrant·es à la frontière franco-italienne. Le succès a été fulgurant : les 140 exemplaires ont été épuisés en quelques jours à peine ! Pour ma part, j’ai écrit une version raccourcie de mon article sur les boîtes à crâne en Bretagne, magnifiquement mis en page par Lia puis lu par Luna Baruta . Dans un autre article, on retrouve l’une de mes sirènes de papier. L’appel à contributions pour le numéro 2 sur le thème du carnaval est ouvert jusqu’à fin 2025.
- Impression de quarante estampes en linogravure, représentant une femme mi-humaine, mi-squelette, à la façon d’un ancien « memento mori » (souviens-toi que tu vas mourir). J’ai gravé une première plaque, imprimée en blanc sur papier gris, pour le motif à l’arrière-plan, et une seconde plaque, imprimée en noir par-dessus, pour le personnage. J’ai partagé plus de détails et de photos sur Instagram. Gucifer Le Maudit s’est inspirée de cette lino pour créer le flash « femme crâne », et Marius Heureux a encadré et accroché l’estampe dans son studio de tatouage. Ça me fait bien plaisir !
- Visite de deux bizarreries en Ille-et-Vilaine : la Tombe au bonhomme (aussi appelée « Fosse à Gendrot »), et la Tombe à Houillot. Des tombes isolées dans les bois, où un culte continue à leur être rendu dans l’espoir d’obtenir des miracles, dans la même veine que la Tombe à Lénard.
- Mon apprentissage de la gravure à l’eau-forte se poursuit à l’École européenne supérieure d’art de Bretagne (EESAB). Chaque semaine, quand je pousse la porte de l’établissement, je pense à la somme des artistes qui y ont travaillé, comme Mathurin Méheut (1882-1958). C’est un rendez-vous très important pour moi.
- Anniversaire oblige, de nouveaux livres ont rejoint ma bibliothèque, dont le catalogue de la superbe exposition de Julia Margaret Cameron au Jeu de Paume. Elle n’a commencé la photo qu’à 48 ans. Elle refusait de corriger les soi-disant « défauts techniques » de ses photos, ce qui lui a valu les sarcasmes de certaines publications professionnelles de l’époque (comprendre : de vieux mâles blancs).
- L’association Danses Macabres d’Europe (DME), dont je suis membre, a publié le podcast « Boîtes à crâne de Saint-Fiacre (Côtes-d’Armor), miroirs prophétiques de notre condition mortelle ». 13 minutes pendant lesquelles vous aurez le plaisir d’entendre ma voix d’enfant de 5 ans. 😉 Une transcription est disponible, relue et corrigée par mes soins.
Côté culture, mes préférés du mois de février :
- film : Les Banshees d’Inisherin ;
- série : Happy Valley ;
- livre : Le drame de l’enfant doué d’Alice Miller ;
- albums : Rush! de Måneskin et Prelude to Ecstasy de The Last Dinner Party.
Mars 2024
- En mars, première visite des Cotswolds, une région du sud-ouest de l’Angleterre à la beauté naturelle exceptionnelle. On a évidemment poussé jusqu’à Oxford pour rendre visite à Lúthien et Beren et arpenter le musée Pitt Rivers. Coup de cœur pour Stratford-upon-Avon, ses vieilles maisons à colombages sculptés et les peintures murales de sa Guild Chapel, ainsi que pour le village de Chipping Campden, iconique avec sa pierre jaune. Du côté des jardins, on en a pris plein les yeux à Hidcote Manor Garden, d’inspiration Arts and Crafts, mais aussi à Snowshill Garden et au Batsford Arboretum, beaux même en hiver.
- Très heureuse d’avoir à nouveau collaboré avec ma chère Rozenn Pakotill pour participer au zine Tarot de Mina Mond. Cette fois, il s’agissait de créer de l’art postal. Rozenn et moi avons décoré deux enveloppes, conçues pour fonctionner ensemble. Croisons les doigts pour qu’elles soient imprimées côte à côte ! Pour ma part, j’ai illustré le neuf d’épées, en me servant du papier d’un journal gallois de 1891 chiné dans un charity shop, et en m’inspirant de cette photo de Noir Occult (troisième photo dans le diaporama).
- À Nantes, incroyable exposition du collectif Femmes obscures. Voir dans toute leur matérialité les œuvres d’artistes féministes dont j’admire le travail depuis des années, ça me met toujours un petit taquet derrière la tête. J’ai été heureuse de faire la connaissance de La Satanée et de Laura Chaos. Vivement la prochaine édition ! En attendant, j’irai voir l’exposition Danse Macabre à la Monstrueuse Galerie, accrochée jusqu’au 1er février 2025.
- Hellgy m’offre un cadeau extraordinaire : une boîte à crâne lumineuse, connectée en wifi et imprimée en 3D avec du maïs. Hé ouais. Je n’en reviens toujours pas. Plusieurs détails typiquement lunemauviens ornent cet objet unique au monde.
Côté culture, mes préférés du mois de mars :
- film : Coco ;
- série : The Clearing ;
- livre : Aux thunes, citoyennes ! de Insaff El Hassini et Héloïse Bolle ;
- album : She Reaches Out To She Reaches Out To She de Chelsea Wolfe, évidemment.
Avril 2024
- En avril, promenade en Ille-et-Vilaine pour renifler du livre à Bécherel, lors de son célèbre marché bibliophile mensuel. Du côté de Paimpont et Brocéliande, visite de l’exposition Rando, pinceau et sac à dos proposée par le collectif Voyage en Terres Contées, avant d’adopter une nouvelle bague en argent chez Armoria. À Saint-Gondran, je découvre par hasard des sculptures représentant des crânes à ossements entrecroisés sur les piliers du cimetière, ce qui me rend euphorique.
- Autre promenade dans le Morbihan pour découvrir Ploërmel, une jolie petite ville célèbre notamment pour sa Maison des Marmousets et ses créatures de bois. Le portail de l’église Saint-Armel permet d’observer d’innombrables personnages grotesques. On casse la croûte au Pig’s Ear Pub, qui sert de très bons burgers (déclinaison végétarienne possible). À Tréhorenteuc, passage obligé par l’église Sainte-Onenne, dite « église du Graal ».
- À Rennes, j’adopte un nouveau tatouage de La Fille Renne, de passage chez Les Filles du Calvaire. Les deux tattoos précédents font partie de mes préférés.
- Découverte hallucinée de Neocities, annuaire web qui recense des tas de sites web personnels aussi créatifs, niches et embarrassants qu’au début des années 2000. Sélection personnelle : Gross Girl, Garden of Delight, Kaylee Rowena et Doqmeat, dont il ne faut pas manquer le sanctuaire numérique dédié à son chat. Le hic, c’est que ces sites sont souvent codés comme en 2001, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas conçus pour s’afficher sur mobile et qu’ils ne sont en général pas accessibles.
- Initiation maladroite, mais enthousiaste, au métal repoussé. Hâte d’en refaire.
Côté culture, mes préférés du mois d’avril :
- film : Tina ;
- série : la saison 4 de True Detective, avec Jodie Foster ;
- livre : Angela Carter’s Book of Fairytales d’Angela Carter ;
- album : The Tortured Poets Department de Taylor Swift. J’ai longtemps cru que sa musique n’était pas pour moi. Mais ça, c’était avant de regarder le concert The Eras Tour et de passer de l’autre côté.
Mai 2024
- En mai, voyage en solo dans le Morbihan : seulement moi, mes crayons et une tiny house entourée de champs, de chats et de chèvres. J’ai visité des lieux que je rêvais de visiter depuis des années, comme la chapelle Sainte-Barbe du Faouët, la danse macabre et les peintures murales de l’église Notre-Dame de Kernascléden, sans oublier la Maison de la chauve-souris, située juste en face. J’ai aussi observé des curiosités macabres mémorables, dont je vous parlerai en temps voulu. Mention spéciale pour l’exposition Bons Baisers de Bretagne au Musée de la carte postale à Baud, où l’artiste belge Un Faux Graphiste s’est amusé à détourner une certaine vision stéréotypée de la Bretagne.
- Petit tour en Loire-Atlantique pour découvrir la danse macabre contemporaine de Blain, admirer la maison des chimères à Guérande et revoir le Serpent d’Océan à Saint-Brévin-les-Pins, entre deux brocantes.
- Revente de ma collection de CDs pour faire de la place et un peu d’argent de poche. J’ai quand même gardé quelques raretés (Requiem in White, Rosa†Crvx, etc.).
Côté culture, mes préférés du mois de mai :
- série : Severance ;
- film : La nuit du 12 ;
- livre : The Now Habit de Neil Fiore ;
- album : The Shape of Fluidity de Dool.
