Libérez votre créativité (et mes petits fétiches du moment).

Je suis en train de lire un livre super : Libérez votre créativité de Julia Cameron.

Cela faisait un moment que j’en entendais parler. Je me suis dit que la disette créative estivale que je subis en ce moment était le prétexte idéal pour lire ce petit bouquin.

Ce livre propose une méthode pour pratiquer une vie créative, et à se libérer des blocages qui nous empêchent de créer plus librement.

Derrière une forme new age un peu gauche (il est souvent question de « Dieu », ce qui m’a quelque peu rebutée au début), et en dépit d’une traduction plutôt médiocre, l’auteure nous donne des axes de réflexion ainsi que plusieurs exercices à réaliser très régulièrement.

Je partage avec vous quelques réflexions tirées du livre qui m’inspirent et me font cogiter en ce moment. (J’en profite pour glisser mes photos préférées du mois de juillet, reliquats de mon défi photo désormais en bout de course.)

Les pages du matin

Nous sommes victimes de notre critique intérieur.

Ce « Censeur », connu pour sa méchanceté, réside dans l’hémisphère gauche de notre cerveau, et nous assène constamment de remarques dévalorisantes et destructrices qui, souvent, prennent l’apparence de la vérité.

Les supers broches de Duo Désordre.

Ayez toujours à l’esprit que les opinions négatives du Censeur ne sont pas la vérité. Cela demande bien sûr un peu d’entraînement pour le croire. C’est là que les « pages du matin » entrent en jeu.

Le principe est simple : tous les jours, avant de commencer la journée, écrire trois pages manuscrites dans lesquelles on donne libre court à ses pensées.

C’est un vagabondage quotidien, une forme de méditation par l’écrit, un exercice de « reconquête créative » – et je dois dire que cela permet effectivement de faire remonter et d’évacuer beaucoup de choses.

Les pages du matin aident à entrevoir les solutions concrètes à un problème récurrent, comme par exemple le fait d’être bloqué créativement.

Cet exercice n’est pas réservé aux écrivains : n’importe qui peut le pratiquer. Il suffit d’un carnet ou de trois feuilles papier et d’un crayon.

Une pochette de disque exquise.

Ce n’est pas grave si vous ne savez pas quoi écrire. Vous pouvez très bien écrire « Je n’ai rien à dire. Je n’ai rien à dire. Je n’ai rien à dire. » pendant trois pages. (Je vous assure que vous aurez des choses à écrire. Elles viendront toutes seules.)

Une fois les pages écrites, ne les relisez plus pendant au moins huit semaines, histoire de laisser tout ça décanter.

Quand j’ai commencé mes pages du matin, j’étais en colère. J’ai laissé cette colère s’exprimer sur le papier. Croyez-le ou non, mais dès le premier jour, j’ai senti que cette écriture matinale avait le pouvoir d’absorber quelque chose en moi.

Je n’arrive pas encore à les écrire chaque matin sans faute, mais, les jours où je ne les écris pas, cela me manque. Il m’arrive donc de les écrire en plein après-midi.

Qu’importe le chemin, pourvu qu’on arrive à destination !

Doux et piquant à la fois.

Les artistes fantômes

En lisant ce livre, j’ai découvert le concept d’« artiste fantôme ». Cela a été un choc, sans doute car je m’y suis un peu reconnue.

Des enfants découragés

Les artistes fantômes sont des artistes qui ignorent leur véritable identité : ce sont des personnes à fort potentiel créatif, mais trop intimidées pour devenir artistes, ayant souvent une trop mauvaise image d’elles-mêmes pour reconnaître qu’elles ont du talent.

En général, les artistes fantômes ont été dissuadés très tôt par leur entourage de s’engager dans une voie artistique.

Luxuriance.

Quand on a le shining créatif, on a un besoin vital d’être soutenu et encouragé.

Pourtant, nos velléités artistiques sont souvent tuées dans l’œuf lors de notre enfance et de notre adolescence par nos parents. Pour eux, une carrière artistique est incompatible avec la réalité socio-économique : le mythe de l’artiste qui meurt de faim est tenace.

Si d’aventure l’entourage nous encourage quand même à envisager l’art, c’est généralement comme hobby, mais pas comme projet professionnel.

C’est sans doute bien intentionné, mais c’est destructeur. Nos parents nous ont mis en garde précisément au moment où nous aurions eu, au contraire, besoin d’être encouragés. Cet endoctrinement traumatisant a un impact sur le long terme.

Caractéristiques des artistes fantômes

Parmi les caractéristiques des artistes fantômes, notons :

  1. Leur assujettissement à des artistes reconnus : les artistes fantômes choisissent souvent comme partenaire des personnes qui poursuivent activement la carrière artistique qu’ils désiraient ardemment pour eux-mêmes.
  2. Leur choix pour une « carrière fantôme » : une carrière proche de l’art désiré, mais parallèle, et non l’art en lui-même. Par exemple, un écrivain qui se destine à la fiction mais qui devient, par la force des choses, pigiste ou concepteur-rédacteur.
  3. Leur peu d’estime de soi : les artistes fantômes se martyrisent pendant des années en se reprochant de ne pas avoir agi pour poursuivre leurs rêves.

Ce livre m’a aussi aidée à comprendre que ce qui différencie un artiste fantôme d’un artiste, ce n’est pas le talent mais l’audace.

Trop chaud.

La technique des petits pas

Si la créativité est un jeu, il est difficile pour les artistes fantômes de s’autoriser à jouer.

L’idée est donc d’apprendre à s’accorder un minimum de légitimité et de confiance en soi en tant qu’artiste. (« Artiste », encore un mot qui fâche, tiens.)

Notre artiste intérieur est un enfant : à nous de de le trouver et de le protéger. Ensuite viendront les premiers pas, et les premières chutes.

Le retour des jolis cieux.

Ne pas tout montrer tout de suite

Oui, nos premières peintures seront hideuses. Oui, nos premiers poèmes seront maladroits. Oui, nos premiers films seront embarrassants.

Le problème, ce n’est pas que nos premières œuvres soient maladroites : le problème, c’est qu’en tant qu’artistes novices, nous voulions absolument montrer au monde entier nos premières œuvres, toutes maladroites qu’elles soient.

Parce que nous avons fondamentalement besoin d’être encouragés à continuer, ayant manqué de cette bienveillance pendant nos jeunes années.

Or, exposer nos premiers travaux à une critique prématurée, les montrer à des personnes trop sévères, c’est infliger un mauvais traitement à notre enfant artiste intérieur.

Porte ou proue ?

Le travail d’un débutant est toujours évalué en fonction des chefs d’œuvres des autres artistes pratiquant la même discipline : c’est une forme de sadisme inconscient.

De son côté, l’apprenti artiste est guidé par un masochisme qu’il a perfectionné au fil des années : en tant qu’artiste fantôme, il se matraque avec la haine qu’il a de lui-même et avec le mépris pour son propre travail, qu’il ne juge jamais assez bon.

Il faut donc avancer doucement et lentement lorsque nous nous libérons de nos blocages créatifs. Nous avons besoin de panser nos anciennes blessures, pas d’en créer de nouvelles.

Progression ≠ perfection

Les erreurs sont nécessaires. Il est normal de trébucher, surtout quand on est encore un bébé artiste.

Ce que nous devons exiger de nous-mêmes, c’est faire des progrès, et non pas atteindre la perfection.

Le problème est que nous voulons être géniaux tout de suite, par orgueil. Vouloir aller trop loin trop vite est la meilleure façon d’échouer.

À maintes reprises, nous ne paraîtrons pas bons – ni à nous-mêmes, ni à quiconque. Il faut arrêter d’avoir cette exigence. Il est impossible de guérir et, en même temps, de paraître bon.

Le sud ? Non, la Bretagne.

Pour retrouver sa créativité, il faut avoir la volonté d’accepter d’être un mauvais artiste.

Aussi, donnez-vous la permission d’être un·e débutant·e.

En acceptant d’être un·e mauvais·e artiste, vous avez une chance de devenir un·e artiste, voire peut-être même, un jour, un·e très bon·ne artiste.

Conclusion

L’objectif de ce livre est de vous aider à vous relever du banc de touche et à entrer sur scène.

En ce qui me concerne, cette lecture me permet de mieux comprendre mon propre blocage créatif, et d’entrevoir des pistes pour en sortir.

Les exercices proposés dans ce livre prennent initialement plusieurs semaines, mais rien n’empêche de les continuer plus longtemps.

Si vous vous sentez bloqué·e aussi, je ne saurais que trop vous le conseiller. En tout cas, ça ne coûte rien d’essayer… :)

Edith : Hellgy relance son défi créatif du mois d’août. Le principe est simple : chaque jour, créer quelque chose sur un thème imposé, avec le média de votre choix. N’hésitez pas à participer ! J’avais bien aimé le défi dessin qu’elle avait organisé l’année dernière.

Air frais.

Marie

Déjà 27 commentaires

  1. J’aime beaucoup le principe des pages du matin. Personnellement, j’aime beaucoup écrire soit très tôt le matin, ou soit très tard le soir quand mes filtres ne fonctionnent plus du tout, mes barrières sont démolies et je suis la plus inspirée. Je vais essayer de suivre ce petit conseil dès aujourd’hui.

    « Ce que nous devons exiger de nous-mêmes, c’est faire des progrès, et non pas atteindre la perfection. »

    Je ne pourrais pas être plus d’accord avec cette phrase. Je pense qu’il est bon de lâcher prise un peu et d’apprendre de ses erreurs, oui ça ne sera pas parfait dès le premier jet, et alors ? L’artiste s’améliorera par la suite, en essayant encore et toujours. Je sais que oui j’ai parfois du mal à accepter que ce que je créée n’est pas entièrement parfait comme je le voudrais, mais c’est pas grave. J’essaye de m’en détacher un peu. J’ai récemment publié une petite vidéo de voyage, et elle est toute tremblante mais qu’est-ce-que je peux y faire à part retourner à Londres et refaire le même plan? Rien. C’est comme ça.

    Bon il faut vraiment que j’établisse un budget livre, en tout cas, celui-ci va de suite prendre place dans ma wishlist.