Juin 2024
- En juin, nouvelle échappée belle dans les Côtes-d’Armor, pour visiter le musée Mathurin Méheut à Lamballe et manger une crêpe chez Ty Coz. J’ai appris que Mathurin avait refusé de rejoindre les Seiz Breur, car il était trop indépendant et trop éloigné de toute forme de militantisme régionaliste. À quelques kilomètres, la chapelle Saint-Maurice offre un point de vue imprenable sur la baie de Saint-Brieuc.
- En Ille-et-Vilaine, au sud-est de Rennes, il ne faut pas manquer les jardins Rocambole, un lieu « éco-insolite » et très créatif où l’on peut pique-niquer.
- À Rennes même, j’ai pu bénéficier de visites guidées du cimetière du nord et du cimetière Saint-Laurent. Aux Champs Libres, je suis retournée voir l’exposition Mourir, quelle histoire !, après l’avoir vue à Daoulas (Finistère) en 2023. Ça valait le coup, car cette expo est passionnante. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié l’éclairage apporté par Juliette Cazes lors d’une visite guidée. Un super moment, d’autant que j’ai pu y retrouver d’autres connaissances taphophiles. J’ai aussi assisté à la présentation de plusieurs manuscrits et imprimés en rapport avec la mort, parmi les trésors du fonds ancien de la Bibliothèque des Champs libres de Rennes Métropole, grâce à DME.
- Atelier d’initiation à la céramique chez Sandrine Hamel, découverte sur Wecandoo, un site qui recense des ateliers créatifs près de chez soi. Utilisez mon code de marrainage Wecandoo
POTOHJ9PLpour bénéficier de 10 % de réduction sur votre premier atelier. Cela me donnera droit à une petite ristourne, moi aussi, pour continuer à créer des trucs. 🤝 - J’ai participé à un atelier de création d’objets miniatures liés à la mort, animé par l’artiste plasticienne Lucile Marsaux dans sa caravane rénovée. Fabriquer une tarte aux mirabelles miniature en souvenir de mes grands-parents alsaciens et lorrains, tout en écoutant des étrangères se confier des moments très douloureux de leur vie, ça a été une expérience marquante.
Côté culture, mes préférés du mois de juin :
- film : Marinette ;
- série : la saison 2 de House of the Dragon, que j’ai trouvée mieux que la première ;
- livre : Abécédaire illustré des mots de la fin de Hugo Blanchet et Juliette Cazes. Un très beau livre de 250 pages qui croise étymologie, histoire, anthropologie et sociologie dans le vaste domaine des études sur la mort ;
- album : Burden de REZN.
Juillet 2024
- En juillet, atelier d’initiation au gaufrage de papier à Nantes avec Léa Farge, dont je connaissais déjà le blog dédié à la linogravure. En gros, le gaufrage, c’est comme de la lino, mais sans encre. Même si je n’ai rien produit de mémorable, j’ai adoré cet atelier parce que ça m’a permis de tester une presse de Chartreuse pour de vrai. Mon nouvel objectif de vie est d’en acquérir une. Marre des presses pourries !
- Pique-nique et visite de l’arboretum cimetière-parc de Nantes, par une belle journée ensoleillée. Les arbres m’ont plus intéressée que les tombes, trop contemporaines à mon goût.
- Après-midi passée à dessiner à la bibliothèque des Champs Libres, à Rennes, avec Rozenn. Je puise beaucoup d’inspiration dans l’art populaire breton.
Côté culture, mes préférés du mois de juillet :
- film : Le Cercle littéraire de Guernesey. Cucul de ouf, mais ça change les idées ;
- série : Tapie ;
- livre : Le Minor d’Armel Morgant ;
- album : Fire Blades From The Tomb de Ponte del Diavolo.
Août 2024
- En août, nouveau circuit dans les Côtes-d’Armor pour aller voir la boîte à crâne de Lanloup, l’Ankou de l’Île Grande (copie contemporaine de l’Ankou de Ploumilliau), l’énigmatique chaire à prêcher de Port-Blanc et le tombeau de Saint-Yves à Tréguier. Visite des époustouflants Jardins du Kestellic et des Jardins de Kerdalo, où il y a une célèbre « grotte italienne » aux murs recouverts de mosaïques représentant des personnages fantastiques.
- En Ille-et-Vilaine, le parc botanique de Haute-Bretagne est une merveille où l’on peut admirer, entre autres, un fabuleux jardin japonais (team érables du Japon FTW).
- Saut de puce dans le Finistère pour visiter le musée Yan’ Dargent à Saint-Servais ainsi que l’ossuaire du village, dont l’intérieur a été entièrement peint par l’artiste. J’aime la Bretagne d’amour.
- J’aime aussi beaucoup le Cotentin (Normandie) et sa beauté sauvage. Le Jardin botanique de Vauville est une oasis poétique qui offre une vue panoramique sur la Manche. L’accent est mis sur les plantes exotiques, climat doux de La Hague oblige. Sur la route du retour, halte à Vire pour voir l’exposition Magie noire, Magie blanche, qui était petite, mais très riche.
- Énorme rangement de mes bibliothèques et de mon atelier. En tout, j’y passerai pas loin de deux semaines. J’ai commencé à donner et à revendre le surplus, mais ça risque encore de pas mal m’occuper en 2025.
Côté culture, mes préférés du mois d’août :
- film : As Bestas ;
- série : Laëtitia ;
- livre : Badass. Making Users Awesome de Kathy Sierra ;
- album : Songs of Blood and Mire de Spectral Wound.
Septembre 2024
- En septembre, reprise des cours de gravure à l’EESAB. Apprendre à manier l’eau-forte, c’est comme apprendre l’alchimie : tu plonges un morceau de métal dans un liquide verdâtre, et il en ressort de l’or – ou plutôt de l’argent. Nous, on utilise du modeste zinc de couvreur. Mais l’effet waouh est le même.
- Je participe à l’exposition Le Peuple des objets de Lucile Marsaux, présentée lors du Festival de la mort, à Rennes. Ma mini tarte aux mirabelles y été exposée, aux côtés de dizaines d’autres objets miniatures créés par d’autres personnes endeuillées. L’inauguration de l’exposition a consisté en un véritable rituel, lors duquel nous déposions nos objets un à un dans une grande installation que Lucile avait fabriquée avec des cartons, au rythme de chansons douces interprétées par le Chœur Mortel. Une expérience inoubliable, qui m’a beaucoup émue.
- En Ille-et-Vilaine, visite de Dinan et de la Grande Vigne, la maison-musée de l’artiste Yvonne Jean-Haffen (1895-1993). Artiste peintre, dessinatrice, graveuse et céramiste, elle était l’élève puis la collaboratrice et l’amie de Mathurin Méheut. Les maisons d’artistes ont tendance à me bouleverser au plus haut point. Un jour, je vous raconterai l’expérience inouïe que j’ai vécue à la Charleston Farmhouse, en Angleterre.
- Virée expresse dans les Côtes-d’Armor pour les journées du patrimoine. J’ai enfin pu observer la boîte à crâne triple de Plouzélambre. En revanche, pas de boîte à crâne visible à Plufur : je me suis rabattue sur un catafalque au décor macabre. Échanges sympas avec les bénévoles qui assuraient les permanences. Des rencontres précieuses !
- Fabrication de mes premières feuilles de papier recyclé, avec l’aide de Rozenn et de cadres bon marché achetés chez Søstrene Grene.
- Marie-Lou Hainsselin m’envoie un hallucinant courrier dessiné, inspiré par la Watts Chapel, qu’elle a visitée après avoir lu mon blog. Marie-Lou a un blog très chouette où elle publie ses dessins : je suis sûre que vous aimerez autant que moi le billet qu’elle a consacré à son tiroir à carnets.
Côté culture, mes préférés du mois de septembre :
- film : Face à la mer – L’histoire de Trudy Ederle ;
- série : Bodies ;
- livre : Les Bretonnes en lutte, ouvrage collectif dirigé par Erell Le Chanjour ;
- albums : Witch Club Satan de Witch Club Satan et The Greatest Love de London Grammar.
Octobre 2024
- En octobre, captivant concert conté sur le thème des lavandières de nuit, en pleine basilique Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, lors du festival Le Grand Soufflet à Rennes. J’ai été heureuse de retrouver Marthe Vassallo, chanteuse soliste et conteuse, que j’avais découverte à Brest lors du XXe congrès international de DME. Cette fois-ci, elle chantait avec le chœur de chambre Mélisme(s), tantôt en français, tantôt en breton.
- Grâce à Lou Velvet, je découvre, bouche bée, l’existence du pendentif en forme de boîte à crâne conçu par Sarah alias Opus Pocus. Un bijou en quantités très limitées que j’ai eu la chance de pouvoir acheter. Sur le petit mot glissé dans le colis, Sarah a écrit :
Je pense qu’il n’y a pas mieux que toi pour le porter.