    Merci Marie :)

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    1. Salut Candice ! Quel plaisir de te lire ! (Prem’s, comme toujours ^.^)

      aime beaucoup écrire soit très tôt le matin, ou soit très tard le soir quand mes filtres ne fonctionnent plus du tout, mes barrières sont démolies

      Je comprends totalement ! Pour des ultra-cérébrales comme nous, c’est important de pouvoir « décharger » nos cerveaux lourds d’idées et d’émotions, qui ont tendance à turbiner comme des fous sans arrêt (même la nuit…).

      Je continue à écrire presque tous les matins, et je t’avoue que j’écris de plus en plus rapidement et frénétiquement, en partant d’un point A qui dérive vite vers ce qui me travaille le plus, au fond (et dont je n’ai pas forcément conscience).

      Donc je pense que l’inconscient trouve son compte dans son exercice. C’est une façon de lui donner de la voix. Je me sens plus légère après avoir écrit ces trois pages.

      Parfois, je regrette presque de devoir m’arrêter… ^.^;

      J’ai récemment publié une petite vidéo de voyage, et elle est toute tremblante mais qu’est-ce-que je peux y faire à part retourner à Londres et refaire le même plan? Rien. C’est comme ça.

      Ça me fait sourire, car cela me fait penser à une réflexion que je me suis faite récemment vis-à-vis de mes photos. Quand je photographie un truc avec mon téléphone, je me suis rendue compte que je déclenche au moins 10 ou 15 fois. J’ai donc 10 ou 15 fois peu ou prou la même photo.

      Quel intérêt ?

      Même si je change un chouïa le point de vue, j’ai transformé ce qui était un joli instant spontané en quelque chose de trop figé, d’artificiel.

      C’est pour ça que je commence à lever le pied en matière de défi photo, je ne trouve plus ça aussi intéressant qu’avant (bon, en même temps ça fait un an et demi que je me plie à l’exercice, j’ai aussi envie de passer à autre chose).

      Un billet de ma copine Marie m’a aussi aidée à prendre conscience de la vanité du truc.

      Mais je ne regrette rien :) Au contraire, je continuerai à prendre des photos, mais en essayant d’être plus spontanée. D’ailleurs, j’embarque mon Diana lors de ma prochaine virée en Finistère, justement pour tenter autre chose, quelque chose d’indélébile et de non retouchable.

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      1. Il y a trois ans, dans le désert, j’avais embarqué juste un appareil photo jetable. Du coup, je faisais 3 photos par jour, pas plus. Une expérience intéressante, même si le résultat n’était pas du grand art !

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  2. Il y a une dizaine d’année maintenant, je tenais un cahier dans lequel j’écrivais toute sorte de chose, je parlais de ma famille, de mes amis, de mes histoires de cœurs… Ce n’était pas un journal intime à proprement parlé, davantage le moyen de coucher sur le papier des réflexions sur telle ou telle époque de ma vie et de faire une sorte de passage en revue quelques années après.

    l’écriture est un moyen d’évacuer une certaine énergie négative, ça m’a beaucoup aidé et en plus de cela, on y prends goût.

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    1. Pourquoi as-tu arrêté ? :)

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  3. Ce sont là des conseils très avisés. J’en suis moi-même certains depuis de nombreuses années, notamment le fameux carnet du matin.

    Il faut signaler que la mauvaise estime de soi engendrée par une attitude parentale négative vis-à-vis de la créativité de leur rejeton peut durer toute une vie. C’est quelque chose que je combats pour ma part quotidiennement, et pourtant je suis un artiste de profession.
    J’ai autour de moi plusieurs exemples de personnes (quasiment toutes des femmes d’ailleurs) qui ont clairement une sensibilité artistique développée et qui la musèlent tout en gravitant autour du monde des arts. C’est un choix que je ne peux pourtant pas blâmer, tant cette sensibilité est autant un don qu’une malédiction. Suivre ce don c’est faire le choix de la liberté, et cette liberté a un prix qui peut s’avérer élevé.

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    1. Hello, bienvenue par ici :) Très heureuse de te lire.

      Il faut signaler que la mauvaise estime de soi engendrée par une attitude parentale négative vis-à-vis de la créativité de leur rejeton peut durer toute une vie. C’est quelque chose que je combats pour ma part quotidiennement, et pourtant je suis un artiste de profession.

      Tu vois, je n’avais pas idée que tu étais toi aussi confronté à ce genre de pensées ! Ça veut dire que même en ayant du succès, en ayant la chance de vivre de ses créations, la puissance de cet accomplissement-là et le poids du travail acharné que cela a demandé ne parviennent pas à effacer le traumatisme initial.

      La force du truc, quoi. Ça me fait prendre encore davantage conscience de la responsabilité énorme qu’on a quand on décide de devenir parent. Un individu tout frais dépend de toi ; si tu te comportes mal avec lui, tu es déjà en train de modeler sa vie (et sa souffrance) future. Je trouve ça terrible…

      J’ai autour de moi plusieurs exemples de personnes (quasiment toutes des femmes d’ailleurs) qui ont clairement une sensibilité artistique développée et qui la musèlent tout en gravitant autour du monde des arts. C’est un choix que je ne peux pourtant pas blâmer, tant cette sensibilité est autant un don qu’une malédiction. Suivre ce don c’est faire le choix de la liberté, et cette liberté a un prix qui peut s’avérer élevé.

      Oui, d’autant qu’à côté du prix social à payer, il y a aussi une charge émotionnelle à porter.

      Ça me fait penser à un passage du livre que j’ai bien aimé :

      Quand je traite ce point en cours (le fait de se donner la permission d’être un mauvais artiste au début, ndM), je rencontre immédiatement une hostilité défensive : « Mais savez-vous quel l’âge j’aurai quand je saurai vraiment jouer du piano/peindre/écrire une pièce de théâtre décente ? » Oui… vous aurez le même âge que si vous ne le faites pas. Donc, commencez.

      Personnellement, je trouve difficile de remettre le pied à l’étrier, car il y a tellement de vieux blocages qui remontent à la surface ; mais en effet, pendant que je tergiverse, l’heure tourne et je n’avance pas.

      Je me dis que quitte à se morfondre, il vaut mieux se morfondre en ayant essayé (quelle que soit l’issue de cette tentative), plutôt que se morfondre sans avoir essayé du tout, parce que dans ce cas-là, à la souffrance initiale liée aux traumatismes de l’enfance s’ajoute l’auto-flagellation, ce qui est très malsain.

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      1. Tu as raison, il vaut mieux essayer que rester à se morfondre.
        Et puis une fois qu’on a dit ça, on se retrouve devant sa feuille blanche et comment on fait ? Je ne suis pas partisan de la méthode Coué, le « y faut y faut ! » qui consiste à se mettre la pression, à se forcer à créer quelque chose. J’ai essayé, ça ne mène qu’au dégoût, de l’activité artistique et ultimement de soi-même. Je ne sais pas si ton livre en parle, mais je n’ai pas lu dans ton billet la notion de plaisir, qui est fondamentale quand on aborde une matière artistique. C’est d’ailleurs cette notion même qui fait que les artistes sont à la fois adulés et rejetés par la société. Tout le monde souhaiterait vivre dans le plaisir, mais ceux qui s’en donnent vraiment la possibilité attirent invariablement la jalousie (d’où les problèmes que rencontrent les artistes pour se faire rémunérer, on connait bien la chanson). Cette bonne vieille notion judéo-chrétienne, qui veut qu’on n’est pas sur Terre pour jouir mais bien pour en baver avant l’Au-Delà, a la dent très dure, même dans nos propres têtes à nous.
        Du coup, on évacue cette notion de plaisir qui est pourtant fondamentale quand on décide d’aller sur le chemin artistique. Les artistes qui s’en sont sortis le mieux ont tous été d’infâmes jouisseurs égoïstes, des gens qui ne se posaient pas la question de savoir s’ils avaient droit au plaisir, ils le prenaient, point-barre ! Quitte à faire souffrir les gens autour d’eux. L’exemple que tout le monde a en tête c’est évidemment Picasso, ce connard génial :)
        Il faut se donner droit au plaisir. Plaisir d’être soi-même, plaisir de créer un truc rien qu’à soi, qui soit TA signature. pas un truc techniquement parfait, quelque chose plein d’erreurs au contraire, à hauteur d’homme / de femme. C’est dans l’erreur que transparait ta sensibilité; c’est elle qui permet aux autres de s’identifier à toi.

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        1. Tu as totalement raison de rappeler la notion de plaisir. Maintenant, je n’ai pas encore assez avancé ma lecture pour te dire si l’auteure en parle ou pas…

          Il faut se donner droit au plaisir. Plaisir d’être soi-même, plaisir de créer un truc rien qu’à soi, qui soit TA signature. pas un truc techniquement parfait, quelque chose plein d’erreurs au contraire, à hauteur d’homme / de femme. C’est dans l’erreur que transparait ta sensibilité; c’est elle qui permet aux autres de s’identifier à toi.

          Cela m’encourage beaucoup de lire ce passage. Je pense que je vais le recopier et l’afficher au-dessus de mon bureau !

          C’est un des meilleurs conseils que l’on m’ait donné, et cela a d’autant plus d’impact que ces mots sages me sont offerts par un artiste que j’admire énormément !

          Jadis, des artistes que j’admirais ont balayé d’un revers de la main méprisant mes « premiers pas de bébé artiste », et cela a rouvert d’anciennes blessures qui ne se sont jamais vraiment refermées depuis. :(

          Je crois que c’est ce cap-là qu’il faut que je dépasse, profitant d’être encouragée de façon bienveillante et désintéressée comme en cet instant.

          Donc, un grand merci !

          PS : si tu continues à creuser le sujet sur ton propre blog, je ne manquerai pas d’aller lire :)

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  4. Ah c’est fou, moi aussi je fais ce « programme » ! :) Je suis rendu à la 5e semaine, je profite des vacances étant donné que sur l’année je n’ai pas du tout de temps, mais j’ai quand même du mal à suivre les conseils et les exercices à la lettre. Les pages du matin je les adorais au début, et puis plus ça va, moins je trouve quoi écrire.