💘 - Tentative ratée de kitchen litho (lithographie maison). Note pour plus tard : ne pas utiliser de l’encre qui se rince à l’eau quand tu fais de la kitchen litho, puisqu’il faut à un moment rincer la plaque à l’eau… donc ça efface l’encre aussi. Bref, j’ai déclaré forfait. Je n’étais de toute façon pas convaincue par mon dessin de sirène musicienne.
Côté culture, mes préférés du mois d’octobre :
- film : The Nightingale ;
- série : Succession. Une leçon, en matière d’écriture et de punchlines ;
- livre : Chez soi de Mona Chollet ;
- album : An Epilogue de Street Play.
Novembre 2024
- En novembre, week-end à Strasbourg pour visiter le Musée de l’Œuvre Notre-Dame et le Château Musée Vodou, mais aussi pour me goinfrer de tartes flambées, on ne va pas se mentir. J’ai aussi visité la mignonne petite galerie Wyrd, et ai eu un crush pour le travail d’Emma Morison. Ce calendrier imprimé avec de l’encre phosphorescente, on en parle ?
- Hellgy m’a une nouvelle fois pourrie gâtée en m’offrant un pull violet tricoté main avec une laine toute douce, des bobs sur mesure pour l’été, du maxi-fluff et des grenouilles gaies. J’adore.
- Je suis prise d’une frénésie de dessin pour illustrer ma nouvelle newsletter, et rafraîchir mon formulaire d’inscription. Le réveil de La Lune Mauve se prépare. Mention spéciale à mon entourage rapproché, qui m’a écoutée faire des plans sur la comète pendant des semaines.
Côté culture, mes préférés du mois de novembre :
- film : Le Comte de Monte-Cristo ;
- série : Euphoria ;
- livre : Pionnières du monde funéraire ! La mort a changé leur vie de Juliette Cazes ;
- album : Absolute Elsewhere de Blood Incantation.
Décembre 2024
- En décembre, mois un peu plus sédentaire, j’ai poursuivi les impressions de ma gravure macabre aux beaux-arts, sous le regard mi-amusé mi-perplexe de mes camarades d’atelier. J’ai aussi trouvé une idée pour ma carte de vœux alternative, c’est-à-dire sans crâne ni squelette, par respect pour la sensibilité des destinataires. En 2022, j’avais envoyé près de 70 courriers en début d’année ; cette fois, ce chiffre est réduit à 45, ce qui reste très important : chaque série d’estampes représente des heures, sinon des jours, de travail.
- Le petit bol en céramique que j’ai fabriqué et décoré en juin est enfin cuit. En 2025, j’aimerais apprendre la peinture sur porcelaine.
- Pour clore cette année très créative, j’adopte une presse Woodzilla au format A5, grâce à une promo de -20 % pendant le Black Friday. J’ai choisi la couleur « mint » (vert menthe), même si je rêve en secret de la variante mauve, vendue seulement dans la boutique Handprinted en Angleterre.
- Les miracles de Noël existent, la preuve : je finis d’écrire ce billet le 24 décembre. L’honneur est sauf, j’aurai publié au moins un billet sur La Lune Mauve en 2024. 🥳
Côté culture, mes préférés du mois de décembre :
- film : Heretic ;
- série : la saison 2 des Anneaux de pouvoir. Une excellente surprise, car j’étais restée de marbre face à la saison 1 ;
- livre : This is Marketing de Seth Godin ;
- album : Do Not Go To War With The Demons Of Mazandaran de Lowen.
Tisser des liens
Cette année loin de La Lune Mauve a été bien remplie, même si ce bilan est incomplet : j’ai évoqué uniquement des aspects positifs que je souhaitais et pouvais partager avec vous.
Mais il y a aussi eu de la tristesse, de la colère, de la fatigue, de l’anxiété et pas mal de déceptions, cela va sans dire.
Dans l’ensemble, retrouver du temps libre, porter de l’attention à ma santé, prendre soin de relations authentiques – tout cela m’a permis de me reconnecter à mes envies profondes et de laisser libre cours à ma créativité, malgré des difficultés régulières.
Mon blog fait partie de mes projets créatifs, au même titre que le dessin et la gravure. J’ai envie de continuer à bloguer parce qu’écrire me permet de tisser des liens. C’est vraiment ça ma motivation principale, si j’y réfléchis bien.
Bien sûr, j’apprécie de garder une trace de ma pratique artistique, de mes escapades et de mes coups de cœur culturels sur mon blog. De temps en temps, je relis mes archives, un peu comme si je feuilletais un album photo dont j’avais oublié l’existence.
Mais ce qui me captive le plus, c’est le fait d’observer ces idées, ces techniques, ces lieux et ces œuvres que je partage circuler, ricocher et infuser dans votre propre univers. Cet amour que nous partageons vous et moi pour les choses étranges et merveilleuses m’apporte une joie immense. J’adore la façon dont cela connecte des points entre nous.
C’est la raison pour laquelle je piaffe d’impatience à l’idée d’écrire un nouveau chapitre de l’astre pourpre à vos côtés.
Merci beaucoup de me lire, parfois depuis une éternité. N’hésitez pas à publier un commentaire pour me faire part de ce que ces différents sujets vous évoquent.
Si vous ne souhaitez pas publier de commentaire aujourd’hui, vous pouvez m’écrire un e-mail.
Mise à jour du 31 décembre : une mini revue de web, ça vous dit ? Alors ne manquez pas l’autre billet que je viens de publier, qui reprend les bonus inclus dans ma première newsletter.
Love,








































































L'ourse bibliophile
1er février 2025
Je trouve tout ce que tu as mis en place cette année très sain et positif ! Prendre soin de ça est un apprentissage sur la durée, j’ai l’impression…
Je suis toujours conquise par tes créations (cette femme mi-vivante mi-squelette…) et les zines mentionnés me fascinent. J’avoue ne rien y connaître, mais je suis très curieuse…
Que de découvertes tu as fait en tout cas, merci pour le partage ! Cet article est d’une richesse fascinante et la Bretagne est décidément une région incroyable !
N’étant pas sur les réseaux, je suis toujours heureuse de voir un nouvel article débarquer dans ma boîte mail, même si je mets parfois longtemps à les lire. C’est toujours un immense plaisir de te suivre.
Marie ☽
1er février 2025
Merci beaucoup pour ton commentaire et ton soutien, chère Ourse ! Prendre soin de soi est un apprentissage sur la durée, et parfois on a besoin de décoller le nez de la vitre pour regagner un peu de perspective, et être à nouveau en mesure de (se) prioriser.
Je suis heureuse que ce que j’ai partagé t’ait plu. Je vais de ce pas finaliser un noubeau billet. À bientôt !
L'ourse bibliophile
1er février 2025
Comment ai-je pu écrire ça au lieu de soi ? Ok, j’ai de la fièvre, mais je n’ai pas l’impression d’être assommée à ce point !
Lucide
13 janvier 2025
Salut Marie,
J’ai mis le temps pour ouvrir et lire ce nouveau billet car, comme d’habitude, c’est un moment que je savoure. J’ai donc besoin d’être dans de bonnes conditions pour m’y atteler. Je veux seulement te dire que je suis très heureuse de te retrouver ici, sur ton espace, même si on se croise çà et là sur les Internets (réseaux, devrais-je dire). Je te considère comme une véritable source d’inspiration et de réflexion. On remarque la déliquescence accélérée des réseaux sociaux ces derniers temps, ça me rend étrangement triste. Pas surprise, toutefois. Je suis très curieuse de voir comment tout ça va évoluer ces prochains mois, années, je crois qu’il y a un regain d’intérêt pour les blogs/espaces personnels mais cela reste minoritaire, peut-être même que cela va redevenir une bizarrerie (quand les réseaux sociaux sont faciles d’accès et demandent finalement peu d’investissement personnel (je sens déjà les créateur·rices de contenu me tomber dessus alors je précise (not all créateur·rices de contenu, qu’est-ce que je déteste ce terme) : moins d’écriture créative, moins de développement web, beaucoup plus de shit post, une standardisation insupportable (trop de parenthèses ici, navrée))). Bref, les réseaux ont l’avantage de se retrouver facilement. Avec leur implosion nous sommes éparpillé·es façon puzzle, c’est l’occasion de (ré)apprendre à se servir des flux RSS. J’ai désormais deux sites, un pro et un perso, je ne demande qu’une chose : prendre du plaisir et me détacher des vues et des likes. Advienne que pourra !
Marie ☽
18 janvier 2025
Salut Lucide, merci beaucoup pour ta gentillesse et ton rebond. C’est toujours super intéressant d’échanger avec toi sur ces problématiques.
Je suis d’accord avec toi, les blogs et espaces personnels en ligne sont devenus ultra-minoritaires, on peut même dire que c’est redevenu un privilège de savoir créer et maintenir un site web aujourd’hui.
À ce jour, je n’ai pas trouvé de meilleure explication sur la déliquescence du web personnel que celui-ci : 404 Page Not Found de Kate Wagner. Ça fait partie des quelques articles qui m’ont durablement marquée, et auxquels je repense régulièrement.
L’autrice démontre que nos biais classistes et racistes nous ont peu à peu détourné·es du fait-maison et du kitsch, marqueur culturellement péjoratif, au profit d’un monde numérique bâti par des élites blanches nord-américaines, plus désirable à nos yeux.
Aujourd’hui, il y aurait peut-être quelque chose à faire pour recommencer à valoriser et à partager ce savoir technologique : rien que les flux RSS dont tu parles, pour la plupart des gens, c’est un concept inconnu alors que c’est une technologie simple, super robuste, gratuite, et a priori respectueuse de l’anonymat.
Maintenant, j’essaie d’être réaliste : je pense qu’il faut vivre avec son temps, et que ça serait une utopie d’imaginer des masses de gens abandonner les réseaux sociaux au profit de la seule blogosphère.
Cependant, je pense que toustes le « créateurices de contenus » (dont je fais partie, de fait, même si cette expression m’arrache la gueule) ont intérêt à préserver leur autonomie et leur pérennité éditoriales en publiant leurs contenus et créations sur un espace web qui leur appartient.
Cela n’empêche absolument pas d’utiliser les réseaux sociaux en parallèle pour tenter de trouver son public, au contraire.
Ces dernières semaines, avec les récentes déclarations délirantes de Zuckerberg, j’observe une nouvelle vague d’inquiétude vis-à-vis des produits Meta et en particulier d’Instagram.
Et pourtant il y a encore beaucoup de fatalisme et d’attentisme, parce que nombre d’artistes, auteurices, artisan·es indé qui n’ont pas encore une immense communauté ont peur de tout perdre en commençant à externaliser leurs contenus et créations. Je comprends tout à fait cette peur, mais ne rien faire en attendant la prochaine catastrophe est un pari extrêmement risqué pour l’avenir, selon moi.
Moonlight
13 janvier 2025
Coucou la lune mauve ! merci pour la newsletter. C’est toujours un plaisir.
Et pour ne plus laisser mon temps et mes contenus à la merci des réseaux sociaux gérés par des fachos, j’ai décidé de me concentrer sur mon blog. Ca reste super difficile pour moi (mise en forme, orthographe, redaction,..), mais c’est ce qui me connecte à ma motivation intrinsèque : gérer intégralement les contenus que je partage sur le web.
Les blogs comme la lune mauve restent un miracle pour moi, et c’est toujours une grande source d’inspiration ! Longue vie à la lune mauve et à sa commu !
Marie ☽
18 janvier 2025
Coucou Moonlight ! Merci beaucoup pour ta gentillesse, tu n’imagines pas le souffle de motivation que ton commentaire a provoqué quand je l’ai lu !
Je t’encourage beaucoup à reprendre ton blog. Pour l’instant aucun article ne s’affiche quand je consulte la catégorie « My grimoires » sur ton site, mais je serais ta première lectrice si tu décides de reprendre la plume.
C’est vrai que cela représente du travail, mais la liberté que cela procure n’a pas de prix. Ce qui peut être difficile, quand on n’a pas blogué depuis longtemps, c’est de se dire que l’on n’obtiendra pas le même type de gratification immédiate que sur les réseaux sociaux.
Mais il est sans doute possible de trouver un équilibre ; le principe « POSSE » (publish on your site, syndicate elsewhere) ; publie sur ton propre site, diffuse ailleurs) est très motivant, je trouve.
Je pense que nous avons tout intérêt à rediriger une partie du temps que nous consacrons d’ordinaire aux réseaux sociaux à nos propres univers numériques, à plus forte raison parce que toi et moi avons la chance de savoir fabriquer un site de A à Z.
Tu me diras quand tu auras publié ton nouveau billet de blog ?
Maïwenn
11 janvier 2025
Bonjour Marie, quel plaisir de renouer avec la Lune mauve ! N’étant pas sur les réseaux sociaux, je te suis depuis quelques années uniquement via ton blog, et c’est comme déguster un petit bonbon à la violette (évidemment).
Je ne commente sûrement pas assez, mais j’aime ta plume, l’atmosphère toute douce qui se dégage de ton univers, et l’art macabre évidemment ! Tu m’as aussi fait découvrir Tori Amos et rien que pour elle : *emoji cœur*
Ce que tu nous laisses entrevoir de ton année 2024 est très riche et productif, c’est très agréable, année après année, de voir ton parcours artistique et créatif. Et de ce point de vue-là, ton récap’ est fort chouette :) Je te souhaite la même chose en 2025 : de belles découvertes et des nouveautés chaque mois, autant que faire se peut.
Égoïstement, je nous souhaite plein de billets lunemauviens à lire cette année, mais je n’ose pas imaginer le temps que ça prend. Donc une très bonne année à toi, une santé de fer surtout, de bonnes surprises et d’excellentes nouvelles. Ça fera l’affaire.
Marie ☽
18 janvier 2025
Bonjour Maïwenn ! Merci beaucoup pour ton message chaleureux et tes vœux pour la nouvelle année.
Je suis honorée d’avoir pu t’aider à découvrir la musique de Tori. Même si je me sens de plus en plus éloignée des titres qu’elle compose aujourd’hui, elle reste une immense source d’inspiration, à de nombreux points de vue.
Mettre à jour mon blog représente en effet toujours de longues heures de travail : même si le résultat en vaut la chandelle, j’ai parfois des difficultés à libérer le temps et à trouver la motivation nécessaires.
Mais me voilà en ce début 2025 toute reposée et ragaillardie ; je pense d’ailleurs consacrer l’après-midi qui vient à de nouvelles publications. Je te dis donc à très bientôt !
Claire
7 janvier 2025
Très contente de retrouver un (et en fait 2) de tes billets si riches en découvertes et en inspirations. Merci pour ces partages!
Bravo pour la distance avec les réseaux sociaux qui re redonne de la place et tes idées. Mon conjoint s’est inscrit sur Mastodon il y a peu, sur les suggestions d’une collègue (il n’a jamais voulu de compte fb ou instagram) et il a l’air d’y trouver son compte.
Je me retrouve un peu dans le côté isolée de télétravailleuse et trouver des motivations/raisons pour sortir. J’ai également commencé le sport une fois par semaine depuis 1 an (et j’ai enfin compris à quoi ça pouvait servir : on ne pense plus à rien!). Ton idée d’une sortie culturelle par mois est excellente, je la note!
Marie ☽
18 janvier 2025
Coucou Claire ! Merci pour ton commentaire, ça me fait super plaisir de te lire !
Je trouve que ce n’est pas toujours évident de trouver la motivation de mettre le nez dehors quand on a l’habitude de passer ses journées chez soi ; peut-être que c’est plus compliqué encore quand on vit littéralement au milieu de nulle part, comme moi, et que l’on doit prendre sa voiture pour faire la moindre activité.
Mais je ne regrette jamais de fournir ce petit effort pour aller vadrouiller. Je vois vraiment un avant et un après ces rendez-vous avec moi-même : s’accorder du temps et de l’espace pour faire des découvertes, s’aérer le corps et l’esprit, ça me permet de ressentir une joie simple et régulière. C’est devenu une véritable boussole dans ma vie, et ça m’aide à mieux choisir quoi faire avec le temps libre qui m’est imparti.
Malice
7 janvier 2025
Quel magnifique billet de reprise ! Trop chouette de suivre ton chemin mois par mois et d’y découvrir comme toujours des trésors, dont certains partagés avec toi ;)
Longue et belle vie à LLM en 2025 et surtout du plaisir retrouvé à bloguer !
Ta M*
Marie ☽
13 janvier 2025
Merci beaucoup ma M* étoilée ! J’adore ce qu’il y a entre les lignes, que seules toi et moi partageons.
Irène
7 janvier 2025
Coucou ! Je suis ravie de te lire comme toujours, j’attendais le bon moment pour savourer ce vrai bonbon de début d’année. J’ai mis de côté plein de petites ref musicales et culturelles, merci ! Sans compter toutes tes explorations en Bretagne, je n’attends qu’une chose c’est de pouvoir y revenir, n’y avant plus mis les pieds depuis 2013 (j’ai moi-même du mal à y croire).
J’ai regardé The Old oak récemment, j’aime toujours Ken Loach même quand il fait un peu « du Ken Loach » et qu’on sent certains trucs tristes arriver un peu à l’avance, c’est toujours efficace et ses acteurs toujours émouvants.
Après avoir lu quelques newsletter ces derniers jours qui s’accordaient toutes sur l’importance de se distancier d’Instagram, j’ai désinstallé l’application de mon téléphone. Il est clair que ça me rendait anxieuse sans même que je m’en rende compte, à force. La connexion permanente à l’actualité, et ressentir la tension et les colère des autres en permanence c’était épuisant, et par dessus le marché je n’aimais pas non plus mes propres réactions de frustration sur des questions politiques. Bref j’ai laissé insta sur mon PC mais je m’épargne déjà le scroll du matin et du soir et je sens que c’est une très bonne chose, surtout si je veux finir ma thèse en maitrisant mon stress.