    C’est vrai que la référence à « Dieu » m’a aussi pas mal dérangée, mais je traduis ça comme une force supérieure indéfinissable (ça passe mieux pour moi) ^^.

    Quoi qu’il en soit, même si je ne respecte pas tout, je me sens quand même un peu différente, et ma vision de voir les choses change.

    Est-ce que tu as fait toutes les semaines ?

    Chloé.

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    1. Salut Chloé ! Merci pour ton commentaire :)

      Non, je t’avoue que je n’ai pas encore fait tous les exercices hebdomadaires. Déjà, le rendez-vous avec l’artiste, j’ai encore du mal à imaginer ce que cela peut être.

      J’avance doucement. À l’heure actuelle, je n’ai pas envie de me coller une pression supplémentaire à devoir faire quoi que ce soit, même s’il s’agit d’exercices pour mon bien.

      Mais je continue les pages du matin… un jour sur deux en moyenne. Je me garde la possibilité de développer davantage ça ou de me mettre à d’autres exercices le moment venu.

      Et toi, tu arrives à tenir le rythme ?

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      1. Je crois que je devrais être comme toi, être plus cool vis-à-vis du programme. J’ai du mal à faire tous les exercices, les rdv avec l’artiste et tout ça, mais quand je ne le fais pas je culpabilise et je suis démotivée… Donc ouais après tout, pourquoi pas faire les pages du matin une fois sur 2 et prendre tout ça plus à la légère, ça serait surement mieux que de stresser à la fin de la semaine parce que j’ai encore 3 exercices ^^

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  5. Intéressante cette théorie des « artistes fantômes » ! La phrase « Si d’aventure l’entourage nous encourage quand même à envisager l’art, c’est généralement comme hobby, mais pas comme projet professionnel. » a eu particulièrement d’écho pour moi, et rejoint une autre réflexion : et si je n’avais pas été si bonne élève, si mon parcours scolaire n’avait pas été sur des rails, si j’avais eu plus d’accidents de parcours… aurais-je (et mon entourage avec moi) réfléchi plus tôt à ce qui me correspondait vraiment ? Plutôt que d’aller dans la voie toute tracée de ce qui était facile pour moi, sans vraie réflexion autour de tout ça… Du coup, j’ai l’impression de faire aujourd’hui un travail qui aurait pu être fait il y a dix ou quinze ans ! ^^

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    1. Chère Stella,

      Quel plaisir de te lire ici !

      et si je n’avais pas été si bonne élève, si mon parcours scolaire n’avait pas été sur des rails, si j’avais eu plus d’accidents de parcours… aurais-je (et mon entourage avec moi) réfléchi plus tôt à ce qui me correspondait vraiment ?

      Cette question est totalement justifiée… Je me la suis posée aussi. Je pense que le « déterminisme » dépasse le simple cadre de nos études, c’est notre éducation elle-même qui est en cause et qui nous a « déterminées » sur ce chemin-là, différent de celui que nous aurions aimé emprunter.

      Pour ma part, j’essaie de ne pas trop fantasmer ce qui aurait pu être, car je sais que c’est du temps perdu. Je préfère imaginer ce qui pourrait être, car cela relève du domaine du possible.

      Comme dirait Gandalf à Frodon : Tout ce que nous devons décider, c’est que faire du temps qui nous est imparti.

      Où l’on en revient au temps… Temps libre, temps qui passe, le temps que l’on prend (ou que l’on ne prend pas)…

      Du coup, j’ai l’impression de faire aujourd’hui un travail qui aurait pu être fait il y a dix ou quinze ans ! ^^

      Mieux vaut tard que jamais ! Je recite ici un passage du livre que j’ai bien aimé et qui répond exactement à ce sentiment :

      Quand je traite ce point en cours (le fait de se donner la permission d’être un mauvais artiste au début, ndM), je rencontre immédiatement une hostilité défensive : « Mais savez-vous quel l’âge j’aurai quand je saurai vraiment jouer du piano/peindre/écrire une pièce de théâtre décente ? » Oui… vous aurez le même âge que si vous ne le faites pas. Donc, commencez.

      Répondre

  6. Je n’avais pas fini ce livre mais j’avais beaucoup aimé. Je me suis toujours dit qu’un jour je le reprendrais.

    J’avais beaucoup aimé en effet l’exercice des pages du matin qui permet d’écrire sans pression et surtout laisser aller ses sentiments. On se sent plus léger pour la journée qui s’annonce. Un peu comme pour la méditation où ça permet de mieux se reconnecter à ses propres sentiments. Je fais de la méditation en ce moment, via l’application Headspace. Et pareil, je sens la différence quand je le fais ou non. Un peu comme les pages du matin à l’époque.

    Tu n’en as pas parlé mais j’avais beaucoup aimé aussi le « rendez-vous avec l’artiste ». S’autoriser une sortie, une activité seul(e) autour de la création. Se donner le temps de…

    Quant à l’artiste fantôme, bien sûr, je m’étais reconnue aussi. Parents, professeurs, entourage… Le regard d’autrui fragilise. A tort, car il faut beaucoup de courage pour s’engager dans une voie créative et persévérer.

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    1. Salut Ally !