Tu as mentionné récemment que tu avais eu quelques remarques dans ce sens et je suis d’accord aussi : ton style s’affine de mois en mois et c’est toujours plus un régal de découvrir tes créations. Je suis très admirative et je me sens très chanceuse d’y assister et de pouvoir échanger avec toi. Je te souhaite une belle année 2025 !
Marie ☽
13 janvier 2025
Coucou Irène ! Je me réjouis tellement d’imaginer ton retour en Bretonnie, après tant d’années à patienter, et surtout délestée de ta thèse, qui sera, j’imagine, terminée à ce stade. Force à toi dans la dernière ligne droite !
Désinstaller l’appli Instagram, c’est vraiment une étape importante. Bravo d’avoir franchi le pas ! Si d’aventure tu la réinstalles, ne te blâme pas. Modifier ses habitudes est quelque chose de très difficile, en particulier avec des applications conçues pour créer le plus de dépendance possible. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai désinstallé puis réinstallé l’appli. Aujourd’hui elle est bien sur mon téléphone, mais avec les garde-fous comme OneSec, ou le fait de ranger l’icône sur la toute dernière page de l’écran de mon iPhone, j’ai moins le réflexe de cliquer dessus.
Pouvoir éviter le scroll (et le stress) du matin, c’est une excellente chose. Commencer la journée avec une action plus satisfaisante, plus en accord avec tes besoins, c’est vraiment important. Je t’encourage et te soutiens dans cette voie. L’essentiel c’est de trouver le bon équilibre pour toi.
Merci de tout cœur pour tes gentils commentaires à propos de mes réalisations artistiques ! Cela me fait vraiment chaud au cœur !
Irène
16 janvier 2025
Merci de ta réponse, j’envisage de la réinstaller ponctuellement pour certains posts ou interactions si je n’ai pas d’ordi sous la main et de la re désinstaller ensuite. Je verrai bien comment ça évolue ! Pour l’instant je suis ravie de l’espace que ça me laisse et je ne ressens pas de manque. Je ne ressens pas non plus l’envie de faire un « sevrage » complet, jeter un œil sur mon ordi de temps en temps pour ne pas couper le contact avec les gens que j’aime y suivre est un bon compromis pour moi. Je note les petits trucs comme le fait de cacher l’appli !
Mealin
5 janvier 2025
J’ai souvent pensé à toi lors de ces derniers mois, parfois avec un petit peu d’inquiétude, d’autres fois en me disant que cela voulait peut-être dire que tu continuais ta recherche d’un équilibre off/online et que c’était probablement pour le mieux, mais le plus souvent parce que je croisais quelque chose qui me fait me dire : « ah, cela lui plairait sûrement » !
Toujours heureux de retrouver ce florilège créatif et culturel au sens large qui tresse avec tes réflexions un univers qui t’est propre et précieux.
Tes promenades me donnent un furieux sentiment de nostalgie, voire de manque vis-à-vis de la Bregagne et Grande-Bretagne. J’ai une foule de nouveaux onglets ouverts après lecture qui vont surement m’amenés vers de nouveaux petits mondes et je te remercie pour cela !
Que cette année te soit douce.
Marie ☽
13 janvier 2025
Merci beaucoup, Mealin ! Savoir que j’ai assez bien rendu compte des chemins de traverse empruntés en 2024 pour te donner un début de bougeotte me comble de joie. Si tu croises de nouvelles choses qui pourraient me plaire, je serais très heureuse que tu les partages avec moi : ma boîte e-mail est ouverte 24h/24, 7j/7. Parfois je mets du temps à répondre, mais je lis tout. Sinon on peut se retrouver sur les réseaux sociaux aussi ; si tu en utilises encore ?
Mealin
19 janvier 2025
Vaguement sur mastodon (@Mealin@sciences.re) mais j’ai pris globalement plutôt le large… J’ai été tenté de prendre le train PixelFed mais en fait si le projet est top en comparaison d’insta, cela reste le même vortex dans lequel je me laisserai emporter si je commence. Pas assez de self-contrôle pour l’instant.
Marie ☽
19 janvier 2025
Quand tu reviendras faire un tour sur Masto, je serai dans les parages !
Anaïs
4 janvier 2025
Bonjour, je pense que c’est la première fois que je laisse un commentaire sur ton blog (enchantée! :D), mais ça faisait un moment que je le suivais, et je suis contente de ton retour! :D
Merci pour tous ces partages et découvertes, j’ai déjà hâte du billet de la prochaine fois ^^
Anaïs
Marie ☽
13 janvier 2025
Ça me fait si plaisir de te lire, Anaïs ! Merci beaucoup d’avoir pris le temps et le soin d’écrire ce tout premier commentaire. 💜
Maeva
3 janvier 2025
Très contente de te retrouver par ici. Je suis en vacances, et beaucoup de mon temps aujourd’hui t’es consacré : à te lire, à apprécier tes photos, à consulter scrupuleusement chaque lien. Alors bon, même si je ne suis pas douée pour ça, il faut bien que je te laisse un petit mot pour que tu le saches 🙈
Oh que oui ! Tes mots « infusent mon propre univers » 💜 Cette année pour moi et celle où j’ai enfin pris la décision de mettre de côté le seul réseau social sur lequel j’ai un compte : instagram. La façon de relationner sur cette plateforme ne m’apparait quasiment plus que sous son jour toxique. Je lis d’ailleurs tes réflexions sur le sujet depuis plusieurs années maintenant, et même si j’ai repoussé l’échéance (c’est dur de quitter la bulle), j’accepte enfin de faire un saut vers l’ailleurs pour tisser des liens et montrer mes créations.
Tout est à faire, mon blog, ma newsletter, j’espère que j’arriverai à m’appropier ces formats. Là tout de suite, c’est assez vertigineux comme perspective. J’ai prévu de m’y mettre après mes vacances. Vu que ma façon de communiquer n’est absolument pas fluide, j’ai bon espoir que la temporalité plus lente autorisée par ces médiums, me permettra de mieux mettre en forme mes pensées et de les diriger vers des personnes qui ont, elles aussi, besoin de ralentir pour découvrir.
Je ne sais donc pas encore comment mais il est certain que j’y mentionnerai l’immense inspiration que tout ce que je connais de ta personne est pour moi 🤗
Marie ☽
13 janvier 2025
Chère Maeva, merci beaucoup pour ton message ! J’ai pris un immense plaisir à te lire. 😻
Cela me fait plaisir de connaître l’état de tes réflexions sur cet épineux sujet. J’avais cru comprendre qu’Instagram a fini par avoir un impact de plus en plus négatif sur ton quotidien ; j’ai ressenti de la peine, même, en lisant certaines de tes stories à ce sujet l’été dernier.
Félicitations pour cette décision que tu as prise. Je comprends tout à fait que tu aies eu besoin de plusieurs années de réflexions avant d’en arriver là, toi qui as une belle communauté sur Instagram et qui vis de ton art. Cela soulève bien d’autres enjeux que ceux auxquels je me suis confrontée, moi.
Je me réjouis que tu puisses expérimenter autre chose, même s’il y a une part d’inconnue. Je te souhaite de trouver une méthode qui te conviendra mieux, et de réussir à remettre à Instagram à sa juste place. Cette temporalité différente que permettent le blog et la newsletter, c’est en effet un soulagement. J’aime aussi le fait que les contenus publiés sur un blog soient plus pérennes, et puissent être consultés à un rythme libre, sans la pression de devoir tout consulter tout de suite de peur de ne plus jamais retrouver le contenu (comme les stories par exemple).
Bref, contribuer à déconstruire cette forme de « harcèlement cognitif », induit par le fonctionnement même des réseaux sociaux, et à expérimenter des formes plus respectueuses de communication, tant pour soi que pour les personnes avec qui nous souhaitons rester en contact.
J’ai hâte de découvrir les merveilles que tu nous réserves ! Je serai la première lectrice de ton blog et de ta newsletter.
Madeleine
2 janvier 2025
Non pas UN mais DEUX billets de La Lune Mauve ? Mais diantre, c’était donc bien Noël cette semaine…
Comme d’habitude, je lis en dévorant un peu trop goulûment les billets, puis je les relis deux ou trois jours plus tard, en ouvrant les liens et en notant les lieux à visiter sur une carte, et pour finir je me dis : « Si un jour je vais en Bretagne, La Lune Mauve sera là pour me tenir la main ».