      Je fais de la méditation en ce moment, via l’application Headspace. Et pareil, je sens la différence quand je le fais ou non. Un peu comme les pages du matin à l’époque.

      J’essaierai Headspace, cela fait plusieurs fois que j’en entends parler ! Je me demande bien comment une appli peut aider à méditer. S’agit-il d’un chronomètre ? Est-ce que ça propose des thèmes ?

      Et sinon, pourquoi avoir abandonné les pages du matin ? Tu avais la sensation d’en avoir fait le tour ? As-tu fait d’autres exercices suggérés par le livre ?

      Tu n’en as pas parlé mais j’avais beaucoup aimé aussi le « rendez-vous avec l’artiste ». S’autoriser une sortie, une activité seul(e) autour de la création. Se donner le temps de…

      C’est vrai ! Je suis un peu enquiquinée par cet exercice ; je t’avoue que je ne sais pas trop par quel bout le prendre. As-tu des suggestions ?

      Quant à l’artiste fantôme, bien sûr, je m’étais reconnue aussi. Parents, professeurs, entourage… Le regard d’autrui fragilise. A tort, car il faut beaucoup de courage pour s’engager dans une voie créative et persévérer.

      C’est vrai. C’est difficile de passer outre ces découragements, qui résonnent d’autant plus fort qu’ils ont eu lieu à des étapes charnières de notre vie.

      Et ça continue une fois qu’on est adulte ; il y a toujours quelqu’un – si ce n’est soi-même ! – pour tenter de nous décourager, pour offrir un regard « réaliste » sur nos aspirations artistiques, quelle que soit son intention initiale.

      Je ne crois pas que ça soit forcément mal intentionné, mais parfois on aimerait juste qu’autrui sache quand il faut se taire… Parfois on m’a dit des petites phrases comme ça, qui ne portaient pas trop à conséquence, qui ont pourtant longtemps résonné en moi.

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      1. Pour Headspace : l’application te donne les bases de la méditation en fait. Le premier pack de base des 10 jours est gratuit. Donc il te donne des instructions, mais c’est très bienveillant. Après tu as la possibilité ensuite quand tu t’abonnes à l’appli d’avoir des packs thématiques : relations, anxiété, santé, je crois bien qu’il y en a un sur l’estime de soi et la créativité ! Tu peux choisir de régler tes séances sur 10, 20 minutes ou plus selon. Et même d’avoir des séances pour te détendre avant de dormir ou dans le métro indépendamment des séances classiques. C’est vraiment bien foutu !

        Pour les pages du matin, je crois simplement que la vie a repris son cours. Mais de temps à autre quand l’envie me prend d’écrire, j’essaye de m’efforcer d’écouter ce besoin et de le faire :)

        Pour les autres exercices, je ne me souviens pas :) Si ce n’est le rendez-vous avec l’artiste. Cela peut être une expo, une ballade, une lecture, un film. Le fait de s’autoriser de faire quelque chose seul, n’importe quoi qu’on a envie. Après cela peut être effectivement plus créatif, comme écrire une carte à quelqu’un en collant des autocollants… L’essentiel étant de se faire plaisir. Je suis loin de l’appliquer toutes les semaines, mais quand je le fais, ça donne une sensation de liberté incroyable. Ca nourrit, et on se sent bien après. C’est simplement, faire ce qu’on aime en fait. Qu’on ne fait pas toujours parce que le quotidien nous bouffe.

        Pour le reste, tu as raison, certaines réflexions nous ont formaté, mais comme tu le soulignes, c’est parfois nous même et il faut apprendre à faire taire cette petite voix :)

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  7. Je ne commente pas souvent par ici mais sache que j’apprécie énormément tes articles, toujours riches, sérieux, documentés et optimistes !
    C’est vrai qu’on ne s’autorise pas vraiment à être un peu médiocre dans un domaine : moi par exemple, j’ai toujours l’impression que parce que je ne suis pas excellente en dessin, cela ne vaut même pas le coup que j’essaie. Alors que j’adore ça en fait. C’est le plaisir qui compte, pas le fait d’être exposé au Louvre ! Mais bon toujours ce fichu critique intérieur…

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    1. Merci Fileuse, cela me fait plaisir de te lire ! :)

      C’est vrai qu’on ne s’autorise pas vraiment à être un peu médiocre dans un domaine : moi par exemple, j’ai toujours l’impression que parce que je ne suis pas excellente en dessin, cela ne vaut même pas le coup que j’essaie. Alors que j’adore ça en fait. C’est le plaisir qui compte, pas le fait d’être exposé au Louvre !

      Oui, je connais ce sentiment. Comme toi, j’adore dessiner, et comme toi, souvent je suis découragée avant même d’essayer. Je fais tout pour blinder ma to do list, histoire de ne surtout pas avoir/prendre le temps d’essayer…

      Il faut accepter que nos premiers essais seront médiocres, qu’on ratera très souvent et que même, parfois, on aura envie de tout déchirer et de tout jeter à la poubelle.

      Mais je crois qu’il faut résister à ça, ne pas faire de « caprice » d’enfant justement. Conserver ces premiers croquis maladroits, ne pas retourner les voir pour, dans un an, estimer le progrès que l’on aura forcément fait.