Immédiatement, en lisant l’échange avec Myrtiria, j’ai pensé à Nathalie Sejean, qui parlait dans une newsletter d’une toute petite action très importante : créditer les gens. Elle en parlait notamment comme l’un des éléments centraux à l’art, si souvent fruit de plusieurs personnes et non seulement d’un unique génie créateur…
Et sinon, je ne peux que partager la joie collective de mes co-commentateurices à voir et lire tout ce qui t’a animée cette année : expos, excursions, escapades, créations, expériences, amitiés, quelle plus belle manière de vivre sa vie ? J’y souscris entièrement.
Comme à chaque fois que je passe ici, je me dis que j’aimerais tenter le Postcrossing, mais le timbre international a augmenté deux fois de tarifs en Grande-Bretagne cette année (rien que ça)… Rien n’est fait pour nous donner envie de continuer à privilégier le papier. Mais hauts les cœurs.
Merci pour ce petit coup de lorgnette dans ce monde intérieur (que j’imagine comme une bibliothèque médiévale bordélique où se sont permis de pousser des plantes rebelles et quelques champignons sans-gêne).
(et comme toujours : les photos !! <3)
Madeleine
8 janvier 2025
Je repasse pour te dire merci de la découverte de Marthe Vassalo : je suis tombée folle amoureuse de sa chanson An Distro.
Et ce qui ne gâche rien, elle a l’air d’avoir un humour trépidant.
(rires à voix haute)
Marie ☽
12 janvier 2025
Chère Madeleine, merci pour ces non pas un mais deux commentaires dont tu me gratifies, ainsi que pour le lien vers cet article de Nathalie Sejean, qui parle d’or.
Cela me parle énormément, et ça rejoint ce concept de « circulation » dont elle a parlé dans un podcast qui m’a été recommandé par Anna (comme ça la boucle du crédit est bouclée).
Je suis vraiment contente que ce billet t’ait donné envie de venir faire un tour en Petite Bretagne, d’écouter/de lire Marthe Vassallo, et d’envoyer du courrier. En effet les tarifs postaux sont devenus franchement hostiles, j’ai abandonné le Postcrossing depuis un an à cause de cela… Mais, après tout, une dizaine de timbres par an pour ce loisir très agréable resterait peut-être envisageable ?
La joie qui transparaît dans ton commentaire est très communicativ, et tes compliments sur mes photos m’encouragent à continuer à en prendre. Vraiment, merci !
Sempra
1er janvier 2025
Mais quel plaisir ! J’ai gardé le mail d’annonce de ce nouvel article au chaud depuis quelques jours, ce qui me permet d’attaquer cette nouvelle année sur une note créative, mystique, et… mauve 💜
J’ai eu l’impression d’ouvrir et de feuilleter le numéro tant attendu de mon magazine préféré, a ceci près qu’il a le bonus d’être interactif.
Bref tu l’auras compris, je suis ravie de te retrouver par ici.
Pensée en vrac : tu es la deuxième personne que je lis en deux jours qui a écrit avoir, en quelque sorte, perdu la joie, et vouloir s’efforcer de la retrouver. Ça m’a frappé de justesse, car j’ai passé une année particulière durant laquelle j’ai eu l’impression qu’il me manquait une part de moi-même, et en effet je crois bien que moi aussi j’ai laissé la joie quelque part sur mon chemin. Et je compte bien la retrouver cette année.
Réactions à la lecture des autres commentaires :
– je plussoie des articles moins conséquents et plus fréquents ! Non pas que je n’aime pas lire tes longs articles fleuve, bien au contraire, mais ça me semble bien plus facile à tenir dans le temps.
– je me suis moi aussi fait la réflexion que ton trait et ta signature artistique s’étaient affinés, les détails foisonnent. C’est beau, c’est très beau !
Marie ☽
1er janvier 2025
Merci beaucoup, Sempra, pour ce commentaire qui me donne des ailes. Je suis honorée de savoir que tu t’es gardé la lecture de ce billet pour cette journée un peu spéciale.
Ce truc de la joie, c’est quelque chose à laquelle j’ai réfléchi toute l’année. J’ai mis longtemps avant de mettre le doigt dessus. Mais oui, c’est ça qui m’a longtemps manqué, et que je prends soin de rechercher et de cultiver autant que possible. Me recentrer sur mes sensations et mes besoins immédiats est une bonne boussole.
Bloguer plus court et donc plus régulièrement est en haut de ma liste d’envies pour la suite de cette aventure lunemauvienne. Revenir à l’essence du blog : un log régulier et progressif, qui finit par former une myriade de souvenirs. Ça risque de pas mal changer de ce que j’ai fait jusqu’à présent, et c’est précisément ça qui m’enthousiasme : du frais, et plus de spontanéité.
Merci pour ton commentaire à propos de mon trait. J’ai eu cette année la sensation de commencer à trouver un langage graphique qui me vient naturellement, et je suis très heureuse que cette direction te plaise.
Puisses-tu retrouver la joie en cours de route !
Futur_Ghost
30 décembre 2024
Coucou,
Bon retour à toi et à nous !
Toujours un plaisir d’avoir de tes nouvelles et ça me rappelle que j’ai une enveloppe toute prête pour toi d’ailleurs héhé
Marie ☽
30 décembre 2024
Personne :
Vraiment personne :
Nous : vive le courrier et les blogs 🤓🤓
Merci beaucoup d’avance, je me réjouis tellement !!
Futur_Ghost
1er janvier 2025
Ahahah c’est un peu ça oui et d’ailleurs, je me suis inscit•e sur le site de postcrossing ENFIN !! Et j’ai anticipé l’augmentation de la poste en achetant de jolis timbres en Décembre
Marie ☽
1er janvier 2025
Ahah trop cool ! Ça fait un an que je n’ai plus fait de Postcrossing, ça me manque. Ton message me donne envie de m’y remettre (malgré le prix des timbres, qui a énormément augmenté ces dernières années 😾). Je verrai ça quand j’aurai bouclé mes cartes de vœux.
Nannig
30 décembre 2024
Que c’est agréable de te relire, et que c’est agréable aussi de savoir que la non lecture était si positive pour toi.
Marie ☽
30 décembre 2024
Merci pour ton message, Nannig !
Darkcreationsofmyrtiria
30 décembre 2024
Merci de nous faire terminer cette année avec des idées pleins la tête. Comme à chaque fois que je lis un de tes articles de blog, j’ouvre pleins de pages dans tous les sens pour découvrir mille choses et c’est un vrai bonheur. :)
Tout comme toi je me suis lancée cette année dans une activité sportive et une activité artistique et je trouve que c’est un combo incroyable. Nourrir son corps et son âme quand on a la chance, c’est vraiment précieux. Ton passage sur Julia Cameron m’a fait beaucoup rire !
Hâte découvrir ce que tu nous réserves pour cette nouvelle année. :)
Ce bilan me donne envie d’en faire un modele sur Notion. Je trouve que c’est un super exercice pour faire le point sur son année.
Marie ☽
30 décembre 2024
Chère Myrtiria, merci beaucoup pour ton message et ton soutien depuis toutes ces années. Je suis heureuse qu’au moins une personne ait apprécié mon Bugs Bunny ! ahah
J’espère que ton navigateur n’a pas trop souffert face au nombre de liens cliqués. Quant au modèle sur Notion, sens-toi absolument libre de t’inspirer de la construction de mon billet, ou de tout autre élément de mon blog.
Moi-même, je puise beaucoup d’inspiration dans les pratiques bloguesques d’autres personnes, et je mets un point d’honneur à faire des liens vers leurs propres publications, par souci d’attribution et de documentation de ma propre pratique, mais aussi pour que leurs si bonnes idées continuent à circuler et à inspirer.
La blogosphère est-elle autre chose qu’un jardin propice aux insectes pollinisateurs ? Vive toutes ces fleurs, des plus colorées aux plus pâles, attirant tour à tour abeilles ou papillons de nuit. (Oui, je suis d’humeur poétique, ce soir.)
Héloïse
30 décembre 2024
Très heureuse de te lire à nouveau, sur La Lune Mauve.
J’aime tes partages créatifs et culturels, et énormément ceux qui concerne la Bretagne. Tu me permets de me remémorer mes premières découvertes de nombreux lieux, et de me donner le désir de découvrir ceux que je ne connais pas encore.
Je suis aussi très heureuse de savoir tout ce que tu as pu faire durant cette année 2024 et Bravo! pour ton entrée dans l’Association DME. Qu’il doit être palpitant de contribuer à un sujet qui captive tant et de pouvoir le partager avec d’autres passionnés passionnants.
Ces derniers temps, j’ai eu la surprise de m’imaginer reprendre un blog. Cela me manque un peu (mais à quel point ?) C’est d’ailleurs ce que je regrette avec Instagram. Pour moi, c’est l’Application qui a fait déserter tout le monde de son petit espace personnel qu’est le blog.
Je te dis à bientôt, ma réponse à ton mail t’attend depuis longtemps déjà. C’est que j’attends des réponses à certains évènements.
A très vite et merci d’être toujours là !
Marie ☽
30 décembre 2024
Pour moi aussi, c’est un grand plaisir de te lire à nouveau, sur cette petite planète biscornue. Nous avons tellement de chance de vivre dans une si belle et riche région. Intellectuellement, j’y trouve mon compte, mais écologiquement et financièrement aussi. Tant de petites escapades possible, toutes proches ! Nul besoin de grands périples ruineux, ou de prendre l’avion… Découvrir la culture locale me prendra déjà toute une vie.
Je rejoins complètement ton avis sur la responsabilité des médias sociaux sur la désertification de la blogosphère. Ils nous ont bien dupé·es ; d’abord en nous promettant de retrouver une plus large communauté que sur nos sites perso, puis en modifiant de fond en comble leur fonctionnement pour nous en tenir les plus éloigné·es possible.
Mais rien ne nous empêche aujourd’hui d’imaginer une autre façon de prendre soin de ces liens chéris, et d’en tisser de nouveaux. Je crois sincèrement que nous avons déjà tous les outils à notre portée pour cela : les blogs, les e-mails, les flux RSS, le bouche à oreille… Je me surprends à ressentir une énergie très candide et juvénile quand je pense à tout ce qu’il nous est possible de faire, en tant que communauté créative.
J’ai vraiment hâte de voir les métamorphoses de nos usages au fil du temps. Pour ma part, je serais la première lectrice de ton blog si tu devais en relancer un.
Alia
29 décembre 2024
Quel plaisir d’avoir des nouvelles de La Lune Mauve !
Je te lis depuis des années et c’est toujours merveilleux, plein de trésors à découvrir dans les tréfonds de l’internet <3
Marie ☽
30 décembre 2024
Merci beaucoup Alia, tes mots me vont droit au cœur. 🌹 C’est tellement incroyable pour moi de savoir que tu me lis depuis toutes ces années, sans que je ne réussisse à t’ennuyer ! Merci, vraiment, pour ta présence, ton attention et tes mots.
Fileuse
29 décembre 2024
Chère Marie, et bien quelle année ! Tu t’es certes éloignée des réseaux mais tes aventures que je suivais malgré tout avec beaucoup d’intérêt t’ont vraiment amené très loin et sur des champs multiples et inattendus. Je me suis vraiment régalée avec ce billet et les nombreux liens qu’il contient.
Tes carnets deviennent de plus en plus beaux et je trouve que ton trait s’affirme de façon incroyable et tes différentes explorations (eau-forte, écriture…) sont hyper inspirantes surtout à une époque ou on nous incite de plus en plus à se spécialiser, se réduire à un seul domaine d’expertise ou d’expression.
De mon côté, je me retrouve beaucoup dans ce que tu décris de ce rapport ambivalent au net et la nécessité d’une coupure assez radicale pour faire le point. Je crois qu’il est aussi très important de prendre soin de sa santé mentale (et le doom scrolling est d’ailleurs un signal d’alerte…) pour arriver à restaurer un équilibre qui soit propice à la création. C’est génial que tu aies été aussi complète et rigoureuse dans cette démarche.
Bref, ultra contente de lire toutes ces nouvelles ! Comme toujours, tes mots me donnent plein d’idées et j’ai à nouveau le stylo qui fourmille!
Marie ☽
30 décembre 2024
Chère Fileuse, que c’est bon de te relire en ces lieux ! Il y a eu des moments où, je l’avoue, je n’y croyais plus, et ai failli passer l’éponge. Mais peut-être qu’après 25 ans de blog, il est impossible de s’en défaire complètement.
Ai-je muté grâce à cette écriture ? Je suis encore sous le coup de cet article de Rémi Hess que j’ai lu tout à l’heure, à la suite de nos échanges par ailleurs. Je ne résiste pas à en citer un extrait, tellement cela fait écho à ce que tu m’as écrit à propos de cette injonction à se spécialiser et à se « mono-sujet»-iser :
Je trouve que cette réflexion se transpose aisément à la pratique du blogging, qui est bel et bien une forme de « diarisme » (vraiment étrange ce mot 😅).
Je te remercie très sincèrement pour tes compliments sur mes dernières créations. Je suis incapable de déceler cette évolution de trait que tu mentionnes, mais te crois volontiers, car j’ai en effet remis cent fois l’ouvrage sur mon métier, cette année. On ne peut pas faire, encore et encore, et ne pas progresser – c’est impossible.
Mais je crois que, si progrès il y a, c’est davantage dans ma façon de m’organiser et de ne plus me poser tant de questions sur ma légitimité (ou son manque) ; et simplement de faire, coûte que coûte, même après de mauvaises semaines où la vie a comploté pour me tenir éloignée de mon cher atelier.
Finalement – je m’en rends bien mieux compte aujourd’hui –, le plus difficile, ce n’est pas de commencer quelque chose, mais bien de le terminer. Et terminer ce bilan-là a été une petite fête en soi, car il m’a aidée à observer, presque « de l’extérieur », que j’avais en effet bien progressé, méthodologiquement parlant.
Il me tarde de te lire dans ton propre univers, tu le sais ! Longue vie à nos blogs et à cette énergie unique, que nous avons la chance d’éprouver encore, après toutes ces années.
Alexandrine
29 décembre 2024
Le retour de la lune mauve est plus que réussi ! ^^ C’est une année très riche que tu nous montres, même si elle ne fut pas très rose d’un autre côté, de ce que l’on comprend.
C’est difficile de se sevrer des réseaux, surtout Insta, quand on est quelqu’un de visuel. J’avoue que les pubs me fatiguent aussi (surtout quand tu tombes sur des pubs qui te font bien sentir que « tu vas avoir 40 ans ma fille, faut se bouger » ^^), j’ai aussi réduit le temps à 10 minutes par jour, juste le temps de faire un petit coucou à certains comptes et de poster mes nouvelles illustrations, et basta !
J’espère en tout cas que tes prochaines publications seront aussi riches que celles-ci, et tant pis si on attend plusieurs mois pour les lire, car elles valent la peine d’attendre.
Belle journée, prends soin de toi,
Alexandrine
Marie ☽
30 décembre 2024
Merci Alexandrine !
Je ne suis pas sûre de réussir l’exploit d’écrire des billets aussi fournis et détaillés à chaque fois, car cela me demande un travail considérable. Devoir suer sang et eau pour écrire des billets de blog avait fini par me sembler tout à fait déraisonnable, et je me suis lassée de cet effort.
Pour ce billet-ci, j’y ai consenti, car j’avais beaucoup de choses à partager, et que je souhaitais marquer le coup. Mais je t’avoue que, quand je pense à l’avenir de mon blog, je l’imagine moins lourdingue (à lire et à mettre à jour), plus varié, plus régulier. Or la seule façon pour moi d’être plus régulière, c’est de mettre la barre moins haut.
Cela dit, ce n’est pas parce qu’un contenu est moins long, qu’il est forcément moins qualitatif. Au contraire : ne dit-on pas que ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ?
Du reste, c’est un des points positifs du format blog : qu’importe la longueur, on peut faire ce qui nous plaît. Et j’ai beaucoup de chances que les personnes qui lisent mon blog aiment lire, et ne rechignent pas face à une imposante tartine.
Belle année à toi, à bientôt !
Amandine
29 décembre 2024
Contente de te voir de retour. Bisous
Marie ☽
30 décembre 2024
Merci Amandine ! J’espère que tout va pour le mieux de ton côté. Je t’embrasse aussi !
Aube Epine
29 décembre 2024
Quel bonheur de te retrouver Marie !
Ta gravure de la femme squelette orne fièrement mon bureau-atelier (où je ne vais plus trop car il y fait trop froid, mais bon!). Merci d’avoir mentionné l’exposition de Voyage en Terres Contées dans ta longue et magnifique Newsletter!
Depuis ta newsletter » Où je crache ma pastille Walda contre Instagram » je me doutais bien que tu allais prendre tes distances un temps. Quant au blog, il comporte déjà tellement d’articles que je n’avais pas encore lus que je ne me suis pas ennuyée en attendant ton retour et celui de la newsletter de l’Antichambre !
Je suis ravie et impressionnée par le coeur que tu y mets, c’est une oeuvre d’art en soi! Tu continues à nous inspirer pour VETC mais aussi pour d’autres projets perso. Bref. Je suis heureuse d’avoir pu lire ce bilan et de savoir que tu vas mieux. Plein de bises de Provence où je passe fêtes en famille.
Marie ☽
30 décembre 2024
Merci beaucoup, Aube Épine ! Savoir que ma femme-squelette orne l’igloo qui te sert d’atelier, et que ce que je publie sur le net puisse continuer à vous inspirer, toi et tes compagnon·nes, m’apporte une grande fierté.
Ce genre de « circulation » d’idées, de projets, de messages, de courriers, c’est vraiment un univers parallèle captivant et très enrichissant.