      Pour ma part, être davantage bienveillante à mon égard est un apprentissage de tous les jours…

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  8. bonjour, et merci pour cet article bien complet! Je viens de finir le programme, en faisant une grosse pause au milieu. J’avais vraiment du mal à écrire les pages du matin (je me disais à chaque fois que ce programme est fait pour les gens qui ont du temps! pas quand on travaille et qu’on a des enfants et gnagnagna, je râlais…), mais qu’importe, ça peut être des pages du soir! Pour le rendez vous d’artiste aussi c’était difficile, je n’arrivais pas à cerner ce que c’était exactement. Au bout de 12 semaines, je ne le cherche plus, il vient à moi.
    Ce qui est intéressant à faire aussi, c’est le bilan des synchronies à la fin de chaque semaine.

    Parfois quand je lisais le livre, je me disais, bon dieu, mais oui, c’est moi ça!!

    En parlant de bon dieu, le côté créateur divin, je n’accrochais pas des masses non plus, et puis on intègre petit à petit la notion et on le met à sa sauce.D’ailleurs, la synchronie a voulu que je trouve à la boite à livres à côté de chez moi « la petite voix » de Eileen Caddy. Un bouquin de méditations quotidiennes (follement new age aussi:-)) mais qui reprend des éléments abordés dans « libérez votre créativité ».

    Et pour revenir sur la traduction, c’est vrai que je n’ai jamais lu un livre aussi mal traduit! Mais le programme est vraiment passionnant à suivre.
    Encore merci pour ton(tes) article(s)

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  9. […] j’ai commencé à lire peu de temps avant un livre conseillé par Marie, « Libérez votre créativité » de Julia Cameron. Dans ce petit précis, l’auteure évoque le Censeur, ce […]

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  10. Salut marie,

    Bravo pour cet article très complet. Pour moi ce livre a eu un véritable effet déclencheur pour me lancer dans mon projet artistique.
    L’un des but de ce livre c’est de débloquer en nous ce qui nous empêche d’avancer, et ça marche.
    Le plus dur ça a été les pages du matin, mais au final c’est ce qui m’a redonné le goût pour l’écriture, et ce qui m’a permis de commencer l’écriture de mes chansons.
    Et comme je le dis dans mon dernier article, je le conseil à tous, pas seulement aux artistes, mais à tous ceux qui souhaitent apprendre de leurs émotions et qui sont curieux d’eux-mêmes.

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    1. Salut Julian !

      Bienvenue par ici, et merci beaucoup pour ton commentaire enthousiaste :)

      C’est top si les pages du matin t’ont amené à écrire des paroles de chanson. De mon côté, c’est pareil, elles me donnent souvent des élans créatifs que je ne soupçonnais pas.

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  11. […] travaille. Comme nous en parle Kreestal dans cette article très intéressant sur la créativité ici, où elle décrit par exemple un petit rituel matinal et quotidien pour se mettre en jambes (enfin […]

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  12. Je ne commente jamais sur les blogs que je lis d’ailleurs rarement, mais je suis tombée plusieurs fois sur tes articles à la suite de mes pérégrinations sur le monde Internet. Alors je me décide, je t’écris car je suis à chaque fois captivée par tes réflexions, je m’y retrouve tellement que ça me motive de voir que je ne suis pas seule à me poser tant de questions.

    Pour revenir sur le sujet de la créativité, j’aimerai apporter un autre point de vue.
    J’ai suivi un parcours scolaire sans fautes, un cursus scientifique de 5 ans auréolé d’un diplôme, et trouvé un travail sans forcer. Oui mais voilà, 2 ans plus tard cette voie ne me satisfait pas. Trop rigide sûrement, je ne saurais le définir.
    Je tente donc la voie difficile de la créativité, plutôt soutenue par ma famille (bien que perplexe). Mais je n’y parviens pas. Et là je dirais que le blocage ne vient pas des parents mais plutôt d’un système scolaire trop codifié dans lequel je me suis moulé pendant des années sans réfléchir. Je m’en rend compte aujourd’hui alors que je regarde ma fille apprendre les choses de la vie de façon expérimentale. Elle développe une créativité formidable pour arriver à ses fins, sortant souvent du conventionnel. J’adore la regarder évoluer, elle m’apprends énormément sur moi-même et sur les moyens de sortir d’un moule qui m’étouffe aujourd’hui encore.

    J’espère ne pas avoir été trop longue, j’apportais juste ce commentaire pour montrer une autre facette de blocage créatif : l’apprentissage trop « scolaire » actuellement dispensé dans nos écoles.

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    1. Hello Laurence ! Sois la bienvenue par ici :)

      Je ne commente jamais sur les blogs que je lis d’ailleurs rarement, mais je suis tombée plusieurs fois sur tes articles à la suite de mes pérégrinations sur le monde Internet. Alors je me décide, je t’écris car je suis à chaque fois captivée par tes réflexions, je m’y retrouve tellement que ça me motive de voir que je ne suis pas seule à me poser tant de questions.

      Un grand merci pour ta gentillesse ! Je suis vraiment honorée et ravie que tu sois sortie de ta réserve pour livrer une partie de ton expérience personnelle.