Cela me paraît essentiel de renforcer autant que possible les liens entre blogs survivants. La communauté anglo-saxonne de l’IndieWeb y arrive bien, j’ai l’impression. Je me demande comment on pourrait, côté francophone, y participer ou carrément créer nos propres réseaux.
Sur Neocities par exemple, il y a beaucoup de webrings ; c’est très, très ieuv, mais c’était quelque chose qui fonctionnait bien pour découvrir des blogs au hasard sur un thème donné.
J’aime bien aussi le concept d’annuaires web thématiques. En fait, on a déjà tous les outils qui vont bien, depuis longtemps, pour créer du lien (au sens propre et figuré). À nous de nous les réapproprier pour donner un second souffle à notre chère blogsophère.
Ecklipse
29 décembre 2024
Bonsoir du crépuscule, ce n’est pas moi qui vais te reprocher une éclipse, parfois (souvent pour moi) on en a besoin et ça fait plaisir de retrouver des traces de vie sur l’Astre Pourpre.
Petite question : pourquoi l’Ankou moderne a une pelle ? C’est pour en mettre un coup derrière la nuque des récalcitrants? Très bonne technique au demeurant c’est celle que j’utilise moi-même. Et la presse de Chartreuse ça tourne à la chartreuse? Encore un secret bien gardé par les moines… Neocities a ce parfum de craquement de modem et de délire permanent qu’on a trop perdu depuis les débuts d’Internet malheureusement. Connaissant ta passion pour la mort et l’art il te faudrait un musée dans un cimetière mais tu as sans doute déjà visité tous ceux de France et d’Angleterre.
Si tu ne l’as pas déjà lu je te recommande chaudement et avec un bon chocolat chaud (ou un vin chaud selon tes goûts) Autopsie des échos dans ma tête, de Freaks. C’est une BD qui parle de folie sous un angle personnel (et qui peut être particulièrement dure et percutante). Je te conseillerai aussi de lire Press Rest de Jason Schreier qui parle de « restructurations » (le raccourci pour dire on va fermer des studios et esclavager des devs pour faire gagner un peu plus d’argent à des actionnaires) et qui m’a encore plus fait apprécier Mythic Entertainment.
C’est un plaisir et un privilège de te lire à nouveau.
A bientôt entre nos éclipses
Marie ☽
30 décembre 2024
Bonsoir Ecklipse, merci d’avoir pris le temps de lire cette tartine et d’y répondre. En effet la présence de la pelle dans la main de l’Ankou est une curiosité en soi.
L’Ankou étant traditionnellement raconté ou représenté avec deux compagnons, sinon des hommes, du moins des « squelettes de main », chargés du sale boulot. Peut-être qu’avec le temps, les contes qui le concernent (longtemps transmis de vive voix au coin du feu, avec les déformations progressives que cela laisse deviner) ont peut-être mélangé certains personnages, certains symboles. Tout cela n’est que mon hypothèse.
Mais c’est une question que je garderai en tête lors de mes prochaines lectures à ce sujet. Un autre élément déformé, c’est tout simplement la lame de sa faux : dans les histoires originelles, il est bien mentionné qu’elle est retournée (comme creusée, le tranchant vers le haut), pour mieux te faucher, mon enfant. Et pourtant, feuillette n’importe quelle réédition contemporaine de contes bretons, je te parie un kouign-amann que tu y trouveras l’Ankou représenté avec sa faux, tranchant vers le bas, dans neuf cas sur dix.
Détrompe-toi, je suis loin d’avoir visité tous les musées obscurs de France et d’Angleterre. Quel serait l’intérêt de la vie, autrement ? J’ai découvert il y a peu l’existence d’une expo photo dans je ne sais plus quel cimetière belge. Il y a aussi eu des expositions intéressantes cette année sur les liens entre l’art et la mort.
Enfin, merci beaucoup pour tes recommandations. Je serais heureuse de découvrir le livre de Freaks, car j’avais apprécié Inadapté·e·s – Une folle histoire de l’antipsychiatrie.
Prends soin de toi, à bientôt !
Géraldine Pirate
29 décembre 2024
Très heureuse de te retrouver par ici ! Ta déconnexion me parle beaucoup car je vois bien que je perds un temps de dingue sur insta et cela nuit a ma créativité. Mon problème c’est que je suis entrain de lancer une entreprise et que j’ai besoin des réseaux sociaux…
En tout cas te lire est toujours une source de grande inspiration et de douceur !
Marie ☽
30 décembre 2024
Merci Géraldine ! En effet, je ne vois pas comment tu pourrais te passer des réseaux sociaux pendant une si longue période sans que cela nuise à ton entreprise. Je me souviens de ta propre newsletter, qui me plaisait beaucoup ; j’aime le format e-mail et le format blog, car ils laissent la possibilité de les consulter de manière asynchrone. Là où les réseaux sociaux forcent à être dans l’immédiateté et le FOMO (la peur de louper quelque chose). C’est stressant en tant que public, mais ça l’est encore plus en tant quand créateurice, car il faut passer sa vie à créer « des contenus » éphémères dans l’espoir de rester visible.
Sincèrement, je vous admire, toi et les autres ami·es artistes et artisan·es qui avez des entreprises créatives et qui devez composer avec ces vilaines bêtes en permanence.
stef
29 décembre 2024
Ravie de te revoir !!! Et il va me falloir enquêter sur cette histoire de « Les chocolats Lindor à la pistache » 💜
Marie ☽
30 décembre 2024
Merci Stef ! Les Lindor à la pistache sont les « bonus » de grands paquets de Lindor panachés (boîtes vertes). Il y a aussi des Lindor à la noix de coco qui sont pas mal. Mais vraiment ceux à la pistache sont à se damner ! Je rêve que Lindt édite une boîte avec seulement ceux-là.
Cathou
29 décembre 2024
Quand les billets sont plus rares, c’est encore plus enchanteur de les découvrir. Je me suis blottie dans le fauteuil pour naviguer les liens de la newsletter et de l’article qui m’ont attirée pour l’instant. J’ai fait quelques capture d’écran. J’ai beaucoup hoché la tête. J’ai agrandi les photos. Je me suis plongée dans leur ambiance.
Merci pour ces expériences que tu partages sur ton blog 💖 Merci pour cette rétrospective! Et bravo de prendre soin de toi et de ta créativité 🩷
Marie ☽
30 décembre 2024
Chère Cathou, merci beaucoup pour ce doux message. Quelle joie pour moi de savoir que mes écrits sont ainsi lus et appréciés : dans le confort d’un fauteuil, lors d’un moment rien qu’à soi. Comme toi, je suis attachée à ce temps long, qu’il faut souvent arracher à son quotidien. Prendre son temps, c’est presque un acte de résistance… Résister au tout cuit, au simpliste, au binaire ; prendre le temps de réfléchir, et de laisser ses pensées mûrir jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à être partagées. Cela me semble d’autant plus important quand on écrit un journal, comme un blog. Ne pas livrer en pâture des pensées un peu trop vives, prendre le temps de les accueillir et de les comprendre, c’est en effet un acte de soin pour soi.
Diane
29 décembre 2024
Bonjour Marie :)
Quel plaisir de retrouver un billet sur l’Antichambre !
Je l’ai lu avec grand plaisir. Contente de voir ton parcours cette année et ta désintoxication des réseaux sociaux.
Cela me parle d’autant plus que je me retrouve dans ce que tu écris et mon parcours et réflexions sont assez similaires alors que cela fait bien longtemps que nous n’avons pas échangé.
S’éloigner des réseaux sociaux : le manque de visibilité, la recrudescence des pubs (sur Twitter) et ne pas voir le contenu auquel on s’est abonné, m’ont fait m’en éloigner également. Rien que quelques pubs sur Twitter me saoule et me font refermer l’app.
S’ouvrir a de nouvelles pratiques artistiques : idem. J’adore Wecandoo. Cette année, j’ai testé le vitrail et j’adore ! Sortir de sa zone de confort pour tester d’autres pratiques et moyen d’expression est très enrichissant et excitant.
Même si c’est de temps en temps, le plaisir de retrouver tes contenus reste intact.
Marie ☽
30 décembre 2024
Bonjour Diane ! Merci pour ton commentaire (le tout premier sur ce tout nouveau billet ❤︎). Cela me touche d’autant plus que nous n’avons plus échangé depuis longtemps, c’est vrai. Ma pause numérique et les mystères des supposés algorithmes ont totalement fait disparaître tes magnifiques reportages de mon flux… J’essayerai de venir « love bomber » tes photos pour tenter de rectifier le tir.
Hélas oui, X/Twitter est devenu inutilisable, en plus de favoriser la désinformation en masse depuis son rachat. J’y ai abandonné mon compte, non sans regret devant le gâchis que cette plateforme est devenue.
J’adorerais apprendre à fabriquer un vitrail, je vais regarder si un tel atelier existe par ici.
Merci encore pour ton message, à bientôt !