      Et tu n’es pas trop longue, pas du tout : comme tu auras pu le remarquer en lisant mes billets, j’écris moi-même de longues tartines, et j’ai la chance d’être lue par des personnes qui prennent le temps et le soin de m’en écrire en retour. Donc, vraiment, tu es ici chez toi.

      Je tente donc la voie difficile de la créativité, plutôt soutenue par ma famille (bien que perplexe). Mais je n’y parviens pas. Et là je dirais que le blocage ne vient pas des parents mais plutôt d’un système scolaire trop codifié dans lequel je me suis moulé pendant des années sans réfléchir.

      Qu’est-ce qui bloque, au juste ? Tu prends des cours artistiques, mais l’enseignement ne te convient pas ?

      Ta réflexion sur l’apprentissage trop « scolaire » et, quelque part, le carcan acquis pendant l’enfance qu’on se traîne ensuite quand on est bonne élève, me rappelle cet excellent billet de mon amie Stella Polaris : Le drame de la bonne élève.

      Je ne vais pas le paraphraser, mais quand je l’ai lu j’ai eu une sorte de révélation (la seconde après avoir lu le passage sur les « artistes-fantômes » dans le livre de Julia Cameron).

      J’en discuterais avec plaisir avec toi une fois que tu l’auras lu :) Dis-moi si tu t’y reconnais, ou si ça t’inspire d’autres réflexions. Perso, je suis tout à fait dans le cas que Stella décrit.

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  13. Je viens de tomber sur ton article en cherchant des avis sur ce livre. Et je me suis sentie hyper touchée par la notion d’artiste fantôme. Tu m’as vraiment donné envie de me plonger dans ce bouquin et de voir ce qui peut en ressortir…

    C’est une lecture qui date de 2015 pour toi, avec du recul est-ce que tu penses que ce livre t’as aidé à débloquer ta créativité, à remonter ton estime de toi en tant qu’artiste ? Je suis vraiment curieuse de ton retour à ce sujet. :)

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    1. C’est une très bonne question ! Hé bien figure-toi que ce que je retiens de ce livre, c’est avant tout cette fameuse notion d’artiste fantôme. Quand j’ai lu ça, ça a été un électrochoc, et m’a fait prendre conscience de tout ce que je refoulais créativement, et à quel point je souffrais de ça.

      J’ai mis plusieurs mois à digérer cette lecture et à laisser décanter ce que j’avais lu. Au bout de six mois, après avoir rempli un paquet de pages du matin, j’ai commencé à me remettre à dessiner.

      Ce n’est véritablement qu’un an plus tard que je me suis remise à créer plus ou moins régulièrement, en découvrant l’aquarelle.

      Et, depuis, je suis heureuse de dire que je n’ai plus jamais lâché le truc.

      Alors, bien sûr, il y a des périodes où je ne dessine plus autant, où j’ai moins le temps, tout ça. Mais comme par chance j’ai dans mon cercle d’amies plusieurs personnes qui bricolent aussi, on s’inspire les unes et les autres, et même si je ne fais rien pendant un temps, regarder ce qu’elles font de leur côté et qu’elles partagent sur les réseaux sociaux m’inspirent beaucoup.

      Et puis… La Lune Mauve ! Quand j’ai relancé ce blog, j’ai fait un pacte avec moi-même. Ce pacte consistait en un principe simple : bloguer n’a de sens que si tu dessines aussi. Donc, autant que possible, j’essaie d’apporter un « petit plus » à mes billets en créant un truc, a minima une fois par mois pour mes revues de web. Mais en réalité, j’ai peint et dessiné pour un paquet d’autres billets (souvent des arcanes).

      Je suis donc heureuse de dire que mon blog est devenu un déclencheur de créativité, ce qui est une bonne chose pour moi, mais aussi, j’espère, pour les personnes qui me lisent. C’est toujours un grand plaisir de savoir que mes gribouillis donnent des idées ! Je vais bientôt en publier de nouveaux, d’ailleurs.

      Bref, je te conseille vraiment cette lecture, je pense que tu as carrément moyen de trouver ce livre d’occaz à bas coût, si jamais tu hésites.

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      1. Je te remercie pour ta réponse détaillée. Ca me donne hyper envie de me plonger dans ce livre pour essayer de décoincer des blocages que j’ai aussi. De même que toi la notion d’artiste fantôme m’a estomaquée et correspond vraiment à un sentiment que j’ai aussi. C’est génial que tu ais réussi à sortir de ces limites que tu t’étais donnée et que tu puisses à nouveau créer librement.

        Le truc paradoxal je trouve c’est que ce n’est pas parce qu’on a un métier créatif (par exemple de formation je suis architecte d’intérieur et je suis reconvertie en créatrice de bijoux) que pour autant on se laisse une liberté d’explorer l’art pour l’art. Cette idée de ne pas être être un.e artiste après tout et de ne pas avoir de légitimité. En tout cas c’est le sentiment que j’ai ainsi que cette difficulté à sortir de la création uniquement mise au service de mon entreprise. Prendre le temps de créer juste pour créer ça me paraît idyllique. ^^

        Du coup je suis convaincue, je vais me trouver le bouquin en occas’ ! :D

